qe RE Ver. MEN + CR ».E {” iné PS Ge Ch tue EE ER < RNTm . RP APE, RS Er mm LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | éY Mioscler a conan pmensinmummnatisais — $ mmotmmthérteint Conte dtttrretnmm. à pe Fondé en 1893 par Gilbert Enote et son fils, | F. Ji BUOTE, RÉD iCTEUR. Mme. F. É BUOTE, Assistanet. NO REA PR RCAQNNN ARRAT ENT TIRE HR " UT i Fa : r. / me a | LR « VOL. 5. NO. 17 TIGNISH, ILE du FRINCE EDOUARD, JEUDI LE 14 SEPT 1806. | 13 ANNEE. 5e Congres des Acadiens SERMON PRONONCE PAR M. L’ABBE JoS KR. Doucer, CURE DE LAMEC. Assumpla Maria super choros ange- lorum Marie a été élevée au dessus des choeurs des anges Et si selon un mot du pére Ravi- gnan, il n’y a rien de grand sans la douleur, la croix, le sacrifice, nous deveus admettre que la gran. deur ici bas est cette colonne debout au foyer domestique; c’est la mère, c’est l’êtie de la pureté, l'être du + sacrifice, mais elle est aussi l'être de la puissance de formation, puis- sance de préservation, p'issance de formation. Unillustre orateur français s’é- criait un jour à la tribune: ‘‘Si les femmes chrétiennes ont fait de la France la première nation du monde nos libres penseurs sont appelés a en faire la dernière des nations. Les ennemis déclarés de l'Eglise | du siécle dermier avaient si bien compris cette puissance de la mère dans la formation morale de l’en-: fant, qn'ils se sont écriés par la bouche de l’un de leurs corrippées: Pour abattre le catholicisme, il fau- : 2 | * draît supprimer la femme, mais com me eette suppression est impossible corrompous la.” Et pour atteindre leur but infernal, diabolique, ils ont imaginé d'onvrir de ces casernes d'un nouvean genre, de ces maisons destinées a fournir des maître capa- bles de donner à la société de nou- velles épouses, de futures mères de familles, en remplaçant la pudeur par la vanité, la foi par l'ncrédu- lité) 2 2000 La mère est une puissance de formation. Je ne veux pas parler ici du développement physique de l’en- fant; de ces soins quotidiens qui entourent le petit enfant durant ses premières années et qui demaudeut des attentions si délicates, si con- tinuelles-de la part de la mère, Mais je veux parler de la formation mo Ale, de la formation de l'ame de snfant. Quand il nous arrive parfois de rencontrer un enfant gros- sier, mal élevé, une pensée se pré- sente instinctivement à notre esprit. l'enfant n'a pas eu de mère! L'en- fant‘ maïvé créature, comme une cire molle se prête à toutes les im: pressions, il recevra facilement toutes les idées de la mère. Et, voyez ce qui se passe dans les ma riages mixtes, malheureusement trop fréquents dans certains milieux Si la mère est catholique et com- prend ses devoirs, presque toujours les enfants seront élevés dans la foi catholique; et cela noncbstant les éfforts qué pourrait faire le père protestant pour emtraver cette édu cation: si, au contraire, la mère testantes, les enfnts seronts Le lement élevés dans les croy- ances protestantes. Ah! c’est que la mère tient entre ses mains ater nelles la formation de l'enfant, c'est qu'elle est une puissaace de forma tion. à l'enfant que des idées frivoles, si elle est un coeur vide, comme dit S. Fançois de Sales, si elle n’a pas ce privilége, cette grandeur, ces maguifiques horisons de l'intelli- gence, de la foi, du dévouement; si elle ne sait pas donner des idées fé- condes pour la vie de cette jenne , ah! quel! malheur pour l’en- } déboires pour la famille! | # “SL , Ant: quels po |se d'une manicre toute particulière, | Yquel mal funeste pour la société de la mère, elles portent je ne sais quel cachet de vénération, de gran- deur qui subjugue le coeur même dans le regard qui 12 premier s’est posé sur nous, dans la voix qui la premièr: a frappé notre oreille, dans le coeur qui le premier a senti les battements de notre coeur, une puissinee à l'aqnelle l'homme ne résiste pas. L'enfant, il est vrai, peut errer loin des sentiere de la vertu; il peut oublier les leçons si salutaies qu'uue mère chrétienne et dé vouée s’est efforcée de lui inculquer des l’âge le plus tendre, mais lorsqu,il se sera fatigué dans les vo’es ténébreuses du vice; lors [qu’il aura heurté son coeur à toutes les épines du chemin, et que, dans un jour de grâce, il voit lui appa- raître cette grande physionomie de la mère, morte peut-être, depuis de nombreuses années; lorsque son Nationl! Les premières impressions sont | Vous êtes une puissance de forma-" Tr quelque sorte indélébiles; elles tion, vous tenez entre vos mains demeurent, et quand elles viennent maternullesies destiuées de notre | | de plus endurci, Ah! c’est qu’il y a | tresse de ses idées ; on a dit mieux imagination, sa mémoire le met en il y a la une puissance qui séduit, qui domine: c'ést la puissance de la mère. Et dans des temps plus rappro- chés, nous voyons S. Bernard, ce gracieux saint, qui fut la gloire du douzième siècle. Un jour, son frè re aîné Jui dit : Bernard, je te lais- se ce château ; je te laisse ces ter- res ; je te laisse tout ceci : moi, je m'en vais me faire moine. Et le jeune Bernard le regarde avec-uu sourire sur les 1è res, et lui dit : tu n'es pas difficile, toi, tu prends le ciel et tu me laisses la terre : ma mère m'a tou‘ours dit que le ciel vaut beaucous mieux. Et lui aus- si se fit moine ;et il devint lorne- ment, le prodige le son siècie ; l'ar- dent prédicateur des Croisades, le pacificateur des grands, une des plus | brillantes lumières de l'Eglise. | Et Saint François de Sales, que | sa mère conduisait à quatre ans, cinq ans, six dans la maison de l’indi- gent ; qu'elle ouvrait sa petite main pour lui faire serr:r 1a main du pau- vre, qu’elle faisait s'asseoir sur la chaise de bois des abandonnés, il! grandira, et il dira : Oh ! que je suis heureux ; le Bon Dieu et ma mère m'aiment bien. Et quelles pages admirables il écrirasur la ma- ternité ! On dirait que cette grande Âme de-docteur s’assouplit, s’agran- dit, porte je ne sais quel cachet de douceur lorsqu'il parie de la mère. Comme le doux Sauveur qui pousse ce soupir d'amour sur la montagne : O Jérusalem ! jérusalem ! Combien de fois aurais-je voulu rassembler tes eufants comme une poule ras- semble ses petits sous ses ailes et tu ue l’as pas voulu ! Et quand Dieu veut nous montrer toute ia puissan- ce de son amour pour son ingrate créature il a recours à une cotmpa- raison : c'est l'expression de l’a- mour le plus- pur, le plus sacrifñé, le. plus puissant, il dit : quand une mè- re oublierait son enfant, moi je ne vous oublierai jamais. Ilne parl2 pas de l’amour d'un père, d’une é- Mais si une mère ne sait donner | pouse, d’un époux ; non, c'est Î'a- | mour d’une mère qui lui sert de : point de comparaison : quand une | mère abandonnerait son enfant, moi (je ne vous abandonnerai point, | Voilà, c’est cet amour incomparable, | ce dévouement admirable que Dieu |a mis dans le coeur de la mère qui en fait une puissance de formation et de préservation. | Mères chrétiennes, mères aca- face avéc ces scènes si touchantes ment trop contribué à entraver les . - . à ce £ , ? si aimrbles du foyer domestique, ah! progres, et le développement,de : 3 nous rencontrons chez notre peuple r “\ EMPLOYEZ FERROVIM Marque de commaærce petit peuple encore enveloppé dans les lauges de l'enfance. On l'a dit : la mère qui berce l'enfant est maî ———…— Un tonique excelient Refait le Systeme Fortifie les Muscies Donne une Vie fiouveliie e—— que cela encore : la mère qui berce, l'enfant gouverne le monde, Vous! êtes maîtresse des idées de vos en- fants : ah !taillez donc ces jeunes cœurs pour le sacrifice ; agrandissez leurs idées ; préparez-les aux gran-. des choses de la foi: donnez-leur} l'enthousiasme : tout ce qui fait les |: âmes grandes, nobles, élevées. ! 1% L'enfant qui aura subi cette em-| preinte, cette empreinte forte, gran- | =#% ® “ , { À FN Ze & f de «le la mair d’une mère, l'enfant : “FPS ne la perdra jamais, Sachez sur-; 2% EN tout, mères chrétiennes, inspirer à | *£ En vente chez tous les marchands de médecines Davis & Lawrence Co., Ltä., Montréal \L ces jeunes cœurs tendres, naïfs, do- ri rie, Ah !c'est le fléau le plus re- doutable qui puisse jamais affige, | & À 1 pere ; ] er "à surement à une pean b'2nche un peuple. Déjà il a malheureuse- | *# et L'ouce, fuites usage du ë Favon À tre petit peuple acadien, pourtant ; £ Beby's Ovvn * si pleiu de foi et de religion. Je dis encore que la mère est une! & puissance de preservation. Il ne | Ë s'agit pas seulement de former mo- ralement l'enfant, mais il s'agit! surtout de ie préserver des flots toujours envahisseurs de l'erreur, de j’immoralité et de tous les dau- gers si noipbreaux et si meurtriers qui entourent le jeune âge. Notre| : peuple est foncièrement religieux. | # & Ji est toujours restéfsolidement an- | cré dans la foi de ses aieux. Jamais | 4 les persecutions des jours mauvais! ? à Il n'y en a pas de meillenr, BLCERT TONLCT SGAP CO., FAON a ERP D CES. 7% + ÊLe = NF. TOUSSEZ PLUS À PRUCINE LE REMEDE DU JOUR Une Combinaison de Gomime d'Epi- nette, de Cerises Sauva:es, de Marrube et de Goud:oii. -. ER ESN L7 7 à v 4 RU LHMGUE, vw GS = in DRE + ie 1e 70 t n'ont pu l’ébranier dans ses princi- | s pes religieux. Un Acadieu apostat | : est en quelque sorte un phénomène que l’on montre du doigt, qui ex- cite la pitié et le dédain. Et chose assez dign® de remarque, les rares exemples. d’apostasie religieuse que Scicntifiquement préparée sous forme d’un Sirop agréable au goût. Un des remèdes les plus efficaces qui aient jamais été présentés au public, pour ie soulagement immédiat et la gué- rison des Rhumes, Toux Pronchite, Jin- j rouemment, Coqueluche, Croupe, Astiime 4 et tous les maux de la Gorge et des Poumons. Prise avec de l'Huile de Foie de Morue, la SPRUCINE est inappréciable dans les premiers symptômes de la Cousomption., S Æn vente partout. Prix 25c, ou par la malle sur réception du prix. Seuls Propriétaires, THE WINGATE CHEMICAL Co. Limited, Montréal, Canada sont presque toujours accompagnés de l’apostasie de la langue mater- nelle. 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