LUTTE :ÈRRIBLE. New-York, 14—Le dernier courrier d'Afrique a apporté des déturls chconstanciés sur la mort tr wique du docteur M. KE y, chirurgien à bord du na- vi e de guvrre anglais “Pion- eor, qui fut tué dans une cha se au 1ion non loin de Ny- assa. Le docteur s'était fait mener à terre pour chasser l'éléphant. Accompagn: de trois garçons indigènes qui portaient son fu- sil de rechange et ses mun-) tions, il était arrivé à deux jour-| nées de marche de la côte lors-| qu'il aperçut au bord d'un pe-| tit iac un lion et sa femelle. M. Kay ajusta le mâle et fit feu | deux fois. læ lion blessé et la Bonne disparurent dans la jun-! Mal V Alors. deux des porteurs |elle continuait à crier. gle. refusèrent d'aller plus lion et g'impèrent dans tremblants de peur. Le docteur, /ture, c'est qu'elle confirme le suivi de son troisième garçon, un jeune Zanzibarite nommé Musa suivit lex traces des fau- ves. 11 ne dut pas aller loin. A uatorze cents mètres environ e l'endroit où il avait tiré sur le lion, il vit le fauve accroupi. Blessé à mert, 1l ne pouvait al- ler plus loin. Le docteur visa à tête, lon- uement, et pressa la détente. u même instant, la bête fit un bond formidable et se rua en rugissant sur son ennémi. À- vant qu'il eut le temps de re- charger son fusil, le chasseur était renversé sous la grifte puissante dun roi du désert. Une lutie terrible s’'engagea. L'hom- me dut lâcher son arme en es- sayant de repousser, de ses deux bras, en un suprême effort la bête furiuse. Mais le lion saisit le bras gauche du mal- heureux duns sa redoutable ma- choire et, de ses griffes, lui en-| serra le bras droit. un arbre, !cette première partie de l’aven-| | pour qu'ils hésitent à la cro-| iles avertit qu'ils n'ont point| L'IMPARTIAL. Lara v— les convoitises de son appêtit. Elle ne l'aurait pas mis à la broche, celui-là; elie s’y fut plutôt mise pour lui. Une petite voisine pauvre, appelée à partager ses jeux, partageait aussi son amitié pour le petit chat. La mignonne campagne ci, en traversant, le soir, les rues d’un village, mon atten- tion fut attirée par de petits cris stridents qui venaient d'un coin obseur. Je distinguai en m'approchant la silhouette de trois chats qui faisaient des bons court et rapides, allon- geaient la griffe, la retiraient, ils semblaient en posture de chas- se, et cependant effrayés enfétant tombée malade, ima présence d'un petit animal qui! {ouisette alla la visiter Elle fuyuit sans trop de hâte. “Aucun des chats n'osuit donner ni le coup de griffe ni le coup de dent définitif. Ecar- ter les concurrents et saisir le. l’enténdit crier dans son dé- lie: Le petit chat de nademoiselle! Le soir, je remarquai que poursuivi fut l'affaire d'un larmes. instant. L'objet était une MuUsa- :. Pou quoi pleures-tu Louis- raigue parfaitement vivante et ete? de très mauvais earactère, car! Mon petit chat! Lu Le voudrais à Fa broche ? Oh lice pauvre minet! : Jh bien? fait déjà observé par d'anciens! Je l'ai donné à ma petite lauteurs que la musaraigne ins-| voisine! | pire aux chats assez de respect} ‘l'u voudrais le reprendre? Oh ! jamais. Et, sautant à mon cou: nn D de, b ‘affaire à une souris et leur! , Si F pour & — er linstinet les met en défiance. |° cat de Donheur:. HE “La musaraigde fut mise regrette bien minet, mais elle |dans une cage de verre en pré- | était si contente! sence d’une souris apprivoisée, 9 FRANCOIS RIvaAL. saine et bien portante. La sou-! ris parut immédiatement ter- | UNE MERE ET SES DEUX rorisée; eile était cependant), ENFANTS SAUVES DES deux fois grosse comme l’intrus. FLAMMES. Blottie dans un coin de la cage, | ds immobile, comme hérissée, elle! New-York, 13—Un drame surveillait du regard la musa- poignant s’est déroulé au cours raigne qui remuait, furieuse, | d'un incendie qui a éclaté pen- essayant de mordre le verre. dant la matinée dans une mui- Eile ouvrait une bouche haute son à quatre étages située au “Si je rapporte par le détaul! iquer: Sans doute, leur odorat| d'un centimètre, et montrait No 47, 6e avenue, à New-York. des incisives excessivement) Le rez-de-chaussée et le acérées. sous-sol de la maison incendiée “Au bout d’ure minute, la! souris était mordue à la patte postérieure gauche. Toujours sont occupés par un boulanger du nom de Gustave Pietsch. Le feu a éclaté dans le sous-s0!, Blessé. sanglant, les chairs déchirées, M. Kay appela son boy : ‘’Mus:, j :i le bras cassé, la jambe brisév, apporte le fu-| sil!” Le courageux enfant s’ap-| procha et tendit l'arme. Mais) le blessé n'avait plus la force! de tenir le tusil. Il fitagenouil-| ler le peiii Zanzibarite, appuy- ant le canon de son fusil sur son épaule, et d'un dernier|ment pour fuir. Si vive et silétait déjà parti coup de feu acheva le fauve. On alerte quelques instants aupua-| prendre son service depuis près : à Nyassa. | ravant. elle paraissait ramena le blessé blottie, elle s'était contentée, à l'approche de l'ennemi, de re- lever les pattes comme pour ne point toucher un objet désagré- able. C’est dans ce mouvement on ne sait exactement par quelle cause, et les flammes se sont propagées presque ins-| tantanément, par la cage du monte-charge et par une qu'elle reçut la morsure. La cheminée d'aération, jusqu’au musaraigne, sans s’acharner, quatrième, habité par une passa plus loin toujours agitée jamilie du nom de Walsh. Le et menaçante: quant à la vic-| mari, est un facteur de la poste timeelle ne fit aucun mouve-'attaché au bureau auxiliaire D, | pour alier | ‘fanée”’, | de deux heures et la femme et i k | . . . ! . , . L'infortuné y rendit le dernier suivant la pittoresque et juste |les deux enfants étalent encere soupir pres trois jours d'épou-|expression d’une personne qui couchés. Réveillée en sursaut vaztabie.: souftrances. Le l'ioieer : ramené ses res- tes à Likoma où le docteur M.|du voisinage dangereux: elle | monte-charge, se trouvait présente. | par une explosion d'air chaud “Je voulus délivrer la souris qui a fait sauter la perte du Mme Walsh, Kav « ‘16 inhumé par les soins ! était toujours en angoisse, ha-; rovyant les tourbillions de fumée ÿ E » | de la n'ission des universités. | letante, hérissée, et, comme je et de flammes envahir son loge- UNE BäLLE TROUVAILLE. Washington, Miss, 14—M. J. Drew, propriétaire d'une scierie prés de Hollandale, comté de Washington (Missis- sipi), a trouvé $60,000 en or en- fouis pres de sa scierie. On suppose que ce trésor avait été caché à cet endroit pendant la guerre de sécession par le capi- taiue Barfñeld. UNE REINE EN PRISON. Auckland, N.-Z., 14—Des avis resus ici en date de Houciulu, 1% janvier, portent que ia reine Liliuokalani a été arrêtée comme complice des insurgs dans la dernière révol- te. Tous les chefs de l’insurrec- tion ont été arrêtés et sont jugés par un consell de guerre. Trois de ces chefs ont “plaidé coupa- bles de haut: trahison.” L'état de siège est maintenu. Pen apres l'arrestation à la reine, on a fait uns perquisition à sa rés:- denve et on y a trouvé des armes et des bombes à la dyñamite. Ces arrestations ont eu pour résultat le rétablisse- ment de l’ordr: aux iles Hawaï. LES AVENTURES D'UNE SOURIS. La “Revue Scientifique” pu- blie cette curiense observation sur un petit animal] bien connu des cultivatenrs, la musaraigne qui ‘-esemble à une souris mi- nuscule. Bien que Bufion ait été nié |m’en aperçus aussitôt, paralysie ment, a pris dans ses bras ses du train, de derrière. La malade enfants Mary, âgée de six ans, fut placée dans uu petit nid delet Willie, âgé de quinze mois, ouate et le lendemain matin, je |et s'est réfugiée avec eux sur le la trouvai morte au même en- | balcon formé par l'échelle de droit. Dans la journée elle enfla |sauvetage en ca d'incendie. beaucoup.” | Les pauvres enfants avaient Cette observation doit s’a- | leur vêtements de nuit en feu, jouter à ce que l’on sait des)et la mère, pliant sous leur procédés de défense de cer-| poids pouvait à peine se tenir tains petits animaux. Il en res- avec ses pieds nus sur les bar- sort évidemment que la mor-|reaux couverts de glace.et de sure de la musaraigne est veni- | neige de j’échelle. meuse. Ne pouvant faire usage de ses mains dans lesquelles elle UNE TOUTE PETITE tenait ses enfants, Mme Walsh aurait voulu rester sur le balcon jusqu’à ce que l’on vint j à son aide. Mais des tourbillons Ma fillette, Louisette, a 4: flammes jaillissaient alors deux histoires. | par la fenêtre, et l'ont est obligée La première n'est pas à|à tenter la périlleuse decente. son avantage. Les cheveux en feu, mais Elle avait un petit lapin Re solidement ses enfants qui elle témoignait un grand Évanouiset Poe sr sr sttsshoment elle est parvenu à descendre RTE jun étage sur les barreaux glis- Pendant les premiers jours! +4 de l'échelle. ‘le sa fièvre musqueuse, elle | Mais arrivée au balcon du troi- le prenait dans sen lit, le | sième étage, Mme Walshétit aressait, jouait avec Iui../exténuée. Les flammes sem- c'était sa plus grande dis- | blaient la poursuivre à travers traction. Iles fenêtres, et elle hésituii à Le mal ayant augmenté le | lancer son enfant PRE sur la lapin fut délaissé. neige de la ie d Modes Psdst Le milite. de|Prave voisin. Alfred Pite er, l'entant, le lapin fût il moins | 4 ce md lartr fn me à : HD : 15 d'attendre un instant. bien soigné? Toujours est il} Pitcher s'est mise à grimper de arr rs | à i :sur l'échelle ; mais nr: _ nanc eursette fut ré- arrivé au premier étage, voyan tablie, elle redemanda le lapin. |que Mme Walsh ailait succom- Je ne savais comment lui Per sous le poids de son fardeau, annoncer la facheuse nou- /il lui a crié de lui jeter son en- d . |fant. Mme Walsh a alors laissé veile. Enfin, : . d' : , Enfin, avec d'infinies tomber l'enfant, et Pitcher, le HISTOIRE. que la musaraigne fût capable! d mordre, cependant tout nest Leui-être pas légende | dans ce qu'on à raconté de la mo sure de l: mnsaraigne et de | Se din onuvéni-nts. | Vie], relativement à la ter-! ren: que la musaraigne sait sd re TX “hivyaux ei + son | cédé de déiense. ‘me obser-| V4 ivt/rersante faite par un | pat ais | ‘ j-ruièremeut, raconte celui | pe : daïcfe irait précantiens, je finis par lui saisissant dans os brin Pa avouer le triste sort de son'qescendu à la cour, et tendu à lapin un autre voisin. Quel demmage! dit-elle! Remontant ensuite au toute chagrine, une fois troisième étage, Pitcher a sauvé | grandi, il aurait été si bon à successivement la petite fille ei | la broche. | la mère. Mme Walsh et ses en- , fants ont été transportés ensuite N’allez pas pour cela mai fants ont été transpo nsuite nirenr cue: É es au New-York Hospital, où leur J ; mt Fr * Li état est considéré comme des : ou l'emp aCel SOI apin, plus critiques. Je lui dounai un petit chat,| Pendant ce temps, les autres 2 AUTELT FOP PNR EM diée s'étaient sauvés, et les pompiers, arrivés avec leur promptitude habituelle, n’ont pas tradé à se rendre maitres ! du feu. Les pertes s'élévent pas, plus de $1.009 afirme-ton, à LE PR'X DE LA VIE BUMAINE. New-York, 12—La nouvell: constitution de l'Etat de New- York a aboli la limite de $5,000 fixée jedis comime maximum |! de: dommages-intérêts que l’on | pouvait accorder aux parents d'une personne tuée dans an accident quei“onque. ‘D'après la nouvelle constitu- tion c’est le jury qui fixe lui- même le montant des domma- Les lat trêtes sans être obligé de se limiter à un: somme quel- couque. Ainsi, duus les cas d'un homme tué dans un accident de voiture, de chemin de fer, ete, le jury peut parfaitement se baser maintenant pour fixer le montant de dommages à accorder à la veuve, sur ce que gagnait le mari de son vivant et lui accorder, par exemple, uhe somme rapportant à 3. p. 6, un intérêt égal au salaire ou aux émoluments du défunt. C'est le jury de la cour suprême de New-York, préside par Île juge Paiterson, qui vient de rendre le premier verdict en vertu de la nouvelle constitu- tion. Par ce verdict, le jury de la cour suprême vient de con damner la compagnie conces- sionnaire du irausport de la malle-poste à New-York à $:0,000 de dommages-intérêts envers Mme Mary O'’Reilly, dont le mari à été écrasé et tué par un des fourcons de la poste. LA MISERE DANS L'OïLi0. Columbus, Ohio, 1i—Pius de quarante familles habitant Ja valiée Hocking sont dans un complet dénuement, Une femme est morie ce faim mercredi. Elle s'était sacrilite pour ses enfants. Deux commissaires délfgué: par la Chambre des Comainnes ont découvert que quinze familles étaient dans la plus affreuse misère. L'HIVER EN EUROPE Paris 14— La navigation de la Seine est arrêtée pur la glac+. 1l est tombé quatorze pouc:s de neige au Havre. La cireula- tion des trains a été interrom- pue sur plusieurs points du territoire. Vienne, 14—Deux milles ou- vriers sont occupés à enlever la neige qui recouvre la voie au chemin de fer du Sud entre Camerui, Moravice et Flume. 1] faudra probablement cinq jouïs savant qu“ la cireulation des trains puisse être rétublie Untrain aété pris dans la neige pendant soixante-douze heures. : LES ANARCHISTES LIENS. 1TA- Rome, 14—La police . vient d'arrêter un dangeureux anar- chiste nommé Cappeli et deux de ces amis. Ces trois indivi- dus avaient formé un complot et préparaient un attentat. On a trouvés dans la chambre de Cappeli plusieurs bombes, une machine infernale chargée de poudre et de balles et un pa- quet de proclamations révolu- tionnaires. Cappeli se vante d’être l’ennemie de la société ; 1l dit qu'il devait prochainement faire bon usage des engins de destruction que l’on a saisis -chez lui. TUEE PAR UN MOINEAU. Baltimore, 14—La semaine dernière, à Stemmers Run. deux petits garçons, Capturèrent uu moineau dans la cour d'une ferme. Aussitôt, 1ls allèrent le porter à leur jeune sœur pour l'amuser. Rendu à la liberic l'oiseau s’élançca sur la petite matérielle nel L'HIVER ARRIVE! Es 11 vous faut tenir votre maison chaudement et d’une ma- niere comfortable. a Essayez une de nos Fournaises a air chaud. Les meilleurs sur le marche. fl v Nous avens une grande quantité de MORUE de première qualité. The, Tabac, Sucre, Melasse, etc. etc. Nous garantissons de vous donner satisfaction. VENEZ NOUS VOIR A.J. Bernard. Mutual Reserve Fund Life Associa- tion of NEW YORK. CENGE First and Beat Insurance ‘Association ;:Gives insurance at Cost; Tite Busïuess nearly $368.080,0(0. laid nesrly $3.CU0,UUU in iSY3£ te : deceise nembers: Ceudueted on the Be:t Plan, AGENTS wanted is ganvass th=: province of Prince Edward Island. ‘l'ho mot liberal terms offcred. Address GEO. EE. 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