4 “+ { | | L | | l | Ed + ee ÿ ‘ D “voix stridente aux Comanches, sus de 8a tête, et “avancer d’un pas, + PS OPERA CEE ER Pr Rap DORE AE 22 AO … + ES JUNE RES Wn ES N—— F4 = & 68 fe. ve Reed « Sr, & Sc mmmeeelt fait la Force = ”w Meseler LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. ES ‘VOL. 2. NO. 33 TIGNISH, ILE D Pi AE 8 G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT ê $ | $ du PRINCE EDOUARD, JEUDI 10 ANNEE. cl er, 1902. LE 1$ SEPTEMBRE 2. nt OR NE | ACELIERLIIIER RER RER NRA III CN COENET cet | ". FEUILLETON DE L'IMPARTIAL, D | £ 000000 # | cs LA PANTH à | : SHARPLES TUBULAR. ÊRE NOÏÎRE : ie | : Dairy Cream Separator, l CHAPITRE XVI # < The closest skimming and easiest turning Separator in existence. CARACEUELIELIULNILNUEU AA UTIMANAIIMANUELUET A s (suite) “Il faut que vous veniez avec nous, Daniel, lui dit-il. — Non, non, répondit le nègre ; , :je dois rester ici, car je crois avoir ‘trouvé un moyen de sauver l'éta- . blissement. ‘famille dans la forêt, Partez, guidez votre et dirigez- vous sur Warwick. La Provi- dence vous preudra sous sa protec- tion.”” Tout en parlant ainsi, le fidèle serviteur avait forcé son jeune mai- tre à descendre l'échelle, Il suivit des yeux la famille, qui prit place dans le canot, et se dirigea vers la rive opposée. Revenu à son poste d’observa- tion, le nègre prit sa carabine à deux coups, ouvrit la grarde porte du fortin, et se porta en avant des palissades, à un endroit où la lueur du feu le fit apercevoir distincte- ment des sauvages occupés à se consulter. ‘Connaissez-vous la Panthère Noire des Delawares ? cria-t-1l d'une en lançant en l'air sa hache, dont l’a- cier étincela à la lueur des flammes. Lequel d’entre vous oserait scalper; un Delaware ? Mon p:uple v ferait payer cher une pareille che- velure. Allons ! vencz, st vous l’osez, vous emparer dG< la Pan- thère Noire ; mais ayez bien soin d'apporter vos meilleures armes, car elle va se défendre avec rage.” Poussant en même temps le tet- tible cri de guerre de sa tribu, Daniei brandit sa carabine au-des- commença une)! danse guerrière au son de cette] sauvage mélodie. La surprise et| la terreur des Comanches furent é-| videmment portées à leur comble ;; ils contemplaient de loin, sans oser! le nègre des Delawares, sur lequel se proje- taient 12s flammes des branches de pin. Leur hésitation fut cependant de, courte durée. Après s'être consultés quelques instants, les uns jetèrent leurs! armes par terre, les autres Îles re- pe sur leurs épaules, et tous. s'avancèrent vers Daniel, auquel le chef adressa la parole en ces termes : ‘Les Comanches sont amis des Delawares et de la Panthère Noire. Ils ignoraient qu'un Delaware ha- \ ! ous | du jour pénétrèr | | | | à | | | | | } } | feux furent éteinte. Daniel rentra dans la maison, s’assit devant une lampe qui ne donnait plus qu’une clarté vacil- lante. La tête appuyée dans sa main, il se mit à réfléchir sur les conséquences des événements de la nuit. Il était certain que les Delawares, une fois informés de sa présence dans le fortin, ne per- draient pas un instant pour reve- vir s'emparer de sa personne. Il ne lui restait donc plus qu'à! partir ; car, en restant, il pourrait être la cause de la mort des Taylor ou tout au moins de la te de leur établissement, les Delawares détruiraient infailli- blement de fond en comble. Il n'aurait donc sauvé ses amis des per- mains des Comanches que pour! être cause de leur perte par les De- lawares. Rester et se livrer au Léopard, c'était aller au-devant d'une mort horrible et inévitable. Ce malheureux demeura long-| temps appuyé sur le coin de la! table sans faire un mouvement, ré- fléchissant à l'avenir réservé à ses amis. Lorsque les premières lueurs ent par la porte] entr'ouverte, ilse leva de son siège, et mena les cher pâtura- ges. Sa décision était prise :il resterait et se Lir Deia- wares. Le brave garçon n'avait aucune crainte pour ses amis, qui devaient avoir atteint sans et saufs les éta- blissements du Choctaw, conduite de Waiter. Il s'attendait à | hommes valides se réunir pour re- | venir chasser les Indiens de l'éta- | blissement de Bear-Creek. Son attente ne fut pas trompée ; le soleil était encore dans toute sa force, quand une troupe de qua- rante cavaliers, le vienx Warwick en tête, sortit du bois, se. dirigeant aux aüx rerait aux sous la voir tous les : vers l'habitation. Au milieu d'eux se trouvaient M. Taylor et Waiter, | prise fut grande lorsqu'ils aperçu- rent Daniel venant à leur rencon- Ils furent encore bien plus | étonnés quand le nègre leur apprit que les Comanches s'étaient tran- aquillement rétirés. Lorsqu'on questionna Daniel sur dont ia sur- \ tre. | ce qui avait pu décider les Peaux- | Rouges à agir de la sorte, bitait avec les visages pâles ;| cär ils n'eussent point alors cherché à attenter à leur vie. Qu'il nous soit seulement permis d'emporter nos guerriers morts qui sont couchés par terre. ‘Tu peux désormais pra tes feux et dor- mir en paix.’ Sur ces paroles, il tendit la main à Daniel en ré- pétant le signe d'amitié ; puis ïl ordonna à ses guerriers d'enlever les cadavres et les hommes blessés. Lorsque le nègre apprit au chef | que trois autres Comanches étaient > à l'intérieur du fort, celui-ci péné-! tra dans les palissades avec quel- ques-uns de ses hommes, qui trans- portèrent ces :estes inanimés au dehors de l'enceinte. Une heure. après, il ne restait plus un seul In- dont les jusqu'au lendemain pour attendre | dien en vue du fortin. | croire | l | 1 : | DOUTSUIVTE AUSSI celui-ci répondit que lorsqu'il avait appris sches la prochaine arri- de tous les habitants du Choctaw, qui ne mauqueraient pas de les loin que pour- raient les mener leurs chevaux, ils avaient tourné bride sans tarder un instant. Cette explication ne satis- fit point Warwick et ses compa- Cependant ils devaient en leurs yeux, puisque rien n'avait été détruit ni au dedans ni au dehors de la colonie, et que les Indiens s'étsient retirés. Les colons du Choctaw ne tar- dèrent pas à regagner leur établis- sement ; leur présence devenait inutile au fortin ; mais si le vieux aux Cor: gnons. : Warwick renvoya ses deux fils a- vec ses amis, il résoiut de et , | Aussi ce fut dans un état d’épuise- que | rester Île retour de mistriss Taylor et de Îses enfants Walter avait très habilement guidé la famille à travers la forêt ; mais cette marche dans les herbes de la prairie ayant fatigué sa tante Letles enfants, la petite caravane in'était arrivée aux établissements du Choctaw que vers l'après-midi. La crainte et l'effroi de tomber aux mains des Peaux-Rouges a- vaient seuls pu leur donner la force | nécessaire pour parcourir cette dis- tance sans prendre quelque repos. ment presque complet que les Tay- lor avaient atteint la ferme de leurs | amis. Warwick leur envoyait fils pour leur apporter les bonnes nouvelles et les ramener le lende- main matin à cheval dans leur ha- bitation. Le courageux Walter partit à la rencontre de sa famiiie, et tout le monde se trouva réuni à l'heure ses du dîner. Î Lorsqu'on fit à M. Taylor et à |sa femme le récit des fait qui a- vaient suivi leur Rens mensonger en partie, | sait, —les coinime on le! deux époux ne purent élogieux 6... trouver de termes assez pour exalter la conduite de leur dèle Daniel : ils le remercièrent a- vec effusi0n. Le sa conniaissañice des ongue expérience Gi COIO!, coutumes des | confiance | at Tay- | |lor, bien qu'il leur semblôt enten- dre encore l’effroyable cri de guerre des sauvages. Le vieux Warwick parvint à calmer leur crainte et à leur rendre courage. Ce ton l'éta- blissement qu'au coucher du soleil, | et avenir ranimèrent Peaux-Rouges sa les dans 1’ voisin ne quitta en compagnie de ses deux fils, et tous les trois souhaitèrent aux co- lons une meilleure chance, en leur | promettant de revenir avant peu | leur faire une visite. Tandis que la confiance dans! l’avenir revenait Taylor, | le cœur pu pauvre Daniel se serrait: chaque jour de plus en plus. Le! soir, il frissounait des pieds à ja! tête quand il jet it fermier la porte, remblait cercore chez les cn | et ie matin il jetant son premier coup d'œil sur! l'horizon. L'iafortuné ne songeait point À! chercher quelque moyen d'échap-| per à sa destinée ; son sacrifice | était fait, puisqu'il assurait la tran- | quillité de ses amis. Mais, quelle | que fût sa résolution, il ne pouvait | se défendre d'une certaine émotion quand il songeait à l’épouvantable vengeance dont 1! était menacé d la part des Indiens. CHAPITRE + Certain matin, Daniel se leva en songeant aux Delawares. à l'ordinaire, ilse rendit à l’un des tranchées, afin de mieux Présse vrir les environs, entendant des aboiements furieux en dehors des palissades. Le mal- aussi courut-il vers une meurtriè craintes étaiznt réellement fondées. | ! | | XVII et tressaillit en! | | père que ce ne sont pas ceux que de le Léopard,’’ s’écria le ensemble, s'écria M. Taylor ; ces | fermier, fdozt les appréhensions se sauvages cruels ne te tueront pas heureux crovait toujours voir arri-| | COM 1an ver ceux qui devaient l’assassiner ; | et il se convainquit, hélas ! que ce réveiila Belt Power and Steam Turbine. [Æ NO DISCŒS Æ] Suspended Bowl, Bottom Feed, Hand, or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. HaAxD TUBULAR. FACTORY TUBULAR. ‘“‘Burrer ÇCupr'’ The NEW SHARPLES TUBULAR Is the closest skimming and easiest turning Separator securing under the most adverse circums- more batter than can be obtained fro1 any other of the milk, results heretofore considered in possible. It in existence. 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Il lui restait assez de temps pour | rendre, | fuir la mort que lui apportaient poussait le nègre vers l'échelle. | vous rappeler que je suis sous la Tout en se disposant ! Va-t'en, mon bon Daniel ; prends | les sauvages. | posaient enc amis. À se sauver au plus vite, ses regards | le canot, il en est temps encore ! se portèrent vers la demeure oùfre- ore tranquillement ses ont eppris aux Delawares que je Cette vue fit cesser chez lui | suis ici, et si je fuyais, toute hésitation ; price, il allait se livrer à ses enne- | livrer moi-même au Jéopard,'’ ré- mis. cour. Les | certain effroi qu'il n'y as Corame e re se d'eux. “Des Delawares, soit ! mais j'es- ! garder les issues. _ DS elère:t. ‘‘Fuis dans le forêt, |ne faut pas qu” ils té trouvent ici. | ) aboïiements redoublés des refusant de se diriger vers l'échelle, chiens n'avaient pas tardé à ame- | que Walter avait attachée. Iner Walter et M. Taylor dans la! Tous deux manifestsient un! niel par le bras, le pressant de fuir . mais il re tardèrent let de les abandonner au haszard ; TasSUTET, elreur eut fait observer qu use étaient les Delawares, avait rien à crainûre | opposée plusieurs Indiens qui a- —Mais ils visnnent me chercher, | écontez-moi, cria alors une voix. à travers les | répondit le nègre avec énergie, et | Je suis le Léopard, chef des Dela- et se | je suis bien décidé à ne pas les)wares.’’ éviter. Tout en disant ces mots, l’In- —Je m'y oppose, moi dien lançait d'un bras nerveux son |mes tous disposés à te défendre : |tomahawk, qni vint se planter dans | on nous ensevelira sous les ruines la porte du fort. | de notre demeure plutôt que de te! ‘‘Que voulez-vous ? Venez-vous s'écria M. Taylor, en ami, ou en ennemi ? Veuillez : NOUS £OM- dans le qui | protection du gouvernement de Washington, au service duquel vous êtes lié. —]Je suis ton ami, et je nete de- mande que de me rendre ce qui m'appartient : la Panthère Noire, qui se trouve sous ton toit. —N'exigez pas cela ! votre père s'était émparé violemment des pa- rents de Daniel pour en faire des esclaves, répondit hardiment M. Taylor. —Mêle-toi de tes affaires et non des miennes. J'aurai la Panthère Noire mort ou vivant : cet homme est mon bien, n’espère pas le voir échapper. Je vais établir un blo- | cus autour de ta maisow, et la faim | te fera subir les plus cruelles an- goisses À toi et aux tiens jusqu’à ce que vous livriez le nègre. En agis- | sant ainsi, je ne fais rien contre les ordres de notre père à tous : lepré- sideht de la confédération. Je (suite à la 8me page) | —A quoi bon ! les Comanches vous seriez | sa résolution était | | condamné à ma place. Je vais me | poudit Daniel ave: courage et en L'oncle et ie eveu tirèrent De- lorsque Daniel | mais tout fut inutile. Daniel per- e leurs vi-|sista dans sa résolution, et quelques et minutes après il voyait sur la rive | vaient passé par le Lois, afin de ‘“Eh bien, soit ! nous mourrons | seul ! Walter, va chercher nos ar- ;il| mes ! —Ho hé ! Daniel ; ho ! hommes blancs, | gl