PP LS AREA a RE PR VER mer En PRET ER RE ED RE (Suite de la deuxième Page) une distance de 1600 milles, attiré ici par l’irrésistible attrait du même Sang qui coule dans les veines de ce joli et intelligent auditoire. Qu'est-ce qui fait battre en ce mo- ment no$ cœurs à l’uni-son, qu’est- ce qui vous attire à moi, pendant + je vous parle, tout indigne que j'en sois, qu'est-ce qui met en mouvement les mains mâles, fortes et énergiques des braves ouvriers qui m'applaudissent ; et qu'est-ce qui fait résonner d'un ton si char- mant ‘es mains blondes et délicates des dames acadiennes qui m'encou- ragent par leur approbation en- chanteresse ? Le sang, le cœur, le sentiment français ! Oui, messieurs, c’est le sentiment français qui nous lie ensemble. Français des Pro- vinces Maritimes, appelez-vous A- cadiens parce que l’histoire vous le permet, parce que le baptême ad- ministré à votre naissance à Louis- bourg quand la croix du Christ y fut plantée pour la première fois, vous a donné ce nom ; parce que le martyre souffert par vos ancêtres à l'époque du grand dérangement de 1755, Vous a confirmé ce nom. Donc vons en avez le baptême et la confirmation. Nos pères étaient Acadiens dans l’église de Grand Pré, et là, en face des fusils et des baïonnettes, ils n’ont pas renié ce nom ; en face de la persécution ils n’ont pas reuié ce nom, en face de la séparation des familles ils n’ont pas renié ce nom, en face de la mort ils se sont proclamés Acadiens. N'était-ce pas là un acte de reli- gion et de foi qui mérite d’être ap- pelé la confirmation ? Et partout, dans les registres de cette époque, dans les tristes annales de leur se- jour en Acadie, de leur débarque- ment à Boston, à la Louisiane et ailleurs ils sont inscrits Acadiens. rance presque perdue a grandi et a Et vous-mêmes, mesdames et mes- sieurs, vous qui n’avez pas rougi, de ce nom dans les temps les plus sombres et les plus menaçants, al- lez vous aujourd’hui, quand les nuages se dissipent, quand les temps sont plus heureux pour nous, quand nous commençons À respi- nous ont reconnus et admis dans rer, quand, en un mot, nous arri- vons au niveau des races qui nous | entourent, allons nous, dis-je, re- noncer à ce doux nom qui nous rappelle tant de souvenirs pour en prendre un autre ? Et lequel pren- driez vous ? Si nous n'étions pas Acadiens, nous voudrions être Ca- nadiens ou Français. Mais nous sommes ce que nous sommes, et nous serons mieux respectés si nous insistons à continuer d’être ce que) nous insistons À continuer d’être ce que nous avons été. Il est écrit qu'un jour le Grand Français J. B. Rousseau, ayant remporté par ses talents un succès signalé sur un auditoire dont son vieux père, bien humble d’origine, faisait partie, ce bon père, fier du triomphe de son fils, s’avança pour l’'embrasser, et ce fils dénaturé lui dit:‘‘Je ne vous connais pas.” Un poëte, témoin de cette soène dégoûtante, écrit : ‘Que j'aime a voir le sage Horace Satisfait, content de sa race, Quoique du sang des affranchis ; Mais je ne vois qu'avee colère Ce fils tremblant au nom _ père Qui n'a de tache que 08 fils." Dites moi, Acadiens réunis ici, si | TERRE que la hiérarchie des Pro- ;Y & 150 ans. les braves et héroïques Acadiens, Benoit Bellefontaine, Gabriel, sile, Félicien s’avançaient ici dans cette salle aujourd’hui, au milieu de vos réjouissances, dans un moment où vous jouissez du grand triomphe des applaudissements de la foule et s'ils demandaient à vous embrasser pour témoigner leur bonheur et leur joie, diriez-vous : ‘“Nous ne vous connaissons pas’ ? Et vous, généreuses Acadiennes, dites-moi, si Evangéline vous tendait les bras pour vous embrasser comme Rage de son approbation de ce que vous avez accompli par les grandes qua- lités qui vous distinguent, lui di- “Nous ne vous connais- Eh non ! riez-VOUS : sons pas'” ? non ! Et vous, Français de la Province de Québec, continuez à vous appe- er Canadiens-Français. Vous aus- mille fois, Une seule institution, | été souvent le seul appui et la seule lconsolation de nos pères aflligés, Ba- commandations à Rome a été gui- Réné LeBlanc et le brave Père, dée à faire le choix de ces recom- pour ne pas croire ceux qui sil vous avez été baptisés et confir- més de ce nom. Cherchez dans les ; lant l'anglais, L'IMPARTIAL JEUDI bn aèes, de LE pli. à, ins 18 SEPTEMBRE 1902 annales glorieuses’de votre histoire et vous trouverez là où vous en avez reçu le baptême et l'endroit où la confirmation du nom vous a été administrée. Et vous, Français de la Louisi- aue, appelez-vous Créoles si vous le voulez, mais vous, comme les Canadiens et comme nous, vous n'en serez pas moins Français ; et nous tous, nous n'en serons pas moins les membres de la même grande et glorieuse famille fran- aise, Mais ne soyons pas jaloux les uns des autres. Que nul mem- bre de la famille française ne pousse l'ambition au point de dési- rer que son frère abandonne :n nom qui l’honore pour en prendre un autre, tant glorieux qu'il soit pour celui qui le possède. Quand les moyens sont honnêtes, c’est d'adopter ceux qui sont les plus propres à arriver au but désiré. En 1881 nous cherchions les moyens de sortir de l'oubli où nous étions. Le fardeau que nous avions si longtemps porté devenait trop lourd et insupportable. Réunis en convention dûment convoquée, les délibérations ont fini par le choix de l’Assomption pour fête nationale, la Sainte Vierge Marie fut adoptée pour notre patronne, et encore une fois, nous renouvelâmes les vœux baptismaux en nous confirmant par le nom d’Acadiens. Nous sommes d'opinion que le choix d'aucune autre fête n’eût accompli autant. Le progrès fait depuis ce choix est immense. Nous nous sommes réunis en conventions, nows nous sommes comptés, les groupes, épars et presqu'étrangers les uns aux autres, ont ainsi appris à se connaître et à unir leurs forces, la confiance s’est rétablie, l’espé- ranimé les cœurs qui désespéraient de voir améliorer notre pénible condition. Les gouvernants civils leurs rangs, les autres nationalités nous ont accordé leur confiance, l'électorat français a trouvé des représentants de sa race, pour la législature, pour le parlement et pour les municipalités. Les portes aux emplois publics nous ont été ouvertes par les autorités civiles. pourtant comme institution la plus belle et la plus grande, la plus bienfaisante et la plus charitable, Ia plus puissante et la plus noble, celle pour laquelle nous avions fait le plus de sacri- fices, celle que nous aimons le plus, celle dont le culte et les dogmes ont celle, en un mot, qui protège en ce monde et donne la vie dans l’autre, l'Eglise, n’a pas encore ouvert aux Acadiens les portes qui conduisent au haut sacerdoce- Mais ce n'est : pas l’Eglise comme telle qui l'ait! | empêché. Inclinons-nous devant l'Église, témoignons-lui notre plus! grande soumission et notre plus revanche pacifique. quelle marque. ‘costs but 250. de revanche plus douce, plus con- ‘solante pour nous que la présente démonstration dans le Massachu-| _setts | haut respect. Pardonnons à ceux qui auraient pu, qui auraient dû faire plus pour nous, mais n'ou- blions pas leur étroit esprit d'ostra- cisme. Soyons assez charitables pour ne pes dire publiquement, et pour mettre un frein à notre langue si nous sommes tentés de le dire pri-' lvinces Maritimes qui envoie les re- mendations par un esprit de préfé- rence de race. ÂAimons assez la discipline de notre Sainte Eglise nous disent que les Evêques des Provin- ces Maritimes s’obstinent à refuser de mettre fin à la continuation de l'injustice faite aux dernières no- minations parceque nous, laïques, avons osé élever la voix contre le mépris. Fermons les oreilles aux ennemis qui nous disent que l’on nous dénigre à l'étranger en afhir- mant que pas un seul prêtre aca-| dien n'est digne d’être évêque. Re- poussous les renseignements qui nous arrivent q'un effort en règle se fait pour tourner le peuple cana- dien contre nous en leur affirmant que dans le principe nous sommes montrés aussi opposés au clergé canadien-français qu’au clergé par- i :semés sur les plages ennemies du . Massachusetts, leurs fils, tés ecclésiastiques de l’Acadie sa- vent mieux que cela, et si elles é- prix. taient justes envers nous elles fe- raient disparaître cette fausse im- pression. Il est vrai que dans les circons-. tances actuelles nous sommes d' r vis qu'un évêque acadien en Aca-; die apporterait à sa haute charge la plus grande somme de qualités voulues pour le vrai progrès reli- gieux, moral et matériel de nos compatriotes. Et pour cette rai- son nous demandons humblement, mais énergiquement et avec une persistance qui ne doit pas se ra- lentir, que Rome nous accorde cet acte de justice. Nous osons À peine demander eux évêques de nos provinces qu'ils le conseillent, vû leur conduite passé envers nous. Mais, Mesdames et Messieurs, si nous rappelons à votre mémoire les faits historiques du passé, et la si- tuation présente, ce n’est pas pour provoquer des ressentiments, ce n'est pas pour provoquer la re- vanche violente. Non! La re- vanche pacifique, la revanche cha-; ritable, la revanche généreuse ! même, est celle que nous deman- dons. C’est celle sur laquelle be comptons, c’est celle pour laquelle nous travaillons. Pour réussir dans la politique, il nous a fallu rallier nos compatriotes au drapeau national en leur rappelant les cru- autés du passé et les injustices des temps actuels ; et notre revanche a été belle, douce, digne, complète et sans violence. Quand nous a- vons commencé l'agitation contre la domination étrangère, au Nou- veau-Brunswick, nous ne comptions qu'un seul député acadien à la Lé- gislature. Maintenant nous en a-; vons huit. Alors nous nicolas | pas de sénateur, pas de député au fédéral, maintenant nous sommes: représentés partout, et bien | sentés. Alors nous n'avions qu’un, seul journel français en Acadie, | aujourd’hui nous en avons quatre ou cinq. Que ce mouvement si: bien commencé s'accentue et gran- disse jusqu'à ce que nous possé- dions tout ce à quoi nous avons droit suivant notre nombre et notre | juste influence. | Dans ces temps-là comme au- jourd'hui nous ne gagnions rien à frapper timidement aux portes gar-, dées par les hommes d'une nation- alité étrangère qui pourtant avaient été portés à ces fonctions par nous- mêmes. En matières ecclésiasti- ques la situation est différente. ! Nous n'avons pas de votes—et l’on prend bien soin de ne pas nous en donner. Mais il nous reste la pri- | ère et la persévérance, et le droit comine l'obligation d’une agitation juste, charitable, honnête et intelli- ‘gente. Et nous parlons de re- | vanche pacifique et nationale ! Oqel|. plus beau spectacle de revanche, quelle preuvs plus convaincante de Et nous n’en voulons pas d'autre. Nos pères, en 1755, dispersés, insuités, raillés, traités en esclaves, ici, ici même, il 150 après—c'est jong, bien long, mais c’est arrivé — ; accourus de la Jo“isiane et des coins les plus reculés de l'Acadie qu'on voulait détruire, anéantir et enterrer, leurs fils, &is- je, 150 ans après cela, en conven- tion plénière, sur cette terre jadis! si hostile, jouisseat de la liberté pleine et entière de délibérer, de se. compter, de parler hautement Ge malheurs passés, de leurs leurs : ; espérances pour l'avenir, et de se pioclamer publiquement et fière- ment citoyens des pays qu'ils ha- bitent, vivant dans un esprit de fraternité avec tout le monde. Ici à Boston plus qu'ailleurs, nos ennemis aux temps du grand dé-, rangement se concertaient pour fai- | re disparaître ls Acadiens de la face du globe. Ici l'on recrutait les soldats pour nous tuer, ici l’on préparait les vaisseaux pour nous transporter là où la mort serait plus: certaine de nous atteindre, ici en. Les hautes autori- un mot on tramait les complots les SUMMERSIDE, #7 plus cruels pour anéantir l’ Acadien. tion complète. ‘ont prié, ils ont dése»péré ! ! . l'avenir nous sera propice. _rivé dans sa famille ramedi dernier. . M. LeBlanc nous revient em bonne santé et très content d'être de re- | Léger, maître meunier au moulin | manche dernier, en visite chez M. : Bourque, de Cecagne, conduiseit à Il failait le faire disparaître à tou: Le règne de l’ Anglais et du protestantisme exigeait som extinc Ici plus qu'ailleurs nos pères exilés on souffert l’abau- ‘don, le méprie, le froid, la faim, [1° esclavage, la maladie, la mort ! Ici ils ont géimi, ils ont plenré, ils IBERGER’S PARIS GREEN IN TINS Bug Death. Kills the Bugs. Feeds the plant. Non-poisonous and prevents Blight. —— Etaujourd'hui, ce jour inême, en cette enceinte, dans ce même Etat du Massachusetts, les descen- dants de ceux qui nous voulaient tant de mal sont ici, par leur digne représentant, M. le Maire, pour nous souhaiter la plus cordiale bien venue, pour nous témoigner leur respect et leur bon vouloir, pour nous dire, enfin, que nous sommes leurs égaux et sur un pied d'’égali- té sur ce sol américain, ce sol de 1i- berté ! Quelle revanche pour notre petite race ! Quel triomphe pour la civilisation et le paix ! Eh bien ! mes chers compatrio- tes, soyons patients, restons Aca- diens de nom, Français de senti- ments, Canadiens de nationalité ; aimons notre prochain, mais insis- tons avec fermeté et constance sur l'acquisition de nos justes droits, et surtout soyons catholiques ! et emma VILLAGE DES ISAAC Co. Enee, KE: (De Notre Gorlespandant Epéeisl) M. Joseph L. IeBlauc qui était allé à West Gardner, Mass., est ar- tour. M. Jude J. LeBlanc, percepteur des douanes à Bouctouche et son beau frère, M. Ferdinand M. ici, éi- de J. D. Irving, étaient, ‘Magloire B. Leger. M. Maxime D. Léger et sa dame, d'Alexandrina, étaient en visite chez M. Théotime D. Léger, di- mauche. Le 9 du courant, M. Urbais J. l'autel Mlle. Judith S. Cormier, de la petite rivière Bouctouche. Gar- çon et fille d'honneur :—M. Henri F. Breau et Mile. Elise V. Cer- mier. Bonheur et prospérité à l'heureux couple. M. Jude P. Breau, maître ée poste est allé à Moncton, cette se- maine. 11 SEP .02. QuickwiT SR ST OF SPECIAI INTEREST TO LADIES. Unsightiy warts can be removed: in a few hours by Putnam’s Pais- less Corn and Wart Extractor ; itis rel‘able, safe and sure and Insist on ‘‘Put- nam's,'' it's the best. Sick Headache, Billeusnes, Bys- pepsla, Coated Tongus, Foul Breeth, Heart Burn, Water Brash, or any Disease of the Stomack, Liver or Bowels. 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