Les Mauvaises Lectures 000 Les livres contraires aux bonnes mœurs sont encore pius à craindre que ceux qui s’attaquent à la foi, par cela seul que le venin qu'ils renferment est plus adroitement ca- ché. Ce sont les passions du cœur hu- main qui sont excusées, justifiées, exaltées, encensées ; leurs charmes séducteurs s'emparent de l’imagina- tion et la remplissent d’idées frivo- les et de désirs coupables. Sous l’empire de cette illusion qu'on caresse, on renonce à sa conscience, on dédaigne les princi pes de la religion, on ferme l’oreille à la voix de la raison, on n’éprouve plus qu'’indifférence pour ses de- voirs, on Gnit par les négliger, on rêve un bonheur vague et inconnu, et, pour le trouver enfin, on veut s'affranchir de toute direction, se- couer tout joug et se conduire par soi-même. L'âme quien est là, —et elle y rieur que la lecture des romans ne leur fait aucune impression ; et ce- pendant elles les dévorent, et on ne peut obtenir d'elles qu’elles cessent d'en lire. Tout ce qu'on peut dire de plus capable de les confondre est renfermé dans le trait suivant : Une dame vint un jour t'ouver un missionnaire dont les clreveux avaient blachi dans l'exercice du sacerdoce. À son air, à ses expres- sions, le père devine aisément qu'il a affaire à une personne habituée à la lecture des romans car un esprit exercé nes’y trompe guère. ‘‘Vous lisez des romans ? lui dit-il. Oui, mon père, mais je n'y prends pas de mal.—Eh bien, vous savez que nous devons rapporter toutes nos actions à Dieu, n'est-ce-pas ? Oui, mon père. Vous savez aussi que les plus indifférentes, telles que nos re- pas, notre somineil, nos promeva- des, lui sont agréables dès qu'elles lui sont offertes et dès qu’elles sort arrive bientôt par les lecteures dan- gereuses, —ressemble à une cité qui a laissé tomber en ruine ses forte- resses et ses murailles et qui permet à l'ennemi d’entretenir des intelli- gences days son sein ; au premier assaut elle se rendra sans résistan- ce, elle acceptera les conditions de son vainqueur. Comme conséyuences plus éloi- grées, les mauvaises lectures pro- duiront encore le dégoût du bien, les inconstances d’humeur, les ca- prices de caractère, les violences, les scènes, les ruptures d'éclat ; ce sera toute une existence mauquée. A moins d’un miracle, la vie ne se- ra jamais bonne après de mauvaises lectures. N'ayez donc jamais la témérité de lire de mauvais livres, de les garder en votre possession e"'1 de les prêter à d’autres. Défez-vous des romans, des feuil- letons des nouveiles ; dans le dou- te, si vous voulez vous permettre de lire un ouvrage, demandez avis au directeur de votre conscience et tenez-vous en à la direction qu'il vous donnera. Soyez donc prudents ; il y va de tout pour vous, du présent et de l’avenir. Sivous aimez la vérité, la vertu, le bonheur, ne livrez pas votre âme à quelque auteur que ce soit sans discernement et sans choix. Vous ne voudriez pas ad- mettre dans votre intimité un misé- rable, un infâme : vous le repous- seriez. Et cependant que faites- vous quand vous admettez chez vous un livre qui est l'expression la plus profonde de cet infâme que vou: banniriez de votre présence, auquel vous ne permettriez pas de maisott ; lequel il a déposé sa franchir le seuil de votre un livre dans boue la plus impure? Grand Dieu ! quelle inconséquence et quelle im- prudence ! On entend souvent des personnes assurer avec un ton de génie supé faites en vue de lui plaire ?—Je le sais, mon père.—Eh bien, offrez-lui aussi la lecture de vos romans, et voici de quelle manière vous vous y prendrez. Avant d'ouvrir le livre, vous metirez à genoux au pied de votre crucifix et vous direz à Notre- Seigneur : Mon Dieu, je vais lire un roman, c'esi-à-dire je vais rem- plir mon esprit, mon imagination et mon cœur de faits mensougers, d'images séduisantes, et tout cela, je vais le faire pour accomplir les promesses de mon baptême et de ma première communion, pour procu- rer votie plus grande gloire et la sanctification de mon âme. Aprés cette prière vous commencerez.— Mais, mou père ! rai pas faire cette nrière-là, c'est une dérision.— Comment, ma fille ! offrir à Dieu une action qui n’est pas mauvaise serait uue dérision ? —Mais..., mon père...—Ah ! vous mais je ne pour-| Ée nn = — À. L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P.E., JEUDI 31 OCT 1907. sn Rte RE +. HOLMAN LIMITED WHOLSALE AND RETAIL Send Your Mail Al Mail Orders carefully ani promptly filled Order to- Us re STYLE. In ‘“‘Invictus’”” Shoes you get the them. MEN'S $4.0G to 5,00 | Solid and serviceable. — sentez donc que cette lecture n’est pas aussi innocente que vous le di- tes ? Et cependant, je ne vous l’ai présentée que sous le point de vue le moïns dangereux. Dites-moi, ma filie, ajouta le saint prêtre, é- tiez-vous plus pieuse autrefois que vous ne l’êtes aujourd’hui ?—Oni, mou père, surtout après ma pre- mière communion.—Alors lisiez- vous des romans ? —-Non, non pè- re.—Autrefois, n’aimiez-vous pas plus qu'aujourd'hui les études sé: rieuses, les occupations graves et utiles ?—Oui mon père.—Alors, lisiez vous des romans ?— Non, mon père.—Autrefois, étiez-vous plus obéissante. pius douce, moins cu- 1ieuse de plaisirs et de parures ?— Oui, mon père.— Alors lisiez-vous des Autrefois fréquentiez-vous les sa- goût, de étiez- romans ?—Non, mou père. — crements, avec plus de fesveur et d’exactitude ? vous plus heureuse ?—Oui, mon père.—Alors, lisiez-vous des ro- mans ?—Hélas ! non, dit elle en poussant un profond soupir... Les Fleurs de la Charité. SCENE TOUCHANTS Durant la traversée du ‘‘Victo- rianu’’ ur mort subitement d’une maladie de cœur et son cada- Le défunt était âgé de 39 ans et s’en allait aux Etats-Unis. La mort de Olsen à bord du ‘“Victorian'’ a donné lieu à des scè- nes touchantes. La femme du défunt et ses en- fants se jetèrent sur le cadavre de leur bien-aimé et cherchèrent moment un éclair de vie dans la f- gure de ce pauvre immigrant qui avait rêvé pour sa femme et <es en- fants, une nouvelle terre promise où il auraient vécu ce bonheur qui leur manquait au pays des froids. Enveloppé dans un sac de toile mariue, le cadavre fut descendu au moyen de cables jusqu’à fleur d'eau muel Oisen est vre à été jeté à la mer. uu et, une pierre énorme, attaché au macabre colis, emporta au fond de l'onde le corps du pauvre immi- grant. Des pleurs, des cris, des déchire- mehts marquèrent cette scène fu-| uèbre. + Norvégien du nom de Sa-| en cum 0e de Un Truc a la Vicille Facon | | | | ‘‘Pommes à $1.50 le baril, et |pommies de terre à 7oct le sac’. } Sous cette annonce exceptionnelle- Î | ment alléchante, vu la rareté nota- ble de ces deux produits, cet autom- ne, un individu du nom de Donald Grant, avec adresse à Foster, P.Q., | publiait pas voie d’une feuille locale | vers la fin du mois dernier, qu’il était en état de remplir toutes com- mandes qu’on voudrait lui adresser, aux prix respectifs plus haut don- ués, à la condition qu’on lui fit te nir la motié du prix total de la commande, la balance à être payée sur réception de l'envoi. Le yroposition était alléchante et par suite, les commandes affuè- rent. Les lettres chargées se firent légion à l'adresse de l’intéressant aunonceur qui, peadant plusieurs | jours, n‘eut qu'à se féliciter d’être entré en si commerce. Mai- heureusement pour les clients, ils attendent encore; la brique d'or, sous la forme de pommes à $1.50 ie baril et de pommes de terre à 7oét Ile sac. | À Foster, personne ne connaît | Donald Grant, si ce n’est le maître bon | è - highest prices paid Cranberries. + THE ISLANDS BIGGEST STORE + You Satisfied best in shoemakins. Wearing and “‘‘Kant for Hides, Oats, Butter, that you have been getting the best in the line of Footware—best in VALUE, best in COMFORT, best in Cur large Boot and Shoe business is the outcome of careful selection from the best manufacturers and our determination to offer our customers nothing but what is reliable, Our reputation is behind every shoe we sell. If you are not customer we take this opportunity of soliciting a comparison of our égoods and prices. We want your trade and we are in a position to make it worth your while, INVIGTOS SHUES to Men 2" Women Couplei with the best value and best style you get shoes that fit the feet aad require no breaking in. It has been fully demonstrated that ‘‘Invictus'” shoss fit the feet as na other make of shoes does. A trial will convince you that they are all we claim for ) Made in Velour Calf, Vici Kid. Box Calf and Patent Leathers to sell at WOMEN'S $3.50 to 4.00. Leather : Our stock of Heavey Wearing Boots for men, Woman, Boys and Girls, is largely made up of ‘Amherst Home-Made Goods. in Pebble Leathers, Grain Leather and Whole Stosk, These goods are solid throughout and have a reputa tion for solid wear that is enjoyed by very few houses. Shoes Vou certainly can make the best selection from the largest stock. See the many speciel values we are offering in these goods. We want everyone interested in FISHING BOOTS of any kind to see what we are showing this season- Our Graiu Leather Hand-made Fish Boots with plain or box toe are the best the manufacturer prodaces. They include Amherst Home-made goods and embody everything that goes to make a boot bath water-tight Also Kip L<ather Lez Boots, hand sewn with box toe. three different lenths—knee, thigh and hip. The best that can be procured. ‘““Dainty Made” Rubbers and Rubber Boots The season for Rubbers and Rubber Boots is now at haud and we are fuliy prepared for it with the largest Also Rubber Fishing Bonts ; Krack’’ stock we have ever had on sale. Our increasing trade demauds this and in consequence of large buying we are abel to offer you the very test in Rubbers at lowest prices considerate with good quality. In soliciting your Footwear requirements we do it with every confidence in our ability to serve yo1 best. Eggs, Hay and de poste. qui sait avoir remi: à un individu ainsi nommé uue quantité considérables de lettres dont plu- jenrs étaientchaigées, et lui «voir échangé des mandats aux montant de $25 à $30. On s'attend à ce que l'affaire ait nn dénouemect in- téressant. Des Colons pour Saint-Timoihe d'A: damsville Combien de personnes avant ces quelques dernières années s'étaient arrêtées à ce nom d'Adamsville ? Dernièrement, pour diverses rai sons, Saint-Thimothé d’Adamsville est passé par presque toutes les bou- ces. Cette localité, en leffet, mérite bien ja réputation d’importance qu’on lui doune. Située sur le che- min de fer Intercoloniai à trente milles au nord de Moncton, juste au raccordement de ja nouvelle voie fcrrée de Beersville, cette mission attachée à la paroisse de Saint-Paul compte déjà, après à peine trente ans d'existence, quarante-neuf fa- milles domiciliées sur de bonne ter- res et vivaut en graude partie du produit de leurs fermes. Avantage précieux, ces colons ont toute liber- té de passer les jours des mauvaise aisons daus les mines de charbon à cession (grant) ou à acheter à très y fait son œuvre de régénérescence et de couservation nationale, Deux magasins fournissent aux colons les marchau lises de première né- cessité ; nous caressons l'espoir d'a- voir à notre service, avant long-| temps, un bureau télégraphique et une communication téléphonique. Des lots de terre de cent arpents chacun avec tout le bois de chauffa ge voulu, une quarantaine de lots, à peu près, sont à avoir ou par con- bas prix. Ces terres ne sont pas les plus méchantes ; au contraire, sans avoir la fertilité des prairies de l'Ouest elles sont en grande partie supérieures en qualité à celles déjà occupées et aussi bonnes qu’on puis- se les trouver dans les envirous. Jeunes hommes en quête d’un port sûr pour y jeter l’ancre de vo- tre destinée, cœurs pa'riotiques qui voulez faire grandir l’Acadie en vous emparaut du sol, en lui cou! servant ses enfants, et les nourtis-f sant des pures traditions de nos an- cêtres, tout en les abreuvant aux sources limjides de la religion : vous tous qui avec Dieu et la Patrie re- ! cherchez une subsistance assurée | en lahourant le sol et l’arrosant de vos sueurs, venez voir, si Saint Thi- mothé d'Adamsville ne serait pas le pays de vos rêves, le pays de vo: tre réel bouheur. Par ordre du comité. N.-B.—Pour toutes transactions peu de distance d'ici, exploitation donnant aux mineurs une à Ceux dollars par jour, Une nouvelle église gracieuse et majestueuse rem place la vieille. Une succursale de la Société L'Assomption fondée au mois de mars dernier comntent déjà quarante-six membres, et ayant eu | e privilège d’avoir un candidat de| choisi pour la ‘‘caisse de l’écolier, ’’ | | Mons. À. }. Arsenault Adawsrille, à l'égard de ces terres s'adresser à N- B., président du comité et agent des terres de Ja couronne. Ms “] tentants—toujours croquants et frais LES CAMBRIDGE WAFERS DE Faits de crème de blé, Une friandise exquise pour les ‘’afternoon teas.” En boîtes en fer-blanc seulement des épiciers. Achetez par nom, 2 0000020000020006000000000 e CONSTIPATION. Although generally described as a disease, can never exist auless some of the organs are deranged, which is generally found to be the liver. It consists of an inability to regularly evacuate the bowels, and as a regular action of the bowels is absolutely essential to general health, the least irregularity should never be neglected. MILBURN'S LAXA-LIVER PILLS have no equal for relieving and curing Constipation, Biliousness, Water Brash, Heartburn, and all Liver Troubles, Mr. A. B. Bettes, Vancouver, B.C., writes :— For some years past I was troubled with chronic constipation and bilious headaches. I tried nearly everything, but only got temporary relief. A friendinduced me to try Laxa-Liver Pills, and they cured me completely. Price 25 cents per box, or 5 boxes for $1.00, all dealers, or mailed direct on receipt of price. T8 T. MizBurx Co., LIMI*ED Toronto, Ont. 000000000000000000000000 Notice Persons bnying land situated on Harper Road recently advertised to be sold by Mrs John S. Gau- det widow, are hereby notiñed that [hold and claim one third of said land facing and bordering land occunied by Peter S. Perry SOSIME GAUDET. Ferme a Vendre ————_— me Cinquante acres de terre, bonne maison et grange, près de l’église PAT E R S O N'S de Tignish, une des plus belle place de la paroisse S'adregser à Joseph Isidore Gau- det où au bureau de l’Impartial, se te 0 vor oo P, C. Murphy, M. D., Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU LE J, À. Johnston, M, D., C.M Médecin Cuiragren TIGNI1SH. ILE DUP, & S, x GALLAN'' ABRAMS VILLAGE ILE DU P. E. Nouvelles marchandises de toutes sortes. Marchandises sèches, Epiceries, Ha bits, Chaussures, Chapeaux, etc. Beau Stock de Livres de prières, cha pelets et objets religieux, aux prix les plus réduits. Nous prenons les produitsede la ferme en échangeïpour nos marchandises. VENEZ NOUS VOIR MceQuarrie & Arsenault AVOCATS NOTAIRE & Co Summerside. I1P.E, (Bureau au dessous du Royal Back of Canada) ARGENT A J’RETER Neil McQuarrie. K. S. Aubiu E. Arsenault Summerside. DOES YOUR HEAD Feel As Though It Was Being Hammered ? As Though it Would Crack Open ? As Though à Million Sparks Were Flying Out.of Your Eyes? Horrible Sickness of Your Stomach? Then You Have Sick Headachel BURDOCK BLOOD BITTERS will aflord relief from hendaches no matter whether sick, nervous, spasmodic, periodical or bilious. It cures by removing the cause. Mr. Samuel J. Hibbard. Belleville, Ont., writes: “Last spring I was very poorly, my appetite failed me, I felt weak and nervous, had sick headaches, was tired all the time and no$ / able to work. T saw Burdock Blood Bi recommended for just such a case as mine an I got two bottles of it, and found it to be = excellent blood medicine. You may use name as I think that others should know of À wonderful merits of Burdock Biood Bitiers.” SOUFFLE AU RIZ Pour un soufflé au riz,on prendra autant de cuillerées de riz que l’on mettra d'oeufs, soit pour six per- sounes environ quatre cuillerées de riz. Après l'avoir visité et lavé à plu sieurs reprises, on fera crever le riz tout doucement dans du lait : on ajoute un grain de sel. Au fur et à mesure que le riz gonfle et que le liquide tarit, on mouille avec du lait chaud surveillez, mais ne remuez pas, car le rlz que l’on remue pendant la cuisson risque foit de brûler. Le riz ne doit pas être évaissi quand il est suffisamment crevé, sans toutefois être écrassé, «n le retire d'1 feu pour le faire Mg refroidir, … On ajoute alors une cu'llerées, à bouche de sucre en poudre par oeuf, soit quetre cuillerées, et un parfum par oeuf, soit quatre cuillerées, et un parfun quelcon- que : poudie de vanille, eau de fleur d'orange, etc., Si l'on met de la vanille en gousse, de l'écorce de citron ou id'orange, on mettra ces parfums dans le riz en commençant à le faire cuire, et ne les retirera au moment de travailler le riz. A'outez dans le riz quatre jaunes d'oeufs ; d'autre part, vous battrez en ueige ferme les blancs ; On peut, pour rendre le soufflé plus léger, augmenter la quantité de blaucs, Soit en mettre six ; ce sera le InOy- en <’en utiliser deux, restant d'une moyonnaise, par exemple. Après avoir beurré un moule à soufflé ou un plat creux qui, aille au feu on imêle la neige dans la ‘omposition : environ {du moule sagpondfez de sucre en potére, Fr Mettez au four ou sous un four de campagne à feu soutenu sans être trop vif. Le sofflé nécessité 15 À 20 minutes de cuisson et comme on doit le servir aussitôt qu’il est monté, il faut calculer le temps né- Cessaire au service et n’enfonrner qu'au moment voulu ; car le soufflé retombe vite et n’a plus aussi bel aspect. ilest bon de chauffer la cuiller devant être employée pour le ser- vice, versez alors à moitié - be. $ ist Ms sh CO arme dame ni EC nid : PRÉ