Pate: RE Re a GRR E AE À La Jeune Fille Pauvre (Suite de la 1èr) Son coupé, au lien de s'arrêter chez lui, le transporta, lui et sa pretégée devant l'établissement des “Oiseavx.” La jeune fille pâle, et trem- blante d'émotion en revoyant ces murs qu'elle avait quittés eu de si terribles circonstances, fut obligée de s'appuyer sur le bras do docteur pour se soute- wir: 1ls pénétrèrent ainsi dans le parloir, où parut peu après ja supérieure de Ja maison. — Méchante, méchante en- fant ! murmura-t-elle en em- brassant Fernande. Vous mé- riteriez bien que je vous gronde. Rester si longtemps sans don mer signe de vie! C’est d'un mauvais Cœur, vraiment. Re- gardez-là, docteur, elle est ‘oute défaite !......Fi ! mademoïselle ! d'oublier ainsi ceux qui vous ai- nn. Et mille autres choses de 0e genre dites d’un air si charmant et si tendre que le docteur lui- même en était ému. Feraande dut raconter sa triste histoire. Bille le fit sim plement, sans réticence, entre los baisers de la bonne supé- risure et quelques larmes aus-- sitèt essuyées. Bille n'omit rieu, pas même l'aceusation dont eile avait été la vietime, et la manière providentieile dont l'avait sauvée le docteur. —Je commençais à douter de l'humanité après m'être heurté à quelques égoistes, coutinna t-elle, Dieu n'a pas permis que ce deute prit racine en mon cœur ; il ma fait rencontrer sur ma route le plus généreux des hommes que j'appelle le meil- leur da mes amis. C’est lui qui ma ramenéé à vous, ma seconde mère, à vous que je voulais tou jours recevoir. Le reste est ef facé, et j'ai moins peur de J’a- veuir. — Vous avez raison, mon en- fant, répliqua la supérieure. Je voudrais vous en vouloir de n'avoir pas plus tôt pensé à votre vieille et constante amis, et ne ie peux. J'avais parié au doeteur d’un projet rous conccr- nant. 1l a du vous le sou- mettre. Je n’espérais pas le voir se réaliser si vite. Je re- çois à l'instant uue lettre dans laquelle on me demande une jeune fille instruite qui consen. tirait à aller habiter un château toute l’année, et à donner des leçons à une enfant de douze aus. On offre 2,600 francs d'appeintements. Inutile de dire que la maison est hono rable—je ne me chargerais pas de la proposition. —Que pensez vous de cela, Fernande ? Vous voyez la difioulte qu'il y a pour une jeune persoune somme vous d'avoir n travail régulier. Tous s'oppose à ce que vons réussissiez, votre timidité sur- tont. D'un autre côté, je ne dois pas vœus laisser ignorer que, dans Ia position que je vous prepose, il vous faudra probablement une grande abné. gation et beaucoup ds courage. Si vous rencontrez de bonnes uatures vous jouirez de quelque bonheur ; sinon... des tortures morales q'ii peu-| vent vous être imposées, Le u'en sera peut être rien. Dieu le veuille ! Peut-être tronve- rez-vous dans madame Lobeau de Fineste une seconde mère ; c'est-là mon rœa le plus ardent. Que vouiez vous que je ré- ponde ? | — Bi j'étais seule, madame, Ja) réponse serait bientôt faite. | vaincue par la nécessité, je vous, dirais: Je pars! Je ne suis Pt. | —Votre objeotion est juste. rieure. Avant d'en parler à monsieur le duo, nous arious plans. Vous êtes une cours : geuse fille ; j'étais sûre de votre éprouvez. À la crainte d'aller. vivre en étrangère chez des in- vous séparer de votre père... | —Ovi, madame, c'est cela sur-: ù : : a | moi! Ht moi.....je n'ai plus que lai... fices le devoir impose ! —$Si mon père ne devrait pas tant qu'il se décide. Que de- viendrons nous sans cela ?. sarde ; elle, au moins, sait ga- gner sa vie, et moi, rien, rien 5 le. Lorsqu'elle fut plus calme, il fut convenu que le docteur, à truirait le dac des offres de ma- Surmontant mes répagnances, pas seule, et mon père voudra-- mon enfant, ajouta la supé son venu de vous soumettre nos adhésion. Je seus 0e que ous différents se joint la douleur de! tout. Que deviendrat:l sans — Pauvre chère, qne de sacri- en souffrir !.....… Il fant poar- | J’envie l'euvrière dans sa man. Les pleurs voilaient ga paro- en la ramenant à Passy, ins-| dame Lobean de Fineste. | rent la supérieure et s'arrêtèrent quelques iustauts chez celui-ci dame Alfaut. La question de l’argenterie ayant été de nou- qui lui avait été fait. Le doo-! et sa femme vonlurent é‘en dé-! |fendre ; ils furent obligés de se | soumettre à la décision de la de leur prétendu étonnement concernant les 8600 francs en- voyés. Bon gré, mal gré, ils du- rent aceepter ses remerciements somme ils avaient reçu sa lettre. Le docteur Alfant était alors un homine de soixante ans, à la physionomie intelligente et fine, an regard pénétrant et seruta- teur. Sa tête semblait s'incli- ner sous le poids de la pensée. Il avait la paroie facile ; passait pour très érudit ; était estimé de ces collègues, aimé de ses clients ; jouissait d'une grande réputation de bienfaisance ; avait assez de fortune pour faire du bien, pas suffisamment pourtant pour étaler le luxe de la plupart de ses eonfrères. Volontiers le pauvre l'appe. lait à son chevet ; il savait que la note des visites ne serait pas présentée s’il ne la demandait pas ; il savait aussi l'inépui- sable bonté du praticien, et ce qu'il avait été pour tant de mal- heureux. 1lne redoutait donc —J'al appris à ne pas nr d'ficile, interrompt Fernande.! —Sans être diffeile, mon en. | fant, dit je docteur, ily a de ces choses que l'on supporte! aveo peiae, de ces riens qui | blessent profondément. —Je saurai être patiente doo-| teur. | —J'en suis persuadée, chère | pas ses manières, un peu brasques parfois, ni la rudesse de son laugage, et se croyait guéri dès qu il le voyait appa- raitre sur son seuil. Madame Alfaut était presque | toujours de motié dans bonne œuvres de son mari. Sa vie n’était qu’un acte de cha- rité. Que de fois on l'avait vue Fer- nande et son protecteur que, pour voir la sympathique me- veau soulevée, force fut à Fer. aande ds reprendre les couverts; elle ne le fit qu'à la condition. de rembourser plus tard le prêt | Jeune fille qui ne {ut pas dupe, mère n'a éte aussi devonce qu'elle pour le bieu des siens. On aimait à voir sa figure encadrée dans sa chevelure blanche, son sourire fran: et gracieux, la douceur qui l'en en quelque matières, veloppsit soTie. L'aménité de ses le charme de sa personne, tout, en elle, attirait et attachait. Et ares cela, si gaie qu on ombliait son âge. 1l ne faut done pas s'étonner de laryæpathi: qu'elle avait jus pirée a Fermaude. Le: imaiheurs de j un- file l'avaient émue plus haut poiut. Elie avait d'aboid vouçu le pioj“t de la prendre, d'en faire sou enfant d'adoption. Mais le due était à. teur qui le conuaiseait de longne date, savait bien qu'il ne faljait pas songer à Jui fuire une pro position semblsble. Comment ia au Le doc- | Û les tirer d'embarras ? Le docteur ct sa femme élaborèrent plus d'une idée, et Feruande leur ayant fait part de l'intention qu'elle avait de voir la supé- rivure des ‘‘Oiseanx”, il con. vivent enfin de soumettre la question à cette dernière. Justement le docteur etait le médecin de j'établissement, il n'avait donc pas à se préoccuper de la présontation. Nous savons ce qui résulta de ce'te entrevue. Cela ne suffisait pas ; le plus difficile était de décider le doc. Le docteur, ,acoumulant les ar- guments daus son esprit, et sui vi de Fernande, alla assiéger la place. XV L'ARGUMENTATION DUN GEN- LILHOMME. —Hé quoi ! docteur ! vous vous êtes donné la peine de ra- mener Fernande ! C’esttrop d- bonté, vraiment fit le duc en re- voyant M. Alfaut et en lui tei- dant ia main. Je crois décidé- ment que vons négligez vos ma lades. S'il en est ainsi, vons a- vez bi-n changé, —Seriez-vous fâché de me revull, monsisur le duc, répii- qna ev.ui-c1en prenant le siège que Jui offrit Fernande avant de passer dans sa chambre, —Oh ! la vilaine idée, Mon- sieur ! répliqua le duc. Ne suis- je pas quelque peu comme l'ex- ilé? Les heures sont parfois bien lentes pour moi, vons me les faites ovblier. — Seriez-vous devenu flatteur monsieur le duc ? — Non ! je sais que vous n'ai- mez pas les flatteurs. —De mieux en mieux. —Qu'aves-vous fait avec Fer. uande ? — Beaucoup et rien, répondit lentement le docteur. — Vans ét: peu explicite. — Et si je vous p:ouvais le contraire ? — Preuvez ! — Patience ! Mademoiselle Fernande et moi, nous nous sommes oceupés de l‘avemir. N'est ce pas beaucoup ? — J'en conviens. — Nous n'avons pu rien deci- der. — Voici ce dont il s’agit : on offre à mademoiselle Fernande ane occupation qui lui: donnera 2,500 trancs de reyeanu net. — C'est moi qui dois travai!- ler, et non elle. — Vous ne le pouvez encore, monsieur je duc. — Nous attendrons. tion offerte échappait à votre filie ? les} _ Et si, en attendent, la posi | —Elle en chercherait une | le beuillon Lcerit eile même autre. enfant, reprit la supérieure, mais le docteur et moi nous|au. convalescent, la bouteille | devons vous prévenir. Jo vons|de vin vieux au valétudinaire, connais assez pour savoir ce que let cela avec une simplicité si vous pourres, et c'est paree que | grande qu'elle était étonnée de — Vous savez, ment. monsieur [à continuer) 1 ‘enc No 16 | due, que cela se trouve xare- LITTTTRREETETET L'AUELIN SSSSOPP EP E D TE RE EL TT L’'IMPARTIAL JEUDI LE 1901 SENTE je vons connais, que je sais que, s'en entendre louer. N'ayant gare 1 Æi vous souffrez,ce sera beau- | pas d'enfants, elle appelait les É coup, que je m'effraie d'avance pauvres ra famille, et jamais F ë qu'une Mère doit à son Enfant. L'enfant dépend de sa mère pour ses forces et sa santé, Une mère ne peut pas donner à son enfant ce qu’elle ne possède pas elle-même. Si elle est faible, elle ne peut pas lui donner la force ; si elle est malade, elle ne Œ 2. peut pas lui donner la santé. V C2 Ces énoncés sont évidents ; ils n'ont pas besoin d’ex- 7) st Ve plications ni de défense ; ils sont clairs comme le NA CARE jour. >. Ce qu'il y a de plus inconpréhensible, c’est qu'il y a des milliers de femmes qui attendent l'heure de la naissance de leur enfant dans l’an- goisse et dans la douleur, et qui pourraient être heureuses et en bonne santé, si elles le voulaient. Quelle est la femme qui ne voudrait pas être bien portante et avoir un enfant plein de santé ? Le vouloir n’est pas suffisant, il faut employer les moyens nécessaires. Les Pilules Rouges sont offertes aux femmes faibles et souffrantes comme moyen d'acquérir des forces et de revenir à la santé. Des milliers de femmes s’en sont servies et assu- ent qu’elles ont rempli le but pour lequel elles sont destinées. ) Si la femme malade veut revenir à la santé, si la mère de famille faible, veut acquérir des forces, les Pilules Rouges sont là pour l’aider. Elles ont aidé tant de femmes qu’il n’est plus permis de douter de leur efficacité. Elles donnent la santé aux femmes de tout âge et les guérissent sûrement de tous les maux dont elles peuvent souffrir ; elles adou- cissent les angoisses de la maternité et donnent à la mère la force et la santé qu’elle transmettra à son enfant, { ‘Depuis cinq ans, c'est-à-dire depuis la naissance de mon premier ‘‘ enfant, dit Madame Jos. Deleau, je souffrais d’une douleur dans le côté. ‘et de beau mal pour lesquels les médecins ne pouvaient me faire aucun ‘bien ; je souffrais aussi de mon estomac, ma tion se faisait mal, je ‘‘ me levais le matin fatiguée et ahurie et à peine capable de 11 trainer. ‘ J'écrivis alors aux Médecins Spécialistes de la Cie Chimique ‘ Franco-Américaine qui me conseillèrent de prendre les Pilules ‘Rouges, et 7 boîtes de ces merveilleuses Pilules me guérirent com- ‘* piètement pour tous ces troubles qui m'étaient restés après la naissance de mon premier enfant. Elles me “ mirent forte et courageuse ; j'aurais bien voulu connaître ce bon remède avant, car j'avais dépensé beaucoun ‘“ d'argent et aussi j'avais terriblement souffert ; il m'aurait épargné beaucoup de troubles. ‘ ‘“ Madame JOSEPH DELEAU, ‘ Creighton, Pa.’’ ‘‘ Pour m'être levée trop vite après la naissance de mon premier enfant, dit Madame Augustin Gaïipeau, je ‘‘ restai presqu’infirme ; je souffrais de toutes sortes de maux, j'étais d’une faiblesse extrême et je pouvais à ‘ peine me trainer dans ma maison. Une de mes voisines me conseilla de prendre les Pilules Rouges qu ‘je pris pendant un au, et après avoir été malade pendant 6 ans, elles me guérirent complètement. “ Je prends encore les Pilules Rouges de temps en temps afin de me tenir forte, mais je n’en ai pas ‘“ besoin, car je ne souffre plus et je suis en parfaite santé. Je conseille aux mères de famille de prendre les “ Pilules Rouges, car elles guérissent les maux auxquelles elles sont exposées. ‘* Madame AUGUSTIN GALIPEAU, ‘* Val Morin, Co. Terrebonne, Qué.’ / Les Pilules Rouges sont essentiellement une médecine pour les femmes ; elles guérissent toujours les irrégularités, l’inflammation, les ulcérations et le beau mal. Elles sont le remède à prendre pour préparer à la maternité et elles sont un tonique sans égal pour aider aux mères qui nourrissent leurs enfants, Les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine, peuvent être consultés tuitement soit par lettre ou à leur bureau, au No, 274 Rue St-Denis. Ilest vrai qu’il n’est pas néces- saire pour les femmes qui veulent prendre les Pilules Rouges, d’aller consulter ces médecin: , Cepen- dant, nous ne saurions trop conseiller aux femmes qui souffrent depuis longtemps et qui se seraient découragées, d'aller voir ces médecins ou de leur écrire et d'apprendre d’eux ce qu’il leur faut faire pour aider à l’effet des Pilules Rouges et les ramener à la santé. Les consultations au bureau sont données tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 9 heures du soir. ee | Les femmes devront refuser comme imitations toutes Pilules Rouges vendues de porte en porte, | au 100 ou à 25c la boîte et aussi exiger que le nom de la Cie Chimique Franco-Américaine soit sur | | chaque boîte ; c’est le seul moyen d’avoir les véritables Pilules Rouges et de se guérir rapidement. | Si elles ne peuvent les obtenir de leur marchand, elles leur seront expédiées sur réception 50c la boîte ou G boîtes pour $2.50. Adressez vos lettres comme suit : cvra OTA- du prix || COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-ÂAMERICAINE, || No. 274 Rue St-Denis, Montréal, Canada, | SD We have just finished stock-taking and find that we have too many goods in several lines Notwithstanding this fact we are receiving more goods every week direct from ‘millswhich ordered last fall. timers’ ETHING OF INTEREST TO BUVERS. WiE à Our bright and well hghted stores enable oustomers to that notice are offered for sale even at 50 percent below cost. we jast give them away s0 that our always up to-dat:: stock will not be impaired. What we propose to do for the next 30 days is to give more value for a dollar than ever was given in Sumuwerside before, for cash or the product ot the farm. . 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