re ee ge" Lo ne = NE Lines re v re NE! 7 > YU = L. CHR E a Cp ga, * “ & Fe 2 HS ù re A e PP’, 0 È 2 TS g ASS er: Les L CFA Re: ; ÿ F A ER CY L] _ ù 7 sf? . Pas pr J C PT Sy # ff” LES Ch, : a EPA À 7 — — CZE. DE PUB. DE WMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. VOL. 6. NO. 35 Sat TIGNISH, Pendant quatre mois je n’ai pas été capable de faire une seule journée d’ouvrage complète. Les Pilules Moro ont arrêté la diarrhée comme par enchantement.—Les Pilules Moro sont le seul remède pour les intestins. recom- ‘On ne saurait trop OT spécial mander d’avoir un soin des intestins. [ C'est par le manque de soin que se contractent toutes les diarrhées et toutes les dysente- ries dont il est quelquefois si difficile de se débarrasser et qui mettent souvent à terre l'homme le ges robuste. n'y a rien comme une diar- vhée devenue chronique pour xous abattre un homme. En ville, à Montréal, nous avons dans l'eau que nous four- nit l'aqueduc, eau dégoutante, révoltante, le plus beau véhicule d'infection possible. Mais ce n'est pas seulement en ville, c’est aussi à la campagne ue les changements d'eau sont unestes. L'intestin est une chose si dé- Ficate à laquelle il faut veiller avec beaucoup de soin. On parle beaucoup des (Com- pagnies d'assurance en ce mo- ment, on parle aussi de sociétés de secours mutuel. LOUIS SENECAL, Granby, Village, Qué. Sénécal, et voyez ce qu’il pense. en | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 7 MARS. 1907. GES | — Vingt-cinq ans apres Vingt-cinq ans ! toute une vie !}rares intervalles qu’il rencontrait Oh! que de choses passées durant Gérard mais l'écho de ses scanda- ces années, les plus belles de l'exis- | leuses folies était parvenu jusqu'à tence. Que de rêves, que d'illu-|lui. L’austère magistrat probtant sions, que d’espoirs envolés ! Que |du droit que lui donnait une vieille de joies mêlées d’amertumes, que|amitié essayait de glisser un con- de fugitifs bonheur, que de deuils ! | seil entre deux poignées de main. Qu'’étaient devenus nos trois a-{‘Plus tard, disait le libertin. Plus dolescents ?... Qu'était-il arrivé tard... quand j'aurai cinquante dans eur vie pendant cet été de! ans. '” leur existence ? Il était tomb£ sur] Tanguy était revenu depuis huit leur vie des épines et des roses, |jours des pays jaunes, où depuis des rayons et des ombres, des|vingt ans, il dépensait sa vie. A éclairs et des coups de fondre, tout |cet homme sans famille, sans affec- ce que l’on voit enfin pendant lation il restait la grande famille du durée d’nn été. Gérard, le grand|genre humain et la certitude que seigneur chevaleresque et fier ; Gé-| Dieu lui appartenait, qu'il était à rard demeuré, par la mort j:éma-|lui, il sentait Dieu en lui, il s’ané- turée de son père, seul pos: :sseur|antissait en lui. ‘‘Meurs en toi- de son immense fortune ;érard | même et tu vivras,”” telle était la s'était laissé entraîmer par le flot| parole qu'il avait entendue, il y mondain qui ne connait i’autre|avait répondu par un élan sublime digne que celle du malheur. Il|dnu coeur : ‘Mon coeur est prêt L1 rhée terrible dont je souffrais s'est arrêtée comme par enchan- tement, ce que n'avaient pas pu faire deux médecins que j'avais consultés et qui m'avaient bourré de remèdes: mes intestins fonc- tionnent régulièrement et comme je suis fier de me voir comme je suis, après avoir été ce que j'ai été. Quand on pense que pendant quatre mois, je n'avais été ca- pable de faire une journée com- plète d'ouvrage, de travaiiler sans perdre de temps. L'estomac, les reins, les testins, tout me faisait mal. Aussitôt que j'ai commencé à prendre de vos Pilules, les forces me sont revenues, de jour en jour Je remarquais une amélio- ration jusqu'à ce que ma santé fut parfaite, ce dont je vous suis reconnaissant. Ah! je recommande bien à tous ceux qui auront souffert, comme moi, d'un choléra, de ne pas at- tendre pour se faire soigner et de prendre immédiatement les Pilu- in- C’est très bien cela, il est cer- tainement rassurant pour un homme prévoyant de songer qu'il laisse quelque chose à sa. femme et à ses enfants, si les directeurs n'ont pas tout mangé. Jusqu'à un eertain point, cette idée peut adoucir le terrible pas- sage de vie à trépas que nous devons tous franchir, le plus tard possible, Mais il y a quelque chose de mieux, c'est de prendre des pré- cautions nécessaires pour pro- longer de son mieux l'existence, dans son intérêt et celui des autres. Pour cela il faut veiller à ses Nous lui laissons la parole. À la suite du choléra, il avait contracté une diarrhée intraita- ble ; il avait consulté deux méde- cins pour l'arrêter, maïs ils n’a- vaient pas pu le soulager. Il s’est adressé à nous; il a pris les Pilules Moro, nous avons ar- rêté sa diarrhée et nous l’avons guéri. Nous ne vous en disons pas plus long. Maintenant vous saurez ce que vous aurez à faire quand vous aurez un mal d’intestins qui se prolonge. Vous saurez à qui vous adres- : : ser, vous saurez quel est le re- intestins, les renforcir le plus q $ : èd ui ous érir qu'on peut, ménager son alimen- se AR ; à ee M ue À tation et ses forces et surtout, au ns gu ‘ i premier. assaut, à la première menace, il faut prendre les ar- ‘mes, pour repousser l'ennemi; les armes, c'est ici un bon remède. Ecoutez bien notre conseil, ne laissez jamais se prolonger une diarrhée, l'intestin s'irrite, il s’af- faibkt, il devient paresseux et wous avez un mal énorme à le re- mettre en bon état. ? Lisez la lettre que nous pu- blions plus loin, qui vient d’un Fcoutez-le, c'est à vous qu’il s'adresse, à tous ceux qui souf- frent de la diarrhée et du cho- léra. Granby, 4 février, 1906. Messieurs les Médecins, Je viens vous remercier du fond du cœur pour votre traite- ment et pour vos Pilules Moro qui ont opéré sur moi une gué- rison si complète que je n’en re- Canadien de Granby, Mr. Louis! viens pas moi-même La diar- les Moro, car c'est le seul re- mêde qui puisse les guérir. J'ai essayé tous les autres, par conséquent je sais ce que je dis. Les Pilules Moro sont suprêmes pour la diarrhée et les intestins. Croyez-moi, votre tout dévoué, LOUIS SENECAL, Granby Village, Qué. CONSULTATIONS GRA- TUITES. Adressez-vous par lettre où personnelszment, au No. 272 rue Saint-Denis, si vous désirez avoir des conseils. Les Méde- cins de la Compagnie Médicale avait peu à peu désappris de prier, il avait desc-mdu la pente fatale, celle des amours faciles, des amours indignes, qui ne donnent en retour que l'acerbement, suite funeste des honteuses voluptés. fondément chrétienne avait été son éducation preimière, qu'’ii ne pou- vait toujours-imposer silence à la voix de sa conscience qui s'élevait du fond de son âme, au sein de ses plus profonds égarements, pour lui rappeler ses immortelles destinées. cette Âmeen lutte ouverte avec tous Mais si pro- Quels tourments que ceux de Seigneur ! mon coeur est prêt’? et il était parti emportant avec la bé- nédiction du vieux recteur, la der: nuière tendresse de sa mère, qui de- bout sur la plage, à la même place où la vague lui avait renvoyé le corps du pêcheur, envoyait à sen fils un dernier adieu. S'il souffrit des logueurs de l’ab. sence, s’il connut la nestalgie pour cette noble terre de ses aieux dont la foi est aussi ferme que le granit que frappe sans l’amollir depuis des siècles, l'océan qui déferie sur Moro vous donneront, tout à fait gratuitement, les informations nécessaires pour l’emploi des Pi- lules Moro et vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le requiert. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la malle, soit au Cana- da ou aux Etats-Unis, sur récep- tion du prix, 5oc une boîte, $2.5a six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE ME:- DICALE MORO, s 272, rue Saint-Denis, Montréal, --- ces rivages, mul ne le sut jamais ! De temps en temps une lettre du vieux recteur, lui appertait une bouffée d'air du pays, une tendres- se de vieille bretenne, lui en retour portait de ses chères missions, des bénédictions qui maissaient de la parole divine, jetée dans les Âmes neuves, ingnorantes, ne demandant qu’à croire et espérer. Un jour sous le ce la Chine, au les principes qui avaient fait la ba- se de sa vie ! Quels réveils à la suite de ces nuits passées dans la débauche où à la table de jeu. ‘Homme de désir,’ poursuivant sans cesse un plaisir nouveau, et | s'en détournaut avec horreur et dégout après s'en être rassasié, souhaitant avec passion aujour- d’'huice qu’il méprisera demain, en proie à cet ernui mortel qui} milieu de ses néophtes, le courrier suit les grandes dissipations cher-| Ce France lui avait apporté une chant partout et toujours à rem- ettre cachetée de noir, le mission- plir le vide d’un coeur où ne brillè-!naire s'était effurcé d’être calme rent ni l'image d’une épouse, nil mais sa main avait tremblé en bri- ECHD :> ARTIST MUSICAL INSTRUMENTS YIOLINS ÉDISION MANDOLINES PHONOGRAPHS GUITARS RECORDS BANJOS & SUPPLIES AUTOHARPS ACCORDEONS etc. ce ASK YOUR ; DEALER |f he does not handle them Let us send our large catalogue Îree CO. 1'E WILIAMS 45: (43 Yonge St. Toronto, Can celle d’un enfant, ces deux tendres- | sant le cachet, sa vieille mère n'’é- ses saintes qui fixent et établissent | tait plus ! Levant les yeux au ciel le coeur de l’homme daus le cadre ;et posant sur ses lèvres le crucifix qui lui est propre, dévoré d'une | qui ne quittait jamais son sein : mélancolie non moins amère, non | ‘Ou tues allée mère ! je veux y moins profonde, que celle de l'im- | allé,’ s'était-il écrié, et ce fut tout. mortel chantre d’Albion mourant | Mais à la messe du lendemain, ses sur le sol de la Grèce antique, ct| petits convertis remarqnèrent que n'ayant pas cependant la force mo- les larmes de l’apôtre se mêlaient à rale nécessaire pour briser à jamais ]a pourpre du sang d’un Diezx, au ces idoles secrètes de son coeur, |foni du calice doré : oui, au mys- qui ne voulaient pas mourir, tel |tère de l'amour s’associat celui de nous retrouvons Gérard après 25}]a douleur. ans. Tanguy était donc rentré en De principes plus solides, initié | k, once depuis une semaine; après et prédestiné à d’austères destinées, june halte à la plage bretonne où il Armand était devenu le continua- |; étiit agenouillé sur deux tombes, teur de l'honueur du nom paternel, |il était venu à Paris afin de sollici- ter les offrandes du riche pour ses Are a True Heart Tonic, Nerve Food and Blood Enricher. They bull | l'orgueil de sa faille, la gloire du up and renew all the worn out end was | y ne | tissues of the body, and restore perfecthealth | Darreau de Paris. Marié à une] pauvres enfants des pays du scleil. and vigor tothe entire system. | vocal ir | Era ù é Nervousness, Slcsplessness, Nervous Pres= | femme charmaute, il voyait grandir| [e matin il avait béni le mariage autour de lui, des enfants qui étai-| 4e Ja fille aînée d'Armand, s'était tration, Brain Fag, Lack of Vitality, After | Effects of La eee, Anæmia, Weak an ent la joie de son coeur, chrétien | Dizzy Spells, Loss of llemory, Palpitation © the H eart, Loss of Energy, Shortness | doucement réjoui du bonheur de D ao Er : convaincu il avait fait de l'évan- | cette charmante famille, nous le Milburn’s Heart and Nerve Pills. | Si sa pa- | gile la règle de sa vie. retrouvons le soir de ce jour occu- uxN Ca, Limrrep, Toronte, On& | role chaude et vibrante se faisait, | pant la chaire de l’une des églises mon: ‘‘Bienheureux F | re palais, le défenseur des petits 4e 1à métropole, Of Sd € Of [ef |et des misérables, sa …— s'OU-| texte de son ser vrait aussi pour sécher les larmes. | 4x qui ont le coeur pur rce I will sell or rent the 61 acres He juste il obéissait aux com- | id US farm, known as the ‘‘Piero’”’ farm | Si LD ces 18 ils ve:ront Dieu’’. Sa parole ar- at Tignish Station mandement de la divine justice, et Gent et imagée qui semblait avoir For further particulars apply to|n® Prenait de la vie que les, joies en, runté sa chaleur et coloris à ce MICHEAI, CHRISTOPHER |ifies pa voules par Dieu et sanc- | soleil d'Orient qui avait bronzé sa Price 50e. a box or 8 for $1.25. All deslers or Tue T. Mis il avait pris pour Feb. 21st. 1907. Tignish. | tifiées par lui. Ce n’est qu'à de! joue, vibrait au milieu d’un reli- F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. 14 : ANNÉE ER re silence. Ce Breton à la voix sympathique n'en était pas à ses dé- | buts, il était babitutué à trouver le chemin des coeurs, car l'Esprit de lumière avait touché ses lèvres de ce charbon brûlant de l'éloquence qui passe comme un«ard et éclaire comme une flamme, et nombreux étaient ceux qui, dans cette foule, essuyaient les larmes que cette no- ble éloquence tirait des profondeurs | remuées de leur Âme., Mais nul ne l’écoutait mieux qu'un homme à la tournure élégante et aristocratique qui, adossé à une colonne, ne per- dait pas une seule parole, pas un seul mouvement notoire de ce bre- ton aux épaules carrées, à la cheve- lure grisonnante qui tenait suspen- du à ses lèvres l’un des plus nobles auditoires de Paris. Gérard avait recennu. Tanguy ; Tanguy l'ami d'enfance, le frère d'adoption, le cenfident des heures dorées de sa première jeunesse : Tanguy qui avait monté, tandis que lui, le fier gentilhomme, était des- cendu. ‘‘Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, parce qu'il verront Dieu.”’ Longtemps avant la venue du-Christ j'antiquité-paienne avait {misdans bouche de sen plus noble enfant ces remarquables paroles : Peur voir Dieu, :il-faut être pur et mourir!” Alasuite de Platon, Tanguy lecchrétien, de :missionnai- re, venait le répéter à des multitu- tudes-de crovants. Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, qui .foulent aux pieds toutes ces consupisances.dont parle l’apôtre, autant de démons, , autant de tyraus qui asservissent . l’homme et l’entraînent à l'abîme,“Bienheu- reux ceux qui ont le coeur pur’, qui non seulement ne veulent pas de fange sur leurs ailes mais redou- tent même la poussière, semblables à ces fleurs qui croissent sur la cime des:montagnes de la Corée qne l'air vicié de la plaine fanerait. ‘‘Bien- heureux ceux qui ont le. coeur pur.”? Gérard le passionné, Gérard sen- tait vibrer en lui la fibre de l’amer- tume qu'il croyait à jamais muette, le missionnaire, cet apôtre, cet hom- me de renoncement c'était un con- vaincu, ce qu'il disait ille croyait, Tanguy avait mis Dieu dans sa vie plutôt ava t jeté tout sa vie en Dieu. Et lui, Gérard, gémissait sous la griffe du vautour de ses passions dégradantes dont les honteuses fo- lies faisaient en ce moment rougir son front. Ah! s’il asait voulu voir, il n’eût pas ainsi gaspillé sa vie! Devant cet exposé de l’évangile de l’amour, la vieille foi de de son enf nce qu'il croyait morte se levait dans l'ombre de son âme. ‘Entrez et voyez”, a dit le Seigneur, là à l'ombre. de ce-temple où il était en- tré, non par pitié, mais pour y en- tendre une çantatrice célèbre qui voulait bien prêter à une oeuvre de char:té le con:ours de sa voix mer- veilleuse, Dieu miséricordieux l’a- vait attendu, lui Gérard, le blasé, le sceptique, le railleur l’homme de désir jamais satisfait, Le mission- naire s'était tu, la chaire était re- devenue déserte, à l'orgue la voix d’or égrenait les perles de son go- sier d’oisier, Gérard n’entendait que cette voix dont les accents avaient fait vibrer en son âme comme une harpe céleste cette foi de son enfau- ce qui soupirait un: mélodie, Il son- geait qu’elle ne saurait être que di- vine cette religion, dont les témoins volent au martyre et à la mort, scelient leur foi par la pourpre de leur sang sous les verges des bour- (Suite à la huitième page) | : : . 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