27 « 5: -- in Moscle, —— LA CIE. DE PUB. DE L'IMPA = — RTTAL, PROPRIETAIRE. VOL. 2. No. 21 Sans mm . ACELRILILLNRRE ORAN RARENANTEEXN & Le FILAIRE HRURUULMERNRILAUIIUIN suite Les compagnons du fermier sui- virent cet exemple, et l’on soupa L 3% de la sorte avec de la viande et du À Sn, qu'ils étaient déjà à cheval pour biscuit. Warwick n'avait pas oublié le café, qu’il fit bouillir dans un grand vase en fer-blanc, et chacun but avec plaisir cette bien- faisante liqueur, quoiqu'on n’eût ni lait ni sucre à y ajouter. Après souper, les trois hommes allumèrent leurs pipes, et le fer- mier se mit à raconter à ses nou-| veaux amis les grandes chasses qu'il avait si souvent faites dans ces parages. À ce moment-là, un cri aigu et LA PANTHERE NOIRE TIGNISH, FEUILLETON DE L'IMPARTIAL, 000000 00000000 CHAPITRE VI M. Taylor regardait avec éton- nement l’herbe des près, qui s’in- clinait au souffle du vent matinal, et la forêt vierge, dont les arbres avaient près de deux cents pieds de hauteur. Il n'avait pas vu, avant ce jour-là, de végétation si luxuriante. Aussi loin que la vue pouvait s'étendre, la plaine était couverte de fleurs, dont le parfum pénétrant embaumait l'atmosphère. De tous les côtés on apercevait des hardes de cerfs et d’antilopes, et quelques manades de chevaux sauvages. La hache destructive de la civili- sation n'avait pas encore fait sa perçant éclata avec force à peu|trouée a travers la beauté primi- D... LL à de distance : on eût dit qu’il sor- | tive de cette nature agreste. tait de cent bouches à la fois. ‘‘Ecoutez, mon maître, fit Da-| | De- | puis plusieurs siècles, ce sol avait vu se hisser vers le ciel les cimes niel ; ce sont les coyotes qui de- | de ses arbres, serrés les uns contre L . . . » . . ! . . a , vorent notre bison. Je parie qu'’a- les autres, dont l’ombrage abritait | lia, ou sur le tronc jaunâtre d’un vant peu de temps ils seront plus|les débris, gisant à terre, de leurs , platane de cent autour de la carcasse. doivent accourir de tous les côtés. | ture. — Pourquoi, Daniel, répondit | Walter, qui prêtait une oreille at- | tentive à ces nous glisserions-nous pas jusque-là Les jeunes pousses fcehrchaient obstinément à atteindre la lumière, M. Warwick, qui s'était aperçu ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 26 JUIN 1902. G. BUOTE, RÉDACTEUR. ee LR ES-PE ÆRSCIPIRS PS $ n. : sans pareille, à mesure que les vc- yageurs approchaïient de la rivière. Il admiraient les lian:s fleur'es, | qui formaient des guirlandes &’ar- | bre en arbre et retombaient avec grâce ou s’enroulaient autour des |vignes, dont les branches s’'éle- vaient et s'abaissaient de façon à ressembler à de gigantesques ba- | lançoires. Tantôt un énorme tronc | d'arbre barrait la route et obligeait les cavaliers à faire un long cir- cuit ; tantôt un de ces végétaux | géants du nouveau monde se ba- ‘Jançait au milieu d’un hallier de lianes, qui l'avaient arrêté dans <a chute. De temps à autre, un rayon de | soleil se glissait à travers les cimes | des arbres touffus, et se posait sur les feuilles argentées d'un magnc-| . mais la lumière n'était Ils congénères abattus par la pourri- | pas suffisante pour dissiper la demi- obscurité de la forêt. Une brise lembaumée et refraîchissante trou- blait le silence, de concert avec le glapissements, nelet s’étiolaient à force de monter. murmure de la rivière, qui s'écou- lait sur un fond caïllouteux dans pour tuer quelques-uns de ces | de l’étonnement de son hôte, rom- | un lit encaissé de trente pieds de carnassiers ? Je voudrais voir les | Î ! : | coyotes de près. | } —]Je ne vous conseillerai pas, mon jeune ami, de tenter l’aven-| } ture, observa Warwick : vous n'au-| riez rien à craindre avec les co- | vière Choctaw. pit enfin le silence. “Eh bien, mon ami, vous voyez que je n'étais pas au-dessus de la vérité. que l’on puisse trouver sur la ri- J'aurais bien vou- yotes des prairies, mais ceux que Îu pouvoir m'y établir : mais, à vous entendez sont de grands loups l’époque où je suis venu ici, il y . | “ . . blancs avec lesquels il ne faut pas avait du danger, et je ne puis pas plaisanter. casion de faire connaissance avec ces hardis déprédateurs.”’ ; Un peu de patience ; maintenant abandonner le sol que vous aurez souvent plus tard l’oc- j'ai défriché et cultivé ; avouez que la possession de ce territoire vaut bien la peine de courir quel- Les chasseurs, malgré les hurle- [ques risques.’ ments qui semblaient augmenter à | chaque instant, s'endormirent bien-'son admiration, M. Taylor exprima nettement et déclara qu'il tôt dans leurs couvertures et se dé-/{n’hésitait pas à se fixer dans cet lassèrent, par un profond sommeil, | endroit. des fatigues de la journée. L'aube ; M. Warwick lui répéta alors que les trouva tous les quatre debout, ses voisins et lui l’aideraient de préparant leur déjeuner, dont la bosse de buffle fit les frais. Le so- lil n’avait pas encore paru à l’hori- explorer le pays. Lorsqu'ils ap- prochèrent de l'endroit où Walter et Daniel avaient laissé, la veille, les restes du bison, ils aperçurent bien quelques loups qui fuyaient, mais ils ne trouvèrent plus que le squelette de l'animal. ‘Ce devait être un bison gigan- tesque, demanda M. Taylor en re- gardant avec étonnement l'énorme carcasse, Quel poids croyez-vous qu'eût cet animal. —J1 pesait au moins neuf cents kilos, répliqua Daniel en sautant à bas de son cheval. Moi, je vais lui couper les eornes, pour les don- ner à M. Walter ; car c’est votre | t premier bison, mon jeune maitre, leurs conseils et de leur travail. Pendant plusieurs heures, explorateurs suivirent le cours de la rivière, sur le côté extérieur de les la forêt, et ce fut seulement lorsque la chaleur devint accablante qu'ils pénétrèrent sous bois dans un sen- tier frayé par les bisons. La terre était défoncée dans ce passage, où l’on apercevait les tra- ces de ces animaux, et c'étaient les seuls indices qui guidassent les vo- yageurs à travers la forêt. M. Warwick, qui marchait en tête, un lourd coutelas à la main, coupait les plantes grimpantes qui interceptaient la voie, chaque fois qu'il ne pouvait les rejeter de coté. A mesure que les voyageurs s’en- foncèrent dans la forêt, les vignes sauvages et les lianes devinrent si nombreuses, qu'ils furent obligés et cette dépouille, ce trophé, sera | de descendre et de conduire leurs bon à conserver ; j'en fabriquerai! montures par la bride, en avançant une tasse et une boîte à poudre à ! à la manière des animaux, qui se votre intention.’ L glissent en se baissant sous les A l'aide d’une hachette bien | branches ; c'est ce que prouvaient affilée, qu’il portait appendue à sales poils accrochés aux ronces et selle dans un étui en cuir, le nègre #rracha du crâne de l'animal les / nes larges et courtes du bison : cela fait, il rejoignit avec Walter les deux compagnons qui les avaient devancés. | | aux épines des halliers. Le sentier formait des zigzags nombreux entre les grands arbres : la voñte de feuillage devenait de plus en plus épaisse, et les plantes, croissant dans un sol noirâtre, ot- } } Ce pays est le plus beau profondeur, et allait se jeter dans la rivière Rouge. ‘“‘Quelle différence entre ces fo-! , rêts et celles de l’Arkansas ! dit Walter à son oncle, au moment cù les voyageurs retiraient leurs cha- peaux pour permettre au souffle Odorant de la forêt de refraîchir leurs fronts. —Les bois de ce territoire ne sont pas entrecoupés par des eaux stagnantes ou des marécages, ob- serva M. Taylor : les fièvres ma- lignes doivent y être inconnues, et nous ne saurions trop remercier Dieu d’avoir guidé nos pas jusqu’i- ci. Vois-tu, Walter, ce que l'on regarde souvent dans la vie comme un grand malheur que l’on croit impossible à surmonter, car :ïl cause notre désespoir, se trouve être quelquefois ce qui vous est ar- rivé de plus heureux. Si mon cousin Albert avait encore vécu, lorsque nous sommes arrivés en Amérique, nous nous serions éta- blis indubitableinent près de lui, et peut-être eussions-nous eu le même sort, peut-être aurions-nous été emportés par la maladie. Si je n'avais pas perdu mon argent placé chez ce banquier, nous n'au- rions pas pris avec nous ce bon Daniel, et sans lui nous n’aurions probablement jamais visité ce ma- gnifique pays. Dorénavant, Wal- ter, quoi qu’il nous arrive dans la vie, quelque désespérante et dure qu'elle puisse être, ayons toujours cette conviction que Dieu a agi pour notre bien.’” La vue de Bear-Creek, que les cavaliers atteignaient dans ce mo- ment, interrompit les remarques de Taylor, Ce fut avec la plus grande surprise que les deux inter- locuteurs aperçurent la rivière ra- pide, dont les eaux étaient si clai- res et si transparentes, qu'il leur était facile de compter chaque pierre, chaque poisson, chaque tor- tue à une grande profondeur ; sans la force du courant, on n’eût pas su dire si Çç'était de l’eau ou une LE fraient à la vue une végétaticn) or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, HAND TUBULAR. FACTORY TUBULAR. delivers a smooth, frothless, perfect cream tha out more butter than can be cbtained fron Separator in existence. five minutes, as there are ouly three pieces to The Sharples machines are the most simple applicatiou. P. M. 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L’admiration ! des émigrants fut tout à coup dé- tournée par ‘un incident qui ap- pela l'attention des quatre cava- liers. Pluton avait égaillé quelques volées de dindons sauvages qui, en partant du milieu des buissons placés sur la rive, avaient fort leurs ue. meme mers ron Block, Ch’Town. We have instructed M. J. H. ailes. (Ces oiseaux, s’envolant comme les fusées d’un feu d’ar-| tifice, étaient allés se percher sur | les branches les plus élevées des) arbres, et, sans perdre de temps, M. Warwick, M. Taylor et Walter remettant à Daniel la bride de leurs chevaux, s'étaient jetés au milieu des fourrés, afin de s'approcher sans bruit des arbres sur lesquels les énormes volatiles s'étaient réfugiés. Walter avait suivi Pluton, qui, | longeant une clairière, s’arrêtait | Friday J The sale to continue each day at This is a chance of a lifetime price. tain obligations. Our necessity is goods are staple, a good many of | E. 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La détonation | Pluton, s’apercevant de ce ma- fut suivie de la chute d’un énorme | nège, sauta aussitôt du haut de la Î {rive escarpée. Le courant empo;- Sur les hau-|en branche, vint tomber dans la ri-|tait le chien et l'oiseau, mais 1: chien se rapprochait de plus ex Walter s'était précipité sur la| plus du fuyard, si bien que, pat - taine de dindons, le cou allongé, berge ; il envoya son chien cher-! venu à une courbe de la rivière, 1: | quadrupède Ctait sur le point d’'at- teindre l'oiseau, lorsqu'un énorme \alligator sortit tout à coup de des- [sous un tronc d'arbre, se montra À (suite à la 8me page) 1 "à Gi D? Ti Fe RP SMS TE MRSEE "hnE ë # [ 4