# | : | | | 2 : ? : ! : » ! i | É Le L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de lle du Prince Edouard. ne HEBDOMADAIRE, 8'PAGES. ABONNEMENT : Dit ft es ic Les abonnements sont paya- ies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère iusertion, 2 cents la ligne les in- certiens subséquentes. Toites communications «doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. I P. E. I 'IMPARTIAI, TiGNisH 16 JUIN 1898. CONVENTION DES INSTITUTEURS AGCADIENS Nous publions aujourd'hui le programme au sujet le la pro. chaine convention des institu teurs acadiens. Comme nos lec- teurs peuvent voir par ce pro- gramme, la prochaine réunion sera tenue à Miscouche. Il n'est pas nécessaire que nous entrions en détails ici quant au bien immense que ces conventions ont déjà produit et qu’eiles peuvent produire à l’a- venir parmi notre population acadienne. Qu'il suffise de dire que ces réunions ont donné au sentiment national, un élan qui tend à nous consolider de ma- nière a ne rien craindre pour l'avenir de notre belle langue française dans la province de l'ile du Prince Edouard, si nous prenons garde à nos affaires et prouvons dans nos conventions que nous sommes sérieux dans le désir que nous manifestons de propager notre langue mater- nelle. Comme de raison, nous ne poyvons pas obtenir, tout d'un coup tout ce qu’il nous faut ; mais avec la persévérance et la fermeté, nous surmonterons les obstacles au furet à mesure et atteindrons le but désiré, Nous ne demandons que notre place, et ca qui prouve que notre demande est basée sur les prin- cipes de la justice, c'est que la classe lettréo des autres nation- alités l‘admettent avec fran- chise. c‘est encourageant pour ueus. Selon ce que nous pouvons glaner de l‘aperçu que nous 2- vons entre les mains, la conven- tion qui doit avoir lieu dans la belle paroisse de miscouche ne le cédera en rien à celles qui l'auront précédée. Les sujets promis et les pessonnes men- tionnées comme devant prendre une partie active dans l‘exécu- tion da programme sont une ga- rautie suffisance du succès qui attend la conventiou des insti- tuteurs acadiens qui doit avoir lieu en juillet à Miscouche. LA SITUATION. 11 est assez difficile de démé- ler, dans les dépêches qui se sui vent et se démentent, quelle est la situation en ce moment et où on en est véritablement de la guerre. Les dépêches reçues dernière- ment ont changé de ton et sont de nature à indiquer une acti- vité depuis longtemps désirée ; mais elles manquent de confirmation et on se deman- de s'ily a véritablement eu à Santiago un débarquement d: troupes et une bataille sur terre a sur mer. Le gourvernement a enfin f- ni par dépister les journaux, qui ne publient plus de nouvelles officielles et en sont réduite à des coujectures sur les inten- | LEE ARS ET ITR Re dt wa. & rs : ils He Se RE ETES AT TN n H nn RD 2 ” De NN Lis nn mmnmpontes nr A Se ERae Ent. Amen 7 L’IMPARTIAL, JEUDI LE 16 JUIN, 1898. tions véritables et les actes pro- { jetés ou accomplis par les autori- tés militaires. De là ce fatras de nouvelles qui embrouillent et agacent ie lecteur, et font nai- tre chez lui une indifférence re- lative. 1l est une chose certaine, c’est que le gouvernement est aussi}; anxieux que la population de] frapper un coup décisif, et il faut qu'il y ait des raisons sé- rieuses pour qu'il s’abstienne. Cette abstention s'explique ; elle a été imposée aux autorités militaires par des délais impré- vus ayant une foule de causes : le marque de munitions, le man- que d'équipement, l'ignorance des connaissances militairs de la part des volontaires, les len- teurs du recrutement, et enfin l'impuissance des compagnies de chemin de fer à transporter rapidement d'un point à un au- tre un grand nombre d’hom- mes. Jusqu'à un certain point, toutes ces difficultés sont au- jourd'hui surmontées et il y a à la côte un nombre d’hemmes suffisant pour justifier une ten- tative d'investissement. Les transports sont là pour les em- mener aux points de débarque- ment et les flottes, n’ayant plus à craindre une surprise puisqu'il est à peu près prouvé que Cer- vera est à Saniago, peuvent agir librement et donner aux trou- pes la protection de leurs ca- nons. L'apathie de l'Espagne qui a l'air de se désintéresser complètement des hostilités et sembl plutôt chercher le moyen de sortir de ce mauvais pas, rend d'autant plut impérieuse pour les Etats-Unis la nécessité de frapper un grand coup qui mette fin à cette guerre. Les préparatifs sont suffisants pour que l’on puisse frapper àa- vec avantage, puisque un des deux adversaires semble avoir pris le parti de pro- longer, par l’abstention, une si- tuation dont il redoute l'issue. L'Espagne a pris, dès le début et conserve jusqu’à présent, l’at- titude du taureau acculé dans l'aréne et qu'il faut aiguillon- ner pour l'ameser à se battre Dans de semblables condi- tions, il appartient aux Etats- Unis de fixer la durée de la guerre, car l'Europe ne pourra domander ia paix, au nom de l'Espagne, que lorsque ils auront emporté sur elle des a- vantages décisifs par la prise de ses colonies et l'occupation ef- factive de ses territoires. Notre Fromagerie comme nous le disons ailleurs dans nos colonnes, aujonrd‘hui, la fromagerie des paroisses de Tignish et de Palmer Road à commencé à fonctionner mardi. Lorsque, il y a près de cinq ans, nous commencions àplaider dans les colonnes de notre journal en faveur d‘une fromagerie, 13 peu d‘enthousiasma que l‘on mani- festa en faveur de l'entreprise, fut, nous l‘avouons, de nature à décourager. L'esprit d‘indiffé-: rence que nous constatämes dans le temps n'était pourtant pas dû au manque de moyexs ni à l‘in- telligence des gens ; mais on s'était formée l‘idée erronée que la chose était tout simplement impossible ici. Quel changement d'opinion. Aujourd'hui, une fro magerie s'ouvre sous les plus heureux auspices —uu établisse- ment de »remière classe et un nombre de patrons auquel on é tait bien join de s'attendre. Si l'établissement de la tromagerie des paroisses de Tignish et de Palmer Road est devenu une réalité, qa'on aille pas croire que cela est entièrement dû à ce que nous en avons dit depuis cinq ans. L’IMPARTIAL, Où aucun au- tre journal aurait beau écrire jusqu’à ia fin des temps ; s’i ne rencontre personne qui consente à le seconder, tous ses eflort se- ront en vain. Heureusement, nous avons rencontré de telles personnes sur notre chemin. 1i s’est trouvé des hommes d'é- nergie qui n'ont pas hésité à prendre l'initiative pour le suc- cès de cette noble entreprise. } Nous les avons trouvés ces! hommes d'action dans les per- sonnes de nos vénérables curés, le Rev. D. M. McDonald et le Rev J. chaisson qui se sont multipliés et n'ont épargné au- cune peines pour faire revssir l'entreprise ; dans la personne du vaillant curé d’Alberton, le Rev. À. E. Burke, qui, en toute occas'on, n’a cessé de nous en- courager et par ses conseils et par ses écrits ; dans la personne du président M A. J. MCFadyen et les directeurs qui tous font preuve d’un zèle digne de lou, anges. 11 ne tient donc qu’à nous maintenant de faire en sorte que cette belle entreprise soit couronnée de succès. Patronnons la fromagerie. Examen À l'Ecole de St-Louis. Vendredi, le 10 du courant, a- vait lieu l'examen annuel de l’é- cole de St. Louis. Comme de coutume, les parents et amis y étaient en foule pour être té- moins des progrès opérés pen- dant l’année; ainsi qu'un bon nombre d'étrangers, parmi les- quels on remarquait M. Pierre M. Chaiseon, Mme F. J. Buote et autres de Tignish. Les demoiselles—les plus grandes filles de l’école-avaient décoré la salle qui réellement, offrait un coup d'œil enchan- teur. Les quatre murs étaient embellis de verdure de tou- tes sortes, au milieu de laquelle on lisail, en grandes lettres, plusieurs inscriptions appro- priées—entre autres-“Parents et amis soyez les bienvenus” ; l'inscription “Welcome,” artiste- ment faite de branches de sa- pin par Mlle. Elizabeth Poirier; et, en, face de l'auditoire, l'ins- cription, “Labor omnia vincit” en lettres inclinées renversées. L'examen commença par le chant national acadien : ‘Ave Maris Steila,” qui fut exécuté a- vec entrain par 70 voix. Les é- lèves furent examinés ensuite sur la lecture française et an- glaise, la grammaire française, anglaise et latine, l’arithmétique la géographie, la dictée, l’°na lyse, française et anglaise, l'al- gèbre, la géométrie, l’histoire- Canadienne et Anglaise, —le des- sin, la composition, le latin— Collar & Daniel, César, etc. Deux classes qui intéressèrent particulièrement l'auditoire fu- rent, celles de la géographie et de la grammaire françaises. L'examen fut conduit par les Revs. PP. Chaisson et Turbide, le professeur Buote et Madame F. J. Buote. Les exercices terminés, Mlle. Angéline Richard s'avança sur l’estrade et lut l'adresse sui- vante qu'elle avait préparée si- lencieusement : Révéren ds Messieurs, Bien-ai- més Parents, Mesdames et Mes- sieurs : — S'il est est nn jour privilégié pour les élèves, c'est certaine- ment celui où, après avoir passé douze longs mois sur les bancs de l’école, il leur est don- né de voir réunis autour d'eux leurs bien aimés parents qui viennent encourager ‘par leur présence leurs enfants au jour de l'épreuve et se rendre compte de leurs progrès. Ce jour privi- légié nous l’avons aujourd'hui ; le jour de notre examen ; jour de fête pour les élèves de l’école de St. Louis. Si, pendant les exercices qui viennent de finir, nous ne nous sommes pas, en tout, montrés à la hauteur de ce que vous atten- diez de nous, nous vous prions d'user d'indulgence envers nous — vous savez que la légèreté du jeune âge entraine à la distrac- tion et quo souvent on néglige ses devoirs sans même le vou- loir. Si nous sommes heureux de voir nos parents avec nous en ce jour, notre bonheur est rendu encore plus vif lorsque nous constatons que vous, Révérends Messieurs, ayez eu la bienveil- Jance de ven preudre part à notre fête et rehausser l'éclat de notre examen par votre pré- sence. Aujourd’hui, comme en toute occasion semblable, vous mon- trez le zèle et l’interêt que vons prenez dans l'éducation des en- fants de notre population aca- dienné. Puissions-nous, désor- mais, par notre assiduité et notre diligence dans nos classes et par notre conduite en toute au- tre chose, nous montrer dignes de l'intérêt que vous manifestez emvers nous. En terminant, permettez-nous, Révérends Messieurs, de vous remercier de tout notre cœur de votre visite que nous ne sau- rions trop apprécier. Vous, Chers Parents, merci, pour les sacrifices que vous vous imposez pour nous jaire instruire. Nous nous engageons à faire notre possible pour vous pourrons de votra sollicitude pour vos enfants. Merci, notre maître et mai- tresse qui vous êtes donnés tant de peines pour nous faire avan- cer dans le sentier de l’instruc tion et de l’éducation. L’assertion qu'il n’y a pas de Joie sans mélange ici bas se vé- rifie dans notre école, aujour- d'hui. Au milieu de la joie qui surabonde de nos cœurs en ce jour de fête un trait de poignant regret y irouve entrée lorsque aous apprenons que notre mai- tre quiaeu si soin de nous, pendant les deux dernières au- nées a résolu de nous quitter. Jamais uous n’oublierons les services qu'il nous a rendus, et nous espérons que en quelque lieu que l’appelent ses occupations, il n’oubliera pas ses élèves de l'école de St Louis Les Révérends PP. Chaisson et Turbide adressèrent la parole, félicitant les élèves sur leurs progrès marquants et conseil- lant les parents à continuer à faire instruire leurs enfants. M. Buote, remercia tous ceux qui l'honoraient de leur présence en ce jour, et en réponse à l'adresse, il dit qu'un de ses plus heureux souvenirs serait celui de ses deux années d'enseignement dans le district de St Louis, où la plus parfaite harmonie avait toujours règné entre lui-même, les enfants ec les parents. Après des votes de remercie- ments dennés aux Messieurs du clergé, aux étrangers et aux ins. tituteurs, on chanta toas ensera- blé l'antienne nationale “God save th Queen”, après quoi, sur la gracieuse invitation de M. et Mme J. B. Gaudet les Revds. J. Chaisson D. D. et J. S. Turbide, Mme F.J. Buote, Melle Mary Conroy et MM. G. Buote, P. M. Chaisson et J. J. Gaudet se ren- dirent à la résidence de M. Gau det où ils pariicipèrent à an somptueux diner. Les notes de merite de cette école paraîtront au prochain nu- méro. M. Buote est, croyons-nous, le doyen des instituteurs dans tte province, ayant enseigné tout près de 50 ans. 11 est le troisième Acadien qui ait ubie- nu un dip,ôme sous l’ancienne loi scolaire, ayant été précédé par MM. Fidèle Gaudet et J. O. Arsenault (sénateur] ; et est le premier Acadien qui ait ob- tenu unc licence d’é- cole grammaire” sous Ja nou- velle loi. Nous croyons que M. Buote, M. J. Oct Arsenault, ins- pecteur des écoles françaises, qui a obtenu une licence de ce grade 1l y a une couple d'années et M. Jeseph Gallant B. A. en- seignant actuellemént à Tignish, qui a gradué l'an dérnier, sont, jusqu’à présent, les seuls Aca- diens de l'ile qui aient des di- plômes connus sous le nom de “Grammar School licences”. de SR RE ET récompenser autant que nous le! Outre le diplôme de 1re classe pour cette province M. Buote a encore une licence de lere celas- se pour ja province de ia Nou- velle-Ecosse. 11 est le deuxième Acadien qui soit parvenu à ce degré dans cette province, ayant été précédé de quelques années par M. V. A. Landry, actuelle- ment Propriétaire-Editeur de l'“Evangéline”, M. Buote a aussi, un diplôme de 2me classe pour la province du Nouveau-Bruns-; wick, où il a enseigne pendant plusieurs années. Ce vétéran ‘s’est donné la peine d’enrégis- trer le nombre d'élèves qu'il a eu sous ses soins pendant sa carrière dans l’enseignement. Ce nombre s'élève à 2,160. IL faut comprendre que là où il a en- seigné pendant plusieurs an- nées consécutives, le num des mêmes élèves s’y trouvent pen- dant tout ce temps ou en partie. 41 de ses élèves. en sortant de son école ont subi un examen à l’école normale et au collège P. W.etont été admis. Jinq qui exercent aujourd'hui le mi- nistère des autels ont commencé l’étrde du latin avec lui. Deux demoiselles ont embrassé la vie religieuse, et un bou nembre occupe des positions responsa- bles dans les diverses sphères de la société. Après un demi siècle d’ensei- gnement, M. Buote se retire de la professiou pour se livrer exclusi- vemeut au journalisme. Convention des Insti- tuteurs Acadiens La convention des. 1nstitu- teurs Acadiens de l'ile aura lieu à Miscouche vers la fin de juillet. Ci-suit un aperçu du pro- gramme qui sera suivi en cette occasion PROGRAMME lere Féance 1—Ouverture. 2— Enrôlement. 3— Littérature française — Je Rev. J. S. Turbide. 2me Séance 1—Les méthodes d'enseigner les commencants. 2— Leçon de chant,—M. Flo- rence Pitre. 3—Remarques et Questions. <r me Séance 1—Astronomie—M. J.Gallant, B. A. 2— L'Electricité —R:r J. A! McDonald. 4me Séance. 1—Ecrit—Le caractère —Mlis. M. Conroy. 2— Leçon d'Arithmétique —M À. Doiron. 3— Remarques et Questions. eme Séance, 1— Géographie—". J. Oct. Ar- seaault. 2—La bienséance que l'insti. tuieur doit observer. Nouvelles de Rogers- ville, N. B. Les travaux du printemps sont presque tous terminés. Le TÜlu a une très bonne ap- parence. Le grain qui est levé promet très bien aussi. Le Rev Père Richard est à faire peinturer l'extérieur de l’é- glise. Il se propose d’avoir un graud “Tea Party” cet été. Nos gens de l’ile qui sont ve- aus s'établir ici sout contents et se tirent bien d'affaire. 1] y a en- qui aimeraient à venir coloniser cette réxiov fertile An Nouveau- Brunswick. Ripans Tabules sure dizziness. Ripans Tabules cure torpid liver. core de la place pour d’autres F FRANCAIS ET ANGLAIS À TERRENEUVE Le gouvernement de Terre- neuve vient de publier une sé- rie de règlements vexatoires Pro- hibant sévèrement l‘exportation L'intention du gouvernement de la boete. est d'empêcher les pêcheurs français de s'en procurer. Les pêcheries de St. Pierre sont déjà ruinées par suite de la promul- gation des règlements. Tout tenä à démontrer qu'il surgira de très graves difficultés sur les côtés de Terreneuve cet été, en- tre les pêcheurs français et an- glais. LA GUERRE Washington, 11—La situation n’est pas changée. Les transports avec les troupes qu'ils portent sont à l'ancre dans le port de Tampa. On croit qu'ils agiront lundi. Le délai des transports est dû au département de la marine qui s’imagine que des vaisseaux les attendent dans les eaux cu- baines. Afin de tirer les trans- ports d'embarras, o se propose d'envoyer une flotte de seize vaisseaux pour les escorter. Les Américains réussissant à dé- truire la flotte espagnole ce sera la fin de la domination espa- gnole à Cuba. La Jamaique, 8 juin.—lLes coups de canon qui ont été en- tendus hier au soir dans le voi- sinage de Santiago, étaient di- rigés sur un torpil'eur qui avait essayé de couler les navires a- mériCains. Il a été découvert à temps par la vigie du croiseur du New Orleans, mais il a réus- si à s'échapper à la faveur de l'obscurité. On n’a counn la na. tionalité du torpilieur que le lendemain lorsqu'ont été trou- vées au rivage deux torpiiles flottantes semblables, dans leur construction, à ceiles qui avaient été trouvées à bord dr Furor. Il parait que le coup d'œil était magnifique lersque les signaux annonçant la présence de l’en- nemi ont été échangés entre les divers navires de la flotte. On a expulsé de Porto Rice un suje: anglais qui était secré- taire de ja iégation. 1l a été, dit- on, maltraité par les Espagnols qui l'accusent d'avoir fourni des renseigrèments aux réfu- giés amérizains de la Ja maique, Londres, 9 juin.—Des mar. chands angiais qui ont d’impor- tants intérets commerciaux à Maaille sont allés trouver l'am. bassadeur Hay et lui ont fait part des exigences exorbitantes des Espagnols qui ruinent le commerce pour augmenter leurs revenus. Les marchands en question sont en faveur du controle des Philippines par les Etats-Uniset ils ont fait part de leurs dédésirs à l'ambassadeur. Maatréal, Canada, .8 jain.— Des espoins espagnols faisant partie du service organisé à Montréai par l'ex-embassadeur d'Espagne à Washington, ont reçu l’ordre de quitter: la ville. . Washington, 9 juin.— Le prè- sident a dit-on l'intention d'a- dresser au Congrès un mesage lul recommandant l'annexion de Hawaii. . Une dépêche a été reçue de Key West, annononçant que les navires de la flotte espagnole sont arrivés à la Havane. Cette nouvelle à senation, manque toutefois de confirmation. 60 YEARS’ EXPERIENCE. TRADE MARKS, DESICNS, COPYRICHTS &o. Anyone sending #& sk quickly ascertain, free, hotte description EE SCIENTIFIC AMERICAN, beautifully illustrated any scientific journal, voekty enerrquintion of 0 SiX mOnths. Speci UOK ON PATENTS sent fre "Aires - MUNN & 361 Broadway. Se Yurk. v# bn À Mag A RL Mid nfTA UE do: A Vo