ne var A AS ARTE EP AS FNAGETTEN Us APS PERTE 7 £ “+ pi ga oi ” CP A D à SET PRES Pan een am Ne L'IMPARTIAT,, JEUDI L surrection nationale, la prospé- | irité du Collège St Joseph, deve: Le Pere LereBvre ET L'aca- bebu aujourd'hui, comme une pe- DIE PAR PASCAL POIRIER tite université. M. Pascal Poirier nous fait connaître aussi tons les hommes qui rivalisaient de courage et de dévouement pour travailler avec le Père Lefebvre, au relê- vement des Acadiens, sans oa- blier ceux qui les avaient précé- dés, et c’est justice, car les uns et les autres ont eu le même a- mour au cœur ; i amour de l’A- cadie et de ses nobles enfants dout le long et héroïque mar- tyre pour conserver ia religion de leurs pères et les traditions de la Mère-Patrie, mérite d'ex- citer tous les enthonsiasmes et de provoquer tous jies sacri- fices. Des figures moins sympathi. REVUE LITTERAIRE vit, en même temps, que la ré- (Lu Paris-Canada) La France qui, à travers tant de difficultés, fait aujourd'hui, les plus louables efforts afin ‘de se constituer un grand empire colonial, en a possedé un bien beau autrefois. Le règne de Henri IV en vit les humbles débnts. Louis X111 et surtout Richelieu le dévelop- pèrent et il atteignit son apogée sous Louis X1V. Mais les revers de la fin du règne du Grand- Roi en marquèêrent la première décadence. La perte de Saint-Christophe, aux Antilles, des territoires de blige !” 1! est aussi vn des grands espoirs de l'Acadir, cette noble patrie qu’il aime par des: sus tout. Les amis de l'Acadie, si nom breux en Franc:et au Canada, qui d’aillenrs sont aussi ses 4 mis personnels, joignent leurs sance à celies de ses chers com- patriotes. J'est à ces derniers qne pro- fitera sur tout son beau travail. Le triomphe de la cause si sainte de l'Acadie, veilà la soule ambition qui le domine! C'estla} seule anssi qui soit digne de son grand cœur. DARBOIS. La Rose du Vatican a la baie d'Hudson, de Terre- Neuve et surtout de l'Acacie, par suite des revers de la guerre de la succession d'Espagne, nous affaiblirent au profit des An- glais, dent les facultés colonisa- trices étaent encore à naitre. . Parmi toutes nos anciennes colonies, il n'en est aucune dont l'histoire soit plus palpitante que celle de l’Acadie, cette terre si française, passée aux Anglais par :e traité d’Utrecht. . L'Acadie, à l’origine, ne eom- ques ont dû nécessairement être montrées aussi dans le cours de! louvrage. On sait que tous les! ennemis des Acadiens n'ont pas | encore disparu, et l'histoire 1m- partiale pour être complète, doit nous faire connaître les défen- seurs et les adversaires. M. Pas- ca! Poirier n’a donc pas failli à sa tâche, en plaçant la noble physionomie du héros qu'il cé- lèbre au milieu du cadre qui lui convenait, et il n’a rien à re- ° : trancher de son récit si facile à prenait que la Nouvelle Ecosse, | saisir pour ceux qui sont tant mais les coions Francais de ce|soit peu au courant des choses pays—les Acadiens—ayant es | de l'Acadie et en même temps, que " TRE re siinstractif pour les lecteurs ans les iles du Cap-|,.; s Breton et du Prince-Edouard, verse RTE un rs- c'est l'ensemble de ces pays qui! proche à M. poirier, sa modestie constitue maintenant l’Acadie.|est vraiment un peu exagérée | Qui ne connaît les infortunes| Qui donc, parmi ceux qui ai. des Acadiens ? Le grand poète | ment l'Acadie et s'intéressent à américain, Longfellow, les alson avenir, peut ignorer la | chantées en vers immortels| grande part qu'il a priseà tont dans son beau poème d'Evange- | se qui a contribué au bien être! line. M. Rameau et M l'abbé! qe sa chère patrie ? Les compa | Casgrain ont écrit l’histoire deiriotes de M. poirier, ses amis, | la malheureuse Acadie, avec|ses admirateurs, et ils sont nom. | une noble passiou. Dans leurs 'breux, seraient henreux de l'en- doucement. En 1853 par une beile soirée d’été, Sa Sainteté Pie 1X, pas- sant dans les jardins du Vati- can, rencontra un enfant dont les mains étaient chargées de fleurs. À la vne dn Saint-Père,) l'espièzle s'arrêta, rougit, baissa les yeux et laissa tomber ses fleurs. Pie 1X, souriant, s’approcha| de lui. : —Où as-tu cuellih ces fleurs, mon enfant ? lui demanda:t-il — Li, dans votre jardin, Saint- Père. — Pourquoi les as-tu jetées à nion approche ? —C'est que, balbutia l'enfant, ma bonne mère m.a défendu de toucher à ces fleurs. —Tu lui as désobé:, mon en- fant, c'est mal ; tu le regrettes, je vois une larme dans tes yeux, je te pardonne pour elle et pour moi. Aimes-tu ces belles roses ? —Je les aime oeaucoup, Saint-Père. —Je te permets de les cueil- lir : mais que veux-tu en faire ? — Je les porteral à ma mère, felicitations et leurs reconnais) ouvrages, le culte de la vérité brille du même éclat que le mérite du style, le soin des re- cherches et la valeur des réflex- ions et des pensées échappées à ces plumes éloquentes, au cours d'un récit dont aucuu écho ne peut redire le poignant intérêt ! M. Rameau est Français, M. l'abbé Casgrain appartient au Canada. L'Acadie a aujourd'hui un historien sorti de son sein. M J'ascal Poirier s'était déja révélé, il y a près de trente ans, par uns première publication : 1 Origine des Acadiens. Cet ou- yrage, tout en n’envisageant qu'un seul côté de l’histoire de l’Acadie, donnait déjà une bou- ne idée du talent de l'auteur. C'est une histoire complète de l'Acadie de nos jours, que l’his- torien acadien vent de faire pa- raître en publiant: ‘“Le Père Lefebvre et l'Acadie”. M. Pascal Poirier a été un des premiers et le pius brilant élève d'une riche pléiade sorti de St-Joseph de Memramcook, ce Collège Acadien que le R. Père Lefebvre, en 1564, réçut au berceau, des mains d'un vé- nérable prêtre. Cansdien comme Jui, M. l'afrance, et doit il fut pendant plus de trente ans, le Snpérieuret,on peut lien le dire, l’âme et la vie: Pendant ces longues années l'influence du Supérieur de Memramcook u'a pas été ren- fermé uniquement dans” l'inté- rieur de son co lège Ne vénérable rligieux aimait l'Acadie, il en était aimé et il s'intéressait à toutes les ques: tions dont dépendait la renais- sauce religieuse. nationale, 1n- tullectuelle et même matériel!e de ce peuple sacriñé. Cette in- tervention du Père Lefebvre dans tous l:s événements con- temporains a permis à sou his- torien aussi bien documenté que consciencieux. de raconter suc- cessiviment tons les faits ou changements qui se sout pro duits en Acadie à l'époque qui | tendre, lai même, nous faire le récit de tout ce qu’il a fait pour le pays ! Le scrupule qu'il é- prouve à lai parler de lui-même lui fait certainement honneur. | : d … . Mais quei inconvénient ce si- lence volontaire et prolongé me | peut-il pas avoir pour l'avenir ?| Lorsque l+s contemporains auront disparu, la nouvelle gé en lisant la vie du père Lefeb- vre, le grand rôle joué par sou biographe et élève dans la plu- part des faits qu’il raconte ? L'ouvrage, à ce point de vue, n'aura plus toute la rigoureuse exactitud> qui donne à l'histoire son suprême cachet. C’est pour- quoi il faut espérer qu'une plume amis et très documentée voudra bien, soit dans une nou- velle édition, soit dans un vo- lame spécial, remédier à ce dé- faut. ll n'en reste pas moins que M. pascal Poirier, par la pubii- cation de ce livre si important et si nécessaire, a bien mérité, une fois de plus, de son pays. Y'est à ce dernier, certainement, qu'il a offert la somme si impor tante de travaii que iui a de- mandée la vie du P. Lefebvre. pour en avoir une juste idée il faut avoir lu, avec piété et at- tention, les trois cents pages consacrées au bon religicux dont la mémoire vivra toujours dans le cœur de ceux qui l'ont coneu et qui ont le même a- mour pour l’Acadie. Faut-il parier des mérités de l'écrivain ? M. poitier, on le voit très bien à la lecture, connait tous les meilleurs ouvrages Français ; nourri à l'écoe de nos grands écrivains, il a acquis dans leur fréqnentation ce style st facile qui n'exclut nullement l'élégance ! Et, c'est avec un channe toujours nouveau qu'on parcourt tout ce qui sort de sa plume aisée et entrairante. 11 est ane des gloires des iet- tros francaises de l’autre côté de l'Atlantique. et “Noblesse o- mn of EP PR TEE pération pe pourra -soupçonner, ba les gardera en souvenir de | vons. | —Quel est ton nom, mon fils ? —On m'apelle Léonillo. Pie 1X embrassa l'enfant et jiui douna sa bénédiction. | Léonillo restait soucieux, le- | vant ses grands yeux noirs vers |le sonverain Pontife. Cette muette requête fut | comprise par le cœur de celui [qui savait se faire petit avec les petits. —Tu désires encore quelque -hose, mon petit enfant ? —$Saint Père, vous m'avez donné votre bénédiction à moi qui dévastais vos jardins, bénis- sez donc aussi mon père, qui combattait autrefois contre. vos soldats. —Je le béris de tout mon cœur, mon enfant. Je lui par- donne, comme je pardonne à tons mes enfants rebelles. , —Oh que ma mère sera heu- reuse ! — Va la rejoindre, aime le bon Dieu, obéis à tes parents en | | | | | | ! viens-toi que lé Panc t’a béni. Le souverain Pontife s'élei- gna. Nous sommes au mois de novembre 1867. De graves évé- nements venaient de s’accom- plir en Italie, et une lutte s'é- tait engagée entre les Zouaves pontificaux et les bandes révol- tées Peu de jours après la bataille de Mentana Pie 1X visitait une ambulance où se trouvaient plusieus garibaldiens et s'arrêta |devant ie lit d’un jeune homme [grièvement blessé. __C'est un tarbonaro, dit à voix basse l'infirmier ; il refuse tout secours religieux, et cepen- ‘dant il va mourir. Pauvre enfant, murmura Pie iX,enu se rapprochant du blessé. 1] yent,entre le Pontfe et lui,-un échange de regards. Le he jeune homme tressaillit. | PRE EE ce quiest juste et bon et sou-: E 5 JANVIER, 1899. ROBT. T. HOLMAN'S - Fall Goods Are arriving Daily from the Best Makers in United Kingdom, United States, Canada. VARIETY NEVER S0 LARGE, PRICEN NEVER SO LOW FARM PRODUCE BOUGHT FOR CASH, ROBT. I. HOLMAN Saummerside, Sept. 15th. 1898 —Me reconmaissez-vous. L‘0- nillo ? dit le Pontife : vous rap- pelez-vous la rose blanche du jardin du Vatican ? | —Oh ! je m'en souviens sans | cesse, répondit le moribond, en | s’efflorçant de cacher sa fizure dans ses mains ; j'étais henr-ux alors: : aujourd'hui, je n'ai plus d'amis. - Nesais-je pas votre ami, votre père ? | —J'ai offensé votre Sainteté, jai vorté les armes contre le! Pape | —Le Seigneur, dont je suis l'indigne serviteur sur la terre, pardonne tout an repentir. | —J'ai été égaré par de faux. amis. Ah!si j'avais suivi les! conseils de ma mère ! : Cette bonne mère, où est- elle ? ——Elle est morte. A ces mots, saisi d’un trouble profond, le blessé porta la main à sa poitrine : la blessure ou: verte laissait couler son sang. Alors son regard rencontra les: yeux de Pie 1X, etil eut la | force de crier : _—-Saint-Père, encore une fois ! Le Pape se pencha vers lui ; il y eut à voix basse un entre- tien suprême, et l'on vit ja main qui a toute puissance £e lever sur le mouraut. pardonnez-moei EeCeOe eo ? ÿ GUERISON RAPIDE © DE LA TOUX e ET DES RHUMES. ® Pyny-Pectoral Le remède canadien pour toutes les affections de la GORGE ET DES POURIONS 25. cts la grande boucsille, ‘6Oe © DAVIS & LAWRENCE CO. Limited, ® © Prop, du Perry Davis Pain Killer, © æ © New York. Montréal, ? DeDeOe DeDe 9 Recherches Infructueuses, L'expédition envoyée à la re- | cherche de l'explorateur An-! drée, par je gouvernement Sué. dois, est rentrée à Stockholm après avoir passé plusieurs mois en Sibérie à chercher des traces d'Andrée et de ses deux compa- gnons dont on est sans nouvelle positive depuis son ascension en! ballon. CHEÉEAPES]I1 Make them onrselves nn Write For Curs AND PRICES FURNITURE Good, ;-trong & Cheap MARK WRIGHT & CO. Charlottetown && WRITE FOR CUTS AND l’RICES. Jan 6th 18)5 x. la douleur plus vite que tout autre emp'âtre. leaux on peut couper P € on devra't en avoir J pour les cas urgents ei Ltd., MONTREAL, Nous garantissons que > Mis en boîtes de 25 cts £ OL ou en roulcaux d’une l verge de long, au prix toutes les dimensions, imyrévus. Dffiez-vous des contrefaçons. à ces Pilusters allégeront de $1. Dans les rou- A Da&L Dans chaque famiKe D né DAVIS & LAWRENCE CO, UE: : : de Fu < Le ES mr à > PR 1 APRES LS Pre B ie le ere Dctoiarne0, rien HE viareer ae . sn tte En mt [A UNITED STATES WALL M,» FRE A copy of our handson:: map 48x34 inches, print in colors and mountel on a roll: will be sent to any address on recei + lof 15 cents in postage to pay for pac. ing and transportation. P. S, EUSTIS, Gen’ Pass’r Agent C. B. & Q. R. }. Chicago, Il. mn Ripans Tabues: for sour stomagL. Ripans Tabules: ple:sant laxative. | | | | | Ripane Tabules eure ianndiee \ + ir de smith né EE