L'IMPARTIAL + RIT LUS UE dm guess menme. Done» dés PORC Rd L schéma de a : is rs - æ ee ee - pme os olsons hqe a 2 CP ee EL oep r L CR ARG ruÉÉ E EAE pnepgnnr C e dre qe ee in LE PRE Lun) à L'ENLEVEMENT CONTE MILITAIRE —Comment, c'est encore vous, lieutenant ? —Oui, mon commandant. —Vous ne venez pas, je Sup pose, me demander une secon- de fois ia main de ma fille ? Je vous l'ai retusée hier, je vous la refuserai aujourd'hui, et je vous la refuserai toujours. C'est bien entendu ? —Alors, mon commandant, vous voulez que Mlle Herman- ce meure vieille fille ? — Une vieille fille, Herman- ce, qui n’a pas encore dix-sept ans ! Non, non commandant ; je veux dire que si vous refusez toujours de la marier, il arrive ra un momeat où Mlle Her- mance aura des chevenx gris. . —Et alors ? Alors quand on a des cheveux gris ou n'est bon qu'à prendre sa retraite ? Eh bien, monsieur, moi qui vous parle, j'en ai des cheveux gris ; je me sens néanmoins $s0- lide et vigoureux comme à vingt ans, et prêt à toutes le: audaces, à tous les courages. Qu'est-ce que vous me anquflez | avec vos cheveux gris ? | — Il nes'agit pas de mon commandant. Qui donc o cela, as. - Après la valse, je reconduis ma jeune fille à sa place et vais trouver le père, qui causait, de- \vant la chiminéec, avec un pe- [tit gros qui soufllait comme un phoque. J'entraïne le receveur dans l'angle d’une porte, et à brüle-pourpoint : ‘__ Monsieur, lui dis-je, j'ai- me votre fille, et j'ai l'honneur de vous demander sa main. “Le receveur étonné, ajuste son pince-nez et me répond : “__Mais, monsieur, je n'ai pas, moi, l'honneur de vous connaître. Qui êtes-vous ? “__Edgard Beauperthuis, lieutenant au 229%e de ligne, viugt-cinq ans, seize mille Hi vres de rente, fils du défunt colonel Beauperthuis, et j'ajou- terai, dis-je en m'inclinant: que j'espère bien mourir avec les cinq gallons, comme feu mon père. “Je suis très flatté, réplique le receveur en s’inclinant ; mais j> n’ai pas encore songé à marier ma fille et vous me pre- nez au dépourvu. J'ai besoin de réfléchir. “__Combien de temps ? —‘ Quelques jours. “_Je vous donne dix minu- tes. ‘ - Dix minutes ? Vons êtes fou. “__En ioute autre circons- -+ A serait mettre en doute votre va- leur ? elle est aniversellement | vos oreilles, cette impertinente connue, et ceux qui, Comme| moi, ont l'honneur de servir! sous vos ordres sont juste-| ment fiers d'obéir à un pareil| chef. | — Enfin, ne parlons plus de cheveux gris; qu’estce que! vous voulez ? | — Mon commandant, je viens, vous demander un conseil? | —1l faut donc toujours que, vous *demandiez quelque! chose ? Enfin, allez, je vous é-!|insistance me flatte, et, si vous | lancia,” qui porte la malle de coute. | —Voici, mon e-mmandant | venir chez moi dans huit jours, | partir hier à onze heures du . | Je suis amoureux fou d'uue! jeuve fille. — Encore ? Vous êtes donc amoureux fou de toutes les|nez huit jours comme à un do-|qui s'était embarqué sur ce na- . » : : s : { jeunes fiiles ? c’est insensé ; n'importe continuez. | — J'ai demandé sa main ; ses } parents me i'’ont refusée. | —Et pourquoi vous l'ont-ils refusée ? —1ls ne me l'ont pas dit. | —1ls ont eu tort, ils devaient | vous le dire, parce que s'ils] n’ont pas une raison majeure, | ce sont des idiots, N'essayez | pas de prendre leur défense, ce | sont des idiots. Comment, un officier distingué, jeune, bien. tourné, riche ct portant un bon comme ou agit quand on a | Pitirre. Les rebelles étaient re- uom, comme vous, fait à ces|l'honneur de porter l’épaulette. | tranchés d:rrière un mur de pécores l'honneur de leur de-}Et vous l'avez, l'épaulette. Al-| pierres : ils ont été délogés et mander la main de leur fille, et lons ! ne re.tez pas là à me poursuivis jusqu’à la planta- ] > se 3 "a rala. | …S » à Lys : ils refusent sans raison vala- regarder comme une tourte, tion Economica ; les Espagnols ble ? 1ls sont ua peu trop dif-|et allez m'enlever votre jeune | ont fait nne charge furicuse et ficiles, en vérité ! — N'est-ce pas mon comman- dant ? — Voulez-vous que j'aille! leur dire leur fait à ces gens- là ? Ce sont des pékins proba- blement qui n'aiment pas l’ar-| mée ? C'est dégoutant ! Ah si —Et si, malgré l'enlèvement. | < D j'étais à votre place ! —Que feriez-vous, #1 vous é- tiez à ma place. —Eh parbleu. je ferais ce que le père ue pourra plus rien! j'ai déjà fait. “Ecoutez, d'ailleurs, cette petite histoire et profitez-en, si vous en êtes capable, J'avais a- lors vingt-cinq ans, j'étais lien: tenant comme vous. Un soir, an bal de la préfecture, je re- | J'aurais tort de tauve, je vous ferais payer de réflexion ; mais je veux être calme. Dans dix minutes mon- sieur, j'aurai l'honneur de venir chercher votre réponse. “Et je m'éloigne sans lui laisser le temps de formuler une nouvelle sottise, que cette fois je n'aurais pas acceptée froidement. Lix minutes plus tard, je le rejoins et lui renou- velle ma demande. “__Monsieur, me dit-il, votre voulez me faire l'honneur de je vous ferai connaitre ma ré- ponse. ‘Huit jours, vous me don- mestique ? C'est charmant ! Bref, vous ne voulez pas me ré- pondre avant huit jours ? ‘C'est impossible. ‘Vous ne me feriez pas la grâce de sept jours ? “Non, mousi:ur. ‘__C'est très bien. ‘“_Jeux heures plus tard, j'avais enlevé la jeune fille et, le lendemain même, son père, informé, consentait à m'appeler son gendre. “Voilà, mon cher lieutenant, fille. —Mais......……. — Prenez votre képi et... par le flan: droit, marche ! — Alors vous me conseillez, mon commandant... —Tout de suite. le père s'obstinait 2... — Vous dites des bêtises. jeune filie sera compromise et vous refuser. —Ma cause sera donc ga- gnée ? — Parbieu ! d’une seconde ? — Evidemment ? différer | oui, mais pas la mienue. —Cependant mon comman- dant, vous vous êtes marié dans les mêmes conditions. —C'est possible, monsieur, mais Je n’était pas allé deman- der des conseils à mou futur beau-père. . —Je vous ferai remarquer, mon commandant, que j'ai en- levé Melle Hermance avant de venir vous consnlter. —Exfin, monsieur,où est ma fille ? —Elle est chez ma mère, mon commandant. Vous vous êtes conduit en the benefit of his creditors. purchasers will find it greatly ofF. belton Branch store. Alberton July the 15th 1896 Wilkinson’s old stand for Big Ba John l. Brenvan | James P. Thomson | Assignees To Whom it May Concern— Take notice that Thomas Wilkinson, merchart of Alberton, has assigned his Stock, Book debts, judgement etc. tous for We have therefore to request all parties indebted to the said Thomas Wilkinson to call at the old stand at as early a date as possible and settle up their respective accounts, In order that we may close up the matter. There being a large an‘{ well selected stoc Clothing, Groceries and Hardware ete on hand, intending to their advantage to call at rgains. We are bound to sell kof Dry Goods This notice also includes the patrons of Wilkinson’s Camp- honnète h1mme ? —O mon commandant ! —C'est bien, je vous donne dix minutes pour me ramener ma fille, et huit jours pour pu- blier vos bans. —0O mor commandant ! . —C'est inutile de m’'embras- |ser ies mains ; j'ai des joues | pour cela. Et puis, et puis, ce n’est pas non plus la peine de pleurer. Allons, allons, en route, et ramène-moi tont de suite ta femme mon gendre. Have will be happy. LA REBELLION CUBAINE and gravel for a flat roof. La Havane, 19—Le général. Moline dir qu'en se portant a- | vec la canonnière “Contrameas- tre” au secours des troupes es- pagnoles qui avaient °u un en- gagement avec les rebelles à Rio Hondo, près de Trinidad, ii a découvert sur le rivage quelques groupes d'insurgés. Il a envoyé à terre un détache- ment d'infanterie de marine ROOKF? you a roof that you have tried all kinds of Roofing on and cannot get tight and waterproof? 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Le consul général Lee, en ayant été informé, a approuvée | la conduite du capitaine ; en- fin, la police a consenti à lais- ser partir aujourd’hui le ‘Vi- bord. Le colonel Aguilera rapnorte que cent cinq soldats de cava- lerie ont eu un engagement à Conüree, près de Madruga, a- vec trois cent cinquante rebel- les commandés par Delgado ct 4JOSEPI GALLANT® —NEGOCIANT EN— MARCHANDISES SECHES, GRO. CERIES, BOIS, CHARBON, PRODUITS DE TOUTES SORTES RUNSTICOVILLE À P E ST. JOHN LIME. gilancia" avec son passager à) A large stock at reduced prices. AIT kinds Heating and Cooking Stoves. Farmers‘ Boilers, Etc. AT IOWEST PRICES. Brace, McKay & Co. Summerside P. E. 1. Oct 17th 1896. les ont complètement déroutés. | Les insurgés ont laissé quarante | tués sur le terrain ; ils ont em- | porté beaucoup de blessés’ Les | | Espagno!s ont perdu deux! [hommes ; deux soldats et deux lientenants sont blessés. | ii peû i 4 Îl il fl Lis 2 se age le et pes ve l'ENA A AR ales for 1895 -168,327 RS FI SÈSÈ SI | ——The Great BLOOD PURIFIER | —AND— | LIVER REGULATOR m 209 days’ Treatment for are #2 | Composed of | publie. Herbs, Barks and Roots. er COR er GO De © De, O Dar. DO EE er QT: OC ï à EE HUIT PAGES. FR = #'ampartial = De er Dr O ER — 2. Î 7 ss js Ji Cle Gr] SE Pr je, à Œ., : 6 ls his ar st se ler ss start nn ——_——" TT dé JOURNAL HEBDOMADAIRE —— a a) ie. . "+ ossi 4. TA GED LA ED CP SÈTESCÈTÈSÈ La Our Native Herbs pétena avec energie les droits des Acadiens de l'Ile du [Prince Bdohard. Sr | | bébé SR NNNEÉ | L’Impaïtial n‘a pas de rival pour la variété ct la de nouvelles et matières intéressantes quil And will Positively Cure all gù 4 Diseases arising LIBRAIRIE FRANCAINSE pu COMTE DE PRINCE. SUMMERSIDE L P. E. 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