\ L'IMPARTIAL JEUDI. LE 19 MAI, 1904, _ _ Sous ce titre nous reproduisons du Courrier de Montmagny, Y'ex- cellent article suivant qui peut s'appliqué, de tout en tout, à un trop grand nombre de nos Aca- diens et Acadiennes des jrovinces maritimes : (On nous étrit de Québec :) Ceux qui s'imaginent que les Anglais nous aiment d'un amour tendre se trompent singulièrement, car ils se croient toujours la race supérieure, et, si parfois, ils font des façons, ou des courbettes, à quelques-uns des nôtres, c'est dans l'espoir d'en retirer quelque béné- fice ; ce n’est pas par affection, qu'on ne s'y méprenne pas ; chez eux, c'est l'intérêt qui est la me- sure des actions. Ces réflexions nous sont inspi- rées par ce qui se passe ici, et celui qui vous écrit ces lignes sait exac- tement ce quien est. Dans cer- taines familles françaises, c’est une mavie de faire les anglais. On s’i- magine que ceux-ci sont les seuls gens'chic. Leurs jeuues filles, éle- vées dans ces idées stupides, re- cherchent particulièrement la soci-| cté des anglais ; elles se croient su- périeures à leurs jeunes compa- triotes, si elles parlent l’anglais, au risque d’écorcher cette langue, et de s= briser les mâchoires. On les rencontre sur la rue où elles parlent très haut, même à leur petit chien, mâchouillant un anglais détestable. Hélas ! quelle aberration ! La lan- gu : française n'est-elle pas la plus belle et la plus savante qui existe au monde? N'est-elle pas recon- nue comme la langue de la diplo- matie et de la galanterie dans toutes les cours et toutes les grandes fa- milles de l’Europe ? Qu'on apprenne l'anglais, par- faitement ; qu’on le parle quand la chose est nécessaire, c’est très-bien et nous devons même encourager la chose! car un homme qui parle deux langues en vau{ deux ; mais ce qui est une honte, c'est de s’an- glifier et de sé croire à cause de cela supérieure aux autres. Allez voir si les jeunes anglais ou anglaises parlent le français et vous verrez que non...et c’est là leur grand tort; ils ouelles croi- raient dégénérer en le faisant... Il y a bien des années déjà, une an- glaise de haute futaie, à Québec, reçut à ce sujet une sévère ieçon. C'était lors de la visite du Prince de Galles, le Roi actuel. Un juge donna un bal en son honneur, et, en toute politesse, le Prince invita À danser la demoiselle de la maison, et lui adressa la parole eu excel- ent français. ‘‘I do not speak french,” répliqua-t-elle avec dé- dain... __“Wraiment, riposta le Prince, vous me surprenez beaucoup, Car chez nous iln'y a pas une jeune fille de bonne é“ucation ‘qui ne sache le français.” Tête de l’an- À Propos des Anglais XO garden-party tous les officiers d’une L'Intemperance | L’Ascension de Notre Seigneur Cette fête est une des quatre plus anciennes que l’on célèbre dans l’église. St-Augustin la Copie instituée par les apôtres. Elle se célèbre le quarantième jour après celui de la résurrection, parce que Jésus-Christ monte au ciel en pré- {1 est reconnu que le plus grand nombre des crimes qui se commet-| tent dans le monde ont pour cause directe l'abus des liqueurs eni- vrattes. À quoi faut il attribuer ces meurtres, ces attentats meur- La leçon eut son effet, car cet excellent juge s'empressa, après cela, de faire enseigner le français à ses enfants. Nous avons souvent assi-té à des —.. McDonald's Condition x Powders x -3XO There is no better Blood Purifier or Nerve Tonic in the world. Every package is guaranteed. Put up in full pound packages. Price 30 cents. ‘’l'he ordinary so-called condition powders are put up in half pound packages and sold without guarantee at 25c. a package. Mac- triers qui se produisent tort au- tour de nou:? À l’alcool le plus souvent. [e Canada français, ce pays autrefois si paisible, n’est pas exeimpt du fléau de 1 ivrognerie et des crimes monstrueux qui en sont souvent la conséquence. Ses jour- naux nous racontent périodique- ment d’effrayants exemples de ces assassinats qui font frémir d’hor- teur. © Te nommé Goyette, qui a été exécuté récemment pour un double meurtre, était un alcoolique invé- téré. Comme il l’a dit lui-même avant de monter sur l’échafaud, en manifestant un profond æepentir de sou crime, c’est la boisson qui l’y avait <ondwit Goyette est mort en montrant des sentiments de re- gret de son crime, et on peut espé- rer qu'il aura trouvé miséricorde devant la justice divine, mais quelle responsabilité n’avait-il pas sur la conscience par le fait d’avoir envo- yé dans l'éternité deux créatures qui ne songeaient probablemeut pas à paraître d'une manière si i20pi- nés devant le Souverain Juge. On serait porté à croire que p.us a civilisation avance, plus le vice dégradant de l’ivroguerie s’enracine dans la société. qui sont enclins à ce penchant * fu- neste, -quel que soit le degré’ de leur éducation, quel que soit teur position sociale, marchent en a- veugles vers un abîme où is tonfbe- rout fatalement, tôt ou tard, ét bien souvent le ter me d’une vie plus ou moins longue de désordre et d’orgie est la cour d’assises cri- minelles quand ce n’est l'asile d’a- liénés. Les malheurs causés par l’intem- pérance sont si nombreux et si na- funérailles à Québec. Les Cana- diens-français, toujours généreux et sympathiques, suivert en grand nombre le cortège funèbre des an- glais ; ceux-ci en font-ils autant pour les nôtres ? Non, l'expérience de tous les jours, et surtout celui de la semaine dernière, est là pour le prouver. Il en est de même lorsqu'ils donnent des fêtes ou des bals, ils n’invitent guère les nôtres et quand ils le font ce sont nos a- glifiés qu'ils reçoivent. Ceci nous rappelle une mésaventure arrivée, il y a quelques années, à uu ‘uge québecquois dont la famille fait des anglais ses beaux .dimanches. Il donna un bal auquel les an- glais avaient été invités en grand nombre. Malheureusement, le même soir il y avait un autre bal chez un anglais. Or, les anglais s'y rendirent tous, négligeant l'in- vitation du juge français. De lèur côté les canadiens-français, délibé- rement s’abstinrent aussi. A l'heure où la musique allait com- mencer, les invités n'avaient pas encore fait acte de présence. Les jeune filles, le programme à la main, attendirent vainement des cavaliers pour s’y inscrite. 1e bon juge conta fleurette à sa ‘‘douce,”’ les jeunes filles mordirent leurs crayons et le réveillon demeura in- tact, faisant, lui aussi, tapisserie. Je puis aussi mentionner qu’un canadiens-français important, il y a trois ou quatre ans, invita à un sence de ses apôtres quarante jours après qu'il fut ressuscité. Du temps Île St-Augustin, les fêtes de {a Passion, de la Résurrection, de) l’Ascension et de la pentecôte, é-) taient célébrées partout où la foi de Jésus-Christ était reçue. On peut regarder celle ci comme la fin et le dernier accomplissement de tous les mystères de l’Homime- Dieu. 11 quitte la terre, et il re- tourne auprès de son Père, après a- voir rempli sa mission et consom- mé son sacrifice. En quittant ainsi la terre pour monter au ciel, qui est le lieu de son or'gine, il nous apprend que nous ne devons pas nous attacher à ce monde pé- rissable ; que la terre n'est pas notre véritable patrie, que nous en avons une autre dans le cici, à la- quelle nous devons sans cesse aspi- rer. Il nous a mont:é le chemin pendant sa vie, et il nous muntre aujourd'hui le terme. Prenons la même route que lui, si roïs vou- lons entrer au ciel après lui; sui- vons ses exemples, si nous voulons avoir part à ses récompenses ct à sa gloire. La fête de l'Aicension est une fête ‘l’obligation. THE DELINEATOR FOR MAY Le: malheurçux In addition to an elaborate por- rayaf of current fashions and other matter of special interest to women The Delinea'o; for May contains li- terary and artistic features of the highest exceilence. In fiction, there are two short stories : His Fiancée, by Virginia Woodward Cloud, a delightful tale of a girl and her adviceful cousins and awe- some mother-in-law, and The Bat- fregate anglaise qui se trouvait dans le port, mais aucun d’eux daigna s’y rendre. Voyez vous souvent des anglais, ce qu’on appelle de bons partis, ma- Donald’s Condition Powders are put up in full pound packages and are fully guaranteed, and sell only at 3oc. a pound. See ? MacDonald’s Drug Store, Water Street, Summerside, is headquarters or Pure Drugs and Veterinary Rémedies. JAMES MacDONALD, D. V.S. Summerside pr THE FAIRBANKS Gas and Gasolane Engines FOR ALL POWER PURPOSES BUILT IN ALL SIZES These Engines are the Cleanest, Most Convenient and Most Economical Form of Power. 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Il ap- que la future est riche...C’est un | bartient aux sobres de montrer coup de dé...de même qu'il ÿ 4 |j'exemple à ceux qui seraient teu- des mariages qui sont une loterie, |{£s de se laisser rouler dans la ou équivalent à un bazar...tant de | ange de l'ivresse ; il appartient à billets, tant de chances...Mais ve || nons à nos angliflées...que devien- vrants parfois qu’il semble que l’on devrait prendre en horreur cette eau de feu—comme l'appeiaient les ldramatic chaper of the Evolution lof a Club Woman, by Agues Sur-| brige. toi, of ‘'eunessee, is the first of a, Times. Among the present-day| great. Sembrich, the fa- mous soprauo, is the subject. of an interesting article by Gustay Kob- bé, the illustrations of which are of special value. In Around the World in Kighty Pictures the rea-, der is taken into a field of greatest interest—Japon and Corea. Lillie Hamilton French's reisarks on Mo-, Mie. a société de faire des lois pour ré- | gler le trafic de l'alcool, de le res- nent-elles ? Eh bien ! , quoi, elles |{rcindre dans la plus grande me- montent à grains, deviennent des | sure possible et de faire observer parchemins, conservant un vague |jes règlements qu'elle aura édictés souvenir de quel'qu-adidou an-|[a vente et l'usage de la boisso: £ ù : : n’on , . ; thers and .Marriageable Sons will glais...et elles n'ont que ce qu -| ue sont pas en soi un mal, mais le * 2: à Ç be gr:aily enjoyed, and Dr. Mur- elles méritent. inal existe dans l'abus. Si tous les ray's instructions iv regard to the N'est-ce pas là l'expénence del ivrognes invétérés pouvaient être | : P care of the mouth and teeth will be! tous les jours ? Que nos canadien-|-mpêchés de se vrocurer de la bois- ; biés de d tte A ” | found helprul by everyone. In ad-; nes-françaises cessent dant cette | jon pour satisfaire leur passion dé- |... ; M : : 1 nus : äioule dition there are engaging storks! manie qui les rend aussi ridicules |gradante, ce serait un grand ser- | s. 1 Fr nn", . [and pastimes for the little ones, que détestables. vice à leur rendre, la société serait er s D Li L j .nd timely information for almost PATRIOTE. moins employée à la répression des l:5 maisous de santé s€ glaise. Crlules, uk | every department of the home. | 24 avril 1924. | HAD OVER 500 BOILS. raieut moins remplies et il n'y au DAUGGIHG WOA'T CURE CHATARR - All the medicine in the world taken into the stomach won't cure catarrh, and it's useless to squan- der money on tablets, bitters and liquid remedies. Catarrh isa di-! sease of the nasal passages, throat and bronchial tubes. Stonrsæl medicines can’t reach these parts. It's cnly fragrant healing Catarr- hozone which is breathed ali through the air passages that sure to 1each the seat of Catarrh. No failure ever known if Catarrh It heals and do: is ozone was used. sent’t itritate ; it soothes, kilis the germs and therefore cures. Use ( tte instituti it uais- [nent que cette institution prit 1 rait pas autant de familles plongées Le progrès de | This an exaggeration to you, malheur. ph 28E | BUT IT 1S TRUE. | All sufferers from Bad Blood should read dans 1: sance dans le diocèse de Vienne en no Dauphiné, sous l’épiscopat de S. PRE PMR de Sn Marmert. Ce saint évêque, voyant AGE ALL MOMEN PRETTY ? son diocèse affligé d’un grand nom- Quits an uunecessary question, bre de calamités, POP à SO | because so many woinen have such peuple de faira des processions S0-| 6x coinplexions. We want tu lennelles et des prières publiques, |i.j] 41] women with pale sallow accompagnées de jeuñes et d’autres | jets rotone - MD pénitenses qu l'on appela Roga- quickly imparts fine color and gives tions, pour faire cesser ce fléau de|ihe skin a clear, rich appearance. la colère divine. Le peuple y con Lys pure blood that makes fine sentit. On fixa ces rogatious a'1x trois jours qui suivent le cinquième dimanche après Pâques, et bientôt ce pieux établissement fut adopté ar toutes les églises des Gaules Le premier Concile d'Orléans. about this miraculous cure by BURDOCK BLOOD BITTERS. - CURED IN 1885. Mr. David F. Mott wrote us from) Spring Valley, Ont., in 1885. He said :— I suffered from impure blood and had | over 500 boils, but since taking af | DOCK BLOOD BITTERS I am entirely cured, and can recommend it to any per- | son troubled with bad blood. | CONFIRMED IN 1901. Mr. Mott writes us from 62 Broad St, Utica, N.Y., under date of Dec. 31st, 1901. He says:—Some time ago I re- ceived a letter from your firm, saying that some years ago you received 8; testimonial from me, stating that I had over 500 boils. Yes, sir, 1 had, and | [ must say that I have never had the re-, appearance of one since I took the course ! of your BURDOCK BLOOD BITTERS. 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Mrceuen Co. I C = ToBONTO, ONT. de piété et de ferveur les fidèles E ci s'acquittèrent de cette obligation A in a # » À M demande s ègne des enfants de Clo: Gire Dani RT . { OBTÈNUES 22H48 TEMENT + Avez-vonanair idée? Sioui, demandez DOË : 4 Guide des Inven‘eurs pour Savoir Comm ? g'obtiennent les patcutes. 2uformations fourlut*+ vis, quelque tetps après, l’ Eglise romaine adopte ellemême cette in: - On demande une fille pour :a re- by John H.!° Whitson, a college story ; also a & MN “Let the The story of Catherine $e- | £ vi=r. conspicuous in the early his- | serirs on Great Women of Pioneer © Tr ea. 2, we LR. -2, °C LIT "ET DENTS DT DE 09e SEE > ce 3 LL DS “LEP - Co EE RCD. RIRES LES RE 1e ae EE RD Te, din TN TEE A GOLB DUST iwies do your work.” 2 OR 4e RE RÈRX 1 GOLD DUST is a woman’s best friend when wash day comes around. It makes the clothes sweet and clean. Takes only half the time and half the labor of soap. Just follow directions on package. . Made only by THE N. K. 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