æ CRIER | CP ORNE APT | ! : ; : | | sos mihitshosient Fébrthidtstiehe-tn-rr _ … Mae“ dértaert % no je UOTE TOR DEL ENT E. À SU PS dis 2 fut: ut CR nn Ne S1R CHARLES TUPPER Extraits de sen diseours pro- noncé le 16 mai au Windsor Hail, Montréal. LES DEUX PARTIES Deux partis sont en présence devant les électeurs du Cana da : , ten 2 Le parti libéral-conservateur qui jouit dans tout le .Canada, j'en ai acquis la certitude de- puis longtemps, d'une populari- té toujours croissante. 11 mar- che dignement sur les traces du partisemblable en Angle- terre et observe la glorieuse é- popée des institutions politique de la Grande-Bretagne, cher- chant à se créer des relations à l'étranger et à resserrer par tons les moyens possibles les liens commereiaux qui font la gloire et la prospérité d'un peup'e. En face de :e puissant parti, se dresse pour lui disputer le pou‘ voir parti libéral. Et tout d'a bord:.ourquoi ce nom de partili- béral ? Qui donne le droit à nos adversaires de se dire libéraux ? Qu'est-ce qu'ils ont fait pour notre pays ? Mais ils n'ont rien fait du tout. Est-ce la fixité et ls stabilité de leurs principes ? Mais ces principes, quand ils en ont, ne sont jamais les mêmes à cha- que campague électorale. Je crois que ce titre de “par. ti libéral” nos adversaires n'y ont pas droit. 1ls l'usurpent et je n'en connais qu'un seul qui leur revienneen toute justice, cest celui de “parti de l’obstruc tion”. Obstructionnistes, les libé-. raux l'ont toujours été. 1ls l'ont été quand nous avons voulu é- tablir la Confédératios. ls l'ont été quand nous avons voulu construire le Pacifique Cana- dien. 1ls l'ont été quand nous avons inauguré le politique na- tionale. et, plus près de nous, 1ls l’ont encore été quan1i nous avons voulu rendre justice à la minorité manitobaine . Les Ecoles S'il est un homme qui àu- rait dû aider la gouvernement à liquider cette difficulté c’est certainement M. Laurier. La Constitution protège les minorités, le Conseil Privé dé- clare que jes privilèges de Ja minorité catholique du Manito- ba lui ont été injustement reti- rés et que ie pouvoir central a le devoir d'agir. Voilà résumée en deux ligne toute la question des écoles. Quel était le der oir da gouver- nement ? Certes, personnes ici, je ne crains pas de le dire, ne peut- être plus protestant que moi, Un tel chef.n'est même pas digue de haine, il ne mérite que la pitié. Pour plaire à M. MeCarthy, pour lattirer à lui, ainsi que M. Martin, M. Laurièr a proposé à la dernière session, le renvoi à six mois du bill des écoles. Or, M. McCarthy a été autrefois dé noncé par M. Laurier comme le pire ennemi de Ja réligion ca- tholique et de la langue fran- TE ’ L’IMPARTIAL sorte, elles feraient tort a la cause libérale, entraveraient le triomphe des idées der libres-é- changistes'et retardcraient l’avè nement au pouvoir des préten- dus sauveurs du peuple. Et vous savez, toute vérité n'est pas bonne à dire. Léjà on a mentionné le fait que les pommes de terre se don- naient presque pour rien aux Etats-Unis. Aujoard’hui, il s’a- çaise. De M. Martin, ilest inmu- tile de parler. Voilà les hommes auxquels M. Laurier tend Ja main pour tâcher d'arriver au pouvoir ! Je comprends qu'il faille pa- yer d'audace quand on est en aussi mauvaise compagnie, aus- si M. Laurier ne craint-il pas de m'accuscr d’être l'ennemi de sa race. Je dédaigne de semblables accusations. Mes quarante ans de vie publique répondent pour moi et si sir Greorges E- tienne Caïtier vivait il pour- rait dire, lui le véritable patri- ote, ce que j'ai fait pour tous sans distinction de race ou de croyance. Je conserve précieu- sement des lettres de Jui qui sout pour moi comme une con: solation devant les attaques et les calomnies de mes adver- saires. LIiBRE-ECHANGE VS AGRICULTURE Toutes les fois que l'ouvrage se fait rare dans une ville, les journaux libéraux disent que c’est la faute de la protection. Et pourtant, sans le tarif pro- tecte..r inauguré en 1879, que seraient devenues nos différen- tes industries ? Nos marchés auralent é‘é inondés de pro- duits américains. la plupart de nos manafactures qui font la richesse de nos grandes villes auraient fermé leurs portes, et des miiliers et des milliers de bras seraient sans travail. Toutes fois que quelques-uns de nos produits agricoles sbis- sent une réduction de prix, les journaux rouges s'écrient que c’est la protection qui est cause de ce malheur, et demandent qu'on nous ouvre les marchés de la grande république amé- rivaine en faisant disparaître les barrières douanières que le ta- rif protecteur a élevées entre le Canada et le Etats-Unis, dans l’intérèt de nos industriels de nos agriculteurs et de nos ouvriers. Les adversaires de la protection cherchent à s'empa- rer de l'opinion publique en prônant les bienfaits du libre- échange. “La récolte, disent-ils a été très abor<ante cette an- née, mais malheureusement, mals je suis le chef d’un parsi | qui se respeete ot qui opens) la parole donnée. Comm père de la confédération, je puis af- firmer que si la clause qui pro- tège les minorités n’y avait pas été insérée il n’y aurait jamais eu de confédération et nous se- rions encore dans le Nord de l'Amérique quelques provinces faibles et désunies. Si ce qui arrive au Manitoba s'était produit dans la province de Québec, il n'y a pas un pro-| testant quin'en aurait apaelé| au pouvoircentral en lui deman- | | dant d'agir. | Notre devoir est donc bien! braves habitants de la campa- simple : Nous maintiendrons la | gne ramasseraient partout. constitution dans toute son in-| tégrité ou nous tomberons sent bien de signaler la crise, Si jamais, dans la lutte que | peu considérable et passagère, nous avons soutenue, le gou- qui sévit dans notre pays grâce vernement avait eu le droit de à des circontances qu'aucun compter su1 quelqu‘un pour lui | gouvernement, aider, c’est certainement sur M 'ou libéral, ne peut contrôler, Laurier. Mais sur cette question | mais ï!s ont bien garde d’ap- comme sur toutes les autres, M.! prendre à leurs lecteurs que la Lavrier, a tergiversé ; il n'a pas|situation n’est pas plus encou- su prendre la position qui con-|rageante dans les autres pays venait à un Canadiea-français | et en particulier aux Etats-Unis et à un catholique, et on l'a vu et que la dépression commer- sacrifier de sang-froid les droits | ciale cause encore plus de dé- nos agriculteurs ne trouvent pas à vendre leurs produits. Ah ! si le tarif protecteur était aboli, comme il nous serait fa- cile d’écouler nos marchandises sur le marché américain, et cela à des prix rémunérateurs.” À es entendre parler, on croirait que la réciprocité com- merciale avec les Etats-Unis se- rait l’âge d’or pour les cultiva- teuri canadiens. Ceux-ci n'’au- raient plus qu'à ouvrir les bras pour recevoir du ciel la manne la plus abondante ; ce ne $e- raient plus des alouettes rôties, mais des ortolans que les Les fevilles rouges s’empres- conservatenr git d'un autre produit agricole, et il en est de même pour tout l2 reste. L'avoine s’est vendue de 15 à 16 cts dans les villes canadiennes le Ja frontière, au Mauitoba, tandis que les fer- miers américains de l’autre cô- des lignes, ne pouvaient vobte air que 9 cts par boisseau. C'est ce que nous apprennent les co- tes du marchés. Eh bien ! quelle conclusion deYons-nous tirer de cette comparaison ? C'est que si la politique libérale triomphait. nos marchés seraient aussitôt inondés de produits américains ét le cultivateur canadien ver- rait encore baisser les prix de ses denrées. Si les américains ne peuvent pas trouver chez eux de débouchés pour leurs produits agricoles, croit-on que les Canadiens auraient plus de succès là-bas ? Tout homme de bon sens ne pourra faire autre- ment que de répondre dans l’affirmative.—La Minerve. COMME DANS UN CERCUEIL —— Un vieillard de 82 ans sous des déchets —— Etrange aventure d’un pension- naire des Sœurs Grises —— Les hommes" de police du poste No 8 rue des Seigneurs, ont fait une curieuse découver- te, hier, dans une boîte, ou ré- ceptacle à fumier, placée en ar- rière d’une écurie de la rue Do- minion. Le constable Kirk pa- trouillait les environs, lorsqu'il entendit des génissements pro- venant de l’endroit en question. A la grande stupéfaction de l'officier de police, en soulevant le couvercle, il aperçut un vieiliard, à moitié couvert par les déchets proverant de l’ecu- rie du propriétaire de l’en- droit. Conduit au poste, le malheu- reux qui était presque mort de faim, a raconté au capitaine de police, Bériau, qu’il se nom- mait Jean-Baptiste Bachand, et était âgé àe 82 ans. Il est é- tranger à la ville, et pension- nait depuis quelque ‘emps chez les sœurs Grises, rue Guy.Jeu- di après-midi, il sortit pour prendre l’aret s'écarta. Se trouvant pris par l'orage, il s’a- visa de se mettre à l’abri en se plaçant dans ce refuge d’un pouveau genre. Lorsqu'il a été question d’en sortir, les forces lui ont manqué et il n'a pu soulever le couvercle. Au mo- ment où uu hasard heureux a dirigé les pas du constable Kirk vers l’endroit où le mal. heureux se trouvait prisonnier, malgré lui, le vieillard avait presque perdu le souffle. I] avait été trois jourset trois nuits enfermé dans ce cercueil im- provisé. Lorsque le vieux a été con- duit en voiture de la patrouille au poste, on a fait mander Je | docteur Bouchard, médecin de la police, qui lui a prodigué soins. Le père Bachand a été cou.luit de nouveau à l'hspice ds Sœurs. Le capitaine Bériau disait, ce matin, à notre reporter, qu'il é- tait heureux qu'on u’eüût pas | nettoyé les écuries dans l’inter- | valle, et on y aurait retrouvé un eadavreet on aurait parlé! d'un autre meurtre mystérieux. | Ripans Tabules cure torpid liver. ripans Tabules: one gives relief. Ripans Tabules cure liver troubies. Se | les plus sacrés d'hommes de sa|sastre chez nos voisins que chez! race et de sa religion. nous. Si elles agissaicnt de Ja! Ripans Tabules curo bad breath. Ripans Tabules cure indigesiien. Ripans Tabules cure dyspepsia. } | l “MGR LAFLÉCHE UN SERMON SUR LA QUESTION | DES ECOLES Trois-Rivières, 18—Le man- dement coilectif des évêques a été lu à la cathédrale et dans toutes les églises de la ville hier. À la cathédrale, après la lecture du mandement, Mgr Laflèche est monté en chair et a parlé, une heure et demi du- rant, de la question d’éduca- tion et du devoir qu'out à rem- piir les électeurs pendant Î: présente lutte électorale. Le vé nerable évêque missionnaire a été écouté avec la plus reli- gieuse attention. 11 a été d'une graude sévérité pour les dépu- tés Canadiens-français catholi- ques qui ont trahi ia cause des écoles Ga Manitoba en votant contre la loi réparatrice. ORDINATIONS Dimanche dernier le Rev. James F, Johnston de Char- lottetown et le Rev. James Mc- Donald d'Orwell qui étudiaient au Grand Seiminaire de Qué- bec ont été admis à la prêétrise par Mgr Bégin.—Heraid MAGASIN POPULAIRE L'endroit ie plus populaire et où vous trouverez le plus de satisfaction est à notre magasin Nous tenons toujours en mains. Farine, Melasse, Sucre, Thé, qualité extra, Huile la meil- leure, Marchandises Sêches Bottes et’ Souliers, Greveries, Clous, Poeles, . Habille- ments. etc. le tout vendus à bas prix pour payment comptant. Nous avons aussi Coton, 1n diennes, Casques de pelleterie, Drap, etc. : Le plus haut prix payé pour les produits. 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