pour aller trouver le lion samaritain; ce prophète, mes amis. c’était un petit bout d'homme. au cœur d'or: au courage intrépide. ouï paroles magnétisantes. qui errtrevovait sa mission de sauveur vous l'avez reconnu : .l—Henri Blanchard, celui-là même dont le nom est inscrit awc registres de baptême de la Société Saint- Tlromas—d 'Aquin. “' En plus d'être membre fondateur. le professeur Blanchard a cumulé les fonctions de secrétaire (19254945). trésorier ll93l à I943) et président (l945—l952) de la SSTA. Tout au long de sa vie. il a poursuivi comme idéal personnel la devise de la SSTA : «Courage et persévérance». Chose remarquable quand il parlait à des réunions. le professeur Blanchard le faisait presque toujours sans l'aide de notes ou de feuilles préparées à l'avance. Il avait développé au fil des années une mémoire phénoménale. Tous ceux et celles qui l'ont connu ou qui l'ont entendu parler en réunion publique connaissaient bien son parler franc et sincère. ses paroles pesées qui venaient du plus profond de son être. D'après certaines gens. on dit qu'il parlait longuement et que les jeunes en particulier s'en fatiguaient. Néanmoins. on l'admirait beaucoup parce qu'il prenait tout à cœur. Le professeur Blanchard n'était pas seulement très connaissant sur des sujets d'ordre social. Il était très intéressé dans la vie économique et était au courant du grand bien que les caisses populaires pouvaient apporter. Il en fonda donc une. la Teat'hers' Crédit Union. à Charlottetown. et en fut son président pendant une douzaine d'années. Bien qu‘il ait eu beaucoup de patience la plupart du temps. il arrivait des fois qu'il dise aux gens des choses qui ne leur plaisaient guère. car il ne craignait aucunement (le faire connaître cc qu'il ressentait dans le coeur. Cc fut le cas lors d‘une réunion tenue au village de MisCouchc dans le temps où il était le plus fervent des ouvriers pour la cause des Acadiens. limporté cette fois par une colère subite. M. Blanchard s‘est levé pour reprocher les habitants de la paroisse. leur faisant clairement voir que. selon lui. ils ne faisaient pas leur juste part pour l‘avancement de la cause acadienne. (lui. avait—il dit alors. les Acadiens. ça ne suit rien parce que ça ne lit pas. Mois ç‘tljttltt.’ aux cartes pur exemple ù Miscouclrc.’ liicn que ces paroles étaient tout probablement vraies. clics ont quand même blessé quelques résidents du village! I)e son côte. ces scènes de colère étaient de courte. durée et vite oubliées. M. Blanchard ne gardait pas de rancune: Et ses auditeurs étaient le plus souvent bien I'ndnlqcntx (r son égard. En fait, un lu [tr‘lt'tltttlllilll de lion m'ur t-ur' personne ne portrait ignorer lu grande sincérité ct la pro/onde détermination de ce «petit homme» qui jirt «le ill‘und défenseur» des droits unir/lent. “ Lorsqu'on lui a remis un doctorat honorifique a l‘llni- versité Saint-Dunstan a L‘harlottetown en mai 1905, ou a dit qu'il était z PAGE 9 l’un de cewr qui ont dévoué. en toute générosité et probité. les forces de leurs vies à illuminer les jeunes intelligences. chez lui l'amour pour ceux de sa race s 'est toujours manifesté par un dévouement sans pareil. un dévouement infatigable. noble et sans petitesse de cœur Son patriotisme n 'a pas été étroit. chauvin. fanatique. Il s'est exprimé. au contraire. avec largesse. magnanimite’ et splendeur: comme tout patriotisme chrétien et raisonnable se doit d'être. Donc. c ‘est à sa multiple personne que nous rendons hommage: au savant. à l'historien. au professeur. à l “homme de lettres. au patriote. parce qu'il est tout cela. et Dieu sait que tant de vertus. en une seule personne. cela tient. de nosjours, presque du miracle.” dm mh<‘) Il était un homme heureux et jovial. Il aimait beaucoup rire à grands éclats lorsqu'on lui racontait des histoires ou des faits comiques. Mais. quand c'était le temps d'être sérieux, il l'était ! Au cours de sa vie. le professeur Blanchard n'a pas seulement été membre d'organisations insulaires. Il a aussi œuvré au sein de plusieurs organisations au niveau des provinces Maritimes et même au niveau national. D'abord. il a été un des fondateurs de la Société historique et littéraire acadienne. organisme qui fiit fondé en I928. M. Blanchard avait de vastes connaissances dans tous les domaines. plus particulièrement en histoire. C'était après la parution de ses deux premiers écrits historiques qu'il a pu établir des contacts étroits avec d'autres gens des provinces Maritimes qui. eux aussi. étaient intéressés a faire connaître l'histoire du peuple acadien. Nommé vice-président. M. Blanchard représentait l'Île—du—Prince-Édouard au sein de cette organisation. Mais. malgré beaucoup de bonne volonté et de travail sérieux. cette Société n'a jamais pu évoluer comme ses fondateurs l'auraient voulu. Face a de nombreuses difficultés insurmontablcs. elle a dû être abandonnée pendant que M. Blanchard en était le président. Heureusement. en l060. une nouvelle Société historique acadienne a vu le jour. Par le biais de sa revue Les cahiers. celle-ci réussit faire connaître aux Acadiens ct au reste des Canadiens. la culture ct le patrimoine acadiens. —nrzn:: t— mu maä<dnron Ufi>101>|fi0 ll a aussi joué un rolc très important au Conseil de la Vie Française en Amérique. lin l037. il a assisté au Congrès de la langue. française au Québec. A la suite dc ce congres : “le t'oinitt‘ de la Survivant'cjhnrçoim.’ est ronde (aujour- d 'lrui le ('onseil de la vie jrorrçuisc en .«lrnériquet : M. Blanchard est l 'un des nrenrhnrs jorrdsrtcurs. il fera partie du ltun'ou de direction pendant de nornlncuscs années. ses interventions auront une portée prophétique. "‘ lin Ma. William Lyon Mackenzic King le nomma représentant de l‘lle—du'Prince—Édouard sur la Commission de la capitale nationale. Cette nomination était honorifique. Le professeur Blanchard y siégea pendant quatorze ans. |..ors de ses voyages a Ottawa. il en profitait pour aller fouiller aux archives nationales afin d‘y trouver les int‘oruuitions qu‘il cherchait.