Si ee gs = É NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. &. MARDI 18 AVRIL 1911 ce ti au es nan ts —— UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUSLIÉ LE MARDI DE CHAQUE | SEMAINK ABONNEMENT POUR LE CANADA RER... anne se. 101.08 Mu... hé. du ZouR LES Erars-UNIsS Us en..sossoosc.coce 81.50 Six mOIS...o.osscccoosocece75 POUR L'EUROPE Rs oncen set. 9 Six mois... .......sse.see + 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus si bien que la nouvelle. , Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPARTIAL — Tignish, Mardi, 18 avril 1911 RECENSEMENT SES AVANTAGES Quel rôle jouerons-nous, quelle position devrons-nous occuper dans de XX me siècle qu’on nous montre si plein de promesses ? Le Canada tout entier ne peut répondre à ces questions que par la comparaison du passé avec iasituation présente. 1! 5e demandera alors s’il a marché d'un pas égal à celui des nations qui l'entourent, s’il ne s’est pas laissé devancer par les nations ri vales s’il se porte bien ou mal, s’il meurt ou s’il vie. L’échelle de comparaison qui lui dévoilera sa position relative à ses voisins, le thermomètre révélateur de sa vie intime, de la chaleur de son sang, ce sera le recensement de 1911. De tous les pays ce l'univers, des yeux fixés sur ce jeune pays qui entre si brillamment dans la vie, épient ses progrès ou ses chutes. Quel intéret ne doit pas lui porter celui qui, par naissance ou par adoption, s'est uni à ses des tinées, vit de sa vie, de son hou- neur et de sa prospérité ? On lit avec passion l’histoire de son passé; ou escompte d'avance les perspec- tives d’un bel avenir, et ce présent, seul le recenserent de 1911 pourra nous le découvrir. Il importe donc au plus hant point que tous, dans ce pays, s’u- nissent d'un commun accord pour faire de ce recensement une pein- ture, le portrait fidèle du pays à tous les points de vue. Mais pour cela, il faut que tous comprennent son importance, ses avantages, s’instruisent de ce que doit être un recensement et surtout de ce qu’il ue doit pas être, Chaque dix aus, a l’époque du nouveau recensement, tine curieuse impressiou se communique de fa- mille en famille, dans certaines par ties de notre population. On ne voit pas plus tôt passer le recenseur que l’on croit à une invasion de nos frontières par quelque ennemi in- connu. Les femmes cachent leurs enfants, par crainte de la guerre, tandis que les hommmes cachent leurs produits ou leurs revenus, par crainte des taxes, de l'évaluation, par crainte surtout des agents de la police ou des trusst. Il s'ensuit que certaines places très florissantes ne reçoivent pas du gouvernement central l'attention, ui le patronage, nila représenta- tion qu'elle méritent. Elles ne doivent s'en prendre qu’à elles mêmes et à leurs habitants : à l'idée qu'ils se font d’un recense- ment. Le recensement n’est pas une in- vention nouvelle qui puisse inspirer aucuve crainte. Il n’a rien de commun avec l'imposition des taxes ; puis que comme chacun doit ie savoir, il n'existe pas au Canad bout de leur généalogie une couple Les Elections Generales Aurons-nous les prochaines élections générales à l’automne ? C'est ce que tout le moude se demande, et c'est ce que semblent annoncer ces paroles de l'hon. M. Fielding, prononcées à la Chine, en répon- se à une interpellation de M. Perley, député d’Argenteui, qui repro- chait au gouvernement de n’avoir pas fourni à l’opposition les docu- ments suffisants sur les négociations du traité de réciprocité : ‘Avant ‘ougtemps,—déclara M. Fielding,—nous aurons l'occasion: de connaître ce que le peuple pense de la réciprocité. Nous ne som- mes pas liés aux Etats-Unis, en dépit de ce qu’en pensent les députés de l’autre côté de la Chambre. Avant que plusieurs mois ne se soient écoulés, nous irons devant le peuple, et si nous avons tort, nous serons puuis et nos adversaires prendront Île pouvoir. Alors, ils pourront a broger le traité et l’Empire sera sauf.” de taxe directe sur la propriété et de revenu. Le gouvernement cen- tral, ou le provincial, a besoin de de belles vieilles guenons ! ! ! Pourtant, Dieu sait qu'ils en sont dignes ! !1 savoir cependaut, le mouvements des fonds communs, le progrès ou la baisse des affaires, la somme des valeurs possédées et des revenue parçus, des salaires distribués, affn d'équilibrer ses recettes et ses dé- peuses, et de proportionner aux be Allez leur parler de catéchisme, de l’existence de Dieu, etc., ah! ils monteront sur leur petite scien. | ce comme sur des échasses, ils ri- ront de vous, bien plus, faisant ap- pel à leur mémoire, ils vous diront qu'après la mort notre âme fera nn petit pèlerinage dans les cieux où elle ira visiter une à une les étoiles soins de chaqne localité les frais gouveremantaux. Iln'y a pas de gouvernement possible sans un état de compte périodique qui mette les | habitera le corps mignon d’un joli petit chat etc Et ces gens-là se piquent d’ gouvernants et les gouvernés au courant des affaires publiques. Le recensement est ce bilan décennal, qui inventorie tous les biens possé- dés, et présente un relevé complet de l’actif et du passif de la nation, accuse un gain ou une perte dans chaque département de l’adminis- tration fédérale ou provinciale. Pas une retorme gouvernementale, lé- gislative, judiciaire ou administra- tive qui ne soit basée sur des chif- fres officiels fournis par les recen- sements successifs. Les grandes entreprises commerciales ou indes- trieiles qui doublent et même dé- cuplent la valeur et la richesse d’en pays n'ont pour guide dans leurs calculs que les statistiques off- cielles. Un chemin de fer passera t-il ici ou là, une manufacture vi- vratelle dans cette localité ou dans telle autre ? Ou consulte, pour le savoir, les donnés du dernier re- censement et l’on sait que, dans tel comté, l’on exporte plus . que daus le comté voisin ; là donc pas- sera le chemin de fer. Ici on pro- duit plus de matière première que là : c’est donc ici que s’établira la mauufacture. On voit comme il est avantageux que le recensement se fasse bien. de nous, ‘‘sollicitant notre patrona- ge.” Ah lies Judas, sont légions et ils ne cessent de passer dans le camp ennemi ; leur insolsnce, n’é- gale que leur ignorance ! Etle peuple, grand enfant, se laisse leurrer ; on lui présente la coupe étincelante du socialisme qui coniient Je poisson de tous les faux principes, on lui donne à lire des feuilles sales contenant les projets criminels qui ont germé dans les esprits où la vérité n’habite plus dans des coeurs, d'où toute pudeur et toute moralité ont été bannies. C'est l'Eglise, cette admirable institution, qui reçoit les plus rudes coups, et qui essuie la bave de ces faux prophètes. RAOUL LAPORTE, UN CORRESPONDANT Un correspondant écrit qu'il s’é. tonne du pseudonyme de ‘‘Pacifi que. Je me doutais que la réflex = ion serait faite un jour ou l’autre. ‘La paix régnait à Varsovie’, LES DEMI-SAVANTS mais de cette paix, nous ne vou- " ious pas. Nous cherchons une En ce vingtième siècle où les | paix solide et pour y arriver, il est plaies morales de l'humanité sont besoin de l’asseoir sur les bases iné plus profondes que jamais, où les hrnjables de la justice, Voilà la foules sont prosternées d2vant l’i paix à laquelle aspire Pacifique. doie de l'argent et du plaisir,enun| Sans se départir du calme qui 4 \ ’ Ei : 1 ù .] : : siècle où l’ Eglise subit les plus ru convient à un homme raisonnable, des assaults de la part de ses enne- |;, faut signaler les griefs mis, il est pénible de constater la défection de certains hommes, qui, | au lieu de défendre leur foi s’effor- cent de l’arracher du coeur de la jeuvesse et sèment partout leurs] doctrines fausses et absurdes. s j autre. nent on pourrait dire : ‘‘Eh bien! de quoi vous plaignez vous ?’”’ En ce faisant, nous (âchons de {eter un premier coup de sônde, mais er douceur, d’où l'allure pacifique ! , Mon correspondant ajoute : Les plus terribles coups portés a!,, ÿ: NE : D Son souffleur est M. V. A. Lan- la religion catholique lui viennent | de rénégats, d'apostats, de fils dé- a y LE | Il se trompe. Je ne l'ai jamais Il est des gens qui, forts de leur | PRET ! .. Deer peus, ignorance et de laut andace. Jamais écrit. Ce qu’il ajoute sur donnent pour mission de semer au NRC ER en mae milieu de nos braves populations | «ouséquent bien inutile, des idées surannées sur l’origine de Pajoute: IQ even te l'homme et de sa destinée sur ter- l'anglais, puisque c'est le moyen de re. Ces bons messieurs, après a-) Bagnër sa vie et de prendre part à voir abandonné toute pratique reli Ja vie commune, à la civilisation gieuse, prennent plaisir à salier le| ambiante. Je ne dis pas que c'est prêtre, à se moquer de tout ce qu’- 11 bien, mais c'est un fait."? il y a de plus grand, de plus puret| Voilà je crois l'objection princi- le plus sacré en ce bas mode. | pale formulée dans toute sa force. Parce qu'ils ont lu quelques pa | Nous somtnes d'accotd sur la né- ges de Voltaire, de Balzac, de|cessité d'apprendre l'anglais pour Rousseau ou de Renan, ils se croit | gagner sa vie, Mais ce n’est pas tant, qu'ils qualifient d'imbéciles | r tout ; un peuple fie vit pas seule- et d’arrières ceux qui ne pensent |ment de pain, Îl vit aussi d’hon- pas comme eux. neur, de traditions. Si la langue I faut bien 1-ur pardonner car! anglaise est utile, la langue fran- ‘‘ils ne savent ce qu'ils font'’. billet du majordome ou d’une au | parce que cela lui laisserait moins qui scintillent là haut et enfin elle. } he étie)cléricaux sont aussi dargeureux sérieux bien plus ils sont au milieu ? POUR PROTEGER LE PAPE Les autorités du. Vatican, après l'attentat de Desanti contre un car- dinal ont décidé d’exercer une plus étroite surveillance autour de la per- sonne de Sa Sainteté. Le pape du Vatican sera mieux gardé. Son Excellence le cardinal Merry del Val, secrétaire d'Etat a eu plu- sieurs entrevues sur le sujet avec le préfet des gendarmes etfde la gar- de suisse. On a prononcé de pla- cer à la poite des antichambres pa- pales des gardes spéciaux et habits laïques et qui ne laisseraient passer personne sans l'autorisation écrite du majordome: On a aussi prona sé de faire escorter tout visiteur par des gendarmes. Les audiences pu- bliques seront aussi plus sévères et personne ne pourra en faire sans un tre personne :esponsable, L'on voudrait aussi entourer le pape d'une garde lorsqu'il se promène dans les jardins du Vatican. Sa Sainteté s’est d'abord opposée à ce règne de surveillance prudente de liberté : le pape compte surtout sur ia protection de la Providence. Mais le secrétaire d'Etat fit com- prendre à Sa Sainteté que les anti- que les anarchistes et persuada le pape que de plus grandes précau tions étaient pleinement justifiées. Le pape a aussi, quoique à con tre-coeur, consenti à ne plus rece voir ses compatriotes de Venise sans les formalités d'usage. On prétend que si Desanti qui parle le vénitien, s'était rrésenté au vatican, il eut été reçu en audience auprès du pape comme venant de Venise. TN L LES PROGRES DU CATHOLICISME. Les rapports parvenus récemment au cardinal Gibbons. archevêque de Baltimore, signale les progrès de l'Eglise aux lhilipines. Lors de la conquête américaine, des difficultés surgirent au sujet des biens des religieux, dont l’origine éspaguole ne s’accordait pas avec le caractère de la population et la po litique américaine. Mais ‘le gou- vernement de Washington, arimé de sentiments de justice, parvint À régler cette grosse question avec/ Mgr Chapelle archevêrue de la Nouvelle-Orléans légat du Pape spécialement désigenr dans ce but. Au lieu de faire comme les gou- vernements français et portugais et de confisquet purement et simple ment ces biens, très considérables, il les racheta à l’amaible, On sti- pula même qu'une partie des fonds produits pat cette vente devait être employée pour le bien être de l’ar chipe:. Le nombre des écoles paroissiales est huit fois plus grand qu’il y a dix ans } des acadéitiies et des sé- minaires ont été établis dans pres. que tous les diocèse et le clergé in digènes s'est sensiblemeut déveloÿ pé comme nomb'e et comme con naissances scientifi ques. nee UN CHEF DE GARE EST LACHEMENT 4S- SASSINE ET VOLE PAR DES BANDITS [Charles G. Conklin, etüploÿé du New York Central Railroad et di-! recteur de la poste à Croton Lake, | a été trouvé mort près de la ligne du chemin de fer. Le corps portait trois blessures faites pat des Bailes et chacune des trois ont été suffisante pour occa sionner la mort. Il était évident que les meurtriers avaient prémédi té le crime. Conklinfut attaqué daus la station et celle ci fut sacca gée entre le départ d'un train et l'arrivée dufrain suivant ; le ca davre du mallieureux agent était Dans la semaine de deuil, le Jeu- di saint vient comme un court ray- on de joie ; ce jour-là, l'église a quitté ses ornaments de tristesse la couleur rouge a remplacé le vio let, couleur d'humilité et de péni- tence. La couleur rouge, c’est ceile qui marque les fêtes des martyrs ; et quel martyr aue le crucifié du Cal- vaire ! Quel sang que celui qui a rougi la voie douloureuse depuis la coionve de la flageilation jusque; sur les pierres du Golgotha | À cause de la journée de mort qui viendra le lendemain, l'Eglise ue voudrait plus laiss:r paraître sa joie, mais dans l'institution de l'Eucharistie, il y a une telle sour- ce de grâces pour les chrétiens, qu'elle n'a pu, le jour où le miracle d'amour s est opéré, garde: ses vê- tements funèbres ;-pour l'office du matin, elle les a déposés, et s’est paree pour la fête. L'autel a repris ses flambeanx de vermeil et ses cierges de cire blanche, et l’archevêque ou l’évé-! que se montre au peuple avec sa mitre et sa crosse d'or. C'est lui qui va consacrer, et qui communie ra tous les dignitaiies du diocèse. Les vétérans du sanctuaire, en surplis et en camail, et l'étole de vasteur au cou ; les jeunes prêtres, diacres et sous-diacres, en dalmati- ques ; les acolytes en aubes blan- ches avec des ceintures de soie ; les thuriféraires avec les urnes flottan- tes des parfums ; les bedeaux sans leurs baguettes d'chène, mais avec! leurs robes traînantes ; les ‘‘suis- ses’’, sans épées et sans halle-bar- des, viennentédeux à deux, hum bles et recueillis, s'ageuouiller sur l:s marches de l'autel, et recevoir de la main du prélat le pain mysti- que de l'eucharistie. 11 faudrait un coeur sec pour res- ter sans émotion à cette commu- nion générale. Avant de porter au tombeau ou reposoir l’hostie qui doit être celle du jour où l’on ne consacre pas, l’évêque officiant vient s'asseoir en face d’une table dressée vers le mi- lieu du sanctuaire. Alors des dia- cres et sous diacres apportent de, grandes urnes, qu'ils déposent eu face du pontife, crosse en main et mitre entête ; ces urnes sont rem- plies de l'huile qui va être sancti- fiée et bénite, Huiles saintes iestinés aux en- fants qui naissent et aux malades qui meurent, aux prêtres que l’on voue à Dieu et aux rois que l’on sacie et que l’on couronne. Huiles saintes qui coulent sur nous, et À notre entrée dans la vie etàla sortie du monde; Saint Chrêne au baptème et à la confir- mation, et Extrème Onction à la mort. Dans tette bénédietion du saint- chrême, l’évêque doit être ässisté de douze prêtres, tous pasteurs, autant que possible, pour mieux représenter les apôtres ; et de sept diacres avec autant de sous dia- cres afin de rappeler le temps où le collège des miüisttes saerés était | composé de douze prêtres, de sept diacres et d'autant de mineurs, pour l'admiration du diocèse, et pour le service de l’évêque et du peuple Quand toutes les prières ont éte dites sur lessaintes Huiles, l'évê que remonte à l'autel, et, après la communion, l’hostie qu'il a consa- crée pour le lendewain est portée sous le dais, et en grande pompe, à la chapelle Au tombeau. Dans quelques pays (et, selon éncore chaud quaud les employés du premier convoi qui atteignit la gare le découvrirent. | On ne sait pas exactement quelle | somme d'argent a été volée, mais, la vente des billets ét: nt très active le semedi, on suppose que les meur |Saise est bonne aussi pour préser Quel honneur, en effet de citer Vol- | ver une population contre les dan- taire, pat exemple, qui a dit tant |gers de la civilisation ambiante. De de sales choses, et mourut bien hon | plus, les Acadiens sont solidaires teusement. Les autres ne valent |les uns des autres et les défectioùs guère mieux. [ls ne se contentent |de quelques-uns nuisent à l’ensewi- goint de cela ; ils ont lu ‘Darwin’ | ble. ce pauvre anglais qui passa sa vie À | échafauder des preuves pour dé:-| montrer que nous descendions du singe. Ah ! c’est ici qu'ils sont fiers ; ils nous enchairent les Or, la race acadienre prise dans son ensemble, veut conserver Sa langue et i! paraît incontestable |que bien des obstacles se sont ren |ConiTés sur sa route. Que mainte. , an- | sant il y ait éli i j ueaux qui nous lient ensemble +e- | É z PET Po pendant ils ont oublié avant de|°°"haite ; Seulement, l'ex périence commence! qu'il leur manquait le; Fonte que trop souvent, la dernier a:meau que doit unir Je |‘utte est a recommencer, alors que plus imparfait des hommes avec le l'on croyait pouvoir se promettre le pius parfait des singes, leur confu-|rebos, et cela, parce que de temps sion est grande, lorsqu'ils leur faut à autre, se présentent des gens qui dénon er au plaisir de placer au!rewettent tout en question. | | triers ont dû emporter environ mil le dollars. Les malfaiteurs n'ont pas eu de peine à s'emparer de l'argent et des timbres qui se trouvaient daus deux tiroirs séparés d’un bureau en bois modèle ancien, station ne possédant pas de coffre fort. Ou a ar:êté deux hommes et une femme qui ont pris letrain partant de Croton Lake peu de temps avant la découverte du cadavre, mais la police a refuser de donuer d'au- tre£c renseignements. Le cadavre étant placé dans une position perpendiculaire à la voie, la tête touchant presque 1 un des rails, il semble que les assassins ont Pacif que. ! | # voulu le faire décapiter par le pre- mier train- nous, ce sont ceux qui comprenent la solennité du Jeudi saint) cette chapelle est toute tendue de ve-, Jours noir à Jlugubres boräures rou- LA CENE OU JESUS INSTITUASON SACREMENT L'AMOUR répandent une lumière triste sous les draperies du sépulcie ; et les vases sacrés des autels, les calices, L les ciboires, les urnes d’or et d’ar- gent, qui ont été jelés comme ea désordre au pied du Christ mort, attestent que le saint sacrifice est suspendu, et que le jour du déicide on ne se servira pas de tout ce luxe bénit. Dans d'autres villes, l'aspect de l'autel du Jeudi et du Vendredi seints est tout différent : au lieu d'être drapé de deuil il est re couvert des tentures les plus écla- tantes, et sur le fond écarlate des gradins se dessirent et resplencis- sent des chandeliers et des vases d'argent sans nombre: toutes les fleurs de la saison, les jacinthes ou clochettes bleues et blanches, les primevères jaunes qui ont percé la neige pour s'épanouir les preuii- ères. les anémones, ies renoncules aux vives couleurs, émaillent le ‘‘Paradis’”’ : car c’est ainsi que les enfants apellent ce reposoir. Au milieu de ces pompes du temple et de la nature, au milieu de ces bouquets et de ces cierges, suus un voile de drap d'er, est dé- posée l’hostie. Ici, rien de tris e, rien de lugu- bre ; on dirait que les prêtres qui ont ainsi conçu le décor de leur au- tel n’ont pas voulu s’attrister de la mort du Christ, parce que cette mort a,sauvé le monde. Sur cette mott qui a donné la vie, ils n'ont pas jeté le drap noir semé de larmes: le pes:nt drap mortnaire est bon pour uous, qui resterons couchés longtemps dans le sépulcre : mais pour celui qui, le troisième jour, en a brisé la pierre, pour celui qui d«vait être surnommé le vainqueur de la mort, ils ont pensé qu'il ne! fallait pas tant de deuil, et ils ont laissé apporter des fleurs sur ce qui représeutait son tombeau ! Dans les rues qui mènent aux églises, il ya grande foule : mais! nulle part il n’y a de bruit ni de tumulte; une même pensée reli- gieuse a mis tout ce monde en mou- vement ; et parmi les hommeset les femmes qui circulent ainsi dans la ville, il en est plusieurs qui prient eu marchant et qui ont le chape- | let à la main. | Cet usa,e de ‘‘faire des sta- tions’’ remonte très haut dans les temps passés : les chevaliers quit- taient autrefois leur épée, et de nobles dames marchaient nu pieds dans les rues pour accomplir cet acte de piété. La dévotion du chemin de Ja croix, qui est aujourd’hui très re- commandée aux fidèles, est un sou- venir de cette voie sainte que nos pères suivaient humblement le Jeu- di et le Vend-edi saints. #4 ‘‘Après Ja cène, Satan ayant dé- jà itispité à Judas, fils de Sinon Iscariote, de trahir Jésus. ‘‘Jésus, qui savait que son père lui avait mit toutes choses entre les mains, qu'il était sorti de Dieu, et qu’ils'en relournerait à Dieu, se leva de table, quitia s:s habits, et, prenänt üf napperon, le mit au- tour de lui, puis versa de l'eau dans un bassin ; et après avoir la- vé les pieds de ses disciples, il les essuya avec le napperon qu'il a. vait autour de lui. Et s'étant re- mis à table, il leur dit; Compre neZ vOus ce que je viens de faire à votre égard ? Vons me nommez votre maître et votre Seigneur : et vous dites bien, car je ie suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre maître, vous de- vez aussi vous les laver les uns aux autres ; Car je vous ai donné l'exempie, afin que ce que j'ai fait pour vous, vous le fassiez ges ; quelques lampes funérair.s pour les autres. P, E. ISLAND RAILWAY EASTER HOLIDAYS Excursion return tickets will be issued from and to all stations, at one way first class fare, on April 13 to 17th both dates inclusive, good to return up to and on April 1gth 1911. Ou Friday, April 14th, 1911, a special passenger train will leave Charlottetown at 8 a. m. for Sou- ris leaving Souris on the return trip at 2.30 p. M. G. A. SHARP Superintendent AYEZ-VOUS DE L'ARGENT ? qui ne fait rien, on qui vous rap- d'intérêt n'importe quelle somme sur premières hypo- —— porte moins de 8,-° Nous pouvons placer thèques garanties et enrégistrées rapportant 8, ° net aux prêteurs, Ecrivez-IMPERIAL AGENCIES P. O. Box 564, Edmonton, Alta MCQUARRIE & ARSENAULT AVOCATS, NOTAIRES PUBLICS, Etc SUMMERSIDE, P. E. 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