6 je re sep e PER UEN P aare pas st er a tn <e 7 * 4 ft 1e AE. ane: > FR MR T à AR cata To nd x L'ImPARTIAŸ 1 AFS à CAGE ONE AN RE ne LE VIOLIN DE MOZART. Dans le haut du faubourg Saint-Joseph, à Vienne, rxistait, en 1790, un pauvre marchand de curiosités et de bric à-brac. | Cet homme, qui se nommait Ruttler, était charg: d'une nombreuse famille, et le petit bénéfice de son misérable éta- blissement suffisait à peine pour hourrir une femme jeune en- cor. et quatorze :nfants dont le plus âgé ne comptait pas seize années. Cependant Ruttler, malgré la triste situation de ses affaires, était bienfaisant, servi- able pour tous, et le pauvre, le voyageur ne réclamaient jamais en vain son secours et ses COn- seils- Un homme dont la physiono- mie grave et sensible inspirant le respect et l’int rêt, passait chaque jour devant la boutique de Ruttler, Cet hoiuine parais- sait atteint d’une mali1die mor- telle ;: la nature senhiaït avoir rdu peur lui sa pa:ure et sa Eos : seulement. quand il voyait devant lui vo.iiger les enfants de Ruttier. qui salu- aient chaque Le 0 passage, un sourire effeurai: ses lèvres décolcrées, et levaut ivs yeux vers le ciel, 1l paraissait souhai- ter à ces pauvres inuovents une existence plus dow: que la sienne. Ruttler avai: aussi re- marqué l'étranger, «1 cornme il guettait les moindres occasions d'étre utile à son semh.abl:, il avait obtenu du malude ic droit de lui offrir uu siège quand il revenait de sa prom ad ac- coatumée, On avai: accepté cette offre patriarcale et chaque matin les enfants de luttier se disputaient le plaisir de prépa- rer l’escabean destin pour leur hote. Un jour, c'était le lundi de ja Pentecôte, l'étranger revint de sa promenade plus tot que de coutume : les enfauts de Rut- tler l’entourèrent comme à l’or- dinaire et lui dirent: ‘Monsieur, monsieur, maman viené de nous douner une-jolie petit sœur.” Alors l'étranger se prés-uta ap- puvé sur le bras du plus agé des enfants jusqu'au seuil de la boutique pour demand.r à Rñt- tler des nouvelles de sa famille. Le imarchand ailait sertir; après avoir confirmé à son hôte cette nouvelle et l'avoir remercié 1l finit par lui dire: _-Oui monsieur, voilà le quinzième que Divu nous en- voie. ——Brave homme! s'écria l’é- tranger avec un sentiment de douleur et d’aittendrissement, et une faible parii de ces trésors, ajouta-t-il, qu'on distribue aux courtisans de Schœænbrunn ne viendra pas jeter un peu d’ai- sance au milieu de votre mai- son ! Siècle d« fer l'talent, ver- tu, honneur, en ne sait vous ad- mirer que lorsque la tombe s’est refermée sur vous. Mais, dites- moi, n’ayez-Vous pas un parrain pour votre nouveau-né. Quand on est pauvre, mon- sieur, les parrains ne se trou- vent guère ; les parrains de mes autres enfants sont des passants ou des voisins aussi panvres que moi. —Appslez-la Gabrielle, reprit l'étranger et c'est moi qui lui donne ce nom. Voilà cent flo- rins pour le repas auquel je veux assister : charger-vous en, vous m'obligerez. Et comme Ruttler hésitait: Prenez, prenez, dit l’étran- ger, quand vous ne connaitrez mieux, vous verrez que je suis digne de partager vos peines. * Mais rendez-moi un service ; } j'aperçois un violon dans votre boutique, apportez-le-moi sur cette table, j'ai quelque idée. 1] fant que je la jette sur le pa- pier. Ruttler s'empressa de décro- cher le violon et de le mettre entre les mains de l'étranger, qui en tira tout à coup des sons si extraordinaires, que la rue s'emplit de curieux et que plu- sieurs seigneurs -reCoLhalssant l'artiste aux sons qui frappaient leurs oreilles, ‘firent arrêter leurs “quipages. . Cependant, tout entiér à sa composition l’é- tranger ue fit aucune attention à la multitude qui emtourait la boutique de Ruttler 1} termi- nx bientôt, serra dans sa poche ce qu'il avait écrit et prit congé du mar hand, en le priant de l'avenir du jour ou le baptime se ferait ; il laissa son adresse. Trois jours se passèrent et l'inconnu ne reparut plus ; l'es; cab au était vainement piacé à la purte de Ruttler. Seulement ke troisième jour quelques pet- | l sonnes vêtués de deuil et les paupirres mouilées de larmes s’arrêtèrent devant le siège in: forme et le contemplèrent avec tristesse. d'aller Ini-même savoir des neu- velles de son hôte. 1] arriva au logis indiqué ; mais la porte tendue de noir, un cercueil autour duquel brülait une grande quantité de cierges nne foule d'artistes, de grands, de savants et Ge letirés qui dé- ploraient un trépas aussi prompt qu'inattendu, lui firent soup- conter la vérité : il apprit, non sans étonnement, que son hôte, que son bienfaiteur, que le par- rain prétendu de sa fille était Mozart, et que c'était les obsè- ques de ce grand homme qu'on allait célébrer, Mozart avait exhalé chez Jui son dernier soupir musical ; c'é- | était assis sur l’escabeau qu'il avait composé le magnifique, Requiem véritable chant -du cygne de la Germanie. Ruttler, après avoir rendu les derniers hommages, à l'homme qu'il avait honoré et respecté sans le connaitre, ren- tra chez lui, et fut tout étonne de tronver son modeste asile en- vahi par une foule oisive qui se livre à l'admiration, quand les objets d'un culte qu’elle à sou- vent méconnu n'existent plus. Cette circonstance donna la vogue au pauvre établissement de Ruttler, qui finit par se reti- rer avec une petite fortune après avoir établi ses auinze en- fants. li uomma Gabrielle la der- nière née selon le vœu de Mo- zart, et le violon dant ce grand homme s'était servi quelques jours avant sa mort servit de dot, à seize ans. à Gabrielle ; ce violon fut vendu 4,000 florins. Quant à l’esvabeau, Ruttler ne voulut jamais s’en séparer, Malgré les offres brillantes qu'on lui en fit, et le garda tout à la fois comme un monument de sa pauvreté et de son bon- heur. REPONSE A UNE CALOM- NIE Les journaux irréligieux ac- cusent l'Eglise catholique d’a- voir brülé Jeanne d’Arc et cela parce qu'’uu évêque l'a déclarée hérétique. Cauchon n'était pas plus l'Eglise que Ravachol n’était la France, - Cet évêque n'était même plus cathelique, puisqu'il était schismatique. Ses diacésains catholiques de Beauvais la- yaient chassé de leur ville, Cet évêque était flagorneur du pouvoir civil; il était ce que les libres penseurs vou- draient faire de tous les évèé- ues. 4l se courba lâchement evant les désirs des puissants du jour. ous prétendez, francs-ma- çons, que le prêtre doit tou- jours s'incliner devant la vo- lonté de l'Etat laiqne, Et bien! Cauchon vous appartient, il a pratiqué votre doctrine. l'Etat d'alors, l'Etat anglais, voulait | la condamnation de Jeanne. Cauchou s’invlina et la déclara hérétique et relapse. Pour nous, nous reunions cet homme au nom de nes prin- cipes. Nous soutenons .que le prêtre, que l'évêque ont le droit et le devoir de résister à ? Etat, lorsque l'Etat empiète sur les droits de la conscience. “Jeanne, dit le cardinal Lan- génieux, a été jugée et condam- née par la politique seule, poli- tique de vengeance, et non par l'Eglise, | “Et qui donc le sait mieux que la victime elle-même? Et bien ! elle le sait, elle le dit En dépit de tous les sophismes, elle en appelle de ses juges à lE- lise, qu’elle ne reconnait point us le tribunal qui est devant elle .....“Menez-moi au Pape, et je “lui répondrai, car je tiens ei je crois que ‘“‘nous devons obéir à notre Saint-Pêre Le Pape qui est à Rome.” “Et comme le résident, sen- tante toute la portée de cet ap- pel et eraignant de voir sa proie lui échapper défend au gref- fier d'écrire ses paroles : “Ah! reprend l'innocente vic- time, vous écrivez bien ce qui est contre moi, mais ce qui est pour moi vous ne l'é- crivez pas!” Jusqu'à sa mert, elle proteste qu'elle a été sous- traite à la justice de l'Eglise, qu'eile aurait mieux aimé mou- | xir avant de tomber aux mains des Anglais.” D'ailleurs, pour un évêque et quelques prètres dominés PF ( Ruttier prit le parti | et d'ace lui qui eurent la lâcheté de se | soumettre à des exigencès poli tiques, il y ent nombre d'Evé- ques et. une multitude de pre- tres qui-necessèrént de vénérer er Jeanne de son vi- vaut; puis, quelques années après sa mort, le Pape ‘et de uouvreau juges. ecclésiastiques (c'était l'Eglise cette fois) ven- gèrent sa mémoire et imprimé rent nue marque d’infamie à-la mémoire de Cauchon. Non, ce n’est pas l'Eglise qui a fait brûler Jeanne d’Are, mais | la vengeance politique aidée | par le schisme, : La cRoIx DE LOT, ET GAROONE LD SABRE DE BUIS | | Fréderi :, roi de Prus e qui fut aussi | g aid jar son gêuie militaire qu'il ie | fut peu par ses vertus, avait la bunne habitude de vou oir connaître î6 plus de choses po sibe par lui même, il lui arrivait donc soiveut de s'en all : | déguisélda:s les endroits publics les | plus fréquantés, voire même dans les cabarets. pour entendre ce quon y | disait de ui et de son gouvernement. | Ji ui advint un soir dans une de ce; excursion, d'aviser au fond d'u, | cabaret un so dat qui jouait aux cartes avec un vi ux marchand juif i | devait r’être du moins à en juger par sa longue barbe, :qu bounet étrange | de forme et surtout par l'expres-ion de s s pe.i s jeux fauves qui brillaient Frédéric s'aperç t bieatôt q e e pauvre soldat sous de larges lunettes avait peu de chances de gain contre un si 1edautuble adversaire En effet il jerdit en un clin d'œil son argent sa bourse, son port feuiile, san mou choir même, enfin tout ce qu’il pou vait perdr-, et il allait se lever et partir tout chagrin avec un camarade qui l'accompagnait, quand Je vieux juif le retin. par le bras et ui dic: ‘Vous avez là un sabre dont Ja ame est d un excellent acier ; si vous le voulez, je vous joue cette ame contre tout ce que vous avez pe du.” A cette proposition, Frédéric, qui écautait et voyuit to t, fronça le sour cil ; mais il ie fronça bien plus en- core quaud il vit le soldat, après un moment d'hésitatinn, aocepter 1 offre du marchand “Mais si tu perde, malheureux, ui dit son camsrade, tu texpose à une punition terrib'e ! Comment feras.tu à la revue que le Roi doit passer dans trois jours ? Bah! dit l'autré, personne n’en saura rien ; si je perds la lame de mon sabre, j'adapterai une lame de bois à la poignée on ne s'en aperce- via as à travers le fouireau, et le Roi lui même n’y verra que du feu.” Le roi ne dit rien, mais sourit dans sa barbe ; il prit note en silence du régiment, du bataillçu, du numé ro matricule du soldat, et 1 regarda longtemps pour bien se fixer ses traits dans la mémoire. Comme de juste, le malheureux perdit toutes citte parti comme il l: dét cha done la lame de son sabre, la, donna lui dit qu’il irait la lui racheter dès qu’ils avait perdu les autre en soupirantau vieux juif aurait de l'argent, et partit en jurant qu'il ne jouerait plus de sa vie, Le’ lendemain matin, grand ru meur au régiment ; !A revue annon- cée pour la fin de la semaine allait avoir lieu le jour mé-ne, par ordre du Roi. Heureusement pour notre soldat qu'il avait, dès Ia veille au soir, | adapté à son sabre la fameuse lame de bois en question A midi, tout le mônde esi sous les | arme ; notre homme s’est mis pru- demment au dernier rang. Frédéric arrivé ;ila lair fort mécontent :il gronde et punit tout le monde. “La tenue de ce régiment est dé- plorab e, s'écrie-t il; il faut que je fasse un exemple” À ors il fait sortir | des rangs un sikdat dont l'uniform | n'était as parfaitement en règle et | jetant les yeux comme au hasarb sur | notre pauvre joueur, il Lui fais un signe de ia main. “Approche.” lui dit-il. L'autre sort des rangs, ne sachant ? ns VV y " Eu . AMEN ns 3 D ‘ Sum, Cr _ ce que le roi lui vent, suit Frédéric ; il faut qué cela finisse, je veux faire un éxampie eur lui; tir: ton sabre, et tranche-lui la tête sur /e champ.” l’effroi du malheureux soldat à cet ordre inattendu ; tirer sa lame. de bois devant le Roi ettont le règi ment ? il en mourra de honte ! il pa it il sue, il se sent pérdu ! ë Y pensez vous Sire ? s'écria-t il en balbutiant ! M'ordonner de couper la tête à mon pauvre camarade pour se peu de chose; Votre Majesté pai sante | | Non je ne plaisante pas, répond dre terrible, et la preuve, c'est que si tu u'éxécutes pas mon ordre à l'in. stant, c'est toi même qi prendras la p ace de ton camarade Quaud je commande, je veux être obéi sur & champ ” Notr: infortuné joueur, forcé dans on dernier retranchement, croit toucher à sx dernière heure; il va se jeter à genoux, confes er au Roi sa faute en imporaut son pardon, quand tout-à coup ume inspiration du Ciel lui urvie t ; il élève es bra et 8. ce ia ; ‘Mon Deu! vous le Rai urordonne de tasr mon cama rade pour une faute bjen légère, sous peine de me fa re mourir moi mêmc si je nu exêc te pa: ses ordres; ne permeitez pas que je sois l instrument d’un pareil forfaite et pour qu 1 ne puisse jas s’accomp ir, mon Dieu je même mon sabre d'acier en nne lum e de bois !” Alors il tire «a lamz.etla moxtrant au Ro. “Vous le voyez Sire, s'écria t-il, e Ciel même s'oppose à l'exécution d vos ordres ! ii a exaucé mA. prière ei changè a lame de mon sabre en un: lam de bois”? Frédéric rit aux éclats, et pardon- na au soldat à rai on desa pré encc d’sprit Not:e homme en fut done out la seconde fois qu'un ne y re prendrait plus, et qu'il ne jourait de sa vie. D'UN SOUS-PRELAT. Misère de vie !. . Qu'est-ce que ça peut bieu vouloir dire, canards et des poules, le maire de Bouxy-le ‘L'estu. Parfois il s'arrétait en se frottant la nuque, retirait de sa poche une feuille de pa: pier et la considéraitfavec la mine ahurie d’un homme qui vient dé” recevoir une tüile sur la tête. Au moment ou pour la trentième fois il répétait : vouloir dire? son ami, Île garde champêtre Procule en- trait dans la cour, son cahier de rapports sous le bras. Eh! dis donc, toi, Procule, ce que veut dire suspect ? —Suspect ! Suspect!.. ma foi! non. Je n'ai jamais vu ce nem dans le calendrier. Si vous le voulez, je m'en was aller trouver le maître d'e- cole.. pass 4 |. —Je ne veux pas, s'éeria la maire, c’est un homme qui me déplait. Il a toujours le nez dans de gros livres, il doit être sercier où quelque _chose de ce genre. —Eh ben alors, ny a pus que Berlurot qu'a reçu de “jinducation, saura peut: étre “quoisque e‘est et il neus dira ou la scroulouehe." C'est ça, réplique le maire, je veux y demander, viens avee moi. Là dessus, le fonctionnaire devant et le garde champêtre | derrière, se mirént en route. Ils arrivèrent chez Berlu- ret, qu’ils trouvères* raccom- modant le harnais dé ’Bru- “Ton camaradé ést FL La ke 1 | roi d’une voix quil affecte de rene | +oyex que | {ure, pou: an conjure, chang z à l'instant | quitte pour In eur, mats ji jura bien. | Qu'est-ce que cela peut bien | l’interpella le maire, sais-tu | Vous jugez de la stupéfaction et de comprends point. } m’envoyer sans rétard le nom? aveir cenfiance pour . leur | | | } | | | Î î | missive: LES DEUX LETTRES | | | | 1 | | | murmurait en se-premenant | comme il emploie de droles de dans sa cour, au milieu des ! peu remis de son émotion. L 4 p | maire s‘empressa de confec- | pour aller voir le sour-pré- | si lettre, et fit relacher les aurait mis habitants. | ne connaissait pas la valeur du | entrant, fais-moi le plaisir. de lire cette lettre. l'a quelque chose là dedans que je ne .Berlurot, pour se donner: an air grave, mit ses lunettes, et. regardant, par-dessus, : il! ins “Moxsreur LE MAIRE, ‘““Venillez, je veus prie, des personnes suspectes de votre commune, étti : : “Recevez, etc. “Le Sous Prefet. 2 Après s'être gratté le nez, Berlurot répondit : _ : | —Ca, M. le maire, Ça veut quasiment dire, comme qui dirait que-le préfet youdrait une diste des gens en qui qu'on peut pour ainsi dire, donner, comme qui dirait, des places dans le gouvernement. C'est juste, fit le maire, Je n'y avais pas songé, c’est un honneur qu’en à fait à not'commune, et, ma foi, mon fils, les deux tiens, celui de Trouillard, de Galuchet, et encore ceux de nos parents ct amis sont capables” de remplir tous les emplois : J‘vus en faire la nomencla- Rentré chez ui, notre tionncr la liste en question Mais quelle ne fut pas’ sa stupéfaction de voir, trois jours après ‘envoi de La ré- ponse, Les gendarmes faire irruption dans le village et y culever, pour Les couduire a La prison, ceux-qu'il avait portés ur sa Listel IL ne perdit pas de temps fet, qui rit beaucoup de lafa- çon dent on avait interprété fils des notables du Bouzy- le-'l'estu. Cet évenement commenéuit à s‘oublier dans le village, lorsqu'un beau matin nôtre maire reçut une nonvelle lettre de La seus-préfeeture. Procule, qui était à eôté de lui lorsiu‘il l'ouvrit, le vit palir en {a lisant. Voici ee que contenait la ‘Prière de me dire immé- diatement quelle est La po- pulation de Votre cem- mune.‘* “Signé: Le Sous-Préfet.* — Population … population mots ce préfet-là, se mit à gro- gner le maire, lorsqu'il fut un —Je sais ce que ça veut dire, moi, s'écrie Procule, ça veut dire, moi, habitants: ! * ! Que t’es bête ! Si population voulait dire habitants, le préfet n'aurait pas mis population ; il Convaincu par la clarté de ce raisonnement Procule reconnut qu’il se trompait et à} fut déci- | dé qu'on aurait encore recours aux lumières de Berlurot, Mais on lui recommanda, wil mot, de le déclarer franchement afin d'éviter les ennuis qu'on avait eus précédemment. Berlurot mit uu certain temps à réfléchir puis faisant un sou- bresaut sur sa chaise, comme inspiré par une idée lumineuse: —-Mes amis, dit-il, Popula- tion ! ! ! c'est encore un piè qu'on veut nous tendre, faut répondre qu y en a point... Chacun applaudit à cette s0- lution, se frottant les sains de ne compromettre personne par une réponse aussi intelhgente. En cour de police, Le juge—Votre mom ? —Polyte! —Qu'est-ce qua vous fuites ? —Des victimes, mon president ! hi Aux examens de l'Ecois; de méde- cine : Fr _Le professeur—Que donperlez tôus à une personne qui auraït ayalé une forte a 4 Arse … f ‘ne. D) 2 dieu M - $ À Berlurot, dit le maire en | DES PR FD mo cn 4 à ‘ e * . L'{mprinene —DE— . & 3 f L'IMPARTIAL. . L'ImrarTiaL, est le seul journal (rshçuisdans l'Ile du Prince E louard É pr trois bonnes Presses à notre -diSpôsition, nous s mmes en mesure d,exécuter, en frarç is et.en anglais, dans les deruiers gonts, et à des prix m. dérés, toutcs sortes d,ouvrages tels Tete de Comptes, J'e deilettres, . Afliches, Brochures, Cartes d'Affaires, ‘rtes de Visites, Envelopes, Blancs pour Magistrats, - Blancs pour Avocats, Cireulaires, Placards, Billets, Memorandums Envoyez nous vos commandes nous garantissons satisfaction. 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