Î L’IMPARTIAIL, JEUDI LE 25 MAI, 1899. EE ” Melle Bertha Ledoux DEPUIS NOMBRE D'ANNEES TORTUREE PAR LE BEAU- MAL ET PLUSIEURS AUTRES MALADIES. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont mis fin a toutes ses Souf- frances. Aujourd'hui, guerie et heureuse, elle publie la grande efficacite des Pilules Rouges du Dr. Coderre. = L'anémie — ou en d’autres mots la pauvreté du sang — est une des maladies les plus communes de nos jours. Elle affecte sans exception, les femmes de tous les âges, mais plus particulièrement les jeunes filles entre 13 et 20 ans.—Etes-vous anémique ?— Etes-vous pâle et votre teint jaune? Vos yeux sont-ils cernés? Vos lèvres et gencives sont-elles pâles au lieu d’être roses ? Votre appétit variable et faible ? Etes-vous fatiguée et essoufflée après le moindre exercice ? Souf- frez-vous d’étourdissements et de maux de tête? Votre cœur bat-il violemment si vous marchez un peu vite? Etes-vous abattue, mélan- colique et faible? S'ilenest ainsi, vous êtes anémique, vous êtes sur la route de la comsomption, et par | conséquent de la mort. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent l'anémie en faisant du sang riche, rouge et pur. Aux figures pâles et jaunes, elles donnent le rayon de la santé, donnent de la vigueur à tout le système, et font de la vie une bénédiction au lieu d'un fardeau. Melle Ledoux dit : “ Depuis plusieurs années j'ai beau- “coup souffert de grande faiblesse et du beau mal. ‘ Je n'avais pas d’appétit,-je souffrais aussi de maladie “ de foie, toujours mal à la tête, faiblesse dans les ‘# jambes, pas d'appétit et douleurs dans tous les mem- “bres. Je souffrais aussi de faiblesse et pauvreté de “ sang. Une amie m'ayant dit que le seul remède qui “ pouvait me guérir était les Pilules Rouges du Dr “ Coderre, je commençai à en prendre. Jamais je re “ pourrai faire assez de louanges de ce remède, car “il m'a débarrassée de toutes mes maladies. “ Maintenant que je suis guérie, je me fais un devoir “de le recommander à toutes les femmes et jeunes “filles malades” Melle Bertha Ledoux, 150 Ste. Elizabeth, Montréal. Nous ne publions jamais de témoignages sans le consentement de 1: femme guérie, nous ne les achetons pas non plus. S'il arrivait que vous désiriez consulter ces femmes et qu2 vous ne puissiez les trouver pour cause de déménagement ou autres raisons, écrivez-nous et nous ferons tout notre possible pour vous mettre en communication avec elles. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent infail- liblement ces languissantes et douloureuses maladies particulières aux femmes. C’est le remède qui donne Ja force, la santé et chasse tous jes ennuis et les tristesses de la vie à toutes les femmes quile prennent consciencieu- sement, Elles guérissent le beau mal, les irrégularités, la suppression des règles, les règles douloureuses et MELLE DBER'HaA LEDOUXx. douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos, se déplaçant souvent d'un membre à un autre, mauvaise bouche, vertige, constipa- ment et irrégularité des intestins, couleur jaunâtre des yeux et de la tion du cœur, appétit variable, tantôt nul, tantôt dévorant, mi- graine, vourdonnement dans les oreilles, accès de chaleurs, sensa- tions chaudes qui montent à la tête, perte de sommeil, toutes les maladies da retour de l'âge, les pieds, les mains, les jointures et4e corps enflés, les maladies du foie, des ovaires, chute de la matrice, prostrations nerveuses. Les Pilu- les Rouges du Dr. Coderre par les femmes enceintes, elles leur donneront des forces et aide- ront à la constitution de l'enfant ; ni opium, ni rien de dangereux, elles peuvent Etre prises par la ‘plus faible jeune fille. N'oubliez pas que nous avons à votre disposition un médecin spécialiste d’une grande expérience dans le traitement des maladies des femmes. Ecrivez-lui une description complète de votre maladie, il vous répondra absolument pour rien. Si vous le préférez, écrivez-nous pour un blanc de questions pour traite- ment, nous les envoyons à toutes les femmes qui en font la demande. Notre médecin examinera votre ma- ladie et vous donnera un grand nombre de conseils, qui, si vous les suivez bien, aideront beaucoup à vous guérir. C'est une chance unique que nous vous donnons de consulter notre médecin spécialiste. Adressez vos lettres : Departement Medical, Boite 2306, Montreal. Defiez-vous des pilules rouges que l’on vous offre à la d'uzaine, su cent ou à 25c. la brite, ce sont des imitations des Pilules Rouges du Dr. Coderre. Ces imitations sont la plus grande fraude du jour, Ilest arrivé un grand nombre d'accidents par l'usage de ces imitations que l’on vous vend à bon marché. Ces imi- tations faites à bon marché contiennent toujours de la morphine, de l’arsenic et de la strychnine. Defiez- VOUS, si votre marchand n’a pas les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre, envoyez-nous soc. en timbres canadiens ou américains pour une boîte, ou $2.50 par lettre enregistrée ou mandi:t-poste pour six boîtes. Nous les envoyons au Canada et aux Etats-Unis, pas de douane à payer. Donnez votre adresse complète afin d'éviter tout retard. Adressez : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, Boite 2306, Montreal peau, mains et pieds froids, palpita-- peuvent être prises sans danger : elles ne contiennent xi morphine, . ten ns me our à La à nn gift na OR CRC abondantes, la leucorrhée, mal de cœur et nausées. LE RAND VAINCU [Suite de la ire Page) Vaudreuil et M. de Montcalm. —Venez done, je vais vous conduire au palais du gouver- neur. 1l dot y avoir justement ce matin un conseil auquel as- sistera M. de Montcalm. 1] sera ravi d'entendre de votre bouche le récit de cet heurenx com- bat. Les deux jeunes gens éperon- nèrent leurs chevaux et s'arré- tèrent bientôt devant la porte du palais où était le gouverneur gé- néral de Québec. 1ls mirent pied à terre et montèrent rapidement un large escalier de pierr: conduisant au | premier étage. —Veuillez m'attendre ici, mousieur d'Arramonde, dit le vicomte de Frontenac en intro- duisant le gentilhomme béarna's dans une vaste salle qui servait d'antichambre. 11 pénétra lui-même dans une autre piè:e, puis revint au bout de quelques instants jrévenir Jean d'Arramonde que M. de Vaudreuil et le marquis de Montcalm désiraient le voir sur le-champ. XX1 VENGEANCE Une dizaine l'officiers au cos. tume simple et sévère étaient debout autour d'une grande table jonchée de cartes et de pa- piers. Un sutre groupe d'hommes Yêtus d'habits de velours galon- nés d'or, et coiffés de perruques Poudrées, se tenaient dans un des coins de la pièce. Dès qu’il aperçnt d'Arramon- de, M. de Montcalm, qui était Parmi les officiers, vant vers lui (la main tendue et lui dit avec bonne humeur : — J'ai prié M. le marquis de Vaudreuil de vous faire entrer sur-le-champ, monsieur, car je sais que vous n'aimez pas à faire antichambre. Puis s'adressant au gouver- neur général, sui se trouvait près de Jai : — Monsieur, dit-il, je vous pré- sente M d’Arramounde, un de mes meilleurs officiers, dont j'ai déjà eu l’occasion de vous parler à prepos de l'affaire de Montmo- rency…… Monsieur, continua-t- il en se tournant vers le gentil- homme béarnais, je suis ravi que vous ayez pu vous tirer des mains des Anglais. M. de Fron- tenas vient de nous dire que vous nous donneriez d'utiles renseignements sur le corabat qui s’est engagé cette nuit près de l’anse du Foulon. Le conseil vous entendra avec intérêt. Jean d'Arramonde s’inclina et, entrant au milieu du cercle formé par les principaux off. |ciers de l'armée, il raconta ce qui lui était advenu pendant les | derniers jours de sa captivité et. | comment il avait été assez heu- reux pour faire tomber l’armée du général ennemi dans une embuscade adroitement prépa- |rée. | Ce récit fait cn termes fort |simples, mais avec cette assu- lrance et cette verve garsonne ‘qui lui étaient habituelles, va- lat au gentilhomme béarnais les suffrages Ce ces hommes qui se connaissent en courage et en sang-froid. — Monsieur, dit le marquis de Vaudreuil, votre conduite sera signalée à Sa Majesté, qui, j'en | | suis sûr, la récompensera comme elle le mérite. Je serais heureux si, dès maintenant, il m'était possible de faire quelque chose } [qui vous fût agréable ; quelque faveur que vous me demandiez, Je vous promets de vous l’accor- der. —Je suis profondément recon- uaissant à Votre Excellence des marques d'estime qu'elle veut bien mo donner, dit Jean d’Ar- ramonde. Son approbation est la meilleure récompense que je puisse solliciter pour moi... Mais, poursuivit-il en saisissant avec beaucoup d'à propos l'oc- cesion quai ee présentait, puisque vous voulez bien me permettre, menseigneur, de faire un appel à votre bienveillance, je l’implo- rerai en faveur d'un homme loyal et courageux, qui m'a été d'un grand secours pour menex à bonne fin cette entreprise et qui, en ce moment, expie ‘dans un cachot le malheur d'avoir déplu à l'un de vos subalternes. Un mouvement se fit parmi les messieurs galonnés qui se trouvaient à l’une des extrémi- tés de la salle et qui étaient les principaux iatendants et four- nisseurs de l’armée, que M. de Vaudreuil avait convoqués pour donner au conseil des renseigne- ments sur la situation des vi- yres. —Quel est cet homme ? de- manda le marquis de Vaudreuii en fronçant le sourcil. Que vou- lez-vous dire, monsieur ? —Cet homme se nomme Da- vid Kerulaz, répliqua Jean d'Arramonde. —David Keulaz ! s'écria le marquis de Montcalm. Que lai est-il donc arrivé ?....… Ne nous avez-vous pas dit tout à l'heure que C'était lui, la brave garçon, qai vous avait aidé à correspon- dre avec M. de Saint-Preux ? — Mon récit n'était pas tout à fait exact, monsieur le marquis ; David Kerulaz a, en effet, reçu mes instructions, il s’est mis couragensement en route pour| Parcourir la longue distance qui sépare le camp anglais de l’anse uu Feulon…… Mais, comme il iraversait Québec, il a été arrêté par des inconnus, jeté en pr.sou, et saus un secours proridentiel de Dien l'avis important dont je l'avais chargé ne serait pas parvenu à M. de Saiut Preux. —Qai donc a osé mettre la main sur David le chasseur, sur le plus brave, le plus loyal, le plus fidèle de nos Cana- diens ? —Je l'ignore..…… on m'a parlé d’uu certain intendant......……. Un homme se détacha alors du groupe qui tenait couseil à voix basse à quelg'es pas des officiers. 11 s'avança d'un pés ‘lent et cauteleux jusqu'à la ta- ble où Montcalm appuyait son poing fermé, et s'approchant de M. de Vaudreuil : — Monseigneur, dit-il, c'est moi qui ai demandé que ce Da- vid soit arrêté, et, avec votre permission, je demande mainte- nant qu'il soit jugé, sévèrement jugé. Mont:alim se retourna à moi- Ltié. Son regard dédaigneux s’a- baissa sur le misérable person- nage qui interven it. —Ah !c'est vous, mousieur Varin ? dit-il avec mépris. Ain- si, dans une pensée de ven- geance personnelle, vous avez fait arrêter David Keruliz an moment mrme où il accompli: - gait une mis-ion d'ou dépendait le 8:lut d- l'arme ! — Permett:z, muonsienr je marquis, répiiqua liutendant en évitant de 1garCer en fa: le g néral, j'iguo ais... J avais d'ailleurs, contre e-t homme un mandat d'arrêt... l grand pré VE orne —Quel était son erime ?....…… de quoi jl'accusiez-wons ? dit parlez donc |... éd — Cet homme rn'a insulté....… Pubiiquement, il m'a traite de voleur... Il y eut sur les lèvres de tous les officiers un sourire qui n'é- chappa point à l’œil perfide de l'intendant. — Enfin, dit-il en devenant pourpre de colère, il m'a... oui, messieurs, il ma battu !!! Le sourire s'accentua. En ce moment, le groupe qui se tenait à distance'se rapproche peu à peu. M. Bigot, l'intendant gé- néral, voulut prêter à son sub- délégué l'appui de l’ascondant qu'il avait eu conquérir sur le trop faible gouverneur de Qué. bec. —Monsieur le marquis, dit-il en s'adressant à M. de Vau- dreuil d’un ton penétré, cet | | Montcalm en frappant du pied| avec impatience. Par.ez, mais! | homme que l’on ose défandre devant vous a ontragé dans la! pereonne de M. Varin le corps des intendants tout entier... Parti de si bas, l’outrageest peu de chose’ mais il nous pa- raîtra tout à fait sensible si ee misérable n'obtient pas de votre justiee le châtiment qu'il méri- té. M. de Montvalm ne put rester maître de lui. Emporté par sa vivacité naturelle,ii frappa la table du poiig, et dardant sur le groupe des intendants son regard étincelant : --Soyez tranquilles, mes- sieurs, s’écria-t-1], un moment viendra où justice sera faite. où tous les coquins seront châtiés ! Mais en attendant cette heure, que j'appelle de tous mes vœux, je ne souffrirai pas qu'un hommme dent le dévouement et le courage ont été si utiles à l'armée que je commande soit emprisonné sur je me sais quel futile prétexte. Varin fit un mouvement ; M. Bigot lui mit la main sur !é- |paule pour le calmer. | Cependant le marquis de Montcalm avait pris une feuille À S'SIDE Flour at Reduced Prices. Hardware all Kinds at lowest prices. 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Les vaillants lieutenants de Montcalm, Lévis, Bougainrille, Senezergues, firent un signe d'assentiment et, se tournant vers les intendants, leur jetèrent de méprisants regards de défi. M.de Vaudrenil était visi. blement embarrassé. 1l roulait entre ses doigts la plume que iauiavait tendue Montcalm. Il! lui en coûtait de mécontenter Bigot et ses compliees, qui, jus- qu'à présent, avaient trouvé en lui un instrument si docile et si complaisant. D'un autre côté, en présenc: des circonstances graves que la coionie traversait, il ne voulait |pas mécontenter les principaux ch?fs de l'armée. Cette scène franpa vivement Jean d’Arramonde. 1l ne put s'empêcher de comparer l'atitu- de fière, énergique, de M. de Montcalm et de ses officiers au maintien humble et louche des intendants. Alors il se rappela les paroies du père André ; il comprit toute l'étendue de la haine qui devait séparer ces hommes si différents de sentiments et d'allures. Du côté du général et de ses liente- nants, il sentait venir comme up souflle d'héroïisme qui l'en. thousiasmait. Les co:nplices. de Bigot, au contraire, avaient le hont incliné d2s làâches et des traitres, œil fuyant dass hommes qui trament dans l’oni. bre d'infâmes complots. Il y eut un long silence. Eufin M. de Vaudreuil, qui promenait autour de lui ses re- gards indécis, aperçut Jean d'Arramonde. Alors son visage s éclaira, comme s’il eût trouvé de papier et une plume APE moyen lerme pour sortir FE ! d'embarras. L Messieurs, dit-il en s’adre.- sant aux intendunts, personne plus que moi u’apprèvie les ser- | vices que vous avec rendus à la colo 1ie, personne plus que moi ne désire vous voir hono és da l'estime que vous méri:7. Mais veuillez vous souvenir que j'ai promi- à ce } une homme de Ini accordei ia fiveur qu':! me d:. manderait...ll m'a prié de ren- dre ja &:b rté à ce Canadien. Je ve puis manquer à ma parole. C'est avec un sentiment de vif regret. eroyez le, que je signe cet ordre. Le faible gouverneur poussa un soupir, s'inciiua vers la ta- | ble et écrivit quelques inots sur la teuiile blanche que Montealra avait placée devant lui. —Tenez, monsieur, achera-t- il en tendant Je papier à Jeen d’Arramonde, dliez délivrer votre David Kerulaz et dites- lui bien que c'est à vons seul qu'il doit cette insigne faveur. | Veuillez'le prévenir aussi que, sil lui arrivait de se rendre en- core coupable d'une nouvelle faate. il ne pourrait ‘éviter si facilement je châtiment qu'il a mérité. Jean d'Arramonde salua pro- fondément l: gouverneur, adres- sa un regard reconnaissant à M. de Montcalm et sortit rapide- ment de la salie du conseil. Accompagné de M d: Fron- tenac, ii comrut exécuter l’ordre de M. de Vaudreuil, heureux de penser à la joie qu'il allait causer à son ami David et à la chère et vaillante fiancée du Chasseur de bisons. Tandis que les officiers géné- raux de l’armée achevaient de tenir conseil, les intendants re retiraient. silenciencement, pré- cédés de Bigot et de Varin. Jusqu'à ce qu'ils eussent franchi Ja porte de la salle, ils ne quitièrent par leur attitude gauche et embarrassée. (à continner) College St Dunstan Cours CLASSIQUES, Commen- CIAUX ET PHILOSOPHIQUES L'ouverture des classes au collège St Danstan aura lieu lundi le 5 septembre courant, Les élèves sont priés de se présenter le jour de l'ouver- ture. Pour plus amples infarma. tions, s'adresser au Supérieur. Ce ler Sept. 1898. PARU TETE MAT IPENT L'ÉTS TT UGESS + Sa rame Er g : #.