1 mr LA CIE. DE PUB. DE L' L7//2ÆR qe [ Unio =A D / ES ) DE ait la Force ce fr NS ES N +. > ww Mostler 2 RM NE er PE PR Le CS ne ne RTS VASTE ÉTEND RE TU VA TS PR NO PP DR PU) IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 3. NO. 30 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 3 SEPT. 19083. Ÿ XII Claude, toujours debout dans la voiture, tenant sa carabine à deux | mains, n'avait qu’un mouvement rapide à faire pour tirer. Si t quel- qu'un de ceux qui avaient été, | huit ou dix jours auparavant, les| témoins auriculaires de ses imprè- cations contre les voyages l’eussent | vuence moment, ils n'auraient sien. La tête haute, l'œil jambes tendues, il respirait pour ainsi dire l'ivresse de la bataille. Sa vaillance, à la vérité, était faite | de colère et de désespoir. Ses | nerfs seuls, plus ue Sa olouté |, froid 1a ma it. hais c'eta tout d même, de La oonnue, po | au moins. 1: ' 1 Cnset Il st ivait de l'œii la Iou: S-; pérée, hurlante, homicide, et | voyait clair, je vous assure. | Solide comme un pieu, malgre | | les cahots de la voiture, dont il n a vait mème pas consience, | mar] de Sophie concen'rait toute son at tention sur les cavaliers, mal mon- tés d'ailleurs, et sur ceux &:s autres poursuivants, qui, doués par la na ture d’une haleine imperdable et di jambes véloces conservaient encore Vespo r de rat'iaper la distance. Le reste perdait du terrain peu à peu, mais, en revanche, leur co- hue s’augmentait d'innombrables amateurs pour qui le spectacle d'un lynchage et des violences mortelles qui se préparaieut avaient l'attrait d’une fête. “Surtout, répétait l'oncle Mar- tin de temps à autre, ne lâchez pa: un coup de fusil sans nécesssité impérieuse. —Ne craignez Claude d’une voix caline, distraite, tant il restait attentif. Billenbrock, assise rien," répondait presque L'excellente aux côtés de son mari, retournait la tête de temps en lemps, pour me- surer le danger, aussi, une placidité parfaite. Mais tout à coup Michon eut un et conse: vait, elle sursaut. ‘“Ah ! les avec un accent de fureur. —Qu'y a-t-il ? demanda le vieux Martin. —Jis prennent à travers champs, 1 , IE CHE démons ! s’écria-t-il sans doute pour nous coupe min.” { her On interrogea le cocher. Oui, dit celui-ci, la route fait à droîte un coude assez raide à un 111 int à éavre !: ou deux milles d'ici. Les caval ers et peut-eire deux ou trois cou reurs arriveront avaut nous al bout de la traverse qu'ils vienu.nt de prendre. | —Oh ! s'ils ne sont que six, dit FEUILLETON DE L'IMPARTIAL, L’'AVENTURIER MALGRE LUI. } é 7. Dh. ae" | ” es - nn 7 Ge nn. 7/2 End > « Le 4 y 2». AA LE L us) % ; ? ee. ; « ; ., , > » , telle qu'ils ne nous certa nement pas reconnu le Pari-{ ardent, le | en montrant l'horizon à gauche, corps souple, la lèvre ferme, se rcuie AN! $ 6 ù 00006000 > I] ANNEE Importers aad Lealers in Le. NI DRY GOODS SRERERS RIRES E RS Si nous en abattions trois (re ute ! | ou quatre, on ne peut savoir ce quil —-Aurons-nous le temps, cocher ? jarriverait dans ces campagnes, où | interrogea l’oncle Martin. —Ce sera juste, sices va-nu- doivent fourmiller les nègres, qui seront tous contre nous. pieds ne s'arrêtent pas pour délibé- rer. —Même sans savoir de quoi il s’agit, ajouta la Californienne. —Dieu soit loué ! dit Annah Voyons, cocler, y a-t-il moyen ,Billenbrock, voilà les cavaliers qui de bifurquer, de façon à laisser ces | ralentissent leur allure. Ils se con- certent. abominables coquins à une distance —Déjà, dit Boubou, un des pié- rejoignent tons les a rejoints. En voila un de plus, qui court comme un cerf ! —Trois autres arrivent auprès | gredin,. . pas ? — Voilà, là-bas, loin, dit Boubuu KIDNEY } N PILLS HARDWARE BOOTS & SHOE# FINE GROCEKIES Âre a sure and permanent cure for all Kidney and Bladder Troubles. BACKACHE is the first sign of Kidney Trouble, Den't neglect it! Check it in time! Serious trouble will follow if you don't, Cure your Backache by taking And Fsuing un hameau ou un village. ——Qui, dit le cocher, c’est l’ha- bitation de M. Ellis, —vous savez, celui dont le père s’est fait si bra- d'eux. —Voyez-vous ? le dernier fait " | grands gestes. ! —Ah, mon Dieu ! il leur montre; vement tuer, le troisième pour des |le chemin que nous alions prendre —C'est dit le cocher, i: rataiiles du Potomac, pendant la | égal, rit 2VTÉ 1, S * : 3 . 7 ruerre de s sion, ont perdu du temps ; nous y seron —Ce serait lien notre affaire, avant eux. parbleu ! dit l'oncle Martin. J1! —Etsi maintenant nous revr- loït y avoir uu cheuin qui y con- nious en arrière. La route ext dé duit. gasée, n’e-t-ce pas ? —]|] y ea un, répondit le co- —Nonu, non, dit Claude. Iis cher, et un fameux, excellent, très sont eucorc une trentaine qui sein euretenu, mais il se raccorde à la blent garder le passage. > le A1i1AÀ + Î + « ES 41E COUGE,. — lors, cocher, en avant, :n01 — Toute ceite racaille rzut-elle y être rendue avant nous ? interro- qui ne perdait plus son temps à récritminer, gea Michon, Peut-être oui, peut-être non, dit le cocher. Mes chevaux ve pourront marcher de ce train psu- lant bien longtemps. —Et jusque-là, pas une lande, pas un pré par où | ami et à la grâce de Dieu !”’ Pendant que l'oncle Martin pro-| nonçait ces dernières paroles, ave;:! son flegme habituel, Michon, Bou-| bou, le cocher, virent un de: cava- | liers se détacher et galoper à bride! abattue vers la bifurcation des rou- | t:s, comme s’il eût été envoyé pour, pas un sentier, | a garder. | Mais je cocher grommela : | l’on puisse raccourcir ?.... | ‘“Galope, mon vieux, galope, tu — Non, non. |n’arriveras pas, nous en sommes à —Eh bien, allez, cocher. Pous- | trois cents yards à peine.’ sez, ‘‘go ahead’’, mon garçon, | En effet, on distinguait très bien | nous paierons les chevaux, s’il le | le chemin et l’on se rapprochait du | faut, même quand mort ils coûte- | tournant avec une rapidité prodi- raient infiniment plus cher que vi- | gieuse, mais le cocher s'était trom- vants. Il faut arriver, il le faut.|p£, Le cavalier, courant comme — Nous allons essayer, répondit | une balle, menaçait, malgré tout, | le cocher. d'y être avant la voiture. — Pas de mollesse, hein ? | Les chevaux, excités, firent un —Paibleu ! riposta le brave au- | superbe effort. Et l'ou vit un tomédon, à cette heure, j'ai autant spectacle effrayant. d'intérêt que vous à m'en tirer. | Au momert même cù la voiture — Pourquoi donc ? tournait, la bô e montée par Hélé- | |gas, car c'etait lui, arrivait droit sur les fugitifs, et il n'était pes voulu vous sau- difficile de deviner l'intention du nègre. Jl voulait, en fonçant sur Mon Dieu, c'est vrai, pauvre | l'équipage, le cuthoter. de garçon !””’ fit Annah Billenbrock. —Ecoutez donc ! si vous ‘êtes lynchés, je suis bien sûr d’y passer auss', pour avoir ver, telie sorte que Martin, sa femme et les | Tout en échangeant ces paroles, | autres allassent rouler, plus ou! le cocher avait de nouveau secoté | moins contusionnés, | à vingt pas.|! . | son attelage, qui, reprenant une al-|Les cueil'ir | ensuite etles pendre; ure endiablce,"dévorait le chemin. | sans retard. | ‘‘Je pense que nous arriverons,’” tribuant généreusement des coups trouver fort inal. de fouet à ‘’un et à l'autre de ses | quait beaucuup de se cesser quel- que membre. Maïsil ne s’était pas Michou ne perdait pas de vue la! bréoccupé des tâchenses contin- bande, qui courait toujours pour! gences auxquelles il s’exposait. gagner l'endroit où elle pourrait | Avec une effroyable vitesse il allait couper le chemin aux fugitifs ; ni | tout briser sous le poïirail de sa les cavaliers, n:les preniers Coü- | monture, dût-il cu‘buter avec elle | coursiers. crânement Claude, je m'en moque avant qu'ils nous aient approchés, il n'en restera guêre pour nous lyn- À |reurs n'avaient ralenti leur vitesse. lan milieu des débris et des blessés. Le point où iis devaient déboucher) (C’était à faire frémir. La colli- | L : l . . . , . è |sur la grande route, était, heureu-'sjon semblait inévitable et allait | ? “ce 71Ss 11: {ant * ? : + 4 à 11.1 + u ' à * * A cher, u’'esit-ce pas, ma |sement, plus loin que celui où s’a- |être mort:lle, tant ie drôle calcu- —Je suis cle votre IE lmorçait la voie conduisant chez M. | Jait bien son attaque. »'ltonbhrock P È nt, si | A Len } 4 * * . Annah Billenbrock. Ellis | Si le cocher avait eu la présence par hasard il y avait à gauche un | ‘“Peut-être, dit l'oncle Martin, | d'esprit de retenir à te:ups ses che- | lc je Où nous pus-| ie ce nte à : à chemin quelconque où uous p | qu'ils se contenteront de nous at | vaux, peut-être que le nègre, arri- engager avec chance sions nous Er 1.1 » ais 1 X :4itet | à ù + er He, ’ d'en sortir, j'aimerais mieux € |de nous, et alors nous leur brûle- <omme un boulet devant 1 attelage la rencontre. Evidemment, appuya l’oncle. Jusqu’ici, nous u’avous tué qu un -1 L ; ht SA NÉ races à a Tdi se: se DER ne 5 ER EE ah RE Le A Ed OS A M Î |tendre, au lieu de venir au-devant | ant alors trop tôt, aurait passé |rons la politesse.” Juste à ce moment, Michon cria : arbres, de l’autre côté du carrefour. ‘lis arrivencs sur la grande} DR ds mu Se Le : a # EN | Ë | L'idée n'était pes mauvaise. | Bien plus, il s’en fallut d’un rien lisait-il à demi-v.ix, tout en dis-|Hélégas, cependant, pouvait s’en|qu'il ne fût renversé de son siège, Lui-même ris-| et serait allé s’écraser contre des Mais les bêtes de la voiture, lan- DOANS KIDNEY PILLS.' 4 Supplies Agents Demandés LE PAPE EST MORT. \ ten CRE AT TIGNISH and A LBERTON CAS eur Porûre apé- En PR We have jus: opeued # tull ano | c 1 | ! e vrage ii Bon marché. Se Pas besoin d’avoir ce l'expériérience, La plus forte coramision. 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Pour cela, ilaurait fallu s'attendre à l'événement, et qui sait si, même dans ce cas et eu égard à la vitesse acquise des deux côtés, l’automé- don aurait pu serrer assez SON Mati- che dans la main pour ne pas le laisser échapper. 11 ne parvint donc pas à le main- tenir. EW GOODS. We are prepared to supply the wants of the farmer, fisb- erman and mecha- nic We invite in- tendins: purchaser: to give us a cal, and they will find S'il n'avait pas eu l'instinct de] WE CAN meet al lâcher son fouet, le pauvre diable eût été la premièr: victime des hordes assoiffées de sang qui ac- competitors, and couraient, furibondes, désordon- nées, empli sant l'air de clameurs are save to them the ‘Devil !’”’ gronda le brave gar- çon, j'ai failli être enlevé. N’im- poite, le plus fort est fait. Nous % : sommes hors de danger. ‘‘Go a- tr O uble ana ex- head ! Go ahead !’” ajouta-t-il d’une voix tonnante, pour mainte- nir ses chevaux à une allure ver- tigineuse. De son côté, Miclion, qui n’a- vait pas perdu Hélégas de vue, rendait compte à Martin de ce que ce dernier était devenu. ‘‘Ah ! mon oncle ! disait-il (Suite à la 8me. Page) ‘Charlottetown. pense of going tc Summerside Or î mit J. H. Myrick & Co. 7)y Murphy PHYSICIAN AND SURGEON TIGNISH... 6 so soda E, He JE WYATT: SUCCESSEUR DE HODGSON & WYATT AVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli- citeur pour les Nova Scotia et Summerside Banks ARGENT À PRÊTER — Bureau : Au dessous de Clifton House SUMMERSIDE; PB: RUE McQuarrie & Arsenault AvocaAïs, NOTAIRES, &C. Summerside, P. E,. I. (Bureau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQuarrie, K,. C. Aubiu E. Arsenault, HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. B Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. La proximité Ge l'hotel de Ja ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du BORE à chaque marée. Termes raisonnables. 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