he » . ë er, >< w Maoscler LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. YARIS EE RER COTES TER RER ET SIENS — k VOL. Pontife et Pere (De l'Univers.) 1l règne dans le lettre du Pape aux supérieurs des cougré- gations religieuses un ton de Majesté, de douleur, ct de séné. rité qui ément et saisit profon- dément. Nous ne croyons pas que les pires sectaires eux-mêmes se puissent défendre à cette lec. ture. contre un certain trouble. Et M. Waldeck-Ronssean, mal- gré son scepticisme, aura senti passer en lui comme un frisson de remords et de honte. Depuis un quart de siècle, Pontife suprême, roi et prison mier, Léon XIII gouverne l'E- ghse et voit grandir sur le monde entier son ascendant. 11 fait comprendre à tous, dans notre époque utilitaire et maté— rialiste, ce qu'est la force mo rale. Même les plus acharnée ennemis de la religion le respec- tentet l’admirent. (Cependant les épreuves ne lui ont pas été ménagées. Vieillard dès le dé- but de son pontificat, nonagé- naire aujourd'hui, de quel côté ne lui sont pas venues des tris- tesses et des amertumes, dans ces vingt-quatre ans ? Les sectes ennemies, justement parce qu'elles sentaient leurs desseins plus que jamais entra- vés, menacés, ont redoublé d'’ef- fortssataniques. Et des enfants de l'Eglise, trop souvent, aveu : fumée par lé- t refusé : cruel] 2 glés par la poussière, du comoat, entrainé troit esprit de parti, Jui causant une douleu: entre toutes, de suivre Îles pres- criptions que dictaient au Pon- tife la cisire vue et l'unique souci des intérêts religieux. Un nouveau coup le frappe, et d'où lui vient il? Encore de cette France, à laquelle il a donné tant de marques de pré- dileotion. Ces témoignages de son amour pour la fille ainée de l'Eglise, Léon XIII les rappelle dans sa lettre. Ou plutôt,il ne les rappelle pas, il n'y fait qu'’- une allusion brève, tiiste et dé- licate. En insistant, il pourrait avoir l'air, aux yevx prévenus, de récriminer. Sa dignité ne lui permet pas. 1lindique, seu lement, qu'il déplore cette in- gratitude, et ii montre, aussitôt, que son affection résiste à nos procédés. Le Pontife proteste et condamne : ie Père se plaint ; mais il espère et pardonne. C'est aussi en Pontife et en Père qu'il parle aux religieux il les enseigne, il les cxhorte, il les console. Et quelle conso!a- tion leur ofire-t-il ?- La eu demeure stupéfaite. À ? eve! e A Ces proscrits de demaiu, Léon X111 ne se borne point à dire : —$o yez forts coutre l'épreuve. 11 ajoute :-—Réjouissez vous !....…. Réjouissez vous. Car si vous êtes frappés, c'est en haine de i'Eglise, c'est !à un nu jaste honneur. Réjouissez-rors, car la persécution a toujours eu eyrand, pour résultat de réveiller les énergies et d'accroître Ja vi- gueur du catholicisme. Parce que vous êtes persécutés au- | “ { TIGNISH, I! (jourd'hui, l'Eglise sera pins torte et plus florissante demain. Et les religieux, à cette pen- :sée, se consoient, en eflet, et même se réjouissent. Vous n'en revenez pas, Sectaires. Vous ne comprenez pas Ces ho nmes qui dans quelques semaines 6e trouveront peut-être sans toit, sans moyens d'existence, sans patrie, qui devraient s’abandon ner à la colère, au désespoir, et qui s'en vont joyeux, se di- sant :—L'Eglise profitera de uos souffrances. 1ls vous pa- raissent fous. C'est la folie qui a vaincu le monde, et qui, une fois de plus, vous vaincra. PIERRE V&UILLOT. ms La Langue Francaise au Canada (De la Vérité Française) 1i se produit en ce moment au Canada un mouvement en fa- veur de la conservation et de Ja diffusion de la langue française qui mériterait d'attirer notre at- tention sielle n’était doulou- reusement concentrée sur Ja guerre faite à l'Eglise par nos tristes gouvernants. M. Jules Tardivel, le distin- gué dirécteur de la Vérité de Québec, a fait récemment une conférence dans la ville de Moutréai sur 1» langue française au Canada. Les partisans de l'impéria- lisme britannique et de ja “su périorité des anglo-saxons” ont travaillé depuis plusieurs an- nées à faire prévaloir la langue anglaise dans oertaines pro- |vinses da Canada et à faire ou- blier levr langue maternelle aux Canadiens immigrés aux Etats- Unis. L'un des moyens employés pour atteindre ce but a été de discréditer et de ridiculiser le langage et la pronouciat ion des canadiens-français. ‘Leur lan- gue, disent les Américains et les Anglais, n’est pas la vraie lav- gue française, C'est un patois vulgaire, mienx vaut s'exprimer en bon anglais que parler ce misérable jargon ”’canayen."” L'argamant spécienx, car le paysan Canadien ne parle pas, 1i faut en convenir, la lan- gue en usage à l’Académie. M. Jules Tardivel s'est appli- qué à justifier ses compatriotes et à venger ia langue maternelle des canadiens-français. Nons croyons pouvoir qu'il y a pleinement réussi. À l'aide de citations empruu- auteurs des était dire tées aux meilleurs XVI1le XVIile siècles et à des grammairiens français, M. |Tardivel prouve qne la pronon-| |ciation et les expressions usitées et dans le peuple au Canada, é-| |taient admises en France à l'é.| Î à | lpoque où les premiers | q colous uittèrent leurs provinces pour | ipeupier ja nouvelie France. | Les paysens canadiens parlent | aujourd'hui aomme l’on parlait de Louis X1V. d'aillenrs de Hhre la de Tardivei, on ui La Verité, pour se LP à la cour il suffit conférence | son jonrna] : ir M. i, [convaincre qne la vraie Jangre! | française est dignement repré. LE du PRINCE E sentée au delà de j’Atlantique. Nous ne sommes dono pas surpris de constater le grand retentissement que la conférence de M. Tardirela eue au Ca nada—CHARLES WAIGNEN. PENSEES L'esprit sans jugement est un vaisseau sans gouvernail Lesvi ces forment une chaine dont le premier anneau est l’é— goisme. Les âmes supérieures ont presque toujours été trempées dans les épreuves. On juge de ce que sèra ane fille dansla maison &e son é- poux, en voyant ce qu'elle est dans la maison de so père. Beaucoup de gens vivent trop | de l'avenir, c'est-à dire d’espé. rances : beaucoup, au contraire, vivent trop du passé, c'est-à. dire de souvenirs. Sachez vivre| du présent. Qai pense trop à | demain se ménaga des décep. | tions ; qui pense trop à hier | regrette. Desirable Farm sale That very desirable Farm.aud Resi- dence owned by late Senator Arsenault at Abram’s Village, Lot 15. This Farm consists of 119 acres of good lan! well! fenced and in a high state of cultiva tion. The buildings consist ofa:i residence, two barns, a gi anaATY, dairy & ice house, coach-house, sheep-pen, piggery, ben-house, machinery shed, | harne:ss shed ete. The surrounded by ornamental trees good orchard, and commands a good view ofthe Egmont Bay from which | it is distant half a mile. 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BUOTE, GËÉRANT JEUDI LE The following dialogue was heard a few days 280 in one of our neighboriug settlemeuts, Read it :— Pat—"liello, Peter !” Peter—t:t'el-oh oh-oh-ho, Pat.” Pat, Why Peter, that's a terrible cough you have.” Petir. “1 know. It's killing me Pat.‘ Pat. ‘Why don't you get something to cure you ? Peter Sure ? have tried all the cough medicine on the market but they did me no good. Par. Wby don't you go to the doctcr ? Peter, Well, L interded to go, but Barney called over to see me last night and told me notto bother with any o1 them ? Pat, Why was that, Peter .? Peter, * Well, be says last spring when Margaret was sick she had all the doc tots in the place to see her, and the de‘il the bit she was the better of them. Pat And will you tell me what cureû her ? Peter, Well, he says he heard great taix about this MacDONALD:S DRUG | STORE keeping very fine medicine for man or beast, and he started at once to see Mr. McDonalds, himself, He gave him two botties of MacDONALD S AN ODYNE PIN EXPECTORANT. which ouly cost him 25 cents apiece, This cured her compietely. Pat, Well ! Well ! that was cheap Peter, Yes and he says if he had gone to MeDoraid‘s Drug Store and sot this medicine in the fir-t start he would have saved over #50 that he had paid out for doctors bi!]s and medicines, Pat Dear, oh dear ! My, vh my Peter. { wou!d advise you to go to Sun- werside and see t.at man at once! Peter Well, Pat, 1 will go to see him this day with the help ofthe Lord ard the old horse. Good bye, Pat. Pat. Good bye, Peter, >. 5. Pat—5oy!Hi! Before you go take this 25 cents with you and bring me a bottle of that McDonald s Anodvne Pine Expeetoraut for Ann, Peter—T will that, sure. & College BOOKS Ce Of ail kinds ALWAYS ON HAND CHAS. J. 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