CHINE FAMILIERE (suite de la 1re page) À quelques pas, sous un han- gar, sont déposés cinq grands couteaux dont la lame à la for- me d'an rectangle d'environ cinq centimètres de hauteur sur soixante de longneur. La poignée en bois réprésente des têtes de monstres. (Ces cou- teaux sont, paraît-il, très lourds vu la quantité de mercure que renferment leurs lames c-euses, et datent de fort longtemps. Les Chinois les conservent très pré- cieusement. lis sont l’objet d'une vénération telle, que tout mandarin se rendant chez le bourreau dnit se prosterner en passant devant ces terribles ins- truments dela justice impé- riale. Tont près, sur un fourneau, chauffe l'eau où l‘on trempera ces couteaux pourleur douner plus de tranchant, et enlever le saug qui les souille. C’est hor- rible de simplicité ! Plus loinest le lieu de l’exé- cution, c’est-à-dire la terre nue, avec les ornières qu'y tracent les charrettes. Le cendanmé doit donc passer devant ce pe- tit fourneau, qui chaufio tran- quillement: Mais une grande clameur se | produit à l'ouest: ‘“Tche i lai 16 !” l’édit est arrivé ! Un man- darin à cheval l’apporte dans une boîte recouverte d'’étoffe jaune. Le mandarin'est escorté de soidats armés de piques, qui s'arrêtent à l'entrée de la rue, taudis que lui entre dans la ba- raque des grauds mandarins, et dépose le décret sur la table Pure cérémonie, puisque les noms entour-s d'un ee rcle zou: ge sunt déjà affichés longtemps ; mais c'est ]à le sig- nai de l’exécution. : à | : Arrive un patient, poussé par|‘0Mmence à deux bourreaux à grand tablier anne a" ï À y “—— veua-Ci, 1ppuyant sur ses épaules, le jorcent a se pros- terner devant l'édit impérial, puis l'entrainent au supplice On porte dans arrache !a pancarte qu'il lui enle- laisse nu Devant le petit fourneau que vous savez, les aides du bourreau font mét- le con et, ou le jasqu’ài la ceinture, vant sa robe, contre de ja Une ficelle, passée sons le sa lon gue tresse, et la tient retroussée pour qu'elle ne fasse pas obsta- cle au couteau. Le bourreau s‘avance les bras nus, prend des mains d'un des cinq porteurs un des couteaux et lelève. Latête tombe. Le saug jaillit sur la terre, Sar le tablier et sur les bras du bour- recau! Souvent, nous dit un ivttré, un aide arrête rhagie du tronc avec une ga lette de pâte, qui, imbibée ainsi de sang humain, constitue un spécifique fort recherché de ja pharmacopée chinoise. Cependant le bourreau remet le eonteau à l’un de ses aides, saisit par la tresse la fêre tonte dégoutante de seng,et, la dé- marche altière, va la montrer aux grands mandarins, en tre la condamné face terre, dans la boue noire rue. nez, vient se rattacher à l'hémer | [aide tourkent lentement, depuis |thodiauement jp eme mr | Aucun des suppliciés n'a opposé la moindre résistance. Le cou: tean se jève, la tête tombe. Cette tête ne grimace point, le eorps ne s'agite point 11 n'y a ‘qu'un pen plus de saug dans les ornières et sur le tablier jaune, maintenant noir, du bourreau. Après l'exécution, chaque téte est enfermée dans une cage de bois, fixée elle-même à un po- teau, en plein marché. Elle doit rester là jusqu’à ce que la pourriture ait mis les os à nu. Vivtle tour du musniman. Il s'avança en chantant ses priè. res, et fit le ‘‘Kotoou‘ en chan- tant. 1l portait latête haute ; toutefois, il était pale de cette pâleur spéciale des gens enfer- mês depuis longtemps dans d'’in- fectes prisons. Un chinois pro. pPrement mis et portant la ca lotte blene des musulmans vint ‘à sa rencontre, lui murmura | quelques paroles et lui donna son daigt à baiser ; puis il se retira. Lo patient se retour- [nant alors vers le bourreuu — Faites vite ! ]ni dit-il, etilre- | prit son Chant triste. A la vue des cinq cadavres déjà alignés |sar le sol, il s'interrompit un ‘instant, terrifié par cet appareil de mort. Ce ne fut qu'une é- motion passagère, il eontinua à chanter jusqu'au bout. L: reste des condamnés de- vait périr par strangulation, spectacle plus horrible encore, mais supplice moins rigoureux que la déocapitation aux yeux Les Chinois: qui tiennent beau- Coup à ne pas êtr privés de jeur tête dans l’autre monde. Le patient est à genoux, Ja tête contre les pieds du bourreau. Autour de son cou est passé une corde que le bourreau et son mé pa- as— sa figure devenir uoire, le | bourreau jâcha 1- | 1 . Quand le trois quarts (phyxié, et quand Î Itient es$f aux bâton [de manière à Jaisser s'exhalet dans un dernier soupir l'âme [du moribond. C'esi une fareur |qu on octroie à cette âme, qui resterait enfermée à perpétaité dans le cadavre, fa veur horrible qui fait renaitre à la vie au homme déjà étranglé, pour l’achever vD instant plus tard. ais ce sont les rites, et les Chinois ne consentiront pas facilement à s'ea départir. La corde est ensuite serrée de nou- veau jusqu'à ce que moit s’en suive. Quand tont est fini, va colle sur les dos du cadavrs papier portant son nom. Le plus curieux, c’est la com indifférence, le parfait sang-froid des bourreaux dans cette bsogne écœurante. 1i reste encore quatre mâsé- rables à étraugier, ia femme à supplicier, fuyons ! Le soleil est splendide, Com: auparavant, la rne est iu nondée de lumière. > Ce scir le bourreau va Jeter les cadavres dans le ‘“Vanjen kang’””, tosse des dix mille hom- mes, aplès avoir eu le soin de les dépouiller de leurs vête- ments qui sont Sa propriéré. On répandra quelques pel. letées de terre sur tout ce sang et demain marchands de! PELIT _— 29 saus cela au pète me les criant, pendant qu'il fait la gé-| nuflexion devant le déeret im. périal : “Chao tchi-tàäo,” la tête . . } . | est tombée !” puis il retourne} Used internally Hagyard’s | bofore the lentement vers le cadavre, et| dépose la tête à côté du tronc. Daus l'intervalle, les aides ont amené une seconde victime, qui a passé par nies que la Lo bour | reau vient à sa rencontre tout, couvert d'un sang encore chaud, | et aide à ia dernière toilette. | Nous avons vu tomber ainsi! première. cinq têtes, et cinq fois l'exécu-} ” teur a répété sa lugubre prome- nade à la case des mañdaïins.| J légumes reviendront au même L'IMPARTIAL JEUDI Nervous and Si:k Headaches, and all Headavhes arising from Neuralgia, Sleeplessness, Ner vousnese, Colds, Feverishness, Fatigue of Body or Mind, Et- posureto Hat, etë, promptly cuted by Bowman's Heudache Pôwders. Th:saf-st and best remedy. Pat ap iu both wafer and powder form, 10 and 25 cts 11 n'y a que cénx qui re jen- sent à rien qui aient besoin d'étre distraits, Les paressevx ont toujours envie de faire quelque chose, Toute guerre finit pas là où elle aurait dû corumencer : la paix, L'ainour propre est la seule chose dont on ne vient jamais à bont On aime à donner au svleil et à recevoir à l'ombre. Tout le monde fait parfois le mal ; les méchants sont cenx qui en ot pris | habitude. Approuvez, mais admireg rarement ; l'admiration est le Partage des 6015, La bienveillance donne pics d'amis que la richesse et plus de crédit que je pouvoir. Je lis non pour m'instruire, mais pour m'élever. Qu'il est grand d'être toujours plus fort que so1 même ! La superstition a $es l'an fa- Tons Comme elle a ses hypocri- tes. Etre économe, c'est on réalité être avare de son superflu, | |Taisous m'illeures et les mauvaises | Oelui qui ne uraint ras d regarder lisse en face OSéralt--1} Huy a de parfaits que les Igens qu'on he connait pas. vous R'ave+Z, ad moins, nue bon au logis. sans eu emporter une, rien de mrilleur [si égal] à mille, QE TRI PE RUES DE MCE 1 æ y . Lé . { & + Vous Pouviez Prévoir Ë 3 les cnnecqnences qu'amènereit ui rhume que vous négligez, vous vons en Aébarrasseriez immédiatement, et BalU:tiseiueut vous p:endriez- — = Shiloh’s |Consumption à Cure Garanti pour guérir la Consomption, la Pron- chite, l’Asthme, et toutes les maladies des Poumons. KEnlève un rhume Cu une toux dans une journée 95e. Écrivez à S.C WE. LS & Co , Toronto, Can. Unton poli rend les bonnes | iait Passer | # se| | ee” $ saiusr 1a figure da son ati ? : NE VOUS FN ALLEZ PAS, #1. teilie da Liniment de Kendri.k Ne vonsen aliez pas !f llny a | Kendrick cuinme re:nède de fa-| age Demi ma LE 20 FEV, 1902 REDUCTIONS. Su Q T 7 TANT STE L'ART PREVIOUS TO NEXEF MONTH WILL BE SOLD AT TO CLEAR, STOCK-TAKING BIG DISCOUNTS R. T. 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Peter Sure I have tried «ll the cough medicine on the market but they did me | no good. Pat. Why dou‘t you go to the doctcr ? Peter, Well, 1 intei.ded to gb, but Barney called over to see me last night and told me not to bother; with any of them ? Pat, Why was that, Peter ? Peter, * Well, be says last spring when Margaret was sick she had all the doc- tors in the place to see her, and the de’il the bit she was the better of them. Pat And will you teli ime what cured her ? Peter, Well, he says he heard great talk about this MacDONALD-S DRUG STORE keepiug very fire medicine for manu or beast, and he started at once te see Mr. McDonalde, himself. Ile gave him two botties ef MacDUN ALD S AN- ODYNE PINE EXPECTORAN!, which only cost him 25 cents apiece. This cured her completely. Pat, Well ! 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