ji mn Prec mens ot me nnre remets moratoire oremnon ge ecran nr nn nement sous Rs Res ? | . M a ere gere pe D à u se # ; Fr FT 5 4 Bari re ÉD FES + Rs Le RS ” L'IMPARTILAL 1907 sé UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. ZÉON X1/7 me FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un at. cccoco.ccve s0$1.00 Six MOIS... » + 50 Les abonnements sont payable d'avance, | Pour cesser de recevoir le jour- pal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPARTIATIL ane ] Tgnish, Jeudi, 14 Avril, 1907. —— [amer vu LE PARLEMENT FEDERAL Il est très probable que la session du parlement fédéral sera prorogée le ou vers le 20 avril courant. ms es LE MINISTERE DE LA MILICE L'hon. M. Scott administrera le ministère de la milice, durant l’ab sence de Sir Frédéric Borden en Angleterre. eme se nene LE MINISTREDELA MARINE ET DES PECHERIES C'est l’hon. M. Templeman qui administrera le ministère de la Marine et des Pécheries, en l'ab- sence de l'honorable M. Broéeur. LE MINISTRE DS CHEMINS DE FER ET CANAUX L'honu. M. Fielding remplira les fonctions de ministre des chemins de fer, et canaux, jusqu'à ce que les tribunaux se soient prononcés sur la poursuite intentée par l’hon. M. Emmerson coutre le ‘‘Frederic- ton Gleaner.”” LA POURSUITE CONTRE LE “GLEANER"' La poursuite que l'honorable M. Emmerson a proruis d’intenter con- tre le Fredericton Gleaner sera civi- le et non criminelle, L'avocat de l’ex-ministre des chemins de fer est M. Barry, C.R.et M. Hazen, M. P. P., le chef de l'opposion au Nou- veau Brunswick, défendra le Glea- ner. L'action n'a pas encore été prise, mais le bref sera bientôt émis. Sn M. EMMERSON Voici ce que dit l'Evangeline de la résignation de M. Emmerson: ‘‘L'hou. M. Emerson, M. P, a donné sa démission comme ministre de Chemins de fer et Canaux, pour mieux combattre ceux qui ont vou- lu ternir son caractère et calomnier sa vie privée.’ Assurément le confrère n'est pas iguorant des circonstances, alors pourquoi nous dire de pareilles fau- sestés ? M. Emmerson n'a pas la sympa. thie de tout le public bien pensant. Il n’a que la sympathie des parti- saus acharnés et de ceux qni aiment | les frivolités dont on l':ccuse. L'HON. M. EMMERSON Nous lisons dans ‘‘La Patrie’: ‘Il paraît certain que l’hon M. Pugsiey #&bandonnera la charge de premier ministre de Nouveau- Brunswick pour se porter candidat ministériel dans le comté de St Jean, laissé vacant par la mort de M. | Stockton. Il serait ensuite nommé ministre des chemins de ter et ca- aux, en remplacement de M. Em- merson. ‘Ce dernier aurait été si cavaliè rement traité par Sir Wilfrid Lau rier qu'il ne saurait espérer repren dre sou portefeuille. On fait re- marquer que le premier ministre a eu beaucoup plus d'égard pour M. Hyman. ‘Comprenant la position qui lui est faite, M. Emmerson serait dis- posé à accepter une charge quelcon- que au Grand Tronc, celle de vice- président, ou d’assistant-gérant.’” L'hon M. Emmerson pourra se dire comme l'hon M. Tarte, qu'il u'y a tien de plus instable qu'une position de ministre. Il a aussi comme fiche de conso- lation le cri de César : ‘‘J'aime mieux être premier dans le plus petit village de l'empire que deux- ième à Rome'’. Mais les amis de l'hon M. Emmerson, n'ont-ils pas dit qe ce dernier se lavera avec l'hysope de la justice et qu’il de- viendra blanc comme neige. La justice se hâtant lentement, le Premier n’attendra pas à remplir le siège laissé vacant, que celle-ci ait terminé leTlavage de son collè- gue, d'autant plus que ce dernier l'a fait endèver. TENNYSON SMITH, FARCFEUR Il parait étrange, aux yeux de ceux qui regardent les événements avec calme, de voir des hommes, qui se disent les plus pcpulaires, les mieux renseignés et les plus sin- cères de la ville de Charlottetown, se livrer à des actes de bouffonerie, comme ils l'ont fait, la semaine 1ernière dans la capitale. Depuis quelque temps, un certain Tennyson Smith, acteur de première force, s’est livré à la cause de la tempérance. Il travetr- se le continent pour proclamer ses vertus et combattre l'intempérance. Les exaltés de la cause, à Chalotte- towu, ont voulu siuger et par con- séquent ont invité le célèbre Smith pour leur donner de ses farces, mo- penmnant une forte somme d'argent, car il faut comprendre que Smith n’est dévoué à la cause de la tem- pérance que par le nombre de dol- lars qu'il reçoit. Pour comble de ridicule, l’apôtre de la tempérance propose un drame dans la Market Hail de la cité et chose difficile à croire des hommes :t des femmes, se disant l'élite de la société, y prennent part qui est ni plus ui moins qu'un procès pour con: damuer ou justifiér le roi de l’in- tempérance. Comme si le public ne savait pas, depuis longtemps, que le démon 1e l’achool est le pire enuemi du genre humain, condam- né par Dieu et par les hommes ; mais ce qui nous frappe d’étonne- ment c'est l'éolouissement des ces hommes et deices femmes de la capitale, par la bouffonnerie de Smith. La chose est ridicule, ainsi que la loi de prohibition, ique ces mê nes gens, avec d’autres qui doivent savoir mieux, ont fait mettre en force dans notre île. Tennyson Smith sait ménager la chêvre du public et le cheu de son ambition. LA PROHIBITION DANS LA NOUVELLE ECOSSE _—_ | | | La question de la prohibition est | venue deux fois devant la législatu- re de la Nouvelle Ecosse, depuis | l’ouverture de la session. Le gouver- | nement a rejeté les propositions de | l'opposition en alléguaut manque de | juridiction. Toutes les questions se rapportant à la vente ou à la prohi- | bition des boissuns enivrantes sont | du ressort du parlement fédèral. | La province sœur voit la farce de | la loi de prohibition dans cette pro- | vince et ne veut gnère se mettre au | | feu capitaine McKinnon, LE CAPTAINE LU BRANT. La nomination d’un capitaine pour remplacer a été pour le ‘‘Brant'’, faite. C'est le capitaine Daniel Walker de Georgetown, second officier du ‘‘Minto'’ qui vient de recevoir cet- te nomination. M. Walker est remplacé sur le ‘“Minto’”’ par M. William Senca- baugh, aussi de Georgetown. On pett voir par ces nominations que M. Hughes, député de King, fait les nominations qu'il veut et { Dans le comté de Prince, rien. Quelle est la raison ? On nous dit que c’est parce que le député de Prince est un couser- vateur. Cela se peut, mais ne de- vrait pas être. Il n’y avait personne sur l’île qui était plus en droit d'être le ca- pitaine du ‘‘Brant’’ que M. le capi- taine F. Gallaut de Palmer Road, { mais le destin était contresl'ii. Hughes veut tout et il a tout. C'est triste. Ces partisans, soit libéraux ou conservateuis, mous causent des malheurs. Po1r que nous soyons reconnns comme les autres mortels du Cana- da, il nous faut des députés indé- pedants des députés qui donne-aient leur appui au gouvern:ment au pou- voir, fut-il libéral ou conservateur. Ces députés indépendants ; pourrai- ent aussi opposer le gouvernement lorsqu'il s'agirait de quelque imésure qui serait à notre détriment. De l'indépendance, c'est qu'il nous faut. Ces partisans, que cette province a le malheur d'envoyer à Ottawa, nous font aucun bien, au contraire ils nous font souvent un grand tort el PAS DE RETRACTION cela Des représentants du G/eaner, Toronto Worldet du Æalifax He- rald se sont réunis à Moncton, la semaine dernière et se sont décidés de tenir ferme aux dénonciations qu'ils ont faites de la conduite de l’ex-ministre des chemins de fer du Canada, M. Emmerson. Il parait que M. Emerson avait dit en chambre qu'il poursuive- rait ces journaux pour diffamation de caractère, mais depuis son acte de bravoure(!!!) faite avec ce fle- gme étudie qu’on lui connait, il se tient coi. Y aurait-il d£ la vérité dans les dénonciations de Fawler? Le pu olic est purté à le croire. es Journal de Francoise A l'occasion du sixième anniver- saire du /ournal de Françoise, re- vue familiale, un concours littérais re d’un genre tout nouveau, an plus haut point intéressant et pro- posé par M. le sénateur Poirier, est offert aux lecteurs. Pour au- tres détails, s'adresser, avec timbre de 2 cts., au /ournal de Françoise, 80 rue Saint-Gabriel, Montréal, pour un numéro explicatif. mme Les ambitions de M. Bourassa Le Zemps dit que l’ambition de M. H. Bourassa, M. P., est de de- venir chef du parti conservateur dans la province de Québec. I ajoute que depuis que le député de Labelle est dans la politique, l'idée de dominer hante son serveau.”” Ne croyez pas um mot des bavar- dages du ‘‘Temps’”’. M. Bourassa est trop honnête, a trop de princi- pes et si imitié pour ses Compat:io- tes jour sc lier à aucun parti éoiii- que du Canada. | M. Bourassa est indépendant, travaille à l'avancement des siens et veux droits égaux pour tous. C'est l’idée de dominer comme prophète qui hante le cerveau du rédacteur du ‘‘Temps'’ et un peu de jalousie contre M. Bourassa qui fait parler le confrère de la sorte. DES NOUVELLES. Des rumeurs pelitiques, que nous livrons au public, pour ce qu’elles vaillent, sont qu’un grand change- ment se fera, dans le comté de Prin- ce, aux prochaines élections fédé- rales. En premier lieu on nous dit que le sénateur J. Yeo donnera sa résignation au sénat pour se faire remplacer pr l’hon. J. W. Ri- chards, candidat défait à la derniè- re élection fédérale. Ensuite les mêmes raconteurs nous disent que M. A. A. Lefurgy, député actuel du comté de Prince se retirera de la lutte, à la prochaine élection, pour se faire remplacer par un des docteurs de Tignish. Ccmume nous disons plns haut, ces rumeus ne sont pas authenti- | ques, mais cependant il yade Ja | vraisemblance, jugeant par les ma- niveau de nous, pour être la risée doune les beiles positions aux per-| gnigances de plusieurs qui sont in- des autres parties du Canada, ‘ : sounes de son comté, |téressés, À Droit et Malgré ma bonne volonté, il m'a) été impossible de tenir la promesse que je vous ai faite il y a déjà plu- sieurs semaines. Donc, plus de pro- messes | Je ferai mou possible pour être ponctuel . on ne peut guère de- mander d'avantage, n'est-ce pas. Ceux qui me font l'honneur de me lire voudront bien me pardonner si j'exprime si souvent mOu admi- ration pour notre cher journal de l'Ile, L'IMPARTIAL. Pourtant c'est! tout naturel, il me semble, de par-! ler souvent de ce que l'on aime et que l'on admire en ce monde, De plus, son énergique redacteur et moi, nous nous sommes connus et nous avons fiaternisé pendant plusieurs années sur les bancs, dans les classes et en récréation au Collè- ge St. Dunstan de Charlottetown. Dans ce temps-là, le redactenr de L'IMPARTIAL avait une grande am- bitiou : devenir un jour gérant d’une Compagnie de chemin de fer, Moi, mon rêve était de turlutter dans un cuivre, à l'instar du premier piston que j'avais admiré dans une musi- que de cirque au ‘‘quai,’’ (Summer- side). Nos ambitions et nos rêves se sont évarouis comme la brûme du ma:in d’un beau jour. Le destin en a vou- lu autrement : M. Buote redige L'IMPARTIAL avec le courage et l'habilité que nous savons, et 1 FFE je suis satisfait de la car- rière où Dieu m'a appelé ; fasse le Ciel que j’en sois plus digne de jour en jour. Les lecteurs de ce journal m'ont été très-indulgents, même ‘‘Un Acadien’’ de Mont Carmel : donc, grâce à la bien-veillante pei- mission du reiacteur et l’indulgen- ce des lecteurs, je me lance encore une fois, sans trop savoir à quoi cela va aboutir. J'ai le numero du 28 mars sous les yeux. J'en dévore le contenu, — même les annonces. En parcou- rant ses colonnes bien remp'ies, j'y vois les remerciements du redacteur à M. Joseph Blanchard, iustituteur du Village des Abrams, qui s’inté- resse si vivement à L'IMPARTIAL. Eu cela, il ne fait que marcher sur les traces de son vénérable curé, le Rev. S. Bondreault, qui a déjà fait beaucoup dans sa belle paroisse pour notre journal acadien. Pourquoi M. Blanchard ne trouverait-il pas d'imitateurs dans les autres centres français de l’Ile St. Jean? Espé- rons que l'élan est donné et que le nombre des abonnés continueia à augmenter. En parlant d'instituteuxrs, je ne puis passer sous silence la belle car- rière de äévouement pédagogique du doyen de nos maîties d'école, M. Jean ©. Arsenault. Depuis quarante-leux ans (je crois) M. Arsenault se dévoue à l'enseigne- ment daus nos écoles acadienunes. Plusieurs de ses premiers écoliers sont grauds-pères aujourd’hui, et! leurs petits enfants puisent à cette | heure leur savoir à la même source, suivent les mêmes classes st éprou- vent la même admiration pour le vétérau éducateur, que leurs pères et grands-pères avant eux. M. Ar- senault est je type vrai du maître- d'école modèle et consciencieux. Quelle belle carrière toute remplie de dévouement et de sacrifices ! Quel dommage que nes gouver- nants ne se soient pas encore avisés de récompenser ces vétérans de l’é- cole primaire en affectant à leur re- traite une somme suffisante pour mettre leur vieux jours à l’abri d’une nécessité quelconque. En tout cas, les acadiens du Co. Prince doivent une éternelle gratitude à M. Jean ©. Arsenault pour ses ser- vices si effectifs et si désintéressés. | Il serait à souhaiter que quelqu'un se mît en tête d’une démonstration en l'honneur de M. Arsenauit, et que l'affection que les acadiens en général, et ses élèves en particulier, lui portent, lui fût communiquée | d'une manière convenable pratique et tangible. Malgré la mince rétribution dont a Gauche CC SYLVAIN => NP à l’enseignement pendant des pé- riodes de 10 à 20 années. Voici quelques noms tels que j'y pense à ce moment : Bruno Arsenault et Laurent A. Arseriault, 20 ans ; Marin Gallant, Casimir Poirier et Stauislaus Aucoin, 15 ans ; Joseph Blanchard, 12 ans ; Bruno Martin, 12 ans ; et plusieurs autres dont les noms m'échappent en ce mo ment. Il serait à désirer que . quel- qu'un, plus exactement renseigné que moi, fit une liste de tous nos maîtres et maîtresses d'école qui ont enseigné 10 ans et plus, pour ies colonnes de L'IMPARTIAL. Les anciens se souviennent encore de M. Lafrance, père de M. l'abbé Lafrance, qui fit l’école à Rustico et ailleurs il y a au-delà de 45 —Feu M. le Sénateur Arsenault fit aussi la classe pendant 18 ans et feu G. Buote 49 ans. Plusieurs des meru- bres de notre clergé se sont dévoués à l'enseignement avant d’embrasser la carrière sacerdotale. En Aca- die, le maître d'école fût toujours le bras droit du prêtre. Avant l’é- poque de la neutralisation de l’en- seignemeut, On commencait et l’on terminait l'école par la prière. L'é- tude du catéchisme primait sur tout le reste, de sorte que dans le maître d'école, le prêtre avait un puissant auxiliaire pour la préparation éloi- gnée des enfants à la première Cor- munion. En dépit des ennemis de notre religion qui nous ont imposé des écoles neutres, tout instituteur acadien jigne du nom, est encore, je crois, le bras droit du prêtre par son exempie et son influence dans l'école paroissidle. Il lui est défen- du de réciter le Notre Père avant et après la classe, mais il n’est pas dispensé pour cela d'inculquer à ses élèves la présence de Dieu et notre dependance sur Lui. (C’est contre la loi d’enseigner le catéchisme, mais rien ne lui empêche d'être un exemple vivant de probité et de ver- tus chrétiennes. Nous n'avons pas raison de croire que la présente gé- nération d’'instituteurs acadiens soit moins dévouée à notre sainte foi et à la cause sacrée de l'éducation de la jeunesse, que ne l'était la géné- ration précédente. Honneur, donc, à nos maîtres et maîtresses d'école ! Rendons leur tâche moins ardue en visitant nos écoles plusieurs fois l’année, en marifestant un vif inté- rêt à l’oeuvre de l'éducation et en affermissant l’antorité du maître, — détail qui est hélas ! lamentable- ment trop souvent négligé. M. le redacteur, ne pouvez-vous pas persuader quelqu'acadiens de bonne velonté de nous envoyer des nouvelles de Rustico, Hope River et Miscouche ? L'IMPARTIAL de- vrait avoir des collaborateurs dans toutes les parties de l’Iie St. Jean. Mes humbles efforts se sont bornés au choses du Co. Prince, et c:la d’une manière bien imparfaite. Mon français est loin d'être acadé- mique, et je sais que la majorité de nos iustituteurs qui l'écrivent plus correctetrient que moi, pourraient, il me semble, contribuer de temps en temps des nouvelles de leur ar- rondissement. D2 plus, beaucoup peuvent fournir à vos lecteurs des informations plus précises, surtout sur notre corps enseignant, nos é- coles et l’enseignement en général, que je ne l'ai fait jusqu’aujourd’hui/ Pourquoi ce silence ? Assurément ce n’est pas le manque de bonne vo- lonté ni de patriotisme. Peut-être est-ce la timidité traditionnelle de l’acadien qui laisse le fardeau sur l’échine d'un ou deux individus. Nocs ne pouvons supposer que la paresse ou l'indifférence soit la cau- se de ce phénomène qui n’a pas sa raison d’être. Quelle belle occasion pour nos jeunes maîtres et maîtres- ses d'exercer leur plûme ! Pour é- crire convenablement, il faut exer- cer toutes les facultés de la mémoi- re et de l'intelligence. Il faut se rappeler telle ou telle règle de gram- maire, revoir ses participes, consul- ter son dictionnaire. Il faut ébau- notre gouvernement provincial ré-|cher, élaborer, repasser, «Orriger, compense (?) ses instituteurs, j'ai perfectionner et polir. 11 faut exer- dans ma mémoire plusieurs autres cer sa mémoire, son intelligence " noms açadiens qui se sont dévoués son jugement, I] faut choisir ou rejeter d’une manière judicie tout ce qui pourrait être utile ou nuisible à la cause sacrée de Ja reli. gion, de la patrie et de l’école, Voi. là une oeuvre bien digne des efforts de l’instituteur acadien, m'est.ce pas ? Dites en donc un mot dans vos colonnes. Pensez-vous, M. le Redacteur, que le projet du Collège acadien soit mort? La liste des seuscrip. teurs n'augmente pas vite, Ne se- rait-il pas apropes de sonder les i- dées de notre clergé À ce sujet, Ce sont eux qui doivent donner le mot d'ordre, et diriger la marche de Ja petite armée acadienne vers le but si atdemment désiré. Lecteurs de L'IMPARTIAL, Avez-vous quelque chose à suggérer à ce propos ? N'a. vez-vous Pas, au moins, uu mot d'encourag:meut, un conseil, une idée à communiquer par l’eutremise de notre journal? Vous savez, — quand ou diffère d'opinion avec quelqu'un, il n’est pas nécessaire de l’insulter, de lui supposer de la mauvaise foi et de le couvrir de boue. Une différence d'opinion bien motivée et charitablement exprimée peut faire surgir des idées plus jus- tes, peut découvrir des horizons plus étendus, peut nous faire en- trevoir des idéals plus beaux et plus parfaits. — Voyons, un coup de coeur ! SYLVAIN, po Des Nouvelles de St . Paul ous avons terminé hier notre concours de confessions pour les pâ- ques. Les gens ont profité de la belle température pour assister en foule, à tous les offices. Hier, à ,a dernière messe, le Père J. Gaudet fit un magnifique sermon sur les fins dernières. Et, coïnciden- ce frappante, au sortir de l'église, la nouvelle se répandit comme l’é- clair qu’un de nos sraves citoyeus, sieur Hippolyte Gaudet, ancien ins- tituteur, venait d'être foudroyé par une mort subite. Encore sou: le coup de cette ter- rible sentence qui venait de tomber des .èvres du prédicateur : ‘ Apor- tet semel moti, post hoc judicium””, la foule s'éloignait morne et silen- cieuse au son du glas fuuèbre qui demandait une prière pour l'âme d'un frère défunt. Le défuut était venu communier le jour d'avant, en santé comme d'habitude. Nos gens sont tous sortis des chantiers. Quatre muulins à scie iet à lattes sont actuellement en pleine opérations dans la paroisse. Mgr W. F. Chapman, V. G., de St. Jean, était en visite la semaine : dernière, chez notre curé. e" Les pices de la semaine sainte toujours si touchants, ont été célé- brés cette année avec grande pome pe. Notre dévoué vicaire officiait et le curé avait charge du chœur, A la grand'messe, le jour de Pâque, le choeur a exécuté de magniiques morceau en musique. Notre marchand général, M. C. D. Cormier, a fait subir à son ma- gasin des améliorations tout à fait de bon goût. Il a presque redoublé l'espace qu'il avait avant, tout en dé:orant l'intérieur tout à neuf, Quand on y entre on se croirait dans ur inagasin de grande ville. Le commerce se fait ici sur un pied solide. Les Messieurs Devares- ne, eux aussi, tiennent toujours un gros lot de marchandises et se tirect bien d'affaire. La picote qui, ici, depuis quel- ques années, nous montre besucoup de prédilectious, est encore revenue nous faire visite. Cette fois elle re- çoit l'hospitalité du village de Saint Thaddé. On commence cependant à la trouver importune ; peut-être Ter à la congédier pour de on. Z. INSPECTEUR DES CHEMINS, À Sous la nouvelle loi des chemins publics, M. Joseph A. Leclair de Skinner’s Pond vient de recevoir la nomination d'inspecteur des çhe- mivs pour les Îots 1,2et 3, Nos félicitations, |