La crème glacée Pour les enfants surtout, la chose la plus populaire du pique-nique c'était la crème glacée. Il y avait une grande glacière près du presbytère et le Père Pierre—Paul Arsenault (le curé) avait bien soin d'avoir assez de glace dans la glacière pour assurer une quantité suffisante de crème ä la glace cette journée—là. Pendant l'hiver le curé faisait un frolic pour remplir la glacière. 11 fal— lait que ça soit de la glace d'eau fraîche, alors fallait aller ä Wellington ä cheval couper la glace sur la "pond" des Barlow. On sciait des carreaux de glace ä peu près deux pieds carré et on amenait ça dans la glacière en traîneau. La glacière était remplie de ces gros blocs de glace entourés de “sang de scie". Cette glace se conservait vraiment bien et la journée du piquewnique on s'en servait pour faire de la crème glacée. Le matin du pique»nique il y avait quelqu'un de nommer pour passer les maisons pour de la crème. Tout le monde qui en avait en fournissait parce que c'était pour l'église. Puis il y avait une machine ä faire la crème glacée. Un homme faisait tourner cette machine jusqu'à ce que la crème glacée fut p rê te ; p1 j i S r...,fi.,...____...__..._..w"amincimu . . ., .. . .. .. w. Mœ—u H—www—m- -——m»—wa—————-——m——m l'excitation commençait. Une “batch” ne durait pas longtemps, et si on pouvait pas en avoir la première fois il fal- lait attendre pas mal long» temps aVant qu'il y en ait une autre M "batch" de Ü M- f prête. Le Âägé(wn;ïjiv.fi dimanche avant <Ëäï ‘ le pique—nique le cure demane dait aux enfants d'aller ramasser des petites fraises pour mettre sur la crème glacée et il y en aVait toujours en masse. Ceci était tout du profit net. Même si les paroissiens étaient pas trop riches, on ramassait une belle somme d'argent car le monde était bien généreux.