nn . % pas SD LATE ' RTS bem A pe _ DES _ te . st RE à nr “… =. SURPLEMENT A MALADIE DU Roi Les medecins sont de plus en plus conliants NOUYELLES On propose de faire uné illumi- nation publique. Londres, 29 — Je bulletin suivant concernant l'état du roi a été publié à neuf heures ce malin:—“]le roi est plus fort en dépit du malaise causé par la blessure. Rien n'est arrivé pour entraver le progrès sat:sfaisant que fait le moi. (Signé) TREVES LAKING, BARLOW. ' loudres, 29 — Tes médecins du roi Edouard ont annoncé, à dix heu- res moins vingt minulecs ce soir, que EXCELLENTES : sera longue pout-êtra avant que Sa Majesté entre en convalescence. De tous les points dé l'univers il est vent àX la fatmille royale des té- moignages de sympathie et des voetx sincères pour Je recouvrement du roi. La presse en générale a ténu M même attitude et suivi avec une vive attention la marche de In maladie. Les journaux français entre autres ont fait preuve d'une grande délica- tesse à l'adresse d'Edouard VII et de la famille royale, Les derniers bulletins venus du pa- lais de Buckingham sont des plus ras- surants, Le roi, disent les médecins de Sa Majesté, se sent plus fort, mal- gré les douleurs qu'il éprouve encore. L'état du patient est jusqu'à présent des pius satisfaisants, me La conférence coloniale X Londres doit commencer aujourd'hui ses déli- bérations. le bureau colonial.soumet à l’'études les questions suivantes : Relations politiques de l'Angleterre avec ses colonies ; Ta défense impéria- le; les relitions commertiales de l'Empire ; Les relations de l'Australie et de la Nouvelle Zélande avec les Iles du Pacifique. SA MAJESTÉ LE RO! EDOUARD VII. les progrès réalisés par leur royal patiènt sont absolument satisfaisants. Lofidres, 29. — Lord Cranborne dit : “Le Roi se rétablit rapidement et moment est très bien choisi pour des le réjouissances publiques. Comme pré- Sdent du comité-des feux de joie, je suggère qu’on allume ces feux à tra- vers tout le Royaume lundi soir”. Londres, 30 juin, 10 a.m. — Sa Ma- jesté a bien dormi. Iles sutures de la plaie causént cependant des dou- leurs, mais il n'y a pas de mauvais symptômes. PLUS TARD Ie roi continue à se bien porter. Il repose sur son divan. On annonce maintenant que les fê- tes du couronnement du roi Edouard VII, qui devaient avoir lieu Le 26, au- ront lieu au mois de septembre.® A la veille même du 26 juin, la ma- ladie qui affectait Edouard VII de- puis quelque temps déjà, est entrée dans une phase critique et a nécessité une opération sérieuse qui met en danger Jes jours de Si Majesté, Le roi souffrait de l’appendicite et ses médecins ont pratiqué l'opération toujours grave et dangereuse en pa- reils cas. On a fait un rapprochement entre le cas du roi et celui de l’ex-président McKinley. Or, dans le cas äu prési- dent, les médecins, après l'opération, ont refermé la plaie purement et sim- p'ement, tandis que les médecins d’E- douard VII ont introduit deux tubes de drainages pour permettre l'éva- cuation de pus. derniér procédé semble avoir eu de bons résultats, car le roi est aussi bien qu’on peut l'espérer dans les cirocnstances. Toutefois, il se présente une autre question très grave encore, c'est la possibilité d’une seconde opération. Dans ia marche de la maladie l'ap- pendice a pu être détruit complète- ment et évacué avec le pus. Dans le cas contraire, l’appendice resterait malade, ce qui nécessiterait ume au- tre ojération pour éviter au patient une xyouvelle et dangereuse attaque. Ainsi, bien que les nouvelles du pa- lais de Buckimgham soient rassuran- tes la vie d'Edouard VII n’en est pas moins en danger, et la phase critique Jusqu'à présent ce - | | Nouvelles Politiques et Autres les rapports reçus au département de l'immigration, des diverses agen- ces du Manitoba et du Nord+kOuest prédisent üune ‘récolté abondante cette année. Les apparences sont des meïl- leures. Dans le cas de 16 nouveaux dépu- tés libéraux de la législature d'Onta- rio, et meuf conservateurs, les délais de contestation sont expirés. Au nombre de ces heureux se trouvent les deux députés d'Ottawa. On annonce de Toronto la publica. tion prochaine d’un nouveau journal prohibitionniste en opposition au “1i- berator”. La nouvelle publication heb- domadaire qui aura pour nom “The Pioneer” sera sous la direction de Pé- chevin F.$. Spence: L'élection de John S. Hendrie, con- servateur, Hamilton Ouest, est con- testée, de même que celle de J.'Tuc- ker, conservateur, Wellinzton Ouest. On dit que les conservateurs vont aussi contester l'élection de J. Dicken- son, Wentworth Sud, et l’hon. Gib- son, Wellington Est. Iles libéraux vont contester l'élection de M. Cars len, conservateur, Hamilton Est. A propos de la vacance créée dans le bureau des Archives par la mort du Dr Brymner, M. HenryJ. Morgan écrit une lettre au “Citizen” et met de l'avant le nom du Dr Edouard Ri- chard. Pourquoi, dit M.Morzan, se donner de la peine pour chercher un successeur au Dr Brymner, quand il y a dans le départeinent même un homme tout désigné pour remplir di- znément ‘la . position? M. le Dr Edouard Richard, le savant historien de la race Acadienne est depuis sept ans à l'emploi du gouvernement fédé- ral occupé à faire des fouilles histo- riques à Paris et dans d’autres vil- les d'Europe. Membre du barreau de la province de Québec, M. Richard a pratiqué le droit plusieurs années en société avec sir Wilfrid Fauriér. Pen- dant deux parlements, député à Ja chambre des communes, il n’a compté que des amis, même warmis les Ccon- servateurs. Dans la littérature, M. Richard a consacré son temps sur- tout aux recherches historiques et les rapports du bureau des archives font foi de ses hautes aptitudes et de son talent. Comme, dans la nomi- nation à faire, il s’agit de promotion, M. Morgan croit que l’on ferait une injustice en izxnorapt ‘un homme aus- si bien qualifié que le Dr Edouard Ri- chard. LE PICC ADILLY Que devait traverser la pro cession lors du couronnement, A CUT [ x \fA LES GRANDES FETES PLUIS 4\ LETTRE DE QUÉBEC + 27 juin‘ 1902. Depuis dimanche nous assistons ? une série de fêtes imposantes, organi- sées pour célébrer les noces de dia- mant dé la Société Saint-Jean-Bap- tiste et les notes d’or dé l'Université Laval. Ces deux institutions, l'Ame et Je. coeur dé notre nationalité n'ont point fait un væin appel aux Canadienss français de toute l'Amérique. Du fond du Youkon, des centres é:f- nadiens de Jai Grande République Amércaine, de toutes les parties de notre province ‘des représentants dis- tinzués sont venus pour assister aux grandes fêtes québecquoises. C'était d’abord, dimanche, la parade des zardes indépendantes Canadien- nestfrançaises. La vieille cité de Champlain «qui, en temps ordinaire, semble presque som: meiller sur son roide et rocailleux promontoire s'est tout à coup réveii- lée. Au son des clairons et des fan- fares les patriotiques populations de St-Sauveur,de St-Roch,de St.Jean-Bap- tiste et de l’aristocratique Haute-Ville s'agittent, accourent, se pressent dans les rues et sur les boulevards, les 50,000 étranzers dispersés dans la ville se mêlent bientôt à cette mou- vante mais paisible mer. Partout on sent la joyeuse effervescence des. grands élans nationaux. Au milieu du plus grand du plus imdescriptible enthousiasme, par une matinée providentiellement belle, les gardes au son cadencé des cuivres et des tambours défilent à travers les rues 1Æ spectacle est des plus beaux et des plus touchants : Un millier de jeunes gens, tous des nôtres, vont là, avec ‘une allure mar- tiale, larme au bras, dans des uni- formes dont plusieurs rappellent les soldats d'autrefois. On eroirait à voir passer les bataillons qui s'entraînent aux airs nationaux, et qui obéissent aux commandements donnés en fran- çais, on croirait, dis-je, que ce sont les régiments de li Nouvelle-France, les colonnees de Montcalm et de Lévis qui se nommaient: la Sarre, Royal- Rousillon, Languedoc, Guyenne,, Ber- ry, ete qui panaches au vent, musi- que en tête, descendent dans les ma- rais de la Canardière repousser l'as- saut. Ce sont la Garde Ind. Cham- plain, de Québec ; la Garde Ind. Cham- plain, d'Ottawa ; la Garde d'Honneur de l'Union Ouvrière, de New-Bedford, Mass ; les Zouaves (vétérans), de Qué- bec et Montréal; le régiment ponti- fical, de Québec ; les Chevaliers Jac- ques-Cartier, de Central Falls, R. I. ; la Garde Ind. de Salaberry, de Mont- réal; la Garde Ind. Napoléon, de Montréal ; la Garde Ind. Champlain, de Burlington; la Garde d'Honneur de PUnion St-Jean-Baptiste, de Fall: River ; ta Garde Ind. de Salaberry, de St-Hyacinthe ; la Garde d'Honneur La Fayette, de Worcester, Mass.; ctun zrand nombre d’autres, représentées seulement par quelques délézués et permi lesquelles étaient : la Garde d'Honneur de Léon XIII, de Hull; la bre et dans ün méêine élan, à la veille d’une grande fête nationale, semaient l'idée encore neuve mais assurément fécondé des Gardes ét des cofps In- dépendants. Mardi c'était la Société Saint-Jean-Baptiste qui fétait son soixantième anniversaire. “De bonne heuré la procession s'est organisée et défilé bientôt d’un faubourz à FPautre, : Poutes les sociétés de la ville et des environs y sont représentées ; tou- tes les castes sorit là toujours diznes, maïs fraternisant comme de vieux camarades; toutes des Gardes aussi paurädent. La ÿrocession forme un long ruban qui s'étémd sur une dis- tance dé plus dé deux milles. Jamais à Québec en aûssi gramd concours de patriotes ne s'est éncoré présenté pour suivre et acclarmer la procession traditionnelle de la St-Jean-Baptiste. Tout ce peuple se dirixe vers Ja ter- rasse Frontenac. Là à côté du super- be monument Champlain, s'élève un riche autel, d’une ÿrandeur, où s'est déroulé un spectacle que par &a très haute signification religieuse et pa- triotique défie l'analyse. Le soir, grand banquet A la salle Jacques-Cartier. L'élite de notre so- ciété y était en foule. De nombreux discours y sont prononcés par l’hon. M.Chapas, président de la société St-Jean-Baptiste; par Mgr Pégin: par M. Jobin ; M. Robitaille ; M. Klecz- kowsky, M. Delage, l’hon. Fitzpatrick M. Monk, M. Jos. Turcoite, l'hon. M. Turzeon, l’hon. M. Flynn, Mgr Ga- znon, M. l'abbé Maihieu, l'hon. I, P. Pelletiér, M. le juge Landry de l’'Aca- dieet plusieurs autres encore. Mardi, c'est la fête gu cinquantiès me anniversairé dé la fondation de l'Université Laval. Mgr Falconio, dé- lézué du Saint-Père, a célébré la zrand’messe pontificale à la Basili- que. Une foule pieuse encombrait la vieux temple. Dans l'après-midi, grand banquet pour les anciens élèves de PUniversité Laval Puis présentation d'adresses, Le soir un grand concért. “Le Pa- radis Perdu, drame oratorio, avec pa- roles de Edouard Blau et musique de Théodore Dubois. T£ succès a été com. plet des miliers d’auditeurs se pres- saient pour entendre le plus beau dra- me musical joué encore à Québec. Mercredi. 11 y à eu messe pour les anciens élèves défunts ‘puis l’ouvertu- re du congrès médical qui se termi- nera avec les fêtes, samedi. L. P. MERCIER. LA FETE À OTTAWA La fête nationale a été célébrée hier avec un éclat et une solennité pro- pres à laisser dans le coeur de tout Canadien-français des souvenirs pro- fonds et impérissables, Les différen- tes sections de la société St, Jean Bap- tiste d'Ottawa, Hull, Hintonburgh «at Mechaniesville, se Sont réunies à l'U- nion St. Jean-Baptiste por la dé- monstration dhier, qui a eu lieu dans la paroïsse St. Jean Baptiste, L'église de cette paroisse était magnifique- ment décorée de drapeaux, banderol- lès aux multiples couleurs. La céré- monie religieuse fut des plus impo- santes. Vérs neuf heures la section d’Ot- tawa de la société St. Jean Baptiste ( LE PONT Garde Montcalm, de Québec ; les Che- valiers d'Amérique de Pawtucket et la Garde Ind. Ville-Marie, de Mont- réal. Toute cette jeunesse militaire se dirige vers l’église St-Roch, pour y entendre la sainte messe. 4e sermon donné par M. le curé Gauvreau, ést un beau monument d’éloquence d’un pa- triotisme fécondé par une sévère et profonde foi. Dans laprès-midi eut lieu le pèle- rinage des Gardes au sanctuaire de la Bonne-Sainte-Anne. JIà la Garde Ind. Champlain, d'Ottawa, fut tout particulièrement honorée, en étant invitée à monter la garde d'honneur dans le sanctuaire, et à sonner du clairon durant J’adoration du S. Sa- crement. Au retour, un somptueux banquét était offert en l'honneur des camara- des, par la Garde Ind. Champlain de Québec. Des discours remarquables furent prononcés. M. Barthe, le com- mandant de la Garde Ind. Champlain d'Ottawa, répondit à la première san- ié, celle “à nos camarades.” 1% soir les gardes donnèrent un grand ecncert au parc Victoria. Une foule immense, enthousiaste ondulait les larges allées qui se déroulent au pied de la ville, sur les bords de ls rivière St-Charles, au fond d’un val embaumé par les fraîches senteurs des lilas. Toute l'histoire d’un peuple s'y déroula, au son des cuivres : re- tentissants ét des tambours sonores. Tantôt c’étaient les vieux airs, si pleins d’une naïve beauté que echan- taient nos pères au coin du feu où dans leurs veillées intimes : “A Saint Malo, Au clair de la lune, c'est la belle Françoise, Vive la Canadienne”: puis ces autres chants plus graves, si beaux dans leur douce poésie et qui semblent des épopées : “O Carillon, O Canada” etc., etc. Les accents rhythniques de cette fête s’épandaient sur la campayne voisine, ils mon: taient vers la vieille cité qui bril- laient, comme un diamant, sous ses mille arcs de feu et venaient se con- fondre aux zrandes rumeurs de toute ure ville en liesse. Lundi, les jeunes miliciens par- taient. Pour la première fois peunt- | être ils sassemblaient en grand nom- * DE LONDRES. se mit en marche de la salle St. Jo- seph et rendue au bureau de poste rencontra la section étrangère ainsi que les membres de l’Union St. Jean 3aptiste. L'ordre de la procession était lé suivant : Fanfaré Garde Champ'ain et garde; Branches de 14 C. M. B. A., d'Ot- tawa ; Cours C. O. F. :; Artisans Canadiens-Français ; Société St. Joseph d'Ottawa ; Sections St, Jean Baptiste ; Bureau de direction, St. Jean Bap- tistos SECTION UNION ST. JEAN BAP- | TISTE Commissaire ordonnateur à cheval ; Drapeau ; 1) Fanfare Cité de Huil ; Garde Léon XII ; Commissaire ordonnateur en chef de Hull ; |. Membres de de Hull ; Section St. Jean Baptiste, Roches- ter ville ; Section St, Jean Papitiste, Hinton- burgh ; Union St. Thomas, Hull ; Unon St. Joseph, Hull ; Union St. Joseph, Ottawa : Branche ©. M. B. A., Hiuil ; Branche C. M. B. A, Fiatts ; , L'Union. St. Joseph, C. O F. — Cour Notre-Dame de Grâces ; Cour St. Georges ; Cour St. François d’Assises ; Cour St. Dominique ; Société St. Jean Paptiste, Hull ; Echevins et maire, Hull, Au delà de mille personnes ont pris | part à la procession qui a défilé par les rues York, Sussex, Wellington, Kent, Conper, Lyon, Somerset, Con- cession, Primrose à l'église St. Jean . Baptiste, A L'EGLISE A l'église les visiteurs furent reçus par six maitres de cérémonie : MM. T. A. Marier, Charles Emile Monge- nais, Z. Laframboise, Oct. Patrice, C. Archambault et H. Paré. Avant la messe a eu lieu Ja béné- diction de 1x bannière achetée avec les profits réalisés au dernier bazar. Pendant a 1nesse à l'autef Te R. P. Rouleau officiait assisté des RR. PP. Marion et Lamothe, comme diacre et sous-dincre, La collecte fut faite par M. et Ma- dima S, Fleury, M. ei Boileau, Le seirmon de circonstance prononcé par le RP. Arpin. L'éfoquent prédi- cateur pour développer son sujet sut trouver des termes vibrants du plus pur enthousiasme national, Î LA MRSSE Le choaur dé l’église St, Jean Pap- tiste, aidé des membres des autres choeurs d'Ottawa, de MM. P. Du- rogher et Georges Ardowin, de Hull, a bien rendu 1 messe, àe Fauconnier, sous la direction de M. Ernest 1ion- ne, À l'orgue présidait M. G. J. W. Roberts, du département de la Marine et Pêcheries. Tes solistes ont été Ma- dame St, Jean Smith, Mile M. I, lan- Madame Léon glois, Mile M. I. fangiois, MM. Adolphe Leclere, G. Emond, E. N. Bourcier, E. Lemaire ét M. é6Dubois. Be Gratia agimus, de Rossini, a &t& rendu par Mile Langlois, A. Leclerc ét E. U. Pourcier. A! l'Offertoire M: - dame St. Jean Smith a chanté “Je rends grâce, oh Dieu d'Amour.” Après la messe la procession se mit en marche pour la salle Boileau. L: parcours se fit par l'avenue Victoria, liés rues Somerset, Division, et Bridge. A la salle Boileau L'Union St. Jean- aptiste a,{ gratuitennent offert un : goûter aux personnes qui ont pris | part à la procession, Des discours fu- rent aussi prononcés par MM. J. U. Vincent, président de ja société St, Jean Baptiste d'Ottawa, E. U. Bour- cier, président de la section St, Jean- *aptisite, {. S Charrette, président de l'Union St, Jean Baptiste, notaire La- SA MAJESTE ELA belle, président de la section de Hull, J. M. Briand, Dr Bourque, $S. Fieury, V. Lemay, ET. À. Marier et J. P. Rioux. Ces orateurs ont félicité les membres de l’Union St. Jean Paptiste dé la magnifique émonstration qu'ils ve- naient d'organiser pour ‘la fête pa- tronale des Canadiens-français. Des regrets omt été exprimés pour la maladie du roi et des souhaits pour une rpompté guérison él pour que le couronnement soit Taiït à une date rapprochée. Les orateurs ont été ap- plaudis avec enthousiasme. LES ORGANISATEURS Le comité d'organisation se compo- sait de MM. E. U. Pourci:r, S. Fieu- Try, J. B Rioux, 9. M. Briand, Dallai- r&, T. À. Marier, E. Lafontaine, {. 8, Charratte, Geo, Mercure et autres dé- légués de différentes sections. NOTES M. Léon Boileau a généreusement offert sa salle pour la réunion d'hier, —Toutes les personnes qui ont pris part à la fête d'hier remercient beau- coup MM. Mercure et Charreite pour le zèle qu'ils ont déployé dans l’orga- nisation de cette démonstration pa- triotique, eme De Retour de la Martinique New-York, 24 juin. — Le “Fonta- belle”, de pany, est arrivé à nant plusieurs personnes pär Ja catastrophe @e la que. On y remarquait, entre autres, M. de Médeuil, qui est allé porter à la Martinique 22:009 francs souscrits par Ja chambre commerce fran- çaise et dont le frère ct la soeur ont péri dans le désastre. On y comp- éprouvées de | tait aussi M. Nicolr Päarravicino, éon- sul d'Italie à Ja Barbade, survivants du ‘“Roraima’”. M. Henri de Médeuii, en parlant de Son voyage, a dit que Île: affaires étaient à l'abandon à la Martinique. “Par Île fait, a-t-il dit, il n'y ax plus d’affaires aujourd’hui dans l'ile peut-être répfendront-cl'es car il y a 170,000 personn”s À nour- rir et à: vêtir. Mort-de-France est in- tact ; nombre d: petits villages n'ont pas eu à souffrir des éruptions. Il y a même près de Saint-Pierre quel- ques petites lotalités dont Ia végé- tation n'a pas été atteintes, [1 peut se faire, je crois, qu'une nouvelle ville s'élève sur les cendres dé Sarint-Pie:- Te, mnis j suis certain que ce sera pas pendant cette génération.” M. Parravicino à perdu une petile fille à Saint-Pierre. Tl est seulement de passage à New-York : il se rend à Philidelpliie pour Æffaires, T1 a dit à un repréSmntant de journal : “Mu pétite fille était dans un couvent près de Saint-Pierre au moment de l'érup- tion ; jai retrouvé son corps après de longurs recherches ef j'ai reconnu moñ enfant À l'aide d’un morfeau et trois | : comment ! QUALFT l1 Quebec Steamship Com- | New-York, rame- ; Martini- | bientôt, | vant ne | | de déntelle d’un genre spécial qu'’ellé portait sur sa.robe”, Téfugiés à j2 ! subit £ Tes trois survivants du “Roraima" sont des liliens, Î1ls étaient sur Île pont at moment où l'éruption s'est produite, [se ont au tout à coup une immense colonne:de flammes s'élever du cratère. Le mavire n'a pas tardé à être Lout en feu. 11: ont alors{ es- S1yé de construire un rade4u qui s'est mis en pièces dès qu’il fut lan- cé à l’eau. 118 ne se souviennent plus le rien depuis ce moment, Torsqu'ils ont repris connaissance, ils étaient à bord du ‘“Suchet’!, M. Louis Henry Aymé, consul des Btats-Unis la Guadeloupe, est aus- si arrivé à New-York par le “Cura- cas”, venant de San Juan. M Avmé se rend directement à Washington, d'après l'ordre du gouvernement, pour faire son rapport sur les faits qui Se Sont pis Gs après l'érupt ion de Ja montagne l’:lé et de Jla Soufrière. M. Ayué dit qu'il n'y a pas de per- sonnes mourant de faim à Fort-de- France, Las habitants sont, toutefois, convaincus que l'île sera, un jour, dé- truite tout entière. Il ne reste plus une Sule âme à Saint-Pierre gt les habilanis de toute l’île émigrent en grand nombre. M. Aymé a fait aussi un tablrau très curieux des secours: donnés à 86) Martiniquais qui se sont Guadeloupe. Cette île actuellement une cerise finan- tous les commerçants ont ré- Torouvé les pertes ‘impor- tantes, (ep ndant, un comité, compo- S des printipanx habitants de a Guadeloupe, à feçu les réfugiés mar- tiniquais au débarcadère et les a con- duits duns l'école publique et lhospi- cière : REINE ALEXANDRA ce des orph:lins où un abri leur avait été prépares. Chaque réfugié a reçu, en même lemps, 15 francs et on Î#& a Tous nourris €t habillés. Te lende- main, chaque adulte a fecu un franc et chaque enfant 20 centimes TLes habitants «de l’île ont en outre acheté las vivres et les habits. Ils ont sous- ecrit, en tout, 83,000 et fourni 3069 ton- nes de provisions. C'est, en somme, le peuple le plus pauvre ds la terre qui ainsi venu au secours des miilheureus:s Wictimes de la catas- trophe de la Martinique. Sa pt À -« — REFUGE INCENDIÉ Les pertes s'élèvent à $15,000 St Hilaire, 24 ‘juin. — Te refuge ca- tholique connu sous fe nom de “Re- fuge Gadbois” situé à trois milles 4 | Est ur ‘le côté nord de la ri vière Richelieu, a été complètement détruit hier par un incendie Tæ re- fuge était à quatre étages en pierre Solide et lait évalué à 15,000. Ies urances couvrent en partie les dommages, Environ soixante-quinze à -Vin:t ponsionnaires lJlogeaient dans l'établissement et tous ont pu heureusement $e sauver et sont ac- 2922 ca 1C1 tucllement logés chez les fermiers des environs. ln grand nombre des r- SONNneS qui Se rel iraient à ce reluge étaient m:lagdes et. plusieurs étaient des invalides. Cette institution est le don d'un M. Victor Charleboïis dont , l#s spl files appartenaient à l'Ordre Sours de }1 Providence sous la- quelle cetle institäûtion de charité était gouvernée. des LE VOLCAN KILNANEA D>yiont de plus en plus menaçan Sin Francisco, Cal, 25 juin. — La barque Rrderick Dhu, apporte d'Ha- wWai que je volcan Kilanea est plus actif que jamais, Sa première érup- tion date d'il va 4 ans, Depuis le 3 juin le cratère vomit en grande abon- dance de l1 fumée et des flammes. À partir de Fi'o,de ciel dans la direction du volcan a l'aspect, le jour, d'un gros nuage menaçant, et Je soir, les f'ammes sortant du cratère peuvent être ‘vues à plusieurs milles par les équipires des navires qui passent de- J’ile, Dans le voisinage du cratère, la ter- re tremb'e presque continuellement et des grondements souterrains 8e font entendre. On s'attend à ume plus grande éruption prochainement, | ; No 79 TOUJOURS LÆ MEME ! Quelle forrible maladie que la con- ompiion, On a préviènt avec le BAUME RHÜUMAT ef quand ele est déchurée on Ta guérit avec ce pré- cieux treniède, , eu LE PALAIS DE BUCKINGHAM Résidence du Roi Edouard V Fi, où il gft malade, ä É Am IUT il 3% Rs 4 4 à à |