… LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. Fv Moscicr je == G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. I. NO. 43 TIGNISH, du PRINCE EDOUARD, JEUDI EE nd ILE LE28 NOV 1901. mil 9 ANNEE. La Jeune Fille Pauyre 00000001XX 0000000 —Je le ferais. — Vois re le pourriez. J'essaierais toujours,et, si je ue parvenais à me vainere..….…. —Vous môurriez ? .... On ne comaude pas plus à la viequ'à son cœur. —Je le sais. —Alors ? —Les maladies morales tuent plus sûrement que cellos du corps. —C'e st juste, si, connaissant le remède, on le rejette au loin. Ei ne serait-il pas cruel, horrible de tenter ce suicide ? —Ce n'en est pas un. —YVous vous trompez, made moiselle. On ne voit pas couler le sang, mais on boit la mort goutte à goutte,eton ne fait rien pour conserver cette existence, dont le dépôt ne vous appartient pas. Oh! croyez moi, Fernande si jamais un être fait tressaillir en vous les fibres de votre âme, si jamais vous sentez en vous naître une vie inconnue, #'épa- nouir cette fleur divine trop sou- vent profanée, que l'on nomme l'amour ; si jamais cet être vous murmure le secret de son cœur, s’il vous dit : Je vous aime ! Oh tendez-lui la main s'il est digne de vous ; donnez-lui l'espérance soyex son bien,sa pensée, et Dieu vous bénira. La voix de Philippe était de- venue si tremblante qu'on l'en tendait à peine ; une émotion envahissante s'était emparée de Jui. 1lavait pris la main de Fernande et semblait attendreia réponse quil qunêtait pour cet ineonnu. —Dieu ! Diea ! balbutta-t-elle attendrie, subjuguée. Non, Dieu me soutiendra. Erreur, enfant, ! vous man- queriez à sa loi. Si vous aimiez, vous sauriez le comprendre. 11 dit ces mots avec un accent qui ajouta au trouble de la jeune fille. Adieu, soupira t-il. Onbliez mes paroles si elles vous ont dé- plu ; mais si jamais vous ren contrez cet être sur votre route, Fernande, ne le repoussez pas. XXXI1 L'INSOMNIE. D'où venaient le troubie de Fernande et l'émotion de Phi: lippe ? Qui osera sonder ces MYS tères ? Abimes profonds, daus lesquels la raison tournoie, com- ment fouiller dans vos entrailles sans craindre d'y toujours res- ee | ter ! Fernande aurait été emba-| rassée d'expliquer son agitation | Les derniers mots de Philippe evaieut développé en elle un monde de pensées inconnues. Aimer, être aimée !se répé— tait-alle, la vie est là, je le devi- ne ; je le sens, at ce bonheur est fait pour tous, excepté pour moi. Mon père, je ne murmure pas ; votre malheur est peut être plus grand que le mien ; vous êtes seul avec vous mème, avec la vieillesse qui arrivé, avec vos espérances trompées, vos iliu sions détruites, le passé qui martyiiie, l'avenir qui vous ef fraie ; moi, j'ai ma jeunesse ro- buste et ma mission à rempiir. Père, père, je souffrirai bean- coup, je le prévois, et la douleur ne m'a pas dit son dernier mot. Q père, à Dieu, faites que j'y 1é- siste, que le fantôme sacré du devoir se dresse toujours devant moi, que je ne succombe point à la tentation, quelque séduisante qu’elle me paraisse. Père que votre souveuir fme protège con- tre mes propres impressions. Aimer ! Aimer! À quoi com- prea1--on que l’on aime ? Que je m: le sache jamais ; ma soli tade sera moius douloureuse : il faudrait chasser cette amour comme une chose maudite. Mieux veut oublier qu'il existe. Et Fernande se débattait dans cette idée, comme l'oiseau bles- sé par un plomb perdu,et qui ne sait pourquoi il sent une lourdeur à Îl’aile et ve peut frauchir le rayon où il se trouve emprisonné. 11 semblait à Feruaude que la voix de Fhi- tppe résennait encore à son oreille et accélérait les mouve- ments de son cœar. La vision évoquée par lui la poursuivait, quoiqu'’elle fit pour la chasser. Eile se voyait emportée par eile vers uu nonde ideal, encore inexploré. lle essayait bien de fuir. Impossible ! Sa vo lonté était morte ; elle n'enten. dait plus que ces mots: Je vous aime ! et un hymne d'im- mense reconnaissance s élevait de sou âme au ciel. —Je vous cherchais, made- moiselle, dit M. Anatole en l'a- bordant. Ces paroles, les mêmes que celles prononcées par Philippe, ébranièrent son être. Le char- me était rompu. Eile quitta cette serre embaumée ou, sans le savoir, elle avait tant vécu, et reprit ses travaux avec ane lassitude qui l'étonna et qui fut remarquée de M. Auatoleet de sa jeune élève. Au déjeuner, M. Phihppe ne parut pas. Cela lui arrivait parfois, et pourtant eile trouva triste la place vide, tout en sachant gré au jeune homme d’une absence dont elle ignorait le motif. Le soir venu, M. de Fineste fit prévenir qu'il dinait au presbytère, et qu'il ne rentrerait que tard. On ne fit aucen commentaire, mais Fer- naude sentit peser sur elle les iregards au précepteur et de la clarté de lalune qui se r'fl- chiseait sur lu. 1lerra uu mo, ment dans le jardie, Etait ce | {une illusion ! ju" ASTHMA CURE FREE compren re qu il choississait Je] Asthmalene Brings Instant Rel'ef and Permanent | | endroits qu'ils avaient parcou- rus ensemble 11 s'assit quei ques iustauts sur les bauce ou ils] SENT ABSOLUTELY FREE ON RECEIPT OF POSTAL |s'étaient assistons le deux, a-| WRITE YOUR NAME AND ADDRESS PLAINLY. lors que l’Agnus Der résounait | shfrrennn dans les airs. Fernande rete-| Cure in all Case3. There is nothing like Asthma- nait son souflle pour ne pas tra. | CHAINED lene., It brings instant relief, hirsa présence. Philippe pe | FOR TER even in the worst cases. It cures , when all else fails. The Rev C F WEL£S, of Villa Ridge 11, says ‘Your trial botile ot AStkama- lene received in good condition. £ cannot teil you how thauktul L 1-el fur the good cerived from it. 1 was a slave, chained with putrid sore throat und Asthma for ten years. 1 despaired of ever being cured. ]saw your advertisement for the cure of this dreadfui and tormentiag disease, Asthma, and thought you had overspoken yourselves, but resolved to give ita trinl. ‘lo my astouishunent, the trial acted like a charm. Seud me a full-size bottle.” Rev Dr Morris Wechsler Rabbi of the Cong. Knaïi Israel New York. Jan. 3, 1991. DRS. 'TAFT BROS’. MEDICINE CO, Gentlemen : Your Asthmalene is an excellent remedy for Asthma and Hay Fever, and its composition alleviates ali ; troubles which combine with Asthma. _ lis success is astonishing and wonderful. nétra dans la maison ; elle é-| counta je bruit assourdi de sa | marche, puis, quand le silence | fat absolu, frissonnaunte, elle ga | | | | gna sa couche. L'insomnie ÏY poursuivit, non €c.tte insomnie fiévrense qui vous bree comme ane musique aérienne. mysté | rieuse. (Ce n’est pas tout à fait | la veille, et pas encore ie eom-|| meil ; état indéfinissable de lê | tre où l'âme palaite et vi‘, alor: que le corps appesanti rentre] En 23e à oh ln BTE EN RIT | | | dans son repos. | s'écoulè | rent ‘ainsi ? Fernande ne les Combien d'heures AR Le After having it carefully analyzed, we can state that Asthmelene contaius no lopium, morphine, chloroforin or etuer, Very truly yours, REV. DK. MORRIS WECUSLER. compta pas. Lorsque, croyant au jour, elle se leva et ouvrit sa fenêtre, le ciel, dégagé de nuages, jetait sur la terre l’ad di: L FEAT TRS : L AVON SPRINGS, N. Y., Feb. 1, 1901. mirable clarté d'une nuit des|pr. Tarr BROS, MEDICINE Co. é tropiques, le silence était pro-| Gentiemen : 1 write this testimoaalgfron: a sense of duty, having tested the d wonderful «ffet of your Asthmalene, for the cure of Asthuma, My wife has been fond,et tro able seulement, de Re ee asthuwa 1or the past 12 years. Having exhausted my own S'2 (skill as well aS many others 1 chanced to sue vour si y indows temps à autre, par un battement |}. A SE RS PT OO EE EE emps à autre, FE jee {180th strect, New York, IL at onee obtained a bottie of Asthrmalene. My wife d'oi | commence BE it about PL of November. 1 very soon noticed a radical ; improvement, Atter using o6e bottle her Asthma has disappeared d she i ; Se Loin & L a has disappearei and she is en seau égarée dans l’espace ou l'a itirely free from all sÿsinptoms. 1 feel that 1 can consisteutiy recommend tke boiement lointain de quelque | medicine 10 al who are #füicted with this distressing disease. : Your respectfully e 5 chien de garde. . . di mnane et as dans ie côté opposé du châ-|pr. TAFT Bros. MEDICINE Co. Î | : C'était M. de Fineste Gertlement : 1 was troubled with Asthma for 22 years. 1 have tried numer- Rs ous remedies, but they have all failed. 1 rau across your advertissement and dont la chambre était écalrée, et|started with a trial bottle I found relief atonce Î have since purchased dé side your full-seize bottle, aud Lam ever grateful 1 have family of four children, ard, è |tor six years Was unable to work Ian now in the best of health and doing buei- semblait £e parier à |" ss every Gay ‘This testimony you can make such use of as you see fit. Fome address, 235 Rivington strect, 5 RAPHAEL,, 67 East 129th st., New York City. d'ailes timide, une note On ne dormait | Feb: 5, 1901. teau. qui, assis, dans sougense, lui-même et oublier ce qui l'en | ne a ù | TRIAL BOTTLE SENT ABSOLUTELY FREE ON RECEIPT OF POSTAL —Serait il souffrant ? se de | Do not delay. Write at once, addressing DR. TAFT BROS.‘ manda la jeune fille. Lui, d'or-! MEDICINE CO., 79 East 13oth. St., N. Y., City. dinaire si calme, parait bien s:| au... Qu'at-il ? XXX111 Sold by all Druggists. TIGNISH DRUG STORE. LES SOUFFRANCES DE PHILIPP£ vait conscience de son amour ; elle l'ignorait encore. 1l iau rait ignoré comme elle, onu hien ne se le serait pas avoué, 8! ma: dame de Blanchemin ne lui al Yon have heard about Joseph MceK»vitt, tne Blind newsman vait d'un vs nn Ja ; . who runs the newstands under the “ L” station at 661h and Col. : ses troubies, de ses joies, de ses émotions, des tendrestes lu papers aud magazines, but McKa:vitt could not eell Drugs. énarrables dont s'ermplissait, à à “i . : x man to se s ! i : sou insu. son cœur jusque-là PT rugs must have his eyes oponed. fermé. Vhilippe nons le savons Prescriptions filled night and day. avait toujours vécn dans une grande solitude. Rien de ja | 11 l'aimait ! Philipe seul F | | Dispensing clerks must be wide awake aud see and know vie n'avait pu l’effleurer, et 11 6-| what they are doi: g' Itatarrivé à l’âge de trente- |madame Lobeau, et un léger | cinq ans, sans avoir sougé uL| Fresh Importations every week. nuage courut sur son front. Le châteaa dormait déjà ; seule, Feruande vetilait encore, Let pour rafraichir satête brü- |lante, elle avait ! l | | be beaux cheveux au vent du soir. Seule, probablement aus. si, elle entendit le pas de Phi-/goaverner quand même. | . | . , r ù |lippe sur la route sonore, et le |tait trop arveuglément attaché à comme |sa sœur, pour essayer de péné-| wili be handed to an attorney for co iection. vit rentrer lentement ‘nn homme absoïbe. l Le ouvert unelài même de les apprécier. La croisée de sa chambre, et livré |baroune de Lacaute les lui mo Pourquoi tirer sa nature. l'instant à von changement ossi | ie ns à br ë u E Drags obtained at the Tignish Drug Store are reliable. Pnt up le d'existence. La société des | femme: ini était odieuse. 1l | by experis and prices just right. lest vrai qu'il n'avait jamais été CHAS. DALTON, PROP. { . L . : D S » trait frivoles ; madame de Blau Notice chemin, prétentieuse et voulant Il é- | L'aurait il fait, | EEE After th: 1th december 19901, a'l a ceouutsremainitz unpaid in my books souffrent des | geantes, saig nantes ou saillantes. On | ne pourrait rapporter un seul cas, ou l’onguent du Dr Chase n'a donné un CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy _PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York Uriversity TIGNISH, .…... .. P. BL J. DOIRON,M.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. Tignish.. ..:.... EUR A. À Mclean, K. C Attorney at Law Brow N's BLOCK, CH'TOWwN Money to loan at low rates. J. E WYATT, Suocesseur pe Honasox & Wrarr AVOCAT, NOTAIRE, æro Solliciteur pour les Nova Scotia et Summerside Banks — ARGENT A PRETER — Bureau : Au dessous de Clifion House, SUMMERSIDE, P. E. I. Arsenault & MoKenzie AVOCATS, &e. 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