ts À “+ d osier et des buissons, le tout ci- , et plus de consistance à la A Tout en faisant ces rem _squi lui résistait, et dirigeant ses fots tumultueux vers chasseur, en attendant que l'eau se ordinaire. ue . . c one entic! LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 2. NO. 27 TIGNISH, HE du PRINCE EDOUARD. LE | FA là For ST RAI de | à sv dettes 4 AOÛT FEUILLETON DE L'IMPARTIAL.. 4 ê ë.. LA PANTHERE NOIRE $ dax PAL ILELLIEIUYITIE TH TATUILRANRMIATINILCHS (suite) L'espace entre ces troncs était . encore imtercepté par des branches menté par la vase, ce qui formait un obstacle impénétrable au moin- dre filet d’eau. Walter et Daniel grimpèrent sur le barrage afin d’y percer une ou- verture. : ‘‘Regarder les extrémités ron- gées de ces troncs et de ces bran- ches, observa Daniel. Ne dirait | on pas qu'on les a coupées avec un, instrument tranchant ? A voir la. quantité de menu bois entassée au-| tour de nous, ne se croirait-on pas | dans un chantier de construction ?| Les deux trembles que vous remar-| quez là sur la rive ont été profon-| dément rongés à leurs racines ; et | si la crue de l’eau n'avait pas dé-| rangé les castors dans leur ‘‘scie- ! Î | rie’’, sapés à l’heure qu'il est et couchés | avec les autres. bileté ils ont arrangé ces milliers de | pilotis entre les troncs, afin de don-| 4 ner plus de résistance à l'ouvrage | rques, le! nègre arrachait du milieu du bar-| rage des bâtons, des branc] buissons, et les jetait der: êr dans le lit desséché, tandis que Walter imitait en tout point ce | genre de travail. De larges ou- | vertures étaient pratiquées dans le, barrage, et pourtant l'eau ne cir- culait pas encore, car la vase l'avait | recouvert d'une couche épaisse et | aussi bien cimentée que de la ma- | çonnerie. Daniel finit cependant par frayer | quelques passages à l'eau, qui jail- lit alors de toutes parts avec impé- tuosité. Elle se précipita bientôt avec fraças, en éparpillant l’écume dans le lit desséché, entraînant tout, em- | portant les osiers, les branches, les broussailles, jusqu'aux troncs les plus lourds :; faisant rebondir ce { Bear-Creek. Daniel et Walter s'étaient réfu- giés sur un des côtés de l’écluse. ‘“Prenez place à côté de moi sur ce tronc, dit ie nègre au jeune retire de la berge. Cet endroit sera à sec dans peu de temps, du reste, car il domine la forêt et sur- Je désire jeter un| | tout la prairie. | coup d'œil sur les tors, afin de me rendre compte du | habitants de cette co- A en juger d’a- } ruttes des cas- nombre des lonie aquatique. près l'ouvrage qu'ils ont fait, ces | animaux doivent être en grande | quantité.”’ En attendant, Daniel se mit À | décrire à Walter quelques particu- | larités relatives à ces singuliers! quadrupèdes. | «Trois ou quatre castors, dit-il, | rongent simultanément un arbre, | | d'une es-| 1 qu’ils choisissent pèce tendre, et s’acquittent de. leur travail avec une rapidité ex-| L'arbre tombé, la au nom- bre de cent individus, —| attaque Lorsqu'ils | | 4 branche par branche. nomment vos ALILLEMICLRRERRRRARRNNRARNRANERAMEHEA | passage est obstrué. Avec quelle ha- l eau. 000000 Te CHAPITRE XI sapent façon que celui-ci, ils d’une certaine avec d'habileté, qu'ils les font tomber à |il nous travers la rivière et non ailleurs. | mâle : Puis ils portent des branches ron-, | nu dans deux glandes, gées entre leur dents, ainsi que es huileux moindres rameaux, qu'ils vont dé- | | moyen oui les autres se laisse- poser dans les interestices laissés | ront attraper.’ Céla fait, ils: entre les arbres. montent la vase, du fond de l'eau, lavec soin. Jin peu de La rivière, | ainsi arrêtée dans son cour: sit rapidement et déborde é cha- | et le courant, qui n'était plus ali- C’est 1à ce que vou- |menté par les affluents de [aient les castors, qui bâtissent rie, s'était sensibiement calmé et la pro- | canalisé. fondeur de l'eau et à sa surface dé-! ‘‘A l'heure qu'ilest le | que côté. leur maison à la fois dans couverte. La demeure subaqua-| | qu'ils posent en cercle au fond de! Ils continuent ensuite | poser poutre su chent ue les fentes jusqu’à nn mur solide et épais, | minent par une sorte de coupole... d'entrée visible, car celle-ci est pra- tiquée dans la fond de la construc- tion. L'intérieur est généralement divisé en deux compartiments. Le | premier se trouve au-dessus de l’eau, ayant 5a sortie sur le second | par le plancher. Cet étage supé- rieur n’est jamais atteint par l’élé- ment liquide, les castors le mate- lassent entièrement avec de Ja mousse, et c’est là qu'ils mettent leurs petits en sfreté. Dans le uord, où les hivers sont froids, les castors s'approvisionnent d'une quantité d'écorces etde rameaux, qu’ils conservent dans la cellule in- férieure. Kt tandis que la surface congelée de l'eau les empêcher de se procurer de la nourriture, ils vivent | de leur provision d’écorces et de bourgeons, ce qui prouve qu’ils ne se nourrissent pas de poissons, comme on l’a prétendu. Un castor étranger à la colonie n’y est pas ad- | gâts que nous y avons faits. Kn mis. Il est mordu par tous les au- voyant ces habitations, tres ; et, s’il n'obéit pas à cette in- vez vous expliquer par quelle rai- jonction de se retirer, on le mord | son ces animaux obstruent ainsi la encore, si bien que souvent il meurt Si la colonie de- vient trop nombreuse, elle se divise en plusieurs groupes, qui vont, chacun de leur côté, se créer un nouvel établissemen Il arrive anssi que, les bourgeons et le bois vert devenant rares dans le voisi- | nage, les castors émigrent ailleurs, | marchant parfois pendant des heu- res entières, à travers collines et vallons, à la recherche d'un en- droit propice à leur colonisation. — Quelles curieuses et intelli- gentes petites bêtes! s’écria Walter, 5 ee ses blessures. , lui avait fait le nègre. lou vif ? —Un seul ? Mais r poutre, et bou- | . l . y . . i avec soin, sur la rive, et Walter le suivit.) ce qu'ils aient élevé, à trois | vase l’’ lou quatre pieds au-dessus de l'eau cageux et glissant ‘ . veulent construire un barrage tel toutes les trappes les arbres |afin de nous en servir. tant | prendre tous ces animaux au piège, 's’entretenaient ainsi, sur leur queue, quiest large, plate | bre de toute entrave, let sans poil, et cimentent tout cela ment baissé en amont du barrage temps le détruit. gros- | redevinrent de | tique des castors est façonnée avec) aussi élevé que les berges, qu'ils ter- donc avec difficulté, traversant es et des | | Cette habitation resemble fort à une 'broussailles, et enfonçant çà et re lui!ruche d’abeilles ; mais elle n’a pas | jusqu'au genoux dans la vase. l | | | F® y CS A w, RSR EX RSESES FANS. qu'ils possèdent Mais, pou faudra d'abord tuer un car lui seule possède, conte- un liquide nommée castoreum, au , Tandis que les deux chasseurs la rivière, li- avait rapide- En moins d'une heure les rives nouveau visibles, la prai- champ de mais doit être à sec, car il est tout 1 dit | ces géants de la forêt seraient | des bûches de trois pieds de long, ! Daniel ; puis il ajouta en se levan :! “Venez : nous tâcherons de remon-| de | ter la rivière, si c'est possible.” Tout en parlant ainsi, il sauta! Le terrain était extrêmement maré- «ils avançaient es } 1 1 “inares, les buissons, les ronces, les! 12 a Il continuèrent toutefois la rou- te bravement, sans se laisser dé- | courager. | Peu à peu la forêt devint plus clairsemée ; les deux chasseurs at- teignirent enfin une clairière qui traversait la rivière. rêta en cet endroit, et Walter des morceaux d’osiers et de roseaux, arrondis à leur sommet, et élevés à environ vingt pieds au. dessus de l’eau. “Le dessus de cette hutte à cas- tors ne ressemblait-il pas au do: d’un gigantesque porc-épic? dit-il à Walter. Cenx qui sont en cet endroit sont à présent dans une agitation indescriptible ; ïls ne comprennent rien à la baisse si su- bite de l’eau. Saus nul doute, ils courent déjà tous à leur afin de la réparer ; maïs ils être bien surpris à la vue des dé- Daniel s’ar- indiqua à écluse vont vous de- rivière. S'ils ont fait monter l'eau à une telle hauteur, c'est afin de de former un lac autour de leur de- meure, et de rendre celle-ci inac- cessible à leurs ennemis. À present, Hand, Made in a LT ABC UNE PE TIRE ET LM UE = nn ve SERRE ! « ere Pan de Vendée heu abri tances as ; À delivers a Fa es o‘it more # : Fi neparator F? apaiicatiou. Belt Power or bowl complications whatever. JIaAxDp TUBULAR. The NEW vet produced, Complete Catalogue, BUOTE, RÉDACTEUR. 1902. Low-down Supply Can. large variety of sizes, the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. FACroRY TURULAR. SHARELES FUBULAR Is the closest skimming and easiest tuïning Separator regards the quality, of the milk, results hzretofore considered impossible. It simooth, frothless, perfect cream that will churn butter than ca:rbe obtained from in existence. 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Æ NO DISCS Æ] Suspended Bowl, Bottom Feed, adapted to ‘“BuTTER Cup’ any other free on Un A Les castors ont tous, mouvement, et proposition. à cette heure, en l’eau est si peu profonde, qu'ils se montreront aujourd'hui à la sur- face, ce qu'ils ne font d'ordinaire C'est donc une occa- un ou que la nuit. sion favorable pour en tuer deux. —Que faut-il faire pour cela ? demanda Walter, qui prêtait une oreille attentive à ces paroles. —Vous allez vous asseoir ici, pendant que je monterai plus haut pour cherch-r une autre hutte à On ne nous attend pas de sitôt au fortin : car en s'imaginera castors. c'est à peine stelle est éioignée de; | la rive de plus de dix mètres : un jaguar, une panthère ou un! ours pourraient facilement sentir la présence des castors dans let 1 | à huttes et les y surprendre. Latoi-: rachée. Les plus vieux ne cour- ils peuvent se sauver dans l’eau ; émerveillé du récit instructif que quant aux petits, qui restent dans! Ne pour- | rions-nous pas en prendre un, mort | | raient pas à la dent des carnassiers. C'est dans cette prévision, toute c'est toute la!d'instinct, que les castors submer- compagnie que nous allons extermi- | | gent au loin les alentours de leurs ner ! Aucun ne nous échappera. | 4 emprunterai habitations. Ecoutez-moi, mon j . À . F ture d'osier peut être facilement ar- [tez . l'eau n’est pas profonde, la cellule d'en haut, ils n’échappe-! bien, en voyant l’eau s'écouler, que nous sommes à l'ouvrage. Ca- |chez-vous donc au milieu des buis- sons qui entourent ce peuplier ; [Vous der rez très bien la rivière |de Walter en tirant si près de lui, de à. Si ur castor se montre, vi- nie à la tête, ct, sans hésiter, je- vous dans l’eau pour vous en lemparer ayant que le courant l'ait : R : à ; raient pas le moindre danger, CAT | emporté. Si vous ne l'atteignez pas il vous échappera. Si ne bou- gez pas, car le castor est un animal \des plus rusés et des plus adroits. : Ne perdez pas non plus patience ; | à la tête, H ’ car il est possible que nous soyons | autour d’une habitation de castors. retenus ici jusqu’à la tombée de la! Le nègre alla s'asseoir sur une élé- nuit. Dans le cas où cette garde | vation, de laquelle il dominait tout, aux Choétawiens | | jeune maître, je vais vous faire une | VOUS paraîtrait trop longue, ou si et d’ où la vue s'étendait au delà de (vous n’y voyiez plus assez pour ti- rer, remontez la berge et venez me | rejoindre, qu'à l'endroit où l’eau submerge! encore la prairie, et de 1à nous, retournerons chez nous à pied sec. Nous marcherons jus- | Daniel souhaïita bonne chance à son camarade d'aventures, monta la berge à la hôte. Il aperçut hors de l'eau, non loin de là, toute une agglomération de huttes à castors ; puis il en dé-| lcouvrit d’autres bâties dans les! \ bas-fonds de la forêt et entourées de flaques d'eau peu profondes. Présumant bien que ces dernières |étaient déjà abandonnées, j; ne | perdit pas son temps à les exami- | ner. | Ne voulant pas nuire à la chasse et re- 1 | | 1 ! | ‘11 remonta un peu plus haut, et ar- riva à une place où l'eau n'avait pas débordé dans la forêt, et où les rives étaient plantées de hautes fu- taies et de rares buissons. C'était près de cet endroit que certain soir Walter avait tué l'ours. La rivière était très large à cette | place, et formait une espèce de lac ‘sans défiance s= la hutte aux castors. Adossé contre le tronc d'un vie! érable, il attendait, caché par que!- ques branchages qu’il avait amor:- celés devant lui pour s'y tapir à ‘son aise. L'après-riidi était venue, et Da- niel savait à peu près l'heure ea étudiant la position des rayons o- | bliques que le soleil projetait dan: la forêt. Tout était silencieux ; on n’en- tendait pas le moindre frémisse - ment, ni dans le feuillage, ni sur lu lisière du bois, doré par l’astre ra- dieux. Par moments seulement u:1 poisson sautait hors de l’eau, et sillonnait la nappe immobile du pe- tit lac. Deux heures s’écoulèrent san; qu'un seul castor se montrât, et pourtant les yeux perçants di nègre restaient ardemment fixé; sur l’eau. Les ombres des arbres s’allon geaient de plus en plus. Çà et 11 on apercevait, sous la futaie, de: antilopes et des cerfs, qui venaier:: désaltérer aux ondes fraîches et limpides de la ri. vière. Ils jouaient ensemble, frot- tant leur bois contre les arbres, et choisissant les plantes les plus sa. (suite à la 8me page) NN Mens en nn. it REX ais ie "a