* tp." ae une SO à, = _—. _ A SE1ZE METRES SOUS . Comme La Croix de D la pression voulue. a chose faite, on n’y pense plus, | LA SEINE. Vous savez (ou vous ne sa- vez pas) qu'entre Paris et Achè- res on fuit actuellement de gi- gantesques travaux, qui ren- draient les Romains jaloux. Paris doit être un journal bien inform, j- me suis dit qu'il fallait aller voir la chose et la raconter... si elle était intéressante. intéressante ! Je le crois bien qu'elle l’est ! surtout à l’endrio- ou nous l'avons vue. c’est-at dire à Clichy-la Grar nne, au moment où la gualeri: d'égout à 30 mètres de profoideur to- tal , passe bravement à 16 mé- très sous la Seine. Nous réselumes de l'imiter, et un soir, à 7 heures, sou: la con- duite du très aimabl. directeur | des travaux, on nous introdui- sait dans un costume dl hoc, puis de là, dans une bo ne, la quelie nons déposa d licate ment au foud d’un grand trou noir de 90 pieds. Je dis noir, c’est un: ruanière de parier, car tout ‘tait - vlairé à Ja lumière électrique et on y voyait absolument cocuine sur les grands boulevards, dans ec tube de fer, de 2m, 504: dia- metre, #*# Voulez-vous aller jusqu'à l'avaneemsnt me d.amanda d'un air insidieux mon eleerone. Jusqu'à l'avancement ! Oui, c’est à dire jusqu'à l’en- droit extrême ou, soue la Seine, les six ouvriers d'équipe, tra- vaillent. Allons jusqu'à l'avancement ! Seulement, il faudra passer par la... Et le directeur des me montre une porte . norme en fer, accédant à une vspèce de boite, assez semblable à ceile dans liqueiie on asphyxie les travaux chiens à la fourriere. Et il faut absolument que je rentre dans cette machine- Nr: Naturellement. puisque c’est là qu'on va mettre -ous pres- on! Ah diable ! sous pression ! !.… Oui, car dans l'ayancement, les ouvriers sont ohligés, pour ne pas se faire anlatir comme des galetts dans lur tuyau, de travailler sous une pre:sion de plusieurs atmospheres, repré- sentant 145.000 tonnes ! !......... Et ça sa supporte fa-ilement cette profession là ? Ca dépend ! Ca dépend... murmurai- je pendant qu'avec une énorme poutre, mon cicerone, pour avertir, frappait des coups for- midables qui résonnaient dans le tuyau de fonte d'une mani- èr. assourdissante, “Cette boite, m'explique-t-il, c’est l’écluse. C’est là ou sv fait la transition entre l'air ambiant et l'air comprimé ou vous allez éntrer. Pendant qu'il parle. on dévisse un petit trou. et avec ui bruit strident de s«ifHet de machine à vapeur, l’écluse se déchurge, une vapeur épaisse nous eptoure ......... Dire que je vais rentrer dans cette boite ! là !!!O fortunos nimium ? L'écluse est vidée d'air cem- primé; d'elle même, elle s'ouvre et je peux mesurer l'épaisseur | de la porte, une porte énorme | (genre inquisition). Maintenant, j'y suis! tout se | ferme avec un craquement de | coffre-fort, et on se met à ouvrir | des robinets par tout. 11 faut se tenir en deux cage de la Ballue…. la ballue n'était pas à l'air com- primé. || y a des minutes dont onse souvi nt. Je vous garanti. que je im souviendrai jusqu'à ma derniere heure des dix minutes E pendant lesquelles on m'amena Une fois Sulpice. La Servante de Dieu avait comme dans la | | | | seuiernent | dinai ponent ou mais on se rattrappe ‘“‘pendant.” Le directeur me montre com- ment il faut se moucher dans ses doigts. ferme, à s'en faire saigner, pour faire disparaitre la douleur intolérable qui s’ex- eree sous les oreilles et au tym- pan. Ah ! ouiche, j'en suis encere sourd. Deux fois, je lui frappe sur l'épaule...Est-ce que vous n'allez pas les fermer bientot vos robinets ? —Plus que me répond-il an du brouillard. —Enfin! Et je me plonge dans les plus noires pensées. C'est fini! Je suis à la pres- sion. Je n’entends ricn, je vois 30,000 tonnes, travers un peu plus ; il fait chaud là- | dedans comme dans un four. LE } Nous marchons, nous sommes | ne e Nous march nous en félicitons tout parti. sous la Seine, et bientot sous le quai d'Asnieres 1] y a sur nous 16 métres de sl et le fleuve en | plus ! Six ouvriers, six robustes ter- rassiers, postés au bout du tu- yau. travaillent ferme le long d'un immense cercle appelé le “bouclier,” quand la terre cu le roc est dégagé tout autour, alors le bouclier donne un coup de chasse sous une poussée formi- dable obtenue par une machine hydraulique, et l'on pose une nouvelle plaque de fonte Les ouvriers ne travaillent que six heures dans cette at- mosphère énervante, 1ls nous | font bonne et sympathique ré- ception, on casse le cou à nne bonne bouteille et en boit à Ja défaite de la Seine, qui a permis à une galerie d'égout de passer sous elle ! ! Ah ! Lenturlu, si ça avait été la Garonne! é **% Quand je suis sorti du puits, les étoiles brillaient là-haut doucement dans l'infini des cieux. l'air de la nuit était frais et vivifiant. qu'on voudra, mais je pensais à Cineinnatus et je disais avec lui : Vive le plancher des va- ches ! PIERRE L'ERMITE. LA VENERABLE Marguerite Dufrost de Lajemmerais, VEUVE D'YOUVILLE Les EEmes cardinaux et les RRmes prélats, officiers et consulteurs de la S. Con- grégation des Rites, se sont réunis le 10 juillet, au palais du Vatican, pour y tenir une, séance ordinaire. Ils y ont examiné et résolu plusieurs questions se réfe- rant à des préliminaires de causes de saints. Parmi ces questions il y en une qui in- téresse particulièrement les canadiens ; c’est celle intitu- lée du diocèse de Montréal, au Canada. Elle a pour objet de con- stater l'observation des dé- crets d'Urbain VIII sur l'ab- stentien «de tout culte public envers la vénérable Servante de Dieu, Marguerite Dufrost de Lajemmerais, veuve de d’Youville, fondatrice et pre- mière supérieure des Sœurs Grises à Montréal. Après avoir étudier avec la plus grand soin tous les mémoirs et ies documents dé posés devant eux, les EEmes cardinaux et les RRmes prélats ont déclaré que les ordonnances du pape Urbain VIII, prescrivant l'absten- tion de tout culte public, avant le jugement du Saint Siège, avaient été suflisam- ment observées. Cette cause a eu pour car- ‘apporteur | MEme Aloisi-Masella, préfet | de la | des Rites, et pour postula- Sacrée Congrégation teur. M. l'abbé Captier, au- jourd'‘hui supérieur géneral le la Communauté de Saint- + Ma foi, on dira ce a — été déclarée Vénérabie le 28 avril de l'année 1892: c'est- à-dire qu'à cette date le Saint Père à permis l'instruction de son procès de Béatilica- tion. C’est à ce moment que commencent les innombra- bles informations faites direc- tement par l'autorité pontifi cale. Quelquesunessont ache vées avec l'heurenx résultat que nous anponçons aujourd | hui à nos lecteurs. Avant que la Vénérable ——" d’'Youville seit déclarée Bicnheureuse il se passera sans deute envore plusieurs années, car la procédure de l'Eglise en ces matières est longue, minutieuse et <durc quelquefois plus d'un siècle; _queiqu'il en soit la nouvelle : qui nous arrive de Rome est bien propre à nous réjouir ct | culièrement les Sœurs Grises : de Montréal, : Nous avons des raisons | pour l'espérer, la Servante de : Dieu montera peu à peu at : faite de la gloire surnaturelle eu ce mende. | À ce prepos, disons qu’on | distingue quatre degrés dans | cette ascension progressive; celm de Serviteur de Dieu, celui de Vénérable, celui de Bienheureux, celui de Saint qui est le dernier et le cou- | ronnement de tous les an- t'es, On appelle Serviteurs de Dieu ceux qui meurent en laissant une répulätion pu- blique de sainteté. Les Vénérables sont ceux dont la cause à été introduite à Rome et dont la sainteté est prouvée par des decu- ments authentiques. Les Bicnheureux son ceux auxquels le pape permet de rendre un culte dans des lieux déterminés, une pro- vince, un diocèse, où un or- dre religieux. Enfin on denne le nom de Saints à ceux dent le culte est prescrit dans l’Église par un jugement solennel du Souverain-Pontife. Il y a là, comme on le voit une progression ascendante ; l'Eglise ne fait rien à la hate; ei ce procès de canonisation surtout, elle mwagit qu'avec une lanteur marquée au coin de la Sagesse divine. Redoublons nos prières afin que le jour ou la Véné- |rable Mère d‘Youville sera admise aux honneurs de l'au tel ne se fasse pas trop long- temps attendre. VARIETES. Un représentant du Nebraska vient de présonter au congrès un projet de loi imposant une taxe de $ro0o sur tous les immigrants qui voudrànt ve- air aux Etats Unis. En 1850 le nombre moyen des membres d'une famille aux Etats Unis était 5.55. Maintenant il n'es plus que de 4.94 Ce n’est pas là un signe de vigueur pour ce pays. La province d’Ontario possède habitants. Chaque instituteur se trou- si tous les enfants vont à l’école. La dernière nouveauté dans le mende de la timbromanie, c’est la valeur considèrable qu'ont déja pris 1:s timbres colembiens frappés, l’an der- nier, à l’occasion de l'Exposition de Chicago. Les journaux européens regardent apathie l'invasion du choléra, en Ru. sie. La familiarité avec le danger n’en diminue pas ia gravité, et contre un ennemi tel qjue le choléra, on doit toujours se tenir sur ses gardes. Les manufacturiers américains em- ployaient chaque aané:, jusqu'aux ee | deux derriè e; anné:s de crises, $350 000 000 de fer et $500,000,000 d’a- cier. De uis un an swtout, cette ac- d2 ces chiff es. Ripans Tabules x leve headgcha | | | | tivi ê se ré duit à moins de la moi é | fe np CT € { qu’un seul instituteur par 250 de ss ve à avoir 57 élèves sous ses charges | L'IMPARTIAL PP Elrtt Le président Debbs demande des secours pour les pauvres ouvriers que la grève a jetés sur ie pavés M. Debbs a causé tant de troubles et de mal que son appel court grand chance de n’être point écouté, sut@ut par ceux qui sont le plus en mésure u. secourir les malheureux grévistes. Le réserve d’or, à la trésorerie am ricaine, diminue toujours. Elle est tombée de plus d'un tiers au-dessous ” de la limite réglementaire. Si l’imbre- glio du tarif ne disparait pas bien vie le gouvernement de Washington de- vra demander aux banques améri- caines de comfler le déficit. OUBLIE EN PRISON bide UN TRISTE: ROMAN On écrit de Paris : Un fait vraiment digne des époques les plus légendaires des prisons J’Etat vient de se passer à Lisbonne. COMMENT FUT FORMEE LA NA 110N FRANCAISE Dieu venait de tire la terre du néant: 11 se reposait, las de ce travail géant, Les anges l’entouraient, se voilant de (leur robe. Or, Dieu leur Dit: Prenez les rognures (du globe Et de tous ses débris rassemblés par vos [mains . Faites des nations qui peuplent ces (chemins ! ! L'uu deux, au même instant, trouve un [sac de voyage, Il y met du brouillard. des vapeurs, un (nuage. | | | A en juger par les détails que nous apportent les journaux portugais, l’ad miaistrctiou judiciaire eet singulière- ment organisée eur les bords du Tage Qu'on en juge. Un malheureux Fraxçais, condam né jadis par les tribunaux de Porto à deux anné:s de prison et 200 francs d'amende, a éié oubiié dans une des plus abjectes prisons de Lisbonne pendant pius de dix ans. ÆRieo n’y a fait: explications, récl-a mations, supplications, tout a é:6 1ou- tile. En vain le malheureux a-t-i!, pendant ces huit années de misère, essayé d’interesser, ou tout au moins d'attendrir ses impitoyables geoliers, l'administration est restée sourde a ses prières. Enfin, aprês dix années de souffran ces, le misérable condamué a vu tout à coup les portes de son cachot s‘ou- v. r devant lui avee une désinol'ure égale à celle qu‘on ovait mise à les tenir closes péndant cent vingt mois. — Allez, lui a-t-on dit, vous pouvez pous retirer. Et le pauvre diable, ahuri, eublé de ses parents et de ses amis, sans re. lations, sans un sou, s’est trouvé un beau matiu sur le pavé aussi embaras- sé de sa personne que de sa liberté. —Mais, atil osé démander, puis- ‘ue vous avez au moins la compas- s on de me repatriei. —Pardon, monsieur, a répondu /e gcô:ier chef, nous ne vous connaissons pas; nous ne savons même pas qui vous ê:es et ce que vous faisiez chez nous. Voilà assex longtemps que vous nous gênez, allez-vous-en, et. p us vite que ca. L'aff ire en était là, lorsqu'un pas- sant, pris de pitié devant cette infor t ne, a raconté l'incident à un journa liste, qu, it, a crié au scandale. On dit auj >urd‘hui que le gouverne ment frar çuis s‘est ému de ce lamen table roman et a demandé des ex;l cations à qui de droit. Conrhignr y + BE CAREFUL of your eyes. Don't let them be- coine strained or overtaxed when the nse of glasses will ob- viate any weakness or diffiiculty of vision. If you need spectacles, the seoner you will get them the greater service they will render you. If you wil! let us examine your sight, we can de- termine the question of what | you need, and supply the pro- per glasses, By procuring from us you save the exorbitant charges too ofteu made by agents and avoid Un lingot d'or qu’il cache en un bloc (de charbon. Une voile, une rsme, un subot d'étalon Puis avisaut d’en hauc une ïle de la (terre, Il y jette le tout et dit; ‘‘C'est l'Augle” {terre ! ? Daus une peau de bouc presque pleine (de vent Un autre iuet d'abord, pêle méle, en [re vant Un évantuil d'ivoire’ un pepin de gre- [nade, Les cornes d'un taureau, la robe d’un (alcade, Un soulier de satin, un maimeau de ve- (lours. Une echelie de seic, escaliers des amours Puis qua; d .‘vutre e:tgetlé: à se croire (moutagne, il la lance à la terre en disant, C'est 1 Espagne !” | Uu troisième preud alors un masque (d'arliquin, Du marbre des couleurs, des pinceuux, un burin, ; Un poiguard, une croix an soupir de pucte, Des laves de volcan, un gosier de fau (vette Un ocil de signora, plus agaçant que (pur Un canon d’escopette, un cvuin d: ciei d'azur, ‘Îl en toru.e uu faisceau qu'avec graud sui il lie. Et le faisant tomber il dit. “C'est 1 Itu:ie, Le seigneur attendait : alors un seraphin Prit un cœur de liou, un glaive d'acier [fin Le soe d'une charrue, un aiguillon, [uu ivre Un rire que peut étre uue lurme va (suivre Un baiser d'une femme un rayon de [sr eil, grain d: blé [vermeil. Les feuilles d un l‘aurier, un rai-in de vendange Et la coide d'argent, à ln Iyre d'un unye, Puis, attachant le tout avec une faveur, IL s'incliux disant: * Bon et puissant Une rose des cieux, u: Seigneur, Je sais bien que mon oeuvre, helus! est incomplete, Je vous jrie, à genoux, de lu rendre , parfaite, Il ue faut qu un chose......, uu sourire de Dieu Dieu sourit... son sourire écluira le te saint lieu... Le séraphin ému de tant de bieuvei - lance, Ouvrit sa main fécor de et dit: Voilà la France ! Achille Kirwan A. POIRIER, Marchand de Marchandises Sèches, Epiceries Quinvcailleries, Chaussures Farine, Thé, Tabac, etc. Depuis que jai ouvert mon nouveau magasin, je suis dans une position de satisfaire le public mieux que jamais. Produits de toutes sortes pris- en échange pou ma rchandises J'ai aussi dans mon magasin un Téléphone pour la commodi- té du public. NT. LOUIS, Nov oth 93 L'ETE <+% APPROCHE. IL VOUS faut un habillement pour la saison. 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