!cipiter l’homme sur le so], mais | |la peur paralysait ses forces. |da le maire à T'aubergiste, que Bientôt, l'homme réussit à en-|vous soyez levé à |jamber la fenêtre, et Zichy le|heure ? 4 EU RER nee © - vou L’'IMPARTIAL | RSR Cr : . nu 2 © ramener À L'AUBERGISTE DE K1SBERG BRIGAND HONGROIS Uu matin du mois de septem-! it debout dans le milieu de la bre 1809, un marchand de che- | chambre; l'homme marcha vers |n’est pas encore rentré répon- | L'assassin lai. sa alors sa pioche . vaux hongrois partait de Vienne | le lit en tàätonnant, en jurant et \dit l'assassin sans s'émouvoir | de côté se pencha vers le sol et en Autriche, pour retourner |en trébuchant, il était ivre. Les |aucunement. |chuchotements dans le jardin dans son village en Hongrie. 11 avait un iong trajet à par- lcessèrent et un bruit de pas courir il n'avait qu'une seule \séloignant se fit entendre. Le crainte; à cette époque l'Au-| triche était en guerre avec la!Je lit se croyait arrivé à sa der- froid le fils de l'assassin. France, ei il craignait d'être! rencontré par les coureurs des armées qui parcouraient le pays! car il portait sur luides sommes | considérables provenant de Ja vente de ses chevaux. Zichy (c'était le nom de notre marchand de chevaux) connaissait bien le pays, son cheval était bon, il savait à peu près la position des armées, grâce à ces considérations, il ne craignait pas trop pour les ré- sultats de son voyage. 11 voya- geait depuis quatre jours déjà, s’arrêtaut à l'approche de la) nuit pour coùcher dans les au- berges les plus modestes, pour | malheureux Zichy, caché sous nière heure; aussi, sa surprise fut grande quand il vit l'ivro- gne se déshabiller, se coucher et quand il l'entendit ronfler. 11 y avait déjà une heure au moins que cette scène avait eu lieu; Zichy qui n’y comprenait rien, commençait à se rassu’er; il r'entendait plus rien que les| soufllements de l'ivrogne qui semblaient dtvoir se prolonger au mois jusqu’au jour. 11 allait sortir de sa cachette, bien déci- | dé à aller éveiller l’aubergiste pour lui demander un autre lit quand il entendit le bruit d'une clef tournant sans bruit dans la serrure. 11 vit bientot Ja porte qu’on ne soupçonnât pas qu'ilis'onvrir doucement et deux était muni d'argent, lorsqu'il arriva le soir dans la petite h6- tellerie, au village de Kisberg en Hongrie. 11 mitson cheval! à l'écürié,, lui fit faire une une bonne litière, donner à boire et a manger, puis il se rendit à la salle à manger’ de l'auberge, et prit place à la table pour soupér avec ses hôo- tes: L'aubergiste était un beau vieillard de soixante ans, aux cheveux et à la‘barbe blanche, à ls physionomie douce et bien- veillante; comme lui, sa femme paraissait douée d’un caractère | très doux. Elle était inquiète, hommes entrer picds nus dans la chambre; c’étaient J’auber- giste et son jenne fils, Zichy les reconnut et la peur s’empara de nouveau de Jui, néanmoins, il resta immobile, prétant l'o- reille et ne perdant rien de vue. —Laisse la lanterne à la porte dit le vieil aubergiste à son fils nous pourrions le réveiller, et; d’ailleurs, nous n’avons pas be- soin de voir sa figure. Zichy était glacé d'épouvante en entendant ces paroles pro- |noncées à voix basse. —Qu'importe, qu'il se 16. veille ou pas, répondit le jeune parce qu’elle aitendait, son fils! ainé depuis plusieurs heurés et de temps en.temps, elle pri- ait son autre fils, jeune homme de vingt ans, paraissant très-rce buste, d'aller voir à la porte s’il n’arrivait pas. Lorsque le souper fut termi- né, ie vieii aumbergiste alluma une chandelle et accompagné de son fils, ilconduisit le mar. chand de chevaux à sa cham- bre, puis il se retira après luia- voir, souhaité le bonsoir. La chambre réservée au voyageur était située au. premier étage dans un corps de bâtiment, sé- paré de l'auberge par une cour, une seul fenêtre, donnant sur un jardin, éclairait cette pièce Dix heures ne tardèrent pas à sonner et Zichy ouvrant la fe- nêtre, respira pendan’ quelques instauts l'air frais au milieu du pius ‘profond silence; puis, fati gué, il ferma sa fenêtre et sa porte pour plus de süreté se dés habilla, mis son argent sous son oreiller, fit sa prière et se cou- cha tranquillement en songeant au bonheur qu'il aurait à se trouver bientôt au milieu de sa famille, puis il ne tarda pas à s'endormir. Vers winuit, un bruit étrange vint J’arracher à son repos; il regarda vers.la fenêtre d’où ve- nait le bruit et put distinguer malgré ie peu de clarté de la nuit un bras qui après avoir brisé un Carreanu, cherchait à ouvrir en dedane l’espagnolette de la fenêtre. En même temps il entendit confusément des voix qui chuchotaient dans le jardin. Le pauvre Zichy était é- pouranté, et au lieu de songer a sa défence il se mit en devoir homme; ne craignez rien. nous sommes deux et d’ailleurs écou- |tez comme il ronfle. | —Obéis, te dis-je, répliqua le | vieillard, il n'est pas nécessaire qu’il s’éveille et qu’il appelle au secours. Le fiis déposa la lan terne à la porte, puis à la porte puis il s’avança tout douce- ment avec son père vers le lJit- —Je touche sa tête, dit le jeune homme. —Attends, dit le vieillard, | te ta main de peur que je ne te blesse. Le marchand de chevaux put :alors entendre le vieillard frap- | per un coup violent, puis un sourd gémissemcnt. Le vieil assassin et son fils se imnirent a- iors à presser de tout leur | poids sur le lit, et quelques se- |condes après, Zichy sentit des | flots de sang chaud couler sur ses vêtements. | L'affaire est faite, dit alors le | vieillard, prends l'argent sous | l’oreiller, c'est là que je le lui jai vu mettre quand il s’est cou- | ché ; oui, c’est bien cela, je le tiens, il y a un portefewlle et une bourse. |. Allons voir combien ii y a d'agent, répondit le jeune homme, et nous lui creuserons | sa fosse dans un coin de l'écu- | rie. Puis ils sortirent après avoir fermé la porte à clef et se diri- gèrent vers l’auberge. Dix minutes après, Zichy re- | prenant son sang froid et son courage sortait de dessous le | lit, passait son pantalon et sau- |tait par la fenêtre dans le Jjar- din, franchissant le mur et cou- |rant au village il éveillait les ‘habitants. Une heure après le de se cacher sous son Lt pour|crime, vingt paysans armées voir ce qui allait se passer. La fenêtre s'ouvrit bientôt et ! un homme fit des efforts pour | entrer par cette voie, on voyait | que l'ascension était pénible, | car de temps à autre il perdait le terrain qu'il avait gagné, comme si l'échelle lui man- quait sous les pieds. À un cer- tain moment, on ne lui voyait, plus qne la tête, etle marchand, de caevaux eut un instant ia pensée de sortir de sa cachette pour courir à la fenétre et pré- | venaient heurter à la porte de l'hôtellerie. — Qui est là ? demanda l’au- bergiste. — Ouvrez, au nom de la loi,! répondit le mare qui accompa- gnait les braves paysans. I n'y avait pas à répliquer, aussi l’aubergiste assassin ou- vrit la porte et le maire entra a- vec six hommes de son escorte: les autres, avec Zichy, restèrent à la porte et surveillèrent les is- sues, ‘mourir ensuite. —-Comment se fait-il, deman- Après quelques minutes, un % fa HEAPEST PC PEU . FE 4 pareille | linge ensanglanté apparut aux | yeux des témoins de cette . —J'attends mon fils ainé qui, scène navrante. BEST tt CHATRS {écartant la terre avec ses mains, _—Où donc estil allé? de-\il découvrit bientôt la tête her. manda le maire. d’un jeune:hoômme. | — À la fête du village voisin,| —Mou fils ! s'écriat-il aussi- | P.E I répondit avec moins de sang-|tôt, puis il fomba sans connais- ar sance #5 : C'était son fils, en eflet, son fils, qui s'étant attardé à la fête du village où ses amis l'avaient fait boire ontre mesure, n'avais pas vouln qu@ ses parents. le vissent dans cet état. Aidé de ss camarades, il s- vait franchi le mur du jardin, avait pénétré dans la chambre. s'était couché à la place de Zichy, et son père et son frère étaient venus l'assassiner, cro- —Non, monsieur le maire, il] Vant assassiner le marchand de a soupé avec nous et il est en- de chevaux, puis ils l'avaient suite parti bisn vite, disant enterré sans voir sa figure. qu'il était très-pressé. | Zichy, rentré en possession —Le connaissez-vous ? |de son argent, put regagner _—Non, je le voyais pour la-|tranquillement son villlage. prémière fois. | L'aubergiste et son fils: furent —Ce voyageur, dit ie maire Condamnés à mort ; quant à la est accusé d'avoir tué un autre femme de l'aubergiste, elle voyageur ; pouruez-xous-le re-| mourut folle quelque temps a- reconnaitre si on vous mettait | près. né sn. MAGASIN POPULAIRE dit l'assassin. —Faites entrer cet homme, dit alors le maire. Aussitôt, Zichy s'avança dans Ô £ à = L'endroit. le plus populaire La salle de l'auberge ; que et où vous ou à re de l’aubcrgiste et son fils ne satisfaction est à notre magasin reconnu, ils tombèrent à ge-| Nous tenons toujours en mains. noux, Cachant leurs visages! Farine, Melasse, Suere, Thé, dans leurs mains. qualité extra, Huile la meil- | leure, Marchandises Séches Le maire se demandait déjà si Zichy ne i’avait point trom- pé ; néanmoins il continua son interrogatoire. — Est-ce qu'un cavalier; de- manda-t-il ne s’est pas arrêté hier soir à la porte de votre au- berge ? —Oui, répondit J’assassin, à la fin du jour. —Ne vous a-t-il pas dem:an- dé à coucher ici ? Make— them ourselves ME He WRITE For Curs AND PRICES. SCHOOL FURNITURE GO0D, STRONG & CHEAP RER a ss nn à me F _. LE rt | Bottes et Souliers, Groceries. %s econnaissez, l - Claus: +7 Poelés: - Hébille. | nt ie | DA RSeT FER MARK WRIGHT & CO. Le vieil assassin reprit alors le tout vendu à bas prix Charlottetown. son sang-froid : | payment comptant. | Vis © ds. | | TE FOR PRICES. —Oui, Je vous reconnais, ré- | co de. aussl Coton, In | Eee N 16° 96 pondit-il à Zichy, que me vou-| 2216, vasques de pelleterie, | mms LE is ut pris payé mur NE VOUS VOUS PROPOSEZ Le plus haut prix —$ulivez-moi, 000X0X009 —— # { . répondit le les produits. marchand de chevaux, vous al-| Noas venons de recevoir des! : ; | des! Le matin d'aller en ville pour y acheter des marchandises, Lil est assez probable que vous rassemblerez ia famille la veille, u é | : « { raines de foin, Trefle + : , Île | à que vous passerez en revue les différents magasins et leurs : . sortes : Et vous, monsieur le maire, | ST :. ’ let lentilles (vetches). Aussi : | °°. : | prix, tout en prenant compte des marchand:ses que vous pre- pour | veuillez vous assurer de c°s Livres d’école, Français et An- deux brigands. [ar |tendez acheter. 4 Sur l'ordre du maire, ies | J. B. GAUDET | NOUS A VON: MONTRE AU paysans lièrent les mains des) Qui Gérant PUBLIC deux bandits et les escortèrent, | Dec. 5 °95 pais on les conduisit dans la! Î me chambre où Zichy avait été té- ‘vommerce en Détails. moin de l'afreuse scène que JW FR EN _ AINSISI VOUS VOULEZ nous venons de raconter. RE Quand on y rentra, le mar- pPOUT 228 acheter au magasin où vous pourrez retirer le plus grand | profit pour votre argent, ne manquez pas d'aller voir chand de chevanx fut surpris | ECOLES | au-deià de toute expression ; | FRANCAISES. 2? ROGERS LT FILS Summerside, 13 Fev. 1896. que nous vendons à meilleur marché que qui que ce soit, vu que nous veudons aux prix coatants afin de nous retirer du la chambre était comme quand ,,. . à 4 li y était entré la veille pour | Primaire-Français et Anglais | Premier Livre--Françai se coucher ; des draps blancs | Français. et | ne is "4 Anglais ; + au lit ; pas de trace de sang ;| A vendre en gros et en détai] A N É \ H rien enfin qui püt faire croire © —PAR— qu'un assassinat venait d'y GEO. CARTER & Ce. être commis. Ch’ton, Libraire Un instant, Zichy erut qu’il! Sept12 O P H N FE avait été le jouet d’un rêve. Il! APTE eee r UE 653 NT As 1 intend making a change in my business I will sell for the next 30 days, for cash only, the following goods, viz ; , se prit à réfléchir quelques s2- YOU MAY BUY condes. puis il s,écria : , a watch or article of jewelry at ! 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CAMERON BLOCK raient, il s’élança hors de la —gärdant à vue lefils de peur | Fe TT ‘ Fe: TU HALL LRU eg armé d'une pioche, il déblayait COPYRICHTS, etc. Every patent taken out by us is brought before | —Celui que j'ai assassiné reau par cette fenêtre…l'auber- | P Road Carts at $18. 25. 30 & 32 j'étais blotti sous ce lit, d'ou duty itis nôt always easy 6 Thes ic : Ltasies 10. Chatioltetahn:ié vous se prices are for spot cash only and for 30 days. received. Also Hay Forks very cheap. | chambre. Le marchand de che- : PTE SE | qu’il ne s'échappât. L Lg D CAVE dans un coin de la terre frai-| For Information and free Handbook write to the public by a notice given free of charge in cette nuit est enterré lui, leur us Splendidiy illustrated. No intelligent HERS, —Mais non, ce n’est - 0." 06 D 68E PAS POS}, Jess price than we can supply | sible que j'aie rêvé ; un homme giste et son fils l'ont assassiné, ! e Truck 20 6 fe Sie 8 . { Wag'@Ons af 532 3 j'ai entenau l'ivrogne pousser |is are they as good, and then. - ggons af 532. 4. 36 Ors’'ans at GO. 65. 70 a ‘return and exchange— Not so viendrait le sang EE ee 7 £ qui inonde | with us as it's onlv a short dis- mer ! ! Lt i . { : . , Ah ! malheureux * Sécria orderis not exactly as you| 1 also have a large stock of Plough Repairs. Mowine Ma- le vieil assassin et d’un effort wish. And mail orders to us|chines sections, Knives and Rivets to suit nearly all kind of ‘ . . « "is retenaient ses poignets, renver- | . PRISE, 3 | E. W. TAYLOR sants les paysans qui l'entou- JOHN WILKINSON vaux, le maire et les paysans se |” Sclentifio Ameri è E 4 | entifio American Alberton June 5 396 mirent à sa poursuite tout en| Agency for | | | dite Cependant le vieil aubergiste | ,- . 2 . ri } s était précipité vers l'écurie et | | TRADE MARKS, DESICN PATENTS, chement remuée. Les paysans | jidest bureau Or securine patent in America le laissèrent faire : Srientific Au ic 2 circulation of any scientific paper fn tho Re à Ré de man 8 d, be without it, Week 00ù , dit-11, je veux le voir encore et jar Sas menthe, Adûress UNS CO | SRE ee mé 2: an .3 we en. … ' —_ : "4 à "+ > ee ji + Æ Fan, ne