ne AS ARS SES PE ee Potmngre evo ester Der RP ee PP A 2 0 LL BR eo rar re d'a È $ g & e + a = L'IMPARTIAI, JEUDI LE 6 SEFT, 1800. {suite de la 2ème page] lors et prononce un remarqua- ble diseours—la pièce de rèsis- tance de la journée. L'élequent chef acadien dit que l'expérience acquise par les dernières conventions permettra dans l'avenir, d’ arranger les choses de façon à ce que la be- sognre pratique et utile soit faite à l'ouverture du eongrès afin que tout ]: monde puisse en bé- néficier. 1l insiste sur la nécessibé pour les Acadiens de s' unir et de parler plus généralement leur langue. 11 signale eomme exem- ple des bienfaits découlant des conventions le diseours pro- noncé en francais le veille, par l’hon. Isidore LeBlanoe, qui, bien que dans la politique de- puis plus de vingt ans et bien qu’ habitant une ville peuplee d’ Acadiens, comme arichat, a’avait jamais encore adressé la parole aa peuple dans la belle langue de nos pères. ‘* Quaud on voit, dit-il ehez un homme de sen âge seraviver le feu du patriotisme au spec- tacle de nes assises nationales, il y a lieu d'espérer en l'avenir. Que ceux qui ont oublié leur langue fassent comme M. Le Blane, qu'ils ehassent la timi- dité qui les paralyse et qu'ils cultivent avec amour le culte de la langue de lears aïeux. Réveillons-nous et travaillons tous ensemble à l'avance- ment matériel de la xace avcadienne, ‘‘Nouns admi- rons les autres races ; nous avons entendu hier des Anglais des Bcossais, dus irlandais, des Canadiens qui nous ont dit tout i'amour qu'ils ont pour leur ra- ce respective de toute l’estime qu'ils ont pour nous. Pourquoi cesserions-nous d’être Asadiens et Français ? Que deviendrions- uous ? Nous ne pouvons deve- nir des Ecossais, des Auglais ou des irlandais. Quel nom pren- drions-nows alors ? Ah! restons fidèles à notre race, restens des Acaäiens fiers de leur origin», de leurs amcêtres. Nous n’avons pas à rougir de nos pères. (Gaer- dons nous d'être une oause de honte pour ceux qui viendront après nous. Nous voulons vivre en paix avec nos voisins, nous ne sommes point leurs ennemis mais ne leur permettrons pas de nous exploiter, de se servir de notre influence et de notre nombre pour nous passer par dessus la tête. “1l y eut un temps au Nou- veau-Brunswick où les races étrangères, pour obtemir des fa- veurs du gouvernement, se ser— valent de nous comme d’un ins- irument ; mais jamais nous étions appelés à jonir de ces faveurs ; on ne tenait aucun compte de nous. 11 y avait des centres acadieus qui ne peu- vaient avoir un bureau de pos- te que lorsqu'un anglais venait s’y établir ! Mais, grâce à Dieu, ces (@mps ue sont plas. Notre iufinence se fait sentir de pius en plus et les nôtres commen- cent à avoir leur part des em- plois publies. On ne les regar- de plus comme des ilotes. “Ne laissez pas votre langue s'éteindre. La religion est une grande force de conservation, mais si vous perdez votre lan- gue, vous vous exposez à tontes les trahisons. Ceux qui chan- gent leur foi religieuse ne com- menceut-ils pas par renier leur iaugne ? Restons attachés à nos traditions et aimons notre !an- gue de tont notre cœur. “Que la visite de sir Wilfrid Laurier, le premier ministre du Oanada, soit pour vous un nou- Veau stimulant et une nouvelle torce. On à été trop longtemps considéré dans le pays comme une race inférieure, une quanti- té négligeable. Aujourd'hui, nous pouvons aspirer aux pesi- tions les élevées. Sir Wilfrid Laurier est devenu premier - uistre dudlanada nxle seul fait de ses talents, de ses méri tes et de son attachement à la race vaillante et généreuse qui l'a produit. Soyez fiers de lui. “Les Canadiens français nous aidorent dans la revendication de nos droits. Nous n'en vou- lons à personne. Nous ne vou- lens que vivre librement, nous faire respecter et recevoir notre part d'influence. “J'espère que ces sentiments germeront dans vos cœurs et} que vous aimerez plus que ja-! mais votre langue, votre race, )vos coutumes et vos traditions.” Cette improvisation vibrante, dite avec une sincérité et une vhaleur communicative, a créé un enthousiasme indesoriptible. L'hon. 1sidore LeBlanc récla- me ensuite la parole pour pro: noncer son deuxième discours en français. 1l dit qu'ilse sent aveir vu ce qui s'offre à ses yeux depuis hier. 11 dit que les Acadiens ont autant de talent que les autres nationalités et il eonseille à ses compatriotes de cultiver leur langue. Iln'ya pas encure d’écele française à Arichat, mais il verra à ce qu'il y en ait avant longtemps. parle alors des changements opérés dans la représentation de la Nouvelle-Esosse depuis ua certain nembre d'années. I] fut durant plusieurs années Le seul Acadien dans l’Assemblée législative de la Nouvelle Ecos- se. On y compte aujourd'hui six députés et des conseillers lé- gislatifs. 11 dit que les Acadiens de- vraient être plus largement re- présentés à Ottawa. 11 espère que si tout le monde voulait y mettre la main, le comté de Riehmond élirait un député acadien aux prochaines éles- tions. plus Acadien que jamais. après fermes avec Le vieux eonseiller kégislatif| foi. Eh bien, je ini demande! d'aimer plus que jamais sa lan- gue maternelle. M. labbé arsenauit de l'ar- chevêché de Québec présente ensuite, appuyé par M:LC. Bé- langer, OR, mare d2 Sher- brooke, et au nom des Cana- diens-francais de la revendica- tson de leurs droits et les felici- tant de réclamer la nomination d'un évéque acadien. M. Bélanger, appelé par la foule, a fait un petit discours! à l'emporte-pièce qui a vive ment impressionné l'auditoire. | Dans un langage elair et relevé | notré distingué compatriote a démontré que la race francaise | a sur ce sol dn mêmes princides. que les autres races. | Nous n'avons dit-il peu de choses à emvier aux autres na jionalités. Nous vivons en bons les anglais, les Ecossais. les 1rlandais. Nous les | aimons et les respeetons, et ils apprennent à nousestimer da-| vantage à mesure qu'ils nous connaissent mienx. Le Canada, occupe anjeurd'kui une place impertante au soleil des nations. Grâce à la part importante pnse par Sir Wilfrid Laurier au Ju-| bilé de la Reine en angieterre, le nom canadien est partout! vénéré et tenu en honneur. Les. Canadiens-francais sont loyaux mais ils resteet profondément | attachés à leur langue, à leur foi et à leurs traditions ” | 200020000000000006 00007 DIVRAFT YOGJOUES EURE SOUS LA HAT. | IL N'Y A PAS DE SOWEFRANCE NI DR BOGLEUR, EFMEMNE OU EXTRENE, QUI ME SOËT SCU- ose T7 ARRET PU PERAY DAVIS & SON. 1l remercie sir Wilfrid Lau- rier, :e plus grand homme du Canada antier d’avoir honoré Arichat de sa visite, et ik est certain que tous les Acadiens vonserveront de leur tête natio- nale de 1900 un souvenir iuef- façable. M. l'abbé Belliveau, euré de Grande Digue, dit quelques mots, puis M le curé Quinan, d'arichat, est invité à prendre la parele. Le vénérable curé est salné chaleureusement par l'assistan- ee en se présentant devant l'es- trade. Lans un français d'une gran- de pureté et avec un choix d’ex- pressions des plys heureuses, M. leouré Quinan se déclare | enchanté de ce qui se déroule sous ses regards. Il reprovhe à ses paroissiens d'Arichat de né. gliger de parler françris O'est la plus belle langue du monde, et il ne comprend pas que des Aeadiens puissent oublier leurs devoirs et leur amour pour leur race au point de ne pas ensei | guer à leurs enfants à parler français. Je suis Irlandais, s'6.| eria-til,et j'aime ma lan gue. Mais je vous dis: Soyez avant tout Français. Parler votre lan- | gue, enseignez-la à vos enfants. | C’est un réel chagrin pour moi de voir des enfants d’Aacadiens incapables de faire leurs prières en français J'ai honte parfois. d'entendre des jeunes Aeadiens | eauser entre eux par une lan-| gue qui n’est pas la leur.’ | M. le euré ajoute que ces | oonventions ne sauralent créer contre les Acadiens des senti- | ments hostiles. Seyens frères, dit-il Les 1r-| landais, les Ecossais catholiques | et les Acadiens ont en à subir! les mêmes humiliations et les | mêmes perséeutions. Nous sym-| pathisens avee vous et nous! veas envourTageons à Conserver | la langue de vos pères, vos tra- | ditions et vos coutumes. Lo! peuple aeadien, an milieu du- quel je vis depuis trenie aus| est profondément attaché à al RS, PPmiDonGRENENE pattes qusinex | LAGÉE PAR LE PAFSIMEER. | | | The OI Relicble Remedy for Diarrhæa and Dysentery. à 2 | Grandma Mrs. ou Sherlock, Arn- | prior, Ont., recently wrote: | Used It. : My little girl, three years of age, was taken very bad with diarrhæa, and we thought we were going to lose her, | when I remembered that my grandmother | always used Dr. Fowler's Extact of Wild | Strawberry, and often saidthatitsaved her | life. I got a bottle and gaveit to my child, | and after the third dose she began to get | better and slept well that night. She im- proved right along and was soon com- | pletely cured.” | Hyndman & Co. INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOWN. representing in P. E. Island North British & Fire 1ns Co. Union Fire Assnrance Society. 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James Su, Montreal, The only firm 2 Grañrate F>sirccrs in a — Pr ARE EEE" L LS À » L'ancien Canadien jouissait d'une bonne santé, vivait longtemps et heureux, mais sa nOurri- ture était saine et fraîche, et son travail, celui des champs et au grand air. Aujourd’hui, l’homme vit dans des circonstances bien différentes. Enfermé du matin au soir dans les manufactures, il respire la poussière et l'air impur. Il devient pâle, faible, nerveux et épuisé avant le temps. C’est une nécessité pour lui de prendre de temps à autre un remède qui purifiera son sang, lui donnera les forces nécessaires pour faire son ouvrage et aussi, préviendra chez lui les maladies et les accidents. Les Pilules du Dr. Moro pour les hommes stimulent l'appétit et favorisent la digestion, régularisent les intestins, débarassent le foie de la bile, guérissent le mal de tête, dannent de la force et développent les muscles. Elles guérissent les douleurs dans le dos, ainsi que le mal de rognons. Elles font de l’homme faible et épuisé, le travailleur fort et robuste et lui donnent la force nécessaire qui lui permettra de supporter facilement les travaux difficiles qu'il a à accomplir. Monsieur Oscar Simard, qui souffrait depuis longtemps d'une faiblesse générale très pronon- cée, qu'il avait acquise en travaillant dans les manufactures, nous demande de publier le témoignage suivant, dans lequel il dit ce que les Pilules du Dr. Moro ont fait pour lui : ‘ Dr. À. À. Moro, “ Montréal, “Cher Docteur, “& J'étais faible et débile et il me paraissait impossible de pouvoir continuer à travailler dans la manufacture de chaus- « sures, où j'étais employé. Quelques heures de travail me fatiquait beaucoup, et j'étais toujours rendu au bout de mes forces “ avant d'arriver au soir. J'avais souvent la migraine ; mon appétit faisait défaut et mes vivres digéraient très mal; mes “ pognons me faisaient beauroup souffrir et enfin, j'étais totalement épuisé “ Quelques boîtes de Pilules du Dr. Moro me remirent à flots, me donnèrent des forces, me guérirent de mes douleurs, et “ aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir dire le bien qu'elles m'ont fait. “ Votre Lien dévoué, “ OSCAR SIMARD, “ No. 539 Silver Street, Manchester, N. H.”’ Les Pilules du Dr. Moro en aiguisant l'appétit, en aidant la digestion, donnent la force aux hommes faibles et tiennent l’homme fort, robuste. Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées. 200000000000 000000000000000000080000000088008000200826e006880628 Je donnerai des con- seils à tout homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de traitement leur sera envoyé gratuitement sur demande. Mes consultations sont absolument gratuites. Je ne soigne que les hommes. 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