RE ne mecs ts —— ji te cs La Jeune Fille Pauvre Pariez, mon ami; il n’est rien que j» ne fasse pour votre bouheur. Vous êtes bonne, et aurez pitié de ma folie. De votre folie ? vous Eh! oui, Madame. Cet es- poir que vous venez de me läisser entrevoir... Achevez ! 11 est réalisable. Vous l’aurais-je donné, sans cela. C'est ce qui m'enhardit. Soyez ma protectrice, salut, ma mère, enfin ; rappro chez moi de vous ; que le nom de fiis tombe de vos que j'aie quelqu‘an à chenr avec gette concentration, puissance que je devine en moi Ne me repoussez pas, oh! ne me repoussez pas !...… J'aime. Qui ? interrogea telle trouble. Votre fille. Hermine ! Oui ! fit-il d'une voix étouffee C'est impossible ! Interrogez-la. Malheureux ! vous avez osé. Elle m'aime aussi, et vous supplie avec moi. Fou ! Et c'est là le bat que vous vous proposiez ! Je com- prends votre dévouement ! Hermine, ma filie !..…. J'ai mal entendu, n’estce pas ? Ce rait affreux. Elle que je pré fère ; elle qui a le droit d’as- mon lèvres ; cette avec se- pirer si haut, devenir votre temme ! Vous plaisantez ou vous vouisz m'éprouver. Ne savez-vous pas quil lui faut un titre, qu'il faut que ce nom, de Lobesu disparaisse ; que si, uu jour, Gaston hérite da bla- son de mon frère, et 1l Philippe étant la dermier Fineste, ma file doit être au moins son égale. est là mon but, mou rêve, ma seule ar- ie peut, des bition la passion de ma vie, et vous viendriez tout détruire ? Non ! Vous ètes trop hon nête homme pour avoir égaré men entant....Que vouiez vous? We l'or, une position ? Je voas en offre une, Madame en apportant deux millious dans la moi vous ne l'ignorez pas, à l'heure qu'ilest, monsieur votre frère serait marié. Or, 1la plus de deux La quence est facile à déduire. n'avais pas songé ; mais Ma, demoiseile Hermine ny tient guèes:, moi, pos davautage, le différend n'existe VO- communaute. Sans millions. plus, et Je ES RATER —+"— 7 TT L'IMPARTIAL JEUDI la porte a Anatole, celui ci la Tetint et la regardant avec une fixité étrange, il reprit : Vous refussez ? —Je refuse. Hermine ne sera jamais votre femme, 1l lut une fermeté 61 éner- gique dans l'accent de madame Lobeau, qu'il sentit la partie perdue. Un changement extra- ordinaire se fit aussitôt dans sa \physionomie et dans ses mani- ères. 11 réfléchit une seconde, et, d’un ton incisif. —Je ne me tiens pas pour battu, Madame, poursuivit-il. Si mademoiseile Hermine quitte la maison, si daus huit jours je n'ai pas une réponse aflilrma- ITS... | — Des menaces ? | _—Je formule contre vous une accusation que je dépose aa par: |quet. — Décidément vous êtes sensé ! —Attendez avant de vous prononcer. Je vous attaque en [diffamation et vous révèle \comme faussaire. | — Moi, faussaire ! On ne vous osoira pas. | —Qn me croira, Madame. | C'est vous qui aurez fait la let- |tre du docteur Alfaut. | — Infâme ! Prouvez le. | in- i | —Je je preuve par induction | Que désiriez vous ? Perdre Fer- |uande. Qze contient la lettre ? | De que vous aviez déjà fait pres- |sentir à votre frère. A qui doit | profiter le célibat de M. &e Fi- | veste ? À vous, à vos enfants. | Tout est contre vous, jusqu’à la fuite de l'institutrice, jusqu’à sa maladie, à votre réclusion, à sa mort, tout, même la mobile qui vous à poussée, vous venez de me fournir des armes. Le nom de Lebeau vous pèse; il dot disparaître aveo vous. Le vi- comte Gaston de Fineste ! ceia sonne agréablement. Les juges ie comprendront sans peine. — Vous ne m'intimiderez pas, et Je dévoilerai la favsseté de , vos dires. | —En m'accusant à votre tour. Ue cas est prévu. Je suis plus blauc que neige. Rien contre moi ; je vous ai servé de jouet. LA première, vous avez mis mon mariage avec Fernande en a- vaut : 1l fallait vous délivrer de ‘institutrice. Et, Jorsque vous avez Vu que je ne prenais pas au sérieux Vos projets matrimo- consé- nulaux, vous avez en recours à d'autres moyens. C'est vous qui ‘avez glissé dans l'enveloppe de la vraie lettre du docteur, la pièce que vous vouliez lancer ; |et ce n'a été que votre insistance tre cossentement ne peut nons|a avoir ce pli que vous m'aviez faire defaut. Jamais ! On revient souvent Sur ce mot, Madame ; ne pronon- cez pas encore et veuillez ré- fléchir à ma proposition. c'est inutile. Vous avez tant yanté votre recounalssance que J'ai cru pou- le voir transformer ia situation-en vous offraut de devenir votre obligé. Le voulez vous ? Je serai un fils si soumis et si t-n- dre ! 1iest des qnestions qu'on ne. cherche même pas résoudre La vôtre est de et mon devoir me force à ne point vous laisser d'’illusion. Une minate d'entretien ma fille la mejtra en garde contre elle-même l'firmez, elle a pour pretérence. Hermine ira dans une d'éducation pour finir ses études. Elle n'y consentira pas. Quant à vous veuillez passer chez mon intendant dans la journée, il aura reçu mes ordres et vous les transmettra. Adieu monsieur. Eile s'était levée et ouvrait ce genre, avec si, comme vous vous une demain maison i | prié d'égarer à dessein chez ma dame de Lacaute, pour faire cesser, prétendiez-vous, les bruits maiveillants qui circu- |iaient à propos de Fernande, qui m'a fait vouloir relire cette fameuse lettre. Alors seulement, j'ai vu celle qui la remplaçait.… L?s arguments ne me manque- ront pas. Choisissez entre la guerre on Ja paix. J'aime assez votre fille pour me reculer de. | Vant rien. Amis ou ennemis, pas | d'autre alternative. Je reste, et attends votre décision dans le délai déterminé. D'ici là, je le répète, rien de changé ici. La moindre tentative, et J'expédie mes documents. Votre obstina- tion peut tout perdre, et alors, je mesaive, en me vengeant. Vous ne le voudrez pas, j'espère. La partie serait terrible ; un des deux combattants y périrait. Madame Lobeau avait trouvé son maitre. Elle aurait voulu répliquer qu'elle n'aurait pu. Tremblante, se soutenant à peine, elle s'était affaissée plutôt qu'assise sur une causeuse, et elle écoutait, avec une épou- vante croissaute, la parole mor- dante du précepteur. Elle avait perdu son énergie, ne protestait plus que du geste ; son regard seul cnsertait a trace dune inflexible voinnté combattue par une terreur +418 hi In. Anatole avait disparu depuis longtemps déjà qu'elle croyait l'entendre encore. Pen à pou, ses membres devinrent rigides, son œil fixe ; elle était dans nn) état complet de cata!epsie. L\1! LA VEILLEE AU PRESDVTERE | Le docteur Alfaut était en £: fet arrivé. L'immense berliue FA madame de B'anchemin l'avait déposé, lui et ss f:mme, devant la maison Curiale. À l'auvi-té de. leur physionomie où counpreuait | ‘e sympathique empress- ment qu'ils avaient mis à aucOuiir à l'appel qai leur était fait. L: précepteur s'était-ii trompé: daus ses calculs enespéraut que! ia dépêche arivsant uu quart d'heure après la f-rmeture des. petits bureaux, éprouverait le: retard annonvé, ou le docteur) avaitilen un autre avertisse.| ment ? Le télégramme reçu par. lui était signé Philippe et daté de cinq heures du eoir. De là la! venue immédiate du prince de, la science. 1letait attendu. Le curé lui tendit silencieusement. la main, salua madame Aifaut, et, précédant ses hôtes, 1l les | introduisit dans la chambre oc-| cupée par Fernande. Au bruit. qu'ils firent en entrant, Philippe releva sa tête pâle fit q elques pas au-derant du groupe et ne put que murmurer arec une émotion poignante : —1l est trop tard ! —Eile est mo:te ! exclama madame Aifaut. | Personne ve répondit, les res pirations étaieut suspendues à celle du docteur Alfaut. 11 exa-| mina la jeune fille, se penocha sur ses lèvres, colla son oreille à sa poitrine, souleva son corps iuerte dans ses bras, l’ausculta, la replaça maternellement sur son oreiller, étudia ses traite, reri:t tncoie à sa poitrine «ct ne se p'on)uça pas. —C'est fini. n'est-ce pas ? ter:ogea le curé. — Peut êtie! articula Jente- ment le docteur comme se par. in- —Vous la saureriez ! Philippe avec angoisse. | —Je ne sais......encore, répli-| qua le docteur. | Il se fit expliquer la canse et. le développement du mal, les soins donnés, l'opinion d'u decin qui la voyait... —C'est bien cola, poursuivit! le docteur : flaxiou de poitrine. compliquée d’accidents divers, délire, fièvre... Depuis quaad? — C'est la nenvième nuit. —Oette crise a été la plus forte ? —Oui. —Cela devait être. cet état dare d'puis ? | —Six heures dn matin. —0'vst long ! — Pas trop, pourtant ? mande Philippe. | —Dieu est grand, Monsieur. — Vous desespéiez, alors ! — On n: doit jamais désespé- rer. Notre natur: est si bizarre et la J:unesse si forte ! —Oh ! sauvez la! —Je suis venu pour essayer de le faire. Me voilà médecin et garde malade ; je réclame du Calme, une seule personne au près de moi, et, à ma portée, une autre sur l'intelligence et le bon vouloir de Iaquelle j2+ puisse compter. Le choix n'est pas dif. ficile ici. (à continuer) sonjira | | de- NE VOUS EN ALLEZ PAS, #1. vous n’aves, au mois, une bon | teille da Liniment de Kendrick { au logis. Ne vousen allez pas saus en emporter une. linyal rien de meilleur [si égal] à Kendrick comme remède de fa. mille. | the fluttering has disappeared, and I have d. lant à lui même. | til further notice, between the iniss to transact, may find him in building. LE 23 JAN, WOMEN WILL TALK. Can’t Blame them for Teil- ling oeach other about Mil- burn’s Heart and Kervo Pills. TUE CREAT RERMEDY FOR WEAR NINVOUS WOMER. Vamssv It'son!y na‘uralthat when a woman finé: a remedy which cures her of rervousness and weakness, reiieves her pains and aches, puts coloriahercheek ardvitality in her whole system, she shouid be anxious to let her suffering siste:s know of it. Mrs. Hannah Holmes, St. James Street, St. John, N.B., relates her experience with this remedy as follows : —** For some years I have been troubled with fluttering of the heart and dizzinaas, accompanied by a smothering feeling which prevented me from resting. My appetite was poor and I was much run down and debiiitated. ‘Since I started using Milburn's Heart and Nerve Pills, the smothering feeling has gône, my heart .beat is now regular, been wonderfully built up through the tonic effect of the pills. 1 now feel stronger and better than for many years, and cannot say too much in praise of the remedy which estored my long lost health.” D'AFFAIRE S Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York Uriversity TIGNISH, ..... .. PEL. CARTES J. DOIRON,M.D. | LAVAL DE MONTREAL. | | HIVER. GRADUË DE TER. WYATT, | | SUCCESSEUR DE Hopesox & Wyarr, AVOCA'F, NOTAIRE, erol Sollicitaur pour les Nova! Scotia et Summerside Banks ARGENT A PRETER. Bureau : An dessous de Clifton House. SUMMERSIDE P. HE. I. —— eo — Arsenauit & McKenzie Avoca'rs, &c. (Récemment chez Charles Russ: Il et Cie., Londres) | BUREAUX | Suinmerside et Charlottetown ! Aubin E. Arsenault, S'Side, | EH. R. Macxenzie, Ch'Town. 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