dr PRES DA ei ML ds ar aèse RE 2 - L: Cle minette. ini + ; : + 4 b rimes 3. La Jeune Fille Pauvre Fernande, le solo : M. Anatole, Kermine et mon silencieux ba- chelier formeront le chœur. —Que ehantons-nous ? inter- rogea le précepteur. —0Oe que vous voudrez. Choisissez, mesdames. —Que préférez vous, made- moisells Fernande ? — (Ce que vous aimez, ma- dame. —Boi. Le morceau du reste est de votre goût. Va pour l'Agnus Dei de Rossini. Va pour l’Agnus, répéta Ana- tole en ouvrant lo piano et la partition. Fernande regarda Phi:ippe avec une telle détresse, que celai-ci pâlit. Quelle coinci! dence ! Madame Lobeau ne savait rien pourtant. Pourquoi précisément un chaut d'église, et celui-là ? Ces questions se eroisèrent dans leur esprit sans trouver une solution. S'ils eussent été moins troublés l’un et l'autre, ils auraient décou- vert un sourire railleur sur les lèvres de M. Anatole, et ue légère contraction des sourcils de madame Lobeau. Peut être, ER0078 C0 fut si fugitif Feruande, parun effet déses- péré de volonté, s'installa de vant l'instrument et exéouta le prélude. 11 fallut chanter ; elle lefit. 11 lui sembla que sa goige se desséchait et que le souffle manquait à sa poitrine Peu à peu le tumulte de son sein s'apaisa ; sa voix si fraiche et si pure eut des sons inimita- bles que l'émotion rendait plus beaux. Au passage miserere, elle se fit sourde, étouffée, priante, douloureuse ; je dona nobis pacem futle eri infini d'une âme que l'agonie étreint. Lorrque la dernière note vibra, Fernande était brisée, mais se- reine. Elle sentait qu'elle ve- nait de remporter une victoire sur elle-même. Ce sont celles qui coûtent le plus. Elle er remercia Dien mentalement. Son sang qui s'était d'abord ar- rêté au cœur lui remonta à la face. Madame de Biancheminu quis'était raprochés, J]ni prit les deux mainset les lui ser- rant affectuenusement.......… Meroi, merci, chère enfant, murmurait elle ; un ange n'‘eût pas mieux dit. Que vous êtes jolie, ce soir ! s'écria le jeune Gaston. R:- _ gardez, mère, c>mme ces cou leurs lui vont bien ! En effet, Fernande était en ce moment jolie. Ce n‘était plus la jeune fille au teint ter. reux, à l'œil morne, à la phy- sionomie muette ; ses membres avaient pris de la rondeur, sa taille si souple dans son élé- ganoe avait acquis Ce je ne sais quoi qai charme ; son front s'‘é— tait éclairé ; son œil brua-violet avec une douceur qui allait à l‘Ame : sous sa peau devenue transparente, on vo- yait couler un sang, généreux ; ses traits n'étaient point régu liers ; on eût regretté de les voir autrement. Déeidément, Fernande n'était plus laide. 1: y avait iongtemps que madame Lobean le pensait. Ge soir là. elle, d'ordimaire si ealme, fat sur le point de tressaillir à l'ex. clamation de sou fils. D'autres qu'elle avaient donc vu la mé- tamorpho:e ! Kile n'en pouvait plus douter. Quese passa t-1) en elle à cette découverte ? nn ue le sait. Le sourire me l'a- bandonna pas, et ce fut avec un accent véritablement maternel qu'elle félioita la jeune fill sur le succès obtenu. Philippe avait disparu. sé: LA VISION DU BONHEUR | L'IMPARTIAL JEUDI LE 21 mamans AE PA AT ER nie Ace Le S sers LE -—— , Se PRE TRE se dé ner Fe E TRS PART CA CS FAURE TOR RS me # # # TT er à ; NN ee ” NOV, ca gb psc ; nt sr : $ Free + 1901 Le lendemain :natin, Fer- uande, en attendant i’heure de ses leçons, se promenait dans ia serre, lisant où plutôt rêvant. Elle remémorait les incidents de la veille et se demandait corament elle avait en la force d'achever ce chant qui l'émou- vait tant. D'où lui venait cette émotion ? Eile s'interrogeait elle-même,ne sachant trop à quoi en attribuer l'intensité. Instinctivement, elle avait eher- ché un refuge dans le regard de Philippe, et celui-ci aussi troublé, moins maitre de Jui, peut être, avait dû fuir pour ne pas trahir ses impressions. La ieune fiile fut amenée ainsi au souvenir de la scène de l'église, Ce jour-là elle avait chanté, se croyant seule aveo Dieu ; son cœur débordait de tendresse, son cri n'était pas un cri de dé- tresse, mais nbe aspiration, un magnifique élan de son être vers le viel dont elle entrevoyait la sérénité ; ce jour-là, douée d'une puissance magnétique, sa voix avait cloué au sol l'homme qu'elle estimait le plus, celui qui, sans efforts, avait gagné sa confianee et sa profonde affec. tion. Sans s'en douter, il l’a- vait soutenne bien des fois dans l'épreuve, et avait éloigné de ses lèvres la coupe de dégoût qu'elle ne se sentait pas la force de vider ;il l'avait protégée contre elle-même, relevée dans ses défaillances ; il l'avait res- pectée au point de lui attirer tous les respects, même ceux de ses inférieurs, et maiatenant cet homme, à quielle devait une partie de sa tranquillité, venait comme un enfant, réclamer ses lumières et s'instsuire à ses le- cons. 1} avait soif avit-1l dit,etil désirait, nouvel Eliézer, que ce fat elle, Fernande, qui, pendant sonamphore pleine sur ses lèvres brälantes, le fit désaltérer. ]i avait senti Dieu ; il voulait le conuaitre, et illui tendait la main pour qu'elle püt lui mon- trer la voie. La lui refnserait-elle ? Ce se- vait impie et cruel. L'esprit perdu dans ces pen- sées, Fernanude n'entendit pas an bruit de pas derrière elle, et ce ne fut qu’en se retournant au pied d’un arbustre en fleurs Tous les deux eurent un tres- saillement lorsque leurs regards se rencontrèrent ; ils restèrent muets wü instant. Ce fat Phi lippe qui, le premier rompit le silence. —Je vous cherchais, made- moiselle, fitil simplement en lui tendant la main, pour vous dire de nouvean merci... si Et après une courte pause : — Oh ! oui, merci, poursuivit. il. Grâce à vous je sais ce qui bat dans ma poitrine ; je me counals, enfiu.....Oroye-z-vous aux cartes ? Etonnée de cette brusque question, elle leya sur lui ses grands yeux limpides. — Pas plus que moi, n'est-ce pas ? continsat-il,et tout dé- pend de l'interprétation qu'on enr donne. Notre physione- mie n'est-elle pas uu miroir où visant se réfléchir notre âme ! On y litavant nous queilque- fois... Qu'est-ce que Je vous dits 1à ? Je m'égare, vraiment …. J'aurais bien voulu ce que le sort vous réserve, ets'ilme ren versera pas vos projets. —Quels projets! — (Ceux de célibat, mademoi- selle, Vous êtes faite pour ai- mer. Heureux celui que vous aurez choisi ! Heureux surtout s'il sait apprécier le trésor qui lai est confié. Ne me pariez pas de barrière, de distance ? Vous donnerez taut en donnant votre amour que, quel qu'il soit, votre mariæ restera votre debi- teur. qu'elle aperçut Philippe arrêté. — Vons raisonnez en enthou siaste, M. FPhiappe J: crois pourtant sentir en moi d'autant plns de tendresse que jeu seuls privée. _ À quoi bou y pente: Nulne songera jamais à moi. Votre généreuse natnre me de *ine ; c'est assz . quelqu'un, ici bas, sanra ce que j aurais pu. Oh ! l4 famille ! [a famille ! doux êre qu'il feut chasser. —Ce serait foie, made “oi. sel'e. —Non, non c'est un devoir. —Et quoi ! vous aimerirz, vous seriez aïnée, et vous ccm manderi:z à votre Cœur Ge st taire, et vous €spésZ quili se tairait ? Pauvre enfant ! Autant dire à ja mer d'apaiser son éter- nei murmure! Vous vous saurl fimri-z, vous courage de le sacrifi:r, ut; en aurkz-vous le droit! Eufaut ! auri-z vous le Eufaut ! vous ne le feriez pas ; c'est impossible ! — Impossible ? on voit bien que vous D'avez pas souff-rt ! —Et c'est parce que vous a vez souffert que vons broieriez\ ainsi votre ètre, que vous bra verciez la douleur, et une doa- leur semblab'e ! —Je le ferais. — Veus ne je pourriez. —J'essaierais tonjonrs, et, si je ne parvenais à me vaincre .… —Vous mourriez ?...... On ne commande pas plus à la vie qu'à son cœur. —Je le sais. — À lors. —Les maladies morales tuent plus sûrement que c:lies du corps. C'est juste, si, connaissant le à FD REC ARR AR FR Se à ENu Notwihstandine this fact we are iimers’ are offered for sale even at En this denartmert can be s8 containing 400 Felt Hats, men an iar price 906 10 1.50 regular price. À them, 1.00, woerth $2. Infanis 1-3 10 1-2 off. STER FACTORIES. 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Oh ! tendez. | luilamain s'il est digne de vous ; donnez lui j'espérance :| soyez son bien, sa pensée, et. Dien vous bénira. | La voix de Philippe était de- venue sitremblante qu'on l'en-| tendait à peine ; une émotion | envahissante s'était emparée de lai. llavait pris la main de Fernaude et semblait atten he la réponse qu'il quêtait pour cet incounu —Dien ! Dion ! balbutia-t- eile, atteindrie, subjiguée. Non, Dieu me sontendra. —Hrreur, eufant ! rons man queriez à sa loëé. Si vous aimez, vons sauriez ie comprendre. 1l dit ces mots avec un accent qui ajonta au troubla de la jeune fille. — Adieu, sonpiratil, On- bliez mes paroles si elles vous ont déplu ; mais si jamais vous rencontrez e:t être soute, Fornaude, sez pas, | sur votre } ue je Te)ous {à cntinuer] CAVEATS, TRADE MARKS, Send your business direct to Washington, saves time, costs less, better service, My office close to U. 8. Patent Office. 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PE ee 1, Aug Rs 6---La chanson de Marinette, avec accompagnement d: piano -50- 7---Un Rêve, chanson, avec ac- 00 upagrement de piano -- 50— 8---Je t’ Aime, chanson, avec ac- { mu À | 11---],e Répertoire des Cafés Con- certs eontenant Îes---34 chansors suivantes : --25— A+ on t) on L, Alsace et la Lorraine L'enfant et le polichinelle Frou-frou La chanson des peupliers Le curé de notre village Les Nationals Le Credo du paysan La chanson de Marinette L'enfant chantait la Marseillaise Le petit crucifié La Canadienne Les regrets de Mignon Le réveil d’un beau jour O Canada ! mon pays, mes amours O Canada, terre de nos aïeux Souvenir d'un vieux militaire Les Girondins La Marseillaise Su: l‘pave [es Etudiants de Montréai Le trottoir en bois Encore un p'tit verre de vin Mon camarade Votr’ petit chien Madame ! Regardez-le passer Que les hommes sont laïds La ballade des agents Les cigariers \ Maisonneuve V'la ! iateéiots | n | | S ( S-VOYAgEUTS CariHon | 1,4 H)A] { ét } rs oit a ces 11 Primes | suflt de fee Pour avoir dr se montaut a 55.25 11 un ing these brands, 1 tilé tacs bonncer au PETIT JOURNAL—‘"Il- lustré et Musical,’’ paraissant tous les mois. Le prix de l' Abonnement est de 50 cents par an. (Envoyez aussi 10 cents de plus pour payer les frais de poste, etc.) Adressez vos lettres de comman- des à — Aibert Turcotte, Editeur 445 RUE, RACHEL Montreal, Canada. TO TEE PEOPLE —_OE"— West Prince [ am better prepared than ever to supply the demand in FRUIT of ail kinds which ar rives fresh weekly. All kinds of Temperate Drinks ON ICE. A good supply ot PIC-NIC goods, such as Raspberries, Strawberr'es, Lemon and Pine Apple Gordials (for drinks,) 1n canned meats ; P1GS FEET, LUNCH TONGUE, DEVILED HAM. A large assortment of Confection- ery, always fresh. wholesale and Retail. 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