ee me = Lhenir du Canada (Par un Eeonomiste Français.) M. Lervuy Beaulieu, le eléèbre économiste français, fait entre- voir dans l'article suivant la ri- chesse que réserve l'avenir au Ganada : Quelle qu'ait été encore l’im- portanee de l’émigration cans- dienne pendant la décade qai vieat de finir, il parait, dit il, assez raisonnable de penser qu'elle devra plutôt s'atténner que s'accentuer à l'arenir. Dans uu intéressant article que pu- blie “The Ecenomic Journal”, orgaus de l'Association britan nique, le professeur Davidson, de l'Université dau Nouveau- Brunswiek, exprime cet espoir et il le fonde sur deux raisons que voici : d'abord aux Etate Uais les meilleures terres de l'Ouest commencent à être pres que toutes occupées, en sorte qu'il est peu probable que bean- coup de Canadiens contiauent à se diriger de &e rôté ; peut-être au ceomtraire un plus grand sombre d'immigrants d'Europe viendront-ils au Canada de pré- férence aux Etats-Unis ; ainsi le Manitoba et les territoires du Nord-Onest qui jusqu'iei s'é- taient développés moins vite que les Etats limitrophes du Dakota, du Montana, peurrai-nt au contraire marcher da même pas qu'eux ;en secoud lieu, et surtout, l'industrie commence à se développer au Canada. Jasqu'à présent, l'élevage dt bétail, l'exploitation des forêts, l’agricalture et les pêcheries étaient, de beancoup, les prin- cipales, on pourrait dire presque les uniques ressources du Caua da. Dans ces exportations, les animaux et produits animaux entraient pour un tiers ; les bois et envrages en bois pour un quart : les denrées agricoies, céréales surtout, pour un sixiè- me ; les produits des pêcheries pour un dixième. 1llne restait guère que 15 p.c. les autres articles, lesquels se bornaient à peu près au charbenet à l'or exportés de la Colombie britan- nique vers la côte Pacifique des Etats Unis, qui manque de charbon et où une partie de l'or extrait de mines canadiennes était afflué ; ces exportations des produits minéraux étaient com- plétées par celles du nickel. dont les mines de Suadberry, dans !’Ontario, approvisionnent le monde concurremment avec celies de la Nouveile Calédonie Par contre, les articles manu- facturés étaient presque tou: importés. Aujourd'hui, que la composition des échanges avec le deho1ïs se soit eLcore tres sensiblement modifiée, si ce n'est par l'augmentation des sorties d'or du Ki>ndyke, on peut prévoir qu'elle le sera à l'avenir, que le Canada se met- tra, peu à peu, à produire bon fabriqués qu'il importait nsguère et qu'il arrivera même à «n exporter à sou tour. Pres iudustries considérable: s’établissent, non seulement au tour des deux grandes vilies de Montréal et de Toronto, mais encore auprès des chutes du Niagara, au Sault Sainte Marie, entre les laes Supérieur et Hu- ron, et dans l'Ile du Cap Breton (province de la Nouvelle-Ecos- se). | Les dépôts de charbon des] provinces maritimes ne sont pas | coufinés davs l'ile du Cap! Breton ;1il s’en trouve d'im-| portants gisements sur le conti. | nent, dans la Nouvelle Ecosse proprement dite ; des minerais/ de fer très variés et de bonne qualité abondent aussi non! sans nombre des objets seulement à Terre-Neuve, nl Î an Cap-Breton et dans toute la Nonvelle-Ecosse. Or, il est à remarquer que la Nouvelle Ecosse, le Cap Breton, Terre Neuve sont, de tontes les régions habitables du Nouveau monde. les plus rapprochées de l’'Eu rape ; leur distancs à la France on à l‘Engleterre e:t moindre nous sépare de New Yerk on de Philadelphie. Les honillères des provinces maritimes du Canada sont en oatre, sur la côte même an lisu d'en être éloignées de deux ou trois cents kilomêtres comme cellss de Virginie et de Pennsylvanie ; leur charbon est donc mieux placé qu'aucun autre poui coneurencer les bouiller britan aiques sur les marchés euro- péeus, et, s'il est vraiment d'‘aassi bonne qualité, aussi propre à faire da bon coke qu'on le dit, il risque d'être un rival plus redeutable même que celui des Etats Unis à l'avenir. Quant à la réunion, au voisi auage immédiat de Ia mer, du charbon et du fer, elle ne se retrouve nulle part ailieuis, en dehors de la grands Bretagne, dont elle a fait la puissance économique. En attendant le jour où tons!ces miaerais de fer seroot traités sur les Jieux, en suggère que l'Angleterre oh-rche en eux les approvyision n-ments dont elle a besoin et qu'elle a trouvés jn£qu‘ici sur ia côte nord de l‘Espagte où les Sitont ce que l‘on dit de ces grandes ressources minérales u‘est polut trop exagéré, la Nouvelle Ecosse parait assuré- ment devoir sortir de la stagna- tion où elle était restée depuis une vingtaine d'années ponr de- venir un centre industriel d’une grande activité. Le Canada aura ainsi un nou vel éléinent de prospérité Oa y a d'autre part, trouvé aussi du bon charbon daus ie Mani toba ; les grandes forces hy drauliques, outre le Niagara qu'il partage avec les Etats- Unis, ue sont rares ni dans Ja Colombie britannique, ai dans ia province de Québec: les mines d’or du Klordike et de la Colombie sont loin d'avoir dit leur dernier mot. Cette grande confédération de colonies, si elle n’est pas aussi richement dotée que les Etats Unis, u’en est pas moins bien pourvue poar entrer dans la voie du développement industriel. Son commerce s’est énormément accru passé de 113 millions de dollars en 1894-1895 à 198 mil ons en 1900-1901 ; les impor. lations de 105 millious à 181 millions de dollars dans le wême laps de Elle promettent de se développer et de se diversifier encore, non saus quelques fl:ctuations, car le grande prospérité actuelle ne peut durer sans interruption là nou plus qu'aux Etats-Unis Le Canada est plus calmement gouverné que l'Australie. ses finances sont moins surmenées, 1lest moins altra protectionuiste ayauot pris l'initiative de conusen tir à la Grande-Bretagne une réduction de 33 pour cent sur ces importations et ayant con- clu une convention commerciale avec la France. Enfin, le socia: lisme d'Etat n'y est pas en hon- neur et l’activité individuelle y temps. ME jouit d'autant de liberté que dans la grande Répubiiqne voisine. Malgré l'attraction qu'exerce celle ci qui l‘eclipse un peu, il semble que les élé- ments de richesse au Canada sont assez considérables et que les eonditions générales $e prêtent aseez bien à leur pro- chain développement pour que sa population ne continue plus ER. Fe DRE de. MT A mer dl d'un cinquième que celle qui gites commepieut à s'épuiser. Fred D ere 2 mms a nn ini rit nd be oi à LE nl i à. 3e. mass RAR RE éd " É 2 ZÈ ET ur mur 10 MEDIA 5 € + SR MR LE RTE tar dat ru Spin | ù L'IMPARTIAL JEUDI LES SPECIALITES x - lait des préparations spéciales pour Tout le prouve : SEMBLABLES. Ce serait absurde. QUE LES FAITS. guérison aux PILULES ROUGES remèdes spéciaux. : LE 8 MAI, 1902 chacun des deux sexes. et celles de la femme exigent chacune leur spécialité. SEULEM La gravure ici reproduite est 1 LULES MORO. cette gravure, et voyez à ce que la nous vous les enverrons franco, au astres et demie pour six boîtes. Adressez vos lettres comme su immigrants. Pour les Cultivateurs a L'augmentation sans précé- dent de la récolte du blé au Canada, la qualité supérieure de ses blés et la perspective de l'imposition iaxe sur l'importation de tous les blés étrangers dans le royaume Uni, excepté cenx des colonies, ap- pellent plus que jamais l'atter.- tion sur la prodüstion da Domi nion, qui a jau{ Jusqu'à présent un rôle nn pen efficé commreree international, éclip sée qu'eile était à cet (gard par l'énorme production de d'autre moitié de l'Amérique du Nord, d'uve dans ie uant avec intérêt dans le monde commercial angiais si ce que le Canada, ou du moins la pro- vince du Manitoba, a réalisé au point de vue de la quauté de son blé, qui est actuellement le mieux cote sur le marché, il ne pourrait pas le réaliser de même au poiut de vue de la quantité, et ] ctilier l'ässeitiou souvent faite que le Nord Ouest canadien, misen état d'entière exploitation, pourrait approvi sionuer en céréales le monde entier. Tout le monde sait, lit on dans ie “Marché Français”, que le blé canadien donne Ja mil laure farine et le paia qu'on _ tiquyer où que ce soit. aAlid] DU FOIE. DES ROGNONS ET TOUS LES TROUBLES ME AINSI! QE CES MALADIES COMPLIQUEES ET PARTICULIÈRES AUX x . PRE UIVS LE SYSTEME Un à le quitter, mais pour qu'il! attire au cont’aire de nombreux) voine au Canada n° le cèdent à » | Aussi se demande-t on mauinte : EUX. » LT CONSERVE e Ju cireutatre LS POUR 42.50 3 SU PAR LA MAL LG RARE LE 2] in fac-similé d'une boîte de PI- Lorsqre vous irez acheter les PILULES MORO, ayez avec vous boîte que l’on vous vend en soit une copie exacte. L'étiquette est imprimée en bleu sur papier blanc. Si toutefois votre marchand ne tient pas les PILULES MORO, Canada et aux Etats-Unis, sur ré- ception du prix, qui est de cinquante centins la boîte, ou de deux pi- >: Compagnie Medicale Moro. 1724 rue Ste-Catheriue, Montréal. Les avoines et les farines d'a- celles d'ancun autre pays lear qualité nutritive et leur saveur, et res pois,ses feves ct pour son seigle ne connaissent pas non plus de supérieurs sur le imarché. Le blé, la farine, la fayine d'avoine et ke bois cana- diens sont tonjour: parvenus [sur les marchés les plus sur les march s les plus éloignés dans un état de conserrat on aussi parlait qu'au départ du grenir ou dn moulin Diverses sortes ce birs sont cultivées an Canada, dont le so! et le climat sont merveiliense- ment propres à une pro inction supérieure, «st dont la méthode de culture ne com:orte pas an- iqu'en Eurcpe | En woyenne d+ rendement da blé de Manitoba,a été en ces teruières années près de 18 mivots à l'acre [15 hectoli- tres à l’hectarei, et celle du blé dautounne ou dhirer dans Ja pro:ince d Ontario de 20 minots [18 hectoiitres]. Et règle gé- nérale l’etat de la température permet de procéder à la moisson .ptoite sûreté et sans que l'on ait a craindre les dorminages par ja germination. Des machines à uettoyer le grain sont partout en usage, de sorte que les Mau vaises herbes se trouve enle- vées avant da mouture (Ceci donne au blé canadien d'ex eellentes qualités au point de d'une conservation facile —Le Salaberry Nous nous sommes déjà efforcés de faire bien comprendre au public l'avantage des Spécialités ; nous avons démontré par la science, raisonnement et la logique que les mêmes remèdes ne pouvaient pas servir indifféremment pour les hommes et pour les femmes, tion des tissus, l'économie interne, la composition du sang, la marche du système, tout diffère. à Nous vous demandons de parcourir ces attestations de guérisons. KE REMÈDE EFFICACE GUERIT AMERVEUSES ET COM papier blanc. TOUTES LES MALADIES S PARTICULIERES AUX FEMMES | RECONSTITUE LE SYSTEME ET EMBELLIT LE TEINT ( : Povrtoutes les informations lire la crculaire” > À Paix S0 Cenrs Six Borres $ 250. \: COMPAGNIE CHIMIQUE, FRANCO AMERICAINE. MONTRÉAL. e annon PARIS. rence BOSTON S.n . le- et qu'il fal-- j RSS : . 0 + La conformation physique est différente chez l'homme et chez la femme ; le fonctionnement des organes n'est pas le même, la construc De plus, l'hygiène de l'homme et celui de la femme ne se ressemblent pas, leurs besoiïtis ne sont Fas les mêmes, ni leurs travaux, ii leurs affections. L'homme se livre à des ouvrages pénibles, demandant un déploiement considérable de forre, les occupaticns de la femne sont moins rigoureuses, mais l'effort est plus constant ; l'homme travaille dehors, au grand air, la femme reste à la maison enfermée ; leur nourriture diffère autant que leur besogne ; la femme a des obligations familiales aux quelles l’homme échappe. Tout montfe bien que leurs affection doivent être différentes. Des affections différentes ne doivent pas être traitées par des remèdes ’ Mais nous offrons au public plus que des raisonnements, plus que de la logique. Voici des faits. IL N’Y À RIEN DE PLUS BRUTAL, Vous voyez publiés tous les jours des témoignages d'hommes qui cnt été guéris par les PILULES MORO et de femmes qui ont dû leur C'est là que vous constaterez toute la différence entre les maladies des hommes et celles des femmes, traitées et guéries par ces deux N'est-ce pas la preuve qu'il n'ofit pas les mêmes effets et que l’un n'aurait jas pn être pris à la place de l'autre, ou que pris indiffé- remment, ils n'auraicat pas amené le même résultat. Vous avez dans ces deux tableaux la preuve indiscutable que les maladies de FEc ren Var Ds he. La gravure ici reproduite est un fac-similé d'une boîte de PI- LULES ROUGES de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE. Lorsque vous irez acheter des PILULES ROUGES, apportez avec vous cette gravnre et voyez à ce que la boîte de pilulzs que l'on vous vend en soit une copie exacte. L'étiquette est imprimée en rouge sur Si toutefois votre marchaud ne tient pas les véritables PILULES ROUGES, rous vous les enverrons franco, au Canada ou aux Etats- Unis, sur réception du prix, qui est de cinquante centins pour une . boîte ou de deux piastres et demie pour six boîtes. | Adressez vos lettres comme suit : \ Cie Chimique Franco-Americaine, 274.rue St-Denis, Montreal. How annoying a sore hand or foot, or any part of them. No need ofit at all. Use Kendrick's Liniment. Dans toute ville et dans tout village fj on peut se pro- © curer la Graisse Mica POUR . Essieux Lant de main d'œuvre par acre | | vue meunier et permet de pro- duire une farive uniforme et Fabriquée | qui rend “os che- IMPERIAL va contents. 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