NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, L. P. E. MARDI 22 NOVEMBRE 1910 l 18 ANNÉE _— UX JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ# EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA VU Msnscssocisseosscs 1108 Ok mois... 0e 00° + 50 ZoUR LES ETATS-UNIS Un tin 2 Six MO cocon coodère AS Pour L'EUROPE Du sn... 510 Six mois... ...ssssscecsse es 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- val, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcunement et p.yer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l'ancienne aus gi bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- poudances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPFARTTAI, Tignish, Mardi, 22 Novembre 1910 La Franc-Maconnerie SON PLAN D'ACTION Eu vertu de ce principe que la raison humaine est souveraine en toutes choses, la secte maçonnique, dût-il lui en coûter un long et opi- niâtre labeur, se propose de rédui- re à rien, au sein de la société ci- vile, le magistère et l'autorité de l'Eglise ; d’où cette consé quence que les francs-maçons s'appliquent ' à vulgariser, et pour laquelle ils ne essent de combattre, à savoir qu'il faut absolument séparer l'Eglise de l'Etat. Far suite, ils excluent des lois, aussi bien que 1e l’administra- tion de ta chose publique la très sa- lutaire influence de la religion ca- tholique, et ils aboutissent logique- ment à la présention de constituer l'Etat tout entier en dehors des ins- titutions et des préceptes de l’E- glise. Léon XIIT, Ency. ‘‘Humanum genus.”’ ILS SONT BANNIS DE LEUR PATRIE Dix huits membres de la com- pagnie de Jésus, expulsés du Por- tuga!, vieunent d'arriver à New- Vork par le steamer ‘‘Buenos Ayres’’, et ont demaudé l’hospita- litéfau collège Saint-François-Xa- vier, sur la 16ème rue Ouest. La communauté les a reçus à bras ou. verts. | “Les fugitifs étaient sous la di- rection du père Diaz. Il y avait six prêtres, deux sétuinaristes et dix frères. Le père Alvazedo a raconté l’ex- pulsion des religieux et les persé- cutions qu’ils sont censés souffrir de ia part du gouvernement du Portugal. Ze père Alvazedo a nié catégoriquement que les Jésuites se soient mêlés d’une façon active à la récente révolution, (Ces Jé- suites seront dispersés à travers les commuuautés des Etats Unis, quet- ques-nas iront au Canada. Voila ce que la franc-maçonerie fait pour un pays catholique. Cela est yne leçon pour nous ca- tholiques de ce pays, il faut agir avec la plus grande précaution lorsqu'il s'agit de mettre des per- sonnes au pouvoir. Ilne faut ja- mais agir avec imprudence, mais toujours choisir ce qu’il y de mieux parmi nous. Mettre des ennemis de notre religion au pouvoir est en courir des dangers inconnus. L'oeuvre des Timbres: Poste Obliteres UN MOYEN FACILE DE VENIR EN AIDE AUX MISSIONS DES PERES BLANCS EN AFRIQUE Une Oeuvre qui, toute modeste qu’elle est, apporte nn appréciable concours aux missionnaires, c'est l'Oeuvre des Timbres-Poite Oblité- rés. u Les Pères Blancs, établis à Qué- bec dans le but de recruter des vo- cations pour leurs missions d’Afri- que, adressant à mos lecteurs un pressant appel : ils les prient de re- cueillir, en aussi grande quantité que possible, les timbres poste de tonte provenance et de les leur ex- pédier. Ces timbres les aideront à se procurer des ressources pour le soutien de leurs oeuvres d'évan- gélisation. Déjà la vente des vieux timbres qui leur ont été envoyés, a produit des fruits : les missionnaires ont pu nourrir; vêtir des petits noirs, pa- yer l'entretien de plusieurs caté- chistes, préparer des enfants à la première communion, libérer de pauvres esclaves, procurer à telle ou telle néophyte indigente la dot nécessaire pour son mariage. N'est-ce pas le cas de dire qu'a vec des riens la charité peut et seit: faire des prodigue ? Ce moyen d’apostolat est à la portée de tous. Ilest facile de mettre de côté les timbres des let- tres qu’on reçoit et d'inviter ses amis à faire de même. Il est facile de se procurer des timbres un peu partout ; daus les bureaux, les ma- gasins, les banques, etc, etc., et | milles, dix mille, de les adresser au Père Directeur des ‘‘Missions g’A- frique’”’ rue des Remparts, 37, à La poste transmet, à raison d’un sou par once les paquets de timbres ne dépassant pas cinq livres. Pour les paquets . un peu lourds l'envoi par l’express est plus économique. Qu'on veuille bien le remarquer : les timbres détériorés (rognés, dé- chirés,) sont inutilisables. Si on veut ‘faire le écollage des timbres, on les met tremper dans l’eau froide le temps de permettre au papier de se laisser enlever faci- lement ; puis on les fait sécher, la vignette en-dessous, sur du papier buvard ou sur un journal. La Session Federale La session promet d’être très in- téressante, même fort mouvemen- tée, et l'on s'attend que la bataille entre les partis sera engagée dès le début, car la victoire de Drummon:l Arthabaska a stimulé l’ardeur des oppositionuistes. ‘ On est généralement porté à croire que c'est la dernière session avant l'appel au peuple, Dans ce cas les élections générales auraient lieu l’automue prochain. Et ceux qui sont de cette opinion allèguent, entre autres choses, à l'appui, le voyage que Sir Wilfrid Laurier a fait l'été dernier dans l'Ouest, évi demment dans le but de tâter le terrain dans cette partie du pays et d'y préparer, en faveur de son gouvernement, la prochaine campa- gne électorale, D'ailleurs, le pre- mier ministre n’a-t il pas déclaré, le 10 octobre dernier, au Monument National à Montréal, que les élec- tions générales auront lieu assez prochainement, Et à peu près dans ie même temps, le ‘‘Canada’”’, le principal organe ministériel, à Montréal, annouçait que la session devant s'ouvrir au cours du mois de novembre, serait la dernière a- vant les élections. S'il faut en croire une rumeur qui n’est pas encore confirmée, mais qui prend beaucoup de consistance, le premier ministre n'ira pas aux fêtes du couronnement du roi à Londres, en juin prochain. Le ré- sultat de Drummond-Arthabaska a chaugé la situation politique : il a : tout au moins fait naître beaucoup d'inquiétude dans les rangs minis- tériels, et Sir Wilfrid estimerait que sa présence est plus nécessaire ici qu'au couronnement du roi. Il fe- rait un dernier et suprême effort pour endiguer le mouvement anti- impérialiste quise manifeste dans sa province el rallier ses compa-. triotes à sa politique de marine de guerre qu’il veut coûte que coûte imposer au pays. D'un autre côté, un graud non- bre de libéraux affirment que le Parlement suivra son cours ordi- uaire, qu'il y aura au moins deux sessions avant l'appel au peuple, et que d'ici là, Sir Wilfrid saura man- lorsqu'on en a recueilli mille, deux | h une redistribution de certains collè- ges électoraux. Il n’y a pas que la situation poli- tique qui pique la curiosité du pu- blic au cours de cette session. fa législation excitera aussi beaucoup d'intérêt. Un gril nombre de bills privés sont déjà inscrits. La législation publique promet d'être très imposante, Le gouvérnement doit proposer, entre autres choses, la création d'une commission pour régler le trafic international entre le Canada et les Etats-Unis. On prétend qu'aucune somme d'argent ne sera affectée cette an- née à la construction du canal de la Baie Georgienne, mais qu’un mon- tant assez considérable sera inscrit au budget pour le creusement du canal Welland. Le discours du trône annoncera, dit on, une révision de la loi des banques. Il mentionnera aussi les négociations qui ont été entamées récemment à Ottawa entre les re présentants américains et canadiens au sujet de la réciprocité commer- ciale entre les deux pays. Mais comme ces négociations ont été ajournées au mois de janvier, à Washington, il est bien probable que le ministre des finances se re- tranchera derrière le secret d'état pour ne pas renseigner la Chambre à ce sujet avant la reprise de: né- gociations dans la capitale améri- caine. On assure que les députés mi- nistériels de la province de Québec tiendront un cacus immédiate- ment après l'ouverture de la ses- sion, et on prévoit que la réunion sera fort mouvem2ntée, 11 est très possible que le disconrs du budget, que l’on n'attend pas avant Noël, soit pcononcé à la Chambre par Je ministre des doua- ues, l’hon. W. Patterson, immé diatement après l'ouverture du Parlement, le ministre ‘les finances, l'hon. M. Fielding, doit partir pour le sud et s’en reviendra pro- bablement pas avant le mois de jan- vier et se rendra ensuite à Washing- tou pour reprendre les négociations au sujet de la réciprocité. On ne croit pas qu’il y ait de mo- difications au tarif, durant cette session. nd PAUVRES JEUNES GENS Il y a des jeunes gens qui ne s'intéressent à rien. Parlez-leur de littérature : ils u’ont jamais rien lu. Signalez-leur une petite particu- larité scientifique ; évoquez devant eux les pages les plus glorieuses de uotre histoire, rien ne vibre en eux: ils demeurent là, passifs, étrangers à tout. Allez avec eux par les plaines et les bois. Efforcez-vous de leur fai re comprendre ce qu’il y a de mer- veilleux dans le jeu de tonalité chaude que détermine le soleil de juin, ce qu’il ya de savement mé- lancolique dans un crépuscule d’au- tomne ; laissez la nuitenvahir tou- te la nature et attendez l'hexre ou l’innomdrable multitude des étoi- les apparaitra dans l’espace infini des cieux. Rien, toujours rien. Ce qui est gracieux, ce qui est sublime, ce qni est spirituel, ce qui est profond, et ce qui est beau ne les intéresse pas, Ils sont comme un mirroir terni où ne vient plus se réfléchir l'ima- ge de rien. Observez-les dans la vie de cha- que jour. Ils recherchent la com- paguie de camarades que distingue la même absence d'aspiration. A- vec eux ils s'amusent bruyamment si pas toujours honnêtement. Le gros rire, l'abus des boissons, les jeux de cartes, les dances, les ré- unions pas toujours honnêtes, voi- là pour les satisfaire, Ah ! qu'ils sant à plaindre ces pauvres jeunes gens-là ! Etles parents ? Ne sont-ils pas | responsables de cette vie inutile que mènent leurs enfants ? \ WHEN THE FROST IS ON THE PUMPKIN As the summer dies and the lea- ves commence to turn sportsmen of the woods begin to plan for their annual two weeks shooting. The “Highlands of Ontario’’, the finest tourist camping and fishing district in North America is also the mecca for the hunter, where moose, deer, bear and other large game abound. Write to the undersigned for copy oeuvrer de façon à conserver son prestige dans sa province et garder le terrain qui semble aujourd'hui lui glisser sous les pieds. Ils di- sent que les élections peuvent diffi- cilement se faire avant le prochain of ‘‘Haunts of Fish and-Game”’, which contains à full description of the territory, maps, rates, gamc laws, etc. J. QuiNrax Bonaventure Station, Montreal, recensement qui devra nécessiter | Que. À Le parti libéral administre depuis quatorze ans les affaires du pays, aussi nous avons vu le Canada a- vancer par bouds formidables vers le progrès. D'un océan à l'autre, tout redit la prospérité dont nous jouissons, grâce aux efforts d’un gouvernement sage et éclairé, pru- dent et progressif, Notre commerce s’accroit tous les jours. Comme nous l’avous claire- ment démontré dans notre édito rial, hier, le Canada est à conclure des arrangements avec les Etats- Unis pour un commerce plus facile. Là encore, ce sera notre pays qui en bénéficiera. Nos industries sont en général très florissantes, nos agriculteurs sont dans l'aisan- ce, la population ouvrière ne con- naît pas le pauperisme qui désole les grands centres de la vieille Eu- rope. Et maintenant que la fortune nous sourit et que nous jouissons des bienfaits de l'administiation li bérale, les conservateurs auraient l’audace et l'effronterie, qui sont maîtresses chez eux, de demander aux électeurs de leur confier le pouvoir. Les tories disent que si les élec- tions avaient lieu maintenant, ils prendraient le pouvoir. Ils 5e tiompent, croyons-nous. Le mo- ment ne peut, pour eux, être que mal choisi. Pourquoi ? Parce que l'oeuvre des libéraux est unique dans l’histoire du Cana da et que les conservateurs dans les 18 années qu'ils ont passées au Pourquoi changerait-on —-— 0 (Du Quotidien) — 0 — de Gouyernemat de semblable à ce qui s'est passé en douze années de gouvernement li- béral. Ainsi, par exemple, dans les dou- ze dernières années du règne des conservateurs, le cominerce total du Canada a été de 2,626 millions, en douze années, sous les libéraux, il est nonté à 5,152 millions. Les exportations de produits a- gricoles des 12 dernières années des conservateurs étaient de #531,000,- 000 ; en 12 ans, sous les libéraux, elles ont été de 21,106,000,000. Le gouvernement libéral s’est aussi appliqué à fariliter les moyens de transport. Il a dans ce but exécuté de nombreux travaux. Les ports ont été outillés et les cheneaux ont été creusés. Des chemins de fer ont été construits entr'autres celui qui restera célè- bre, le Transcontinental National. Les conservateurs, s'ils avaient le pouvoir, feraient-ils mieux ? Feraient il aussi bien ? Non. Leur passé témoigne de leur incapacité ple de Dublin—en fait, l'Irlande tout entière, —écrit le ‘'Gaëlic À merican’”’ (New York) du 8 octo- bre, oùt fait une profession publi- que de la sincérité et de la déter- mination quiles animent dans le soutien de la cause, qui a pour ob- jet la résurrection de la langue et de l’industrie irlandaises le 8 sep- tembre.’’ Ce fut un jour glorieux pour la cause du gaëlique. La ‘‘Ligue Gaëéliques'’, l’‘‘An- cient Order of Hibernians’’, le ‘U niversity College’, les enfants des écoles des Frères de la Doctrine Chrétienne, la ‘United Corporation Workmen of Ireiand’’, et bien d’autres sociétés encore, étaient re-' présentés dans le défilé. Le lord mañïïe de Dublin et plu- sieurs membres du conseil munici- pal, tous en coutume de gala, re- haussaieut aussi de leur présence cette très imposante manifestation. A la clôture de la démoustration, gue’’, adressa la parole à l'immense foule, du balcon de la maison qui Ligue. Il déclara, entre autres remporté un plus luiillant succès et de leur incurie. Le peuple, c’est ra plus l’avautage de piller comme ils l’ont fait, notre pays. poussera leurs avancés, répudiera leurs attaques injustes et ne sera pas dupe de leurs flagorneries et de leurs mensonges. Ils méprise- ront, comme par le passé leurs tac. tiques déloyales et acclamera Sir Wilfrid et ses candidats. Gloire à Laurier. Les adversai- res ont beau employer tou- pouvoir, ne peuvent riex montrer pas à obtevir le pouvoir. Après une semaine passée en né gociations à Ottawa, les fondés de pouvoir du gouvernement des E. tats-Unis sont retournés dans leur pays. On aunonce que les confé- rences au sujet de la réciprocité seront reprisses en janvier prochain, à Washington ; mais il est plutôt probable qu’en janvier o1 trouvera moyen d’ajourner indéfiniment les pourparlers, il semble même a:quis qu'il sera impossible d’en arriver à une entente, vu que si une entente était conclue on ne pourrait la faire ratifier. Le président Taft était évidem ment sincère dans la tentative qu’il a faite pour améliorer les relations commerciales entre les deux pays. Mälheureusemeut pour lui, il s'y est pris trop tard. D'après ce que l’on dit à Was- hington dans les milieux bien ren- seignés, les obstacles à la conclu- sion d’un traité commercial ont été soulevés du côté cauadien. Nos ministres avaient tout d'abord ac- cueilli favorablement l’idée de réci procité ; mais quand le temps est venu d'agir, ils ont constaté que le sentimeut public était fortement hostille aux concessions ré:lamées par les Américains. L'opposition, chez quelques uus, était motivée par des raisons purement commer ciales ; chez d’autres, comme sir George Ross, elle venait de la crainte que là liberté plus grande accordée pour l'échange des mar- chandises n'affectât les intérêts po litiques du gouvernement on ne di- minuât l'attachement des Canadiens à l'Empire. Ces craintes ne font pas grand { Negociations Rompues o (De L' Action Sociale) honneur à la sincérité du loyalisme d'une partie de la population. Sans doute ceux qui les ont émises re- doutaient la .faiblesse de quelques- uvs, sinou leur pronre faiblesse. Quoiqu'il en soit les avis expri més étaient opposéstà toute con- vention ou tout arrangement en- gageant le Canada à accorder des avantages spéciaux favorisant l'im- reconnu, d’ailleurs, ne leur donne- | | SU : | Il re- | écoles primaires du pays, mais en-| de 1909. ment du gaëlique pour 1:: enfants | du peuple, non seulerzent dans les |core dans les établissements d’en- |Seignement secondaire, afin qu'il y jait une transition raisonnable de l'école populaire à l’Univeraité de | Dublin. récemment organisée avec | un cours de gaëlique au program- me. Il loua hautement le zèle qu'a | déployé, toute sa vie, Mgr Wa'sh, [archevêque de Dublin, pour l’ex- | de l’enseignement de la langue na- tionale des Irlandais. KEtil termine sun discours en disant que jamais le Dr Douglas Hyde,slz dévoué et actif président de la ‘‘Gaëlic Lea. |ans, de Scanto, Pa, à New-York, ‘La ‘‘Ligue Gaë!ique'’ et le peu- THE YOUTHS COMPANIOY CALENDAR FOR ror1, The publishers of The Vouth's Companion will, as always at this season, present to every subscriber whose subscription ($1.75) is paid for 1o11%a beautiful Calendar for the new year. The picture-panel * reproduces a water-color painting of an old-time garden in a flood of sumimer sunshine, with a back- ground of Lombardy poplars through which one catches a glimp- se of distaut hills The picture being in 12 colors, the tcnes of 1k@ original are faithfflly rep:0 luced. VENDANT SA SOEUR 4 UN CHINOIS Une dépêche de New-York nous annonce que lorsqu'un marchand de cette ville offrit $250 pour une fille blanche, âgée d’au-dessous de seize aus, Irène Stuber, une femme américaine mariée au chinois Tom Lee, amena sû jeune soeur de 13 pour la vendre. C'est là l'histoire racontée, en sert de quartiers généraux à la | cour par la mère de la fillette. Un missionnaire a pu faire sortir choses, que jamais la Ligue n'avait Ja fille d’un endroit de rendez-vous chinois et la sauver du danger que celui qui marqua ses opérations qu'eile courait. Il réciami l’enseigne-| Tom Lee, a été condamné à plu- sieurs ann£es de pénitencier, et la jeune Irène Stuber, fut envoyée à l'Ecole de Réforine. Souvenez-vous de vos morts C'est une pieuse coutume que celle de prier pour les morts. La meilleure manière de perpé- tes lenrs ficelles, ils ne réussiront | trSion du mouvement en favenr) uer la mémoire de vos disparus est par la carte souvenir avec prière. Nous avons en main une jolie |catte funéraire bordée de noir, avec la ‘Ligue Gaëlique’’ ne s'arrête | prière, nom le la personne défunte, rait, dans l’oeuvre de résurrection | son Âge et la date du décès impri- qu'elle n'anra pas obtenu complète | més sur un côté, et de l’autre diver- satisfaction. | ses scènes pieuses. Voici, maintenant, des chiffres | 25 Cartes pour 75 cents ‘ouruis par le ‘‘G:£ic American’ 50 ‘# fr oo et qui prouvent que ce journal a lenvoyées sans frais de malle à raison d'écrire que ‘‘le programme | n'importe quelle adresse en Canada d'enseignement bilingue est mis à ou aux Etats Unis sur réception du exécution””, en Irlande, depuis l’an- prix. née scolaire 1908 o9. En 1902, l’année de la prrmière manifestation populaire en faveur du gaëlique, 235 écoles populaires d'Irlande enseignaient le gaëlique, et 4,092 enfants d'écoles seulement | se présentèrent aux examens. Dans l’année scolaire 1908 o9, le Nous n'imprimons pas moins de 25 Caïtes. Adressez : L'IMPARTTAL Tignish, Ile du P. E. portation des produits américains 'gaëlique était enseigné dans 1507 et restreignant le pouvoir du par- | écoles populaires, et 46,006 enfants lement d'agir d'une façon ou d’une | passèrent leurs examens dans cette autre quaud les intérêts du com- merce l’exigent. Persoune, de ce côté ci de la frontière, u’éprouvera un chagrin violent si—-comme il est propable— ses. Quant aux “Etats-Unis, les ré- centes élections au Congrès y ont nouveau. difficilement, dans les conditions actuelles, obtenir du pouvoir lé- gislatif la ratification d'un traité aff-ctant le revenu national. A par- tir du mois de mars prochain jus- qu'à la fin de sa présidence, M. Taft devra compter avec une Cham- bre de représentants en majorité hostile à ses vues et peu disposée à faire quoique ce soit qui soit de na- ture à accroître son prestige. Ii est donc à présumer que dans l'état actuei des choses rien ne pourra être fait pour changer les relations actuelles du Canada avec les Etats Unis. Sous plus d’un rapport il est préférable que les événements aient pris cette tournure. Des écoles bilingues en Irlande ! Le fait mérite d'être signalé à nos lecteurs. Personne n’ignore la lutte consi- dérable qui se fait, depuis une di- zaine d'années, dans la Verte Erin, dans le but de ressusciter la langue nationale des Irlandais, le gaëlique. Depuis 1902, on a même réussi à organiser, à Dublin, une réunion populaire, destinée à affirmer so- Deux Langues en Irlande 0 (De L’Action Sociale) = Q — leunellement, tous Jes ans, afin qu’on ne l'oublie jamais, le droit inaliénab'e que possèdz tout Irlan- dais d'étudier à l’école et de parler chez lui sa langue nationale, Cette démonstration se termine ordinai- rement par un défilé monstre des délégués d= toutes les principales sociétés d'Irlande. La manifestation gaëlique a eu lieu, cette année, le 8 septembre. ” les négociations ne sont pas repri.| langue. Pourquoi les Canadiens- 'Frauçais, hésiterions-nous à récla- | mer, ici au Canada, et dans toutes lies parties du Canada où il y des nôtres, pour la langue francaise, ce que les Irlandais réclament avec nous, tant d'énergie chez eux pour la crée un état de choses tout à fait langue gaélique, alors que notre Le président pourrait | langue a, sur le gaëlique, l'avanta-| ge d'être autorisée officiellement | | par la constitution du pays ? —__—_— ACCIDENTS DE L'ANNEE Ottawa, 18—2718 accidents sé- rieux mais nou fatals ont eu lieu au cours de l’année et 1279 morts jaccidentelies, ce qui fait une aug- mentation de 441 accidents et de 7 | morts accidentelles. Les chemins | de fer ont causé 383 décès acciden- |tels, l'agriculture 256, les mines | 160, et le commerce de bois 130. NE L'IMMIGRATION AUGMENTE | ere | Ottawa, :8—Le rombre des im- migrants arrivés au Canada pen- dant les quatre derniers mois de l’année fiscale s'est élevé à 155.- 549, à côté de 90,249 pour les mê- mes mois de l’année | L'immigration des Etats-Unis s’est élevée de 40,264 à 54,699. ne NEGRE ACCUSE DE MEURTRE | Ashbury Park, N. J.—Le corps ' çmenrtri de la peite Marie Smith, | jeune fille de 10 ans qui était ab sente depuis mercredi dernier a été trouvé au crépuscule dans une touffe de buisson. Un bûche- ron nègre à l'emploi de sa tante a été arrêté sous soupçon de meurtre, Sa hache ayant été trouvée près du cadavre, dernière. | Small oxydized watches, 5,00, 6.00, 8,00. Small silver watches 8,00, 10,00 |15,0€. Gold hlled watches 7.50, 10.09, 12.50, 15.00 up. A servicable watch for men in Nickel Case for 4.50. a —— + Our stock of Gem and other Rings is extensive, prices 1.50, 1.75, 2-00, 2.50, 3.00, 5.00, 10,00 up to 50.00. 1 —— À special card for taking size required will be sent on request. | E, W. Taylor SOUTH SIDE QUEEN’S SQUARE Charlottetown ECRASE A MORT Ste-Félicité, 14.—Un pauvre jmal- ,| heureux du non de Gustave S. Jacques, a été trouvé mort sous un | voyage de foin. Cet homme, pa-aît il, aurait ap- pelé des voyageurs à son secours. Ces derniers effrayés par les cris ‘du malheureux, et ne voyant rien, s’enfuirent sans avertir personne. Le chemin détourné et le petit bois leur firent croire aux voleurs, Leur conduite n’est certainement pas à louer ; ils auraient dû avertir les voisins,