18 articles pour le presbytère et la salle paroissiale, j aident à préparer la procession de la Fête—Dieü}’èoordonnent “jlïbrganisation des soupers lors des pique—niques parois— siaux et organisent le grand nettoyage de l'église. Pour se financer, elles organisent des activités lucratives telles que des bingos, des jeux de whistset des séancesà de variétés. . ' ' \ La Société des Dames du Sanctuaire prend un nouveau tournant en 1936 lorsque, à la demande du Père F.—X. Gallant, au moins un groupe du Women's Institute de la paroisse de Baie—Egmont se transforme en "Dames du Sanctuaire". Depuis un certain nombre d'années, le Women's Institüte — organisme introduit dans l'Ile en 1913 sous les auspices du ministère de l'Agriculture — était assez bien établi dans les divers districts scolaires de la paroisse. En effet, en 1936, il existait exactement sept succursales à Baie—Egmont. La paroisse de Mont—Carmel en avait trois. Il s'agit du premier mouvement féminin commu— nautaire à être organisé dans ces deux paroisses acadiennes. Sous la devise, “Pour le foyer et le pays”, l'Institut cherchait à seconder les femmes dans leur travail au foyer mais aussi à les mener à s'impliquer dans le développement communautaire. Leurs principales activités consistaient donc à aider à l'ameublement et à l'entretien de l'école, â visiter les malades et à contribuer aux oeuvres de charité, telle la Croix—Rouge. 'L'organisation était non— confessionnelle mais elle n'empêchait pas ses membres à s contribuer a l'entretien de l'église de la communauté. Quoi qu'il en soit, certaines personnes, dont plusieurs curés, voyaient dans le Women's Institute un organisme plutôt protestant et, comme le Père F.—X. Gallant de Baie—Egmont, les curés de plusieurs paroisses catholiques ont, à un moment donné, incité leurs parois- siennes à se rencontrer en un mouÿement féminin catholique où l'étude de la religion catholique trouverait sa place. Au cours des années 30, on faisait des efforts dans le diocèse de Charlottetown dans le domaine de l'Action catholique. Cela consistait à faire participer les laïcs dans la diffusion de la “Bonne Nouvelle", donc dans l'étude et l'enseignement du catéchisme. C'était aussi une période d'une certaine ferveur religieuse. On n'a qu'à se rappeler les grands Congrès eucharistiques dont celui tenu à BaiewEgmont en 1936. Selon l'état de nos recherches, ce serait le groupe du Women's Institute d'Abram—Village qui se serait le premier transformé en Dames du Sanctuaire. La première mention de l'existence de cette "succursale" que nous ayions pu trouver_est le compte rendu d'une réunion tenue le 9 décembrâ 1936. 'Ce rapport fut publié dans L'Evangéline qui, â l'époque, publiait régulièrement des