Res sh ELA A AU MSN 0 1 a, ann, rent Ve vo er ani DER ne SR TS one re ee Sen TERRE “- DER RTRGRR MEET PT PS CERN EE nn nn ro v..4 AE _— MR me ’T : LS L'IMPARTIAL.- ss ne EP LE CHAPELET D'UNE IRLANDAISE. TRADUIT DU MAGDALEN ROCK) Voici l’histoire de la conver- sion de Lady R......, telle que raconte par le Pere Conway, missionnaire de vingt-cinq ans d’expérien-r. femme jusque-là, muis elle ne dame ?” l’entendions nous s'é- crier, et un éclat de rire parcou- rut la salle où tovs les servi- teurs étaient réunis. | “Le laquais ouvrit la porte. 11 avait pu amener la vieille voulait plus avancer. “Aller dans ce salon avec mes chaussures bouenses ? Je “près dix années dans les colonies, j'urrivais justement à Londres, «t pendant que je don- nais là ui: wmission, je rencon- trai le Père H...…. “C'était nn converti, jeune et de familie n ble. En peu de temps, lui et moi nuus deve- nions bons ahnis. “Par une matinée de prin- temps, nous marchions ensem- ble dans la direction de Ken- sington. Le Pere H...... me dit: “Tai à rendre visite à Lady ne rma'ac. ompagneriez- Vous ? “Je secouai la têse : “Je ne connais pas la famille, mais vo- lontiers j'attendrai ici votre re- tour.” “Non. non,” dit le jeune prèé- tre. Lady KR... est une con- verti, et rien ne lui est plus a: gréable que ia visite d'un mis- sionnaire. Ainsi vvnez.” “J'allai done avec lui, et je fus bientot présenté à une dame distingu‘« et de voix à- gréable, qui me salua très gra- civusemunt, “Maintenant,” ot le Père Con Way sourit un pu” ce n'est pas mou habitude de regarder les dumes, mai. je su pose que je le fis alors, puisque, après quelqu. s instants, Lady KR... remaurqua avVuc Uii sourire : “Père. vous semblez admirer mes bijoux.” “Non, en vérité, M:lady,” ré- pondis-je, ‘mais je m'étonne beaucoup de vous voir porter, parmi vos pierres précieuses, un Rosaire en bois de chêne des marais d'Irlande.” “Oh! s'écria vivement la dame, “c’est là le missionnaire qui m'a converti, et tant d’an- tres avec moi. dire l’histoire de cette conver- sion? Eile n'est pas bien lon- gue.” “Cela me fera bien plaisir de l'entendre” rép::udis-je, et Lady | Miss commenca : “1 fant vous dire que la fu- mille R..... éiait l’une des plus fanatiques que je connaisse, et que mex idées concernant Îles catholiques étaient certaine- ment peu éclairées. On m'avait appris à les regarder comme de» ignorants vt des idolâtres, et mor. w:xr1 et moi, ne vou- liens : aucun prix admeitre un catholique à notre service, n1 à celui de pos enfants. Ceci, Je suppose, fut connu, et plusieurs histoires fausses et méchantes parviurent à nos oreilles. “Un jour, ma servante entra, hors a’elle-même, dans ma chambre ou j'étais. “Oh ! Miiady, voyez donc ce que j'ai trouvé.” “Qu'est ce donc ! “C'est une de ces horribles idoles pupistes,” et elle me pré- sentait en mêine temps ce mé- me chapelet que vous voyez. ——"Vrañnent. et où donc l’a- vez vous trouvé ?” —“A la porte de la maison- nette. et Madäme Parr dit qu'il apparti-nt à une vieille femme 1 irlandaise qui vient chaque jour nous vendre je cress9n.” “Je portai le rosaire au salon où Lo 2... et sa jeune sœur se trouvaient, et pendant qu: nous tourniens en ridicule le pratiques et :-ssuperstitions de Rome, on annonça des visi- teurs. Le rosaire fut bien ins- pecté, et à la fin, ma jenne belle-sœur s'écria : “Faisons venir ici demain, la vieille Lotty : nous aurons tant de plaisir.” “Je consentis très vite à la fantaisie de Clara, et après un peu d'hésitation, non mari, aus- si. donna son asseutiment. Les deux dames furent invitées à escister à la scène, de divertis- seit, et un des serviteurs re- çnt ordre d'amener, le matin suivant, la visille femme de sa loge à notre matin. —*“Eh bien donc, à une heu- re très matinale. contre notre habitude, nous étions réunis, | Puis-je vous! ue veux pus ! La dame peut | peut-être venir ici et me dire ce qu'elle veut. | Non. non, ma bonne femme ; Quand je vais par Tes che mins pour essayer de gagner honnêtement ma vie, je dis les mystères joyeux ; et par un mauvais jour, quand je me de- mande comment j'aurai men souper, je répète les mystères douloureux, me disant : “Mary Feenan, pourquoi te faire de la peine pour si peu ? Sois cer- traine que ta misère finira un un jour, et que Dieu te donnera la grâce de bien mourir. Quand j'ai dit cela vaillement, ‘entrez,” dis-je en m'approchani [de la porte ; “nous ne voulez | pas vous faire de mal.” Elie fit une révérence à l’an- cienne mode. “Me faire du mal! Pourquoi quel qu'un m'en ferait il ?....… “Certainement non ; mails en- trez donc ? “Après quelque persuasion de ma part, elle entra en eflet et je lui dis alors : —Ma bonne femme, vous avez perdu quelque chose.” —“Eu vérité, la pauvre Melly Feenan x bien peu de chose à perdre, Madame.” “Oh! mais vous avez perdu votre Dieu.” —“Perdu mon Dieu ! À Dieu ne plaise, le bon Dieu Tout- Puissant ! Et que voulez-vous dire ?” —“Ne vous tormentez-pas, madame Feenan. Vous avez perdu une idole, une de ce; choses que les P pistes adorent; ceci en un mot, et je lui tendis le rosaire. —“Ah! vous avez trouvé mon chapelet ? Eh! bien que le bon Dieu vous récompense, madame ; c'est tout ce que je puis vous dire, je vous suis grandement obligée.” —‘“Arrêtez de grâce ; ne sa- d'aderer les idoles, ma bonne femme ?” “Mais je n'#dore pas les redressa de toute sa hauteur. «C'est le Père Mahoney—Que Dieu lui donne la lumière du ciel en ce jour !—qui m'aappris le Rosaire comme aussi ce qu'il veut dire.” Je souris de pitié : —“Vous devriez lire votre Bible, ma pauvre femme. lui dis-je, et ne pas vous laisser tyranuiser et duper par vos prêtrs. Madame Feenan avait oublié —camarr rire. —“En vérité, je ne sals pas lire, madame, mais j'en sais au- tant de ma religion que beau- | coup d'autres. | Elle avait pris son chaplet noir entre ses doigts. “Je m'aperçois très bien que vous vous moquez de moi, con- tinua-t-elle, mais voici ce que le chaplet m'enseigne, voici ce que je lis en lui ; “et l'œil bril- Jant, d'une voix élevée, elle commencCa; “Vous voyez ce crucifix. Eh ! bien, quand je le regarde, je pense comment Jésus est mort pour moisur le Calvaire: je pense à toutes ses blessures et souffrances et je dis; “Doux Jésus ! préservez-moi de vous faire de la peine ?” Oh! ma- dame, assurément, si vous aviez l'image de quelqu'un ique vous auriez aimé, comme par exemple—celle d'un en- fant que vous auriez VU mou- rir—ne J'aimerivz-vous pas comme jaune ceci!” et elle baisait la croix. “Vons voyez maintenant ce gros grain et cs trois petits. Il me disent qu'il n'y a quun seul Dieu, et en ce seul Dieu trois personnes. Puis voyez, il y à six gros grains en tout {1}, et une médaille qui me rap- pelle un tabernacle. (— Peut être ne savez vous pas ce que |c'est qu'un tabernacle (C'ert ‘un endroit dans nos églises, où l'on garde le Saint Sacrement.] Eh ! bien les six grams, et la médaille, me font souvenir qu'- jil y a sept Sacrements, et que l'un deux est plus grand que les autres. C’est la Saint Eu- |charistie.” ! Un profond silence s'était fait, et Clara s'était approchée de la vieille femme Et ces six gros grains me vez-vous pas que c’est un erime | idoles.” et madame Feenan se sa timidité, car elle se mit à, Huïry était tout à fait de bonne | rappellent aussi qu'il ya six humeur, mais moi, je cherchais | commendements que je dois, en mon cœur comment nous observer, outre ceux de Dieu :” prurrions Convertir la pauvre |et elle les chanta, puis s'arreta ignoranles . , _. |pour reprendre haleine. ; ‘La voici qui vieut” s'écria| Ensuite, le rosaire lui-même mor marl, el US NOUS PTECI- | consiste en quinze mystères, tous vers la fenêtre. Une petite |, l'honneur de la Mère de! vieille femme “parut propret- 1 19 cù à 37 te ssarchant aux cotes de tint eu : cinq myste res Joyeux, at alla lag vyérita anasi: cine: faire de continuer à dire et re- dire les mystères glorieux en l'honneur de celle qui est notre mère à tous. Et ainsi, je passe mes journées.” Tout ceci n’était pas ce que [nous avions prévu. Mes ürmis | écoutalent d'une attention res ! pectueuse, et malgré moi, je |suivis l’exemble de ma belle- sœur qui pleurait doucement. Nous en avons assez de cela,” | murmura mon mari.” Donnez à | la femme son chapelet et quel- que argent, et laissez la par- tir. Aueuu de nous n'esa faire de commentaire sur ce que novrs venions d'entendre, mais je me demandais si c'était là la reli- œion que j'avais appris à mé- priser. Depui je revis souvent Mary, et un jour que je l'en avais prié, eile me donna avec joie son rosaire chéri. Enfin vint un jour ou, re- muée par la grâce de Dieu, je demändai au Père #*%* de m'in struire pour le baptéme. Quand je fus reçue dans l'E- glise, je l’annoncai à mon mari [Il se facha comme jamais je ne l'avais vu: mais j'attendis et priai, et après quelques se- maine il me dit: Allez à votre église, s'il le faut ; les enfants et moi irons à la nôtre.” Le temps passa ain- si, quand nn dimanche, je lui dis : | Harry, venez avec moi, au- |jourd'hui,” et il vint et c'était a une église catholique. Enfin avant qu'une année fut écoulée, eus l'inexprimable bonheur |de voir mes septenfants et leur père reçus dans l'unique et vé- ritable Eglise.” Lady R....….. .… s'arrêta. Ainsi vous portez toujours le rosaire de la pauvre Irlan- daise ?” dermandai-je après que: qui s Instants, Toujours, Père : et souvent à uu bal ou à un lever. quelque dame de ma connaissance vien- dra examiner mes bijoux. Oh! Lady R—quelles pier- res étranges! Viennent-elles des Indes ?” Non pas des Indes.” Et sont-elles de grand prix ?” Oh! detrés grande valeur : Elles m'ont valu des mil'ions.” Et quand j'ai pleinement éveillé sa curiosité, je lui ra- conte cette histoire comme je | vous l’ai racontée. Et ainsi, vous |le voyez, le rosaire dela pau- ivre 1rlandaise fait encore du | bien.” | D'après le “Catholique Rt- view,” par E. C. Montréal. | | (1 La bonne Irlandaise voulait par- ler évidermiment des grains de Pater et de la médaille en ferine de coeur qui 1elie les deux beuts du chapelet, | (Le Rosaire) |. {De la Croix) l | POUR DETRUIRE LES SOURIS Voulez-vous, sans plèges, sans souricières, sans embuü- ches, détruire l’'engeance de: rats et des souris ? Prenez-les par la sottise et la gourman- dise! c’est un méthode à la- quelle les humains eux-mêmes ne résistent pas. Voici comment on procède : A l'endroit fréquenté par ces rongeurs, on met dans une as- siette du plâtre fin saupoudré | d'une légère couche de farine. Les petits animaux viennent s’en repaitre à grands coups de langue, Un peu en arrière, on place une seconde assiette creuse, pleine de bonne eau al- léchante. Nes gourmands, as- soiflés par le plâtre, s’empres- sent de boire dans l'assiette tentatrice de larges lampées ; teut aussitôt le plâtre fait prise dans leurs estomacs et leurs 18- testins, la blocus est complet et vous voilà délivrés de vos en- nemis, que vous trouverez les pattes en l’oir, gonflés, moulés intérieurement. te Lontes à Le ar own igns in _Ledies’, Misses” and Chi ae pme, ECHOS —On exirait annuellement 150,000,000 de tonnes d char- bon des mines aux Ecats- Unis. —Casimir Perier, ex-pr2mier ministre de Francs, est a la tèt: d'une fortune de cinquante millions de francs. — D'après le derni2r recense- ment, on a constaté que 368,358 personnes aux Etats-Unis nr pouvaient pas s'exprimer et: Al Q . 1 1c . c'est le moins que je puisse) inglais, —Il y a 200,000 nègres ca- tholique romains aux Etats- Unis. Là-dessus, on ne compte que deux prêtres appartenent à la race airicaine: ce sont le Rérv. Augustus Tolton, curé de l'é- œlise de Monique à Chicago, et le Rév. Charies R. Uncles, pro- fessenr au collège de l'Épipha- uie, à Baltimore. —Du 31 mars au 2 avril, le prince de Bismark, à l’occasion de son 80ème anniversaire de naissance, a réeu 8.390 télé- grammes, 20,000 lettres et 120.- 000 cartes postales. —À Londres, en Chambre des Ccmmunes, on a voté par 138 contre 102, une motion di- sant qu'il était désirable que l'Angleterre, l'Ecosse, l'Irlaud et les Galles aient chacun son propre gouvernement. — [Les marais de Mal'e con- {ienunent des poissons qui pren- nent leur respir par la queue. On a découvert eela en endui- sant la queue de ces poissons d'une couche de peintnre. Ain- si peints, il ne tardaient pas à sufloquer. —On mande de Yeko-hama que les Japonais viennent de découvrir une mine sons un temple gardé par des prêtres japonais qui se sent enrichis en l'exploitant. —Les infidèles en Teri Sainte se préparent à un sou:è- vemsnt et menucent &G égorger les chrétiens. —Le pala s de justice de Ke- oina a été réduit eu cendres. Une foule de décument< impor tants et tous les livres Ce la b bliothèque ont été d'truits. Les pertes, sur le bâtiment seul, s'élèvent à $25,000. —Labouchère prétend qne les dix fermes les plus celébre: qui ont véu sur notre planèt sont : Eve. Hélène de Troie, éopatre, Némiramis, Judith. leine, la rein: Elisabeth d’An- œleterre, Mar:e-Thérese e: Ca- therine de Russie. Et Jeaune d'A... —La Labour Gazette, de es statistiques officielles, dans un seul jour de mars, 406,531 personnes se trouvalent san: travail dans les principales villes d'Angleterre, dont 158, dres. — Une maison de quatre éta- ses en brique s’est écroulée lundi matin, à Wheeling, E. U. Six personnes qui demeuralent | dans cette maison ont été tuées. Un prêtre catholique, le R£v. veli sur les ruins.. Novflorod, Russie, dit que les murs d’un hôtel en voie de. construction se sont écroulés! au moment où trente ouvriers | étaient à l'ouvrage; tous ces! maiheureux ont été tués L'ar-| chitecte du gouvernement qui avait charge de l’entreprise, en | apprenant l’accident, s’est brulé la cervelle. | | Your Stomach Distresses You after eating a hearty meal, and the result is a ehronie case of Indiges- tion, Sour Stomach, Heartburn, Dyspepsia, or a bilious attack. RIPANS TABULES e Digestion, late Rome. Liver and, Benels. 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