Pas meme une Couronne —— me I Aux longues stations sur les bancs de l'école, le petit Siffrein Costulat préférait les libres courses a travers les garrigues, les heures de guet près de la mare aux mico- coules où de si pimpants rouge- gorges, de si sémillants mésanges venaient se prendre à la pipée.. Il aimait à courir sur les rocheuses collines, parmi les tounes pou- dreuses de lavande et de férigoule, dont les senteurs sauvages se ma- risient fortement aux émanations salines de la mer, cette Méditeranée azurée qui frargeait la côte escar- pée d'un bouillon de dentelles. Une de ses grandes joies était de s'embarquer avec les pêcheurs du village, qui l’emmenaient volou- tiers, aimant le gamin pour sa figu- re rieuse, sa gaieté primesautière et surtout pour son amour de la mer. Ces escapades lui faisaient bien un peu redouter l'accueil réservé au logis, aussi rentrait-il la tête basse, se glissait il silencieusement par l'hunis entre-bâillé et se faissait- il petit, tout petit, sous le regard sévère du père, l’humble ouvrier qui se tuait à la peine. Sur un geste, ii se réfugiait dans le galetas qui lui servait de gîte et faisait mi- ne de dormir quand, la nuit, sa mè- re, les yeux rougis par les larmes, | lui apportait en cachette le souper dont où l'avait privé et le baiser qui pardonne. Alors, cédant à l'élan deson coeur, il entourait de ses bras le cou de la pauvre femme et promettait d'être sage. Mais bien- tôt survenait un matin où le ciel était pur, le soleil radieux, où les oiseux chantaient en ïiberté, et ses bonnes résolutions s’envolaient à leur suite. Un soir, comme il rentrait sans trop d'appréhension, ayant fait coincider son retour avec la sortie de l'école, il s'atrêta, stupéfait. Son père, Marius Costulat, était étendu dans son iit ; à genoux, au chevet, Siffrein vit pleurer sa mère Le moribond reconnut le pas de son fils, cuvrit ses yeux et l’appela d’une voix expirante. Le petit Siffrein s’approcha timi- dement, plus surpris qu’effrayé . son imagination d'enfant ne se rendait pas bien compte de la mort. —Mon enfant, dit Marius, en po- sant sur la tête embroussaillée du blondin ses doigts calleux. d’ouvrier | déjà raidis par l'agonie, mon en- fant, je vais mourir. Je ne veux pas te gronder à cette heure, mais tu as :uanqué la classe aujourd’hui ; je le sais, car je t'ai envoyé cher- cher ‘Tu n'étais pas là quand M. le c'1ré est venu m'apporter les der niers sactemebts ; j'aurais pu mou- rir sans £'avoir béni... Le père s'interrompit dans un râle. Le petit Siffrein pleurait toutes ses larmes : ilne compreuait pas bien ce que c'était que mourir, si ce n’est qu’on emporterait son j ère | au cimetière et qu'il ne le reverrait plus, et une émotion lui serrait la gorge, l’:nvahissait tout entier, comme à l'approche d’un mystère grand et terrinle, Le mouiant reprit : — Tu vas rester seul avec ta mè- re ; nous avons vécu bien pauvres ; après moi, vous le serez plus en- core. Ecoute moi, Siffrein ; situ veux que je m'en aille moins triste, promets-moi «le ne plus faire pleurer ta mère. —Oh À} papa, je te le jure ! san- glota l’enfant. Et son front, s’inclinant sous la main agonisante qui le bnissait, vint s'appuyer sur les ièvr:s du père et reçut son dernier soufh- dans un baiser. II À l'heure des funérailles il ne restait pas un sou vaillant au logis. En dehors de la stricte ordonnance, le convoi de l’ouvrier n'eut qu’une messe dite par le curé de la paroisse qui aimait les pauvres gens. mère Costulat suivit le cercueil, te- nant dans sa main celle du petit Siffrein. Il ne pleurait plus, l’en- fant, mais sa figure espiègle avait pris tout à coup un gfand air ée gravité et de force, La, L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E,, A près l’absoute, la bière descend , dans la fos-e ; l'eau bénite tombe comme des larmes sur le sapin gros- sier, puis un bruit souri se réper | cute, la terre croule et recouvre les | planches. Chacun s'est retiré ; seuls la veuve et son fils regardent le fossoyeur comb'er la fosse. | Chique relletée tombe iourde- ment sur le cœur de la pauvre fem- me. Enfin, l'homme a fini; ïl plante sur la terre la modeste croix | de bois noirci, essuie son front moite | du revers de la manche, ramasse ! ses outils et s’en va en ébauchant | discrètement un salut commiséra-| teur. Le bruit de ses sabots grince. sur les galets de l'allée, puis s’é-; |touffe dans lesterres meubles des sépultures, qu’il enjambe pour rac- courcir sa route. Ils sont seuls, bien seuls, l’orphe- Alors celle-ci re-| lin et sa mère. garde avec désespoir cette croix à | —Pas même une couronne ! Siffrein ne répondit pas. III Le père Bertholass, le vieux maî- tre d'école, fut, de ce jour, surpris! de l’assiduité et de l'application de Siffrein. Ilne crut guère d’abord. [à la conversion complète du plus: vagabond deses élèves. Mais il dut changer d'avis : Siffrein tra- | vaillait ferme et regagnait le temps | perdu ; bientôt il fut des premiers de sa classe. | Le jeur de la distribution des! prix, Siffrein demanda à sa mère de | l'accompagner à l’école. Elle s’y refusa d’abord, ne voulant pas traîner son deuil en public ; mais! son fils mit tant d’insistance dans sa ! prière qu'elle finit par céder. —À quoi bon, pourtant ? se di- sait-elle, le petit n'aura rien ;ila perdu la bonne moitié de l’an. Et elle alla se ranger daus l’angle le plus reculé de la cour où se fai- sait la cérémonie. Qu'’a-t-elle entendu ? c’est bien le nom de Son enfant, c’est bien, Siffrein Costuiat que le père Bartho- | lasse appelle ; oui, le voilà sur l'es- | trade ; M. le maire l'embrasse et | lui pose sur la tête la couronne de! feuilles vertes ; et on l'appelle, on | appelle encore son petit Siffrein ; il! est là, devant elle, lui ptésentant| ses palmes et son front. La mère] Costulat pleure—ces larmes conso- lent des autres,—et, pour la pre: mière fois depuis longtemps, une flamme de joie et de vie passe dans ses prunelles. \ La cour se vide au son de l'or- phéon communal : la veuve s'éloi- gue, ap; uyée sur le bras de son fils dont elle est fière. Mais quoi ? (Quand elle veut reprendre le che- | min du logis, son Sifrein la retient | Où veut-il la con | l l | peine dégrossie et murmure : | | | ‘et l'entraîne. duire ? Elle se laisse mener par la main; les voici à la grille du cimetière. Ils la franchissent et atteignent la tombe de celui qui les a quittés. Alors le petit Siffrein marche droit à la croix, et se rerournant vers sa mère, l'ii dit : --Tiens, le : àre cu a, maintenant, des couronne | (‘Annales de l'otuvre de l’Adop- | tion”). | La Peste Bubonique —————————— Les autorités de Seattle disent |que des mesures rigoureuses vont| Î Î | être adopttes pour arrêter la mar- che de la peste bubonique qui a fait {Son apparition, là. Cependant les autorités canadiennes ne semblent | rien faire. L'hon. Sydney Fisher qui est le gardien de la santé publique a dé- cidé de prendre toutes les précau- tions voulues, pour empêcher la maladie d'entrer au Canada. Une garde d'hygiène a été orga- nisée sur la côte du Pacifique et des inspecteues de ports et de frontières ont été nommés. Sur l'instruction de l'hon. M. | Fisher, le Dr. Montizambert, di-| recteur général de la santé publi- que, et aviseut sanitaire du gou- vernement quittera incessamment Ottawa, pour la Côte Pacifique, où il étudiera l’état hygiénique actuel, |à Seattle, et fera les arrangements | nécessaires, pour la protection sani- \taire du pays, — JEUDI 31 OCT. 1907. \ | NOT A SINGLE APPLICANT HAS EVER BEEN REFUSED ADMISSION TO THE MUSKOKA FREE HOSPITAL FOR CONSUMPTIVES BECAUSE OF HIS OR HER POVERTY Articles on the Open Air Treatment of Tuberculosis of the Lungs 5 4 NOV. “ 10e. copy : $1.00 year Facsimile Cover Page (reduced in Monthly Magazine of The National Sanitar- Full size of page 10x 7. ium Association. No Father, No Mother, a Worse Than a Prisoner GARFIELD BRACEY, BERLIN, ONT.: Enciosed please find doctor's certificate and examination papers. Hope you will secure me a place in your Sanatorium. You will notice that my cirenmstances is a hard one ; no father, no mother, no home--worse than a prisoner. Hoping you will have the me or: account of my disease. charity and consider my position, an at once in your Sanatorium, I ever pray. 7e 2 'AEUNM Attractively Nustrated. TORONTO, CAN. culosis, and the 1906. +. 1906 tives. or more, to the size) 2ew OuT-DooRr LIFE No Home— An Orphan, Nobody wants give me a position Aay one contributing one dollar a year, will become a subscriber to CANADIAN Dr. A. E. HANNA, PERTH: I have a patient here, a young fellow in whom I am greatly interested. He has tuberculosis. He is a poor young fellow, an orphan, out of home, without any means. If we sent him up would you take him in and do the best you can for him? I know how difficult it is to accommodate all who require treatment, but this is a special case. FORWARD STEP IN THE INTERESTS OF Muskoka Free Hospital for Consumptives er The National Sanitarium Association of Canada has undertaken to publish a monthly magazine devoted to the Outdoor Treatment of Tuber- inculcation of Hygienic Methods of Living for the people generally. The fixst number was issued in November, All profits from this magazine — from subscriptions and advertising—will go to the maintenance of patients at the Muskoka Free Hospital for Consump- funds of the Hospital for one year, without Home or Means Itis always encouraging to have a letter from friends who kindli contribute. convenience of those who have not time to write, the foilowing blank may be used : SUBSCRIP Dear Sir, 7 TION BLANK. msn soute... 7190.... Ë TZ have pleasure in enclosing the SU Dossoovoosoooeoe ee soniieséé el Bois see ), as a contribution to the maintenance À | of the MUSKOKA FREE HOSPITAL FOR CONSUMPTIVES. 5 Name...... MR. suidodil less ioti CONTRIBUTIONS MAY BE SENT TO HON. SIR W. R. MEREDITH, Kt., Chief Justice, Vice-President Nat. San. Association, Toronto, or W. J. GAGE, Esq., Chairman Executive Committee, Toronto. For the “DO IT NOW” Is a business motto of this strenuous age that applies with tremendous force when it is a good act you should do. “A child's kiss set on thy sighing lips shall make thee glad. “A sick man helped by-thee shaït make thee strong. ‘“Thou shalt be served thyself in every sense of service which thou renderest."” COL TEE PRESS for £Æ Ali Subscriptions received will be acknowledged in the Toronto ‘‘Globe” and ‘‘News.”” Anyone subscribing one doilar or’more becomes a subseriber to the Canadian Outdoor Life one year. “DO IT NOW” “I WAS SPECIALLY PLEASED WITH THE ATTENTION PAID TO CONDUCT THE iNSTITUTION C/RE- FULLY AND ECONOMICALLY.”—Dr. R. W. Bruce-Smith, Government Inspector Ho:pitals ani Charities. x E Ho. 1 FREE 7e RES pee Le Temoignage de M. Cooper Il faut faire paït des circontan- ces pénibles qui ont amené M. Thé- odore Cooper, l'ingénieur ,consul- tant dn Pont de Québec, à. faire de- vant les commissaires royaux les singulières déclarations que lui prêé- tent les journaux. Il est un peu dan; la position d'un homme qui se noie. Vieux, miné |par la maladie, encore pius peut- être écr sé sous les décombres du grand antilever don: il était jus- que-là si fier, sentant sa carrièer brusquement brisée, on comprend qu'il ait l'esprit tourné aux pensée; amères. Mieux vaut attendre la publici- tion ofhcielle de cette déposition avant de la commenter. Tout de même, il est important de bien éta- blir tout de suite certains faits que s:mble contredire ou oublier l’ingé- nieur new yorkais, s'il a réellement .snu le langage qu’on lui attri : bue. Jamais it n’a demanné à la Com- pagnie du Pont d'être relevé de ses fonctions. I! avait, à sa propre demande la haute main sur les travaux, et c'est précisement pour cela qu'on lui payait $7,500 par année. C'est lui qui a recommandé les chargements et devis, en disant qu’ils n’affecteraient en rien la soli- dité de la stu:ture. Il était tenu par son engagement de visiter les travaux de temps à autre, et s’il s’est fait remplacer par ses assistants, c’est qu'il avait pleine confience en eux. Jamais, svaut l'accident, il ne s’est plaint à la Compagnie de l’in- compétence des ingénieurs rési- dents ni de l’imperfection des maté- riaux fournis par la Compagnie Phœnix Eefn, il est difficile de prendre au sérieux sa théorie, qn'en trois heures d’ouvaage et avee quelques 1 ‘plançons et boulons on aurait pu empêcher l’écroulement. Le langage qu'on lui prêtre étant invraisemblable, il convient d'en attendre la confirmation officielle avant de porter jugement.—Za Vi- gte. Le Jubile de S. S$. Pie X. En septembre de l’année prochai- ne on célébrera à Rome, par des fêtes grandioses, le jubilé sacerdo- tal de S. S. le pape Pie X. Le cinquantième anniversaire de Pie X tombait en septembre 1907, mais afin de pouvoir réunir dans la Ville Kternelle le plus grand nom- bre possible de pèlerins, on 2 déci- dé d'en retarder de douze mois la célébration. Les fêtes se termineront en no- vembre 1908 par une messe solen- uelle qe célébrera le Saint Père en la Cathéärale Saint-Pierre. A l'occasion de ce mémorable jubilé on a frappé une médaille commémorative, et le comité pour le Jubilé de S. $S. Pie X constitué à Buenos-Ayres, de plein accord avec le comité central à Rome, in- vite tous les maîtres de musique du monde entier de prendre part au concours pour la composition d’un hymue au Pontificat. Voici le programme d'oeuvres et de mavifestations proposé au mon- de catholique par le comité cen- tral : I. Souscription pour l’offrande du Jubilé. II. Congrès international des représentants de toutes les associa- tions de jeunes gens. III. Pèlerinage international à Rome des mêmes associations IV. Offrande d’un calice en or, présenté au Saint-Père, comme hommage de la jeunesse catholique de toutes les nations, et qui servira à la messe jubilaire. V. Oeuvre permauente, surtout | de jeunesse, à promouvoir en sou- venir du jubilé. VI. Institutions, pour tance religieuse, morale, des émigrants. VII. Assemblage et exposition des ornements sacrés et des objets de lingerie à mettre à la disposition du Saint-Père, en faveur des égli- ses pauvres. Cet office est laissé principalement aux soins des asso- ciations et des communautés de femmes. l’assis- civile, Le chet de L'opposition Le dernier discours du chef de l'opposition dans sa tournée de l'ouest, sera prononcé le 31 du mois courant, aujourd’hui, à Port Ar. thur, et M. Bordeu arrivera à Otta- wa, le 2 novembre. Il prendra quelques jours de repos avant la session. " États-Unis et le Canada Une dérêche de New-York, en date du 24, dit. Le lieutenant gouverneur D. C. Fraser de ia Nouvelle-Ecosse était de passage Hotel LeBlanc Pictou, N. E. —+s Situé dans la partie commercia Excellentes accommo- Termes modérés. P. H. LEBLANC, Propriétaire. de la ville. dations. LES COURANTS AU DETROIT DE BELLE ISLE Un rapport intéressant au sujet des courants du Détroit de Belle- Isle, vient d’être publié par M. W. Belle Dawson, l'ingénieur en char- ge, de l'inspection des marées. Le rapport réfuse complètement l'an- cienne théorie, d’un courant inte- rieur constant. Il dit que le cou- rant a son origine dans les marées, lure de deux ou trois nœuds à 1’heu%* re. La marée das le détroit à uue étendue qui dépasse rarement 5 pieds. La température moyenne de l'eau dans le détroit est de 37 en juin, 45 ‘le en juillet et 51 dans le mois d'août TRESOR DANS UN ARBRE M. Fanwing, fermier des envi- rons de Melbury, Ohio, vient de trouver $10.000 en or dans le trenc d’un vieii arbre. M. Fanwing était à la recherche de noix d'hickory, lorsque son at- tention fut attirée par cet arbre qui est maintenant mort. Ileut la cu- riosité de regarder à l'intérieur du tronc et y plongeant la main, il ia retira pleine de pièces d’or. Inu- tile de dire que le fermier, renon- çant à ses noix, s’est occupé des pièces d'or et, lorsqu'il a eu vidé tronc de l’arbre, il a constaté qu'il avait exactement $10,000 en or. Les gens âgés de cette partie du pays, disent qu’à l’époque de la guerre de Sécession un ermite de- meurait dans le bois où se trouve l'arbre. Il passait pour être riche et on croit qu'il aura caché son trèsor daus le tronc, pour qu'il ne tombe pas entre les mains du gou- vernement fédéral. QUÉLLE DOIT ETRE LA DE- MARCHE D'UNE FEMME ? Un journal féministe danois a po- sé et étudié avec le plus grand soin cette question, qui u’est pas sans intérêt. Après un mûr examen et de longues méditations, notre ex- cellent confrère du Danemark don- ne à ses lectrices les conseils sui- vants. ‘Ne pas traîner les pieds rt ne pas les lancer en avant, comm soldats à la parade : mais les faire glisser légèrement sur le sol ; ‘‘Aller droit devant soi, le genou droit, les pieds un peu en dehors; ‘‘Aller lentement : avoir la dé- marche, en un mot, d’une princes- se, et non d’nne ouvrière pressée: ‘°Ne pas mouvoir les épaules à chaque pas ; ne pas balancer les bras: ‘‘Lever le menton—recommanda- tion essentielle : “Ne jamais oublier le sentiment de sa dignité et penser toujours qu’une vilaine démarche fait tort au plus joli costume.’ C'est fort bien. Mais notre con- frère aurait pu ajouter : ‘‘Imitez les Parisienues ; ce sont elles qui, hier dans la métropole, se rendant à l'exposition de Jamestown. Dans une conversation confidentivile au Waldorf, M. D. C. Fraser a parlé du peuple canadien, des récents succès de la ‘élégraphie sans fil Marcoui et du développement du Cauada en raison du réseau très complet maintenant du Grand Tronc Pacifique. Incidemment il a critiqué sévèrement cc qu’il a ap- pelé ‘‘la courie vue politique des Etats-Unis qui refusèrent de négo- cier un traité de commerce avec le Canada et ila déclaré que les Ca- nadiens étaient maintenant parfai- tement satisfaits de leur situation. d’un ave‘1 unanime, ont la plus jolie démarche. ’’ rent tee mt nine cie gemmes L'Automne LEA ee r Un caractère moral s’attache aux scènes de l'automne. Ces feuilles qui tombeut comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illu- sions, cette lumière qui s’affaiblit comme notre intelligence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, | Lax-ets 5 SEULE | ces fleuves qui se glacent comme : notre vie ont des rapports secrets avec nos destinées. CHATHEAUBRIAND, les marées étant à peu près égale, " dans les deux directions, à une al *,