L’'IMPARTIAL, JEUDI LE 1 DECEMBRE, L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : iii: DES Six Mois... SR bas de 50 or d sas Les abonnements sont paya- les d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- certions subséquentes. Toutes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L°'IMPARTIAIT., 1 Dec. 1898 Tianisx Les Forestiers 11 paraît qu'il y a brouillerie dans le camp des Forestiers 1n- dépendants. Cette association dont on a tant vanté les mérites ne semble pas, sous plusieurs rapports, soutenir la réputation dont elle a voulu d'abord faire parade, Les nouveaux règle. ments qu'on y a introduit ont eu l'effet d'amortir en quelque sorte l'enthousiasme qui ani- mait une bonne partie de ses membr2s et ont servi surtout à désenchanter ceux qui s’en é- taient montrés le plus ardents propagateurs. Rien d’étrange, donc, qu’il y ait dissensien dans le rangs de VI. O.F. L'association des Forestiers Indépendants se trouvant à pro- prement parler en dehors du do maine de nos croyances reli- gieuses, n’en est pas une qui nous concerne d'une manière di- recte, et nos frères séparés restent, quant à nous, bien libres de la joindre. C’est leur affaire. Nous serions bien é!oi- gné d'y faire allusion, si ce n’est que queiqnes uns de nos catho liques—catholiques de nom seu- iement,——craignons- nous—n’a- vaient eu la faiblesse de s'y laisser entrainer malgré la dé- fense formelle que leur en fait l’église. Si, comme catholiques, nous désirons nous enrôler dans quelque société qui nous serve de protection, ne vaut-il pas mieux nous ranger du côté de celles qui ont l'approbation de nos supérieurs ecclesiastiques ? Nous avons l'A. B. C. M. au moyen de laquelle nous pou- vons obtenir une assurance à des t.ux plus modérés que nous en accorde aucune autre société. L’A. C. B. M. ne paie pas de sa- laire princier à aucun de ses ot- ficiers Son but principalest de bénéficier les catholiques autant que possible et la meilleure ga- rantio qu'elle puisse nous offrir est qu'elle a l'approbation de notre clergé. Donc l'A. ©. B. M. est la seule société d'assurance que les catholiques puissent joindre avec sûreté. Ecoutons la voix de notre évêque qui nous encourage à Joindre cette socié- té. Que ceux mêm: qui jusqu’à présent ont été les dupesde j’as- sociation des Forestiers y re- noncent avant qu'ils y perdent pius de leurs deniers. AMELIORATIONS AU COLLEGE ST DUNSTAN Pour répondre aux xrrogrès marquants de cette institution et procurer aux élèves autant de commedité qne possible dans la poursuite de leurs études Sa Grandeur Mgr. McDonald a ré- solu de faire agrandir le collège St. Dunstan en y ajoutant une as eee mm dite 2e Donne ee jallouge de 80x40 pieds: Les tra- vaux seront conduits sous l’ins- pection de Mgr. l'évêque lui- même, du Rerd. P. Mclellan directeur du collège et des Revds PP. Gallant, curé de Bloomfield, Currau, curé de Ste. Marguerite et McLean curé de Grand Rivor. Les soumissions seront demandées bientôt et on espère que .a nouvelle addition sera prête au commencement de l'année scolastique de 1899. Le collège St. Dunstan, comme institution catholique, uous à déjà rendu d'immenses services dans l’education. Sans compter la phalange d’hommes éminents, chez nous, qui se re- commandent par leurs services signalés dans la vigne du Sei- gneur, le collège St. Dunstan compte encore un bon nombre de ses élèves qui se distinguent en pays étranger et qui regar- dent avec un orgueil légitime cette institution comme la source où ils ont prisé les con- naissances littéraires et saines qui les ont fait parvenir au som- met de l'échelle sociale dans leur patrie adoptive. Les études solides, en langue anglaise, que l’on est à même de faire au collège St. Dunstan font éche ; aussi, voit-ou aug- mantant, chaque année, un bon nombre d'élèves des provinces sœurs, qui profitent de l’occa- sion que leur fournit coite insti- tution de s'initier aux beautés et aux secrets de la littérature anglaise. Nous ne perdons pas l'espoir de voir un jour, dans le collège St Dunstan, notre belle langue française étudiée dans toute sa vigueur comme elle l’est au col- lège St. Joseph et autres insti: tutions de notre beau Canada. Lorsque les Belles-Lettres, la Rhétorique, etc, dans la langue de Bossuet auront leurs places sous son toit et qu’elles marche- ront de front avec les autres é- tudes qui s’y font, alors nous pourrons dire et avec raison, que nous avons dans notre col- lège St Dunstan, une des prin- cipales maisons d'éducation du Dominion. RECIPROCITE —— En arrivant en Angleterre pour les fêtes da jubilé, M. Laurier s’est uniquement préoc- cupé de se rendre populaire à nos dépens, en offrant aux pro- duits anglais un traitement de préférence au Canada eten ré- fusant tout avantage réciproque pour nos produite en Angieterre. M. Chamberlain voulait nous accorder préférence pour préfé- rence ;en d’autres termes il voulait établir entre le Canada et l’Angleterrre la réciprocité. M. Laurier n’en a pas voulu. Cela ressemblait trop à la pro- tection, ‘ia plus grande de toutes les erreurs”. Cette réciprocité aurait donné à nos agriculteurs, producteurs de blé et éleveurs de bétail, un avantage sur le marché anglais, sur les cultivatevrs et éleveurs américains. C'est ce que ne voulait pas M. Laurier. Ne nous avait-il pas déjà dit qu’il »ré- fère le dollar américain, qui est tout près de nous, au chelin an- glais, qui est trop loin ? La poli- tique de M. Laurier est conti- nentale et non impériale, amé- dicaine et non britannique. 1] n’y fait exception qu'accidentel- lement, pour se sirer ct déco- rer la médaille Cobden. Ce sirage et ce hochet nous coûtent cher. 1ls nous ont d’abord attiré les révrésailles de l'Allemagne, dont le marché est formé. Et maintenant, ils nuus empé- chent d'obtenir la réciprocité à Washington. Les ;commissaires américains, veur de l'Angleterre soit abolie. Nous voilà donc, grâce à Îa belle politique de M. Laurier, dans une Jolie situation, 11 nous aura fait manquer, du même coup la réciprocité avec l'Angleterre et avec les Etats Unis. Les Américains ont bonne mémoire. 1ls se souviennent très bien des discours dans les- quels sir Richard cartwright et sir Wilfrid Laurier déclaraient qu'il serait - absurde pour les Etats-Unis de faire avec nous des arrangements d’après lesquels les marchandises an- glaises pourraient entrer chez nous à des conditions aussi {a- vorables que celles que nous offrons à nos voisins. Ces deux grands économistes libéraux, dans l'opposition, ont toujours soutenu que nous devions favo- riser les Etats-Unis de préfé- rence à l'Angleterre. M. Laurier ayant, dans un mouvement de générosité inté- ressée, accordé un traitement de faveur aux Anglais, sir Richard s’est hâté d'expliquer qu’un pareil traitement était offert aux Américains. Après de telles déclarations, il ne faut pas s'étonner de voir les Etats-Unis demander comme première ,;condition à tout ar- rangement cemmercial l’aboli- tion du traitement de faveur en- vers l'Angleterre. Nor représentants à la confé- rence ont surtout à lutter con- tre eux-mêmes, contre leur poli- tique incohérente et inintelli- gente. Avant l'ouverture des négo- ciations, les Américains, se ren- dant compte qu'il leur faudrait faire quelques concessions pour en obten'r de nous, s'empressè- rent d'élever leur tarif sur les marchandises canadiennes. Voyant cela, nos adroits mi- nistres s'empressèrent, à leur four. de REDUIRE notre tarif sur les marchandises améri- caines” Cette réduction donue à nos voisins à peu près tout ce qu'ils désiraient de nous. Ainsi le fameux tarif Fielding nous met dans cette singulière position : | D'abord, nous accordons uxn traitement de faveur à l’Angle- terre et déclarons que nous ne voulons rien en retonr. Cela as- sure aux producteurs américains une égalité de conditions sur le marché anglais. De ce cadeau à l'Angieterre, nous ne recueillons que notre exclusion du marché américain. Ensuite, nous avons fait volon- tairement et gratuitement aux Américains des concessions qui leur permettentide nous refu- ser toute réciprocité on de ne nous en accorder ane ceriaine mesure qu'en retour de nouvel- les concessions de très grande valeur pour eux. Placés dans une position si désavantageuse par leur propre faute, nos représentants à Ja conférence ne pourront évidem- ment rien obtenir des Etats-U- is qu’en sacrifiant nos intérêts. La générosité est le moindre défaut de nos voisins. M. Lau- rier obtiendra facilement leurs applaudissements par quelques belles phrases sur l'amitié an- glo-amérivaine et l'expression de son admiration pour ies Etats. Unis. Mais, comme ceux-ci n’ont ni titres ni décorations à accorder, il est fort à craindre qu’il n'ob- tienne guère davantage.- La Mi- nerve. DEVRAIT TOUJOURS ETRE SOUS LA HIS. PoinKiNer IL N'Y APAS DESOUFFRANCE N1 DE DOULEUR, INTERNE OU EXTERNAS, QUI NE SOIT SOU- LAGÉE PAR LE PAIN-KILLER, LA TEMPETE DE DIMANCHE Après une huitaine de jours de température douce accompa- gnée de pluie de temps en temps, dimanche, vers les 11 heures du matin, le temps se mit à la neige et il s’en suivit une des plus sé- rieuses tempêtes que nous ayons | eues depuis bien longtemps Vers les six heures du soir, le vent-nord-est—avait atteint la vélocité de 60 milles à à l'heure. Ceux qui étaient exposés au temps pouvaient à peine se te- nir debout. On rapporte plu- sieurs désastres maritimes. Au havre d’Alberton, la goe- lette “Black Watch”, capitaine Ben. Perry ; la goelette “Mc. Beth”, capitaine McKay, sont al- lées à la côte et o.t été entrai- nées daus les champs par la ma- rée qui n’a jamais monté si haut, dit-on, depuis 1851. Un vaisseau qui était au quai d’Alberton pour faire un char- gement pour M. B. Rogers, en destination des 1ndes Occiden- tales, est à la côte anssi. La goelette “Charlie”, appar- tenant aux MM. Myrick et cie. capitaine Ben. Mountain, fuyant devant la tempête, réussit à doubler la pointe du Ouest et s'est rendue à la Pointe du Chêne, saine et sauve. Un télé- gramme du capitaine dit qu'il est arrivé à la Pointe du Chêne sans trop savoir où il allait, vu la force de la aeige et du vent. Une goclette cha-gée pour Halifax par M. J. P. Brennan d’Alberton et MM. Bernard Frères de Tignish, n'est pas en- core signalée, et comme elle fai- sait route vers la pointe de l'Est, on entretient de vives inqjuié- tudes sur son compte. Lés lignes téléphoniques et télégraphiques ont éte plus on moins brisées. Jusqu'à présent, ou n'a pas à constater aucune perte de vie. Une dépêche annonce que la tempête a été terrible sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, et on constate qu’il y a au dela de quarante ans que la marte n'a été si forte. Dans le port de Boston trente | vaisseaux sont perdus, les uns ayant coulé bas, les autres étant allés à la cote, dans un état ir- réparable. | Une dépêche que nous rece-. ( 1 us vons au moment d'aller sons, presse dit que jnsqu'à présent, on signale au dela de cent nau- frages sur les côtes de la Nou- velle Angleterre, et que les pertes de vies sont très nom- breuses. Larcest and Best Stock ofSilverware in the Province Goods that Wear Ric:ht. A nice assortmentof Solid Silver Goods, in fine white boxes, suit- able for presents. Souvenir Spoons, Solid Silver enamelled. Watches, $3.00 to $100. Rings, 25c to $50.00 a beauti- ful line. Chains, White all through,5 0c Do. + gold, warranted 20 years by manufacturers, $6.00, $8.00, $10.00 Ç Solid Silver Thimbles, 25c. will ap. Flag Stick Pins, 5c, 10c, 25e. Souvenir Brooches, 50c, $1.00. Ladies’ Ribbon Guards, 30c, 50e, 75. Fine Chain Bracelets. Belts and Buckles selling off. Eyeglasses and Spectacles, including testing, $1 00 up. 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