L’IMPFARTIAL, JEUDI LE 24 NOVEMBRE, 1898. = EE AGRICULTURE CONSEILS D'ACTUALITE. Veillez à ce que les animaux re souffrent aucunement des in- tempéries de la saison, ct ren- trez au moins pour la nuit les vaches laitières, si vous voulez qu'elles se maintiennent en lait. Donnez à vos animaux une nourriture abondante et prépa: rez-les peu à peu, par un chan- gement de nourriture, à l’ali- mentation d'hiver. Dans un climat comme le nô- tre, ily a énormément à faire sur une terre, à l’antomne. Le printemps est si court qu'il ne faut pas trop y compter pour les travaux du sol, labour, fumure. égouitement. Presque toutes les terres, surtont les terres fortes, devraient être labourées et en- graissées à l'automne, si uon, le cultivateur aura tout à faire à la fois après l'hiver, et il risque fortalors de. manquer son coup. Mettez les caves à légumes, racines, etc., à l'abri de la gelée, mais en même temps arrangez vous pour que la cave puisse ê- tre ventilée convenablement, car, sans air, la pourriture ne tarde pas à se déclarer: Pour éviter autant que possi- ble la pourriture des pommes de terre, il faut employer de la chaux vive en poudre répandue entre les tubercules. Profitez des derniers beaux jours pour tous les travaux de réparations que vous avez à faire à vos étables, granges, maison, etc. Renchaussez les soubassements des bâtisses pour empêcher tout filet d'air froid de pénétrer sous les planchers. Ne laissez nas hiverner de- hors vos instruments d’agricul- ture ; ils méritent bien la peine d’être rentrés sous abri. LE BON CULTIVATEUR Le bon cultivateur est celui qui veille constamment à ses in- térêts, qui sait tirer profit de tout et qui ne laisse rien per- dre. Le cultivateur vigilant n’est pas lent à abandonner la routine pour la science et l’in- dastrie, qui lui permettent de mieux faire et plus vite, qui lui enseignent à tirer plus de revenus de son exploitation. 1], n’ignore pas que sa ferme s’é- puise à chaque récolte qu'il en- lève ; il sait qu'il est tenu de lui rendre sa première fertilité, par les engrais et un bon sys- tème de culture. 11 fait une guerre acharnée aux mauvaises herbes qui épuisent le sol au détriment des bonnes 1l porte nne grand attention à toutes les détériorations que subissent chaque année la maison, la grange, les étables, les écuries, les clôtures et autres dépen- dances ; il s'empresse de remet- tre tout en ordre, par des répa- rations à propos. Enfin, il croit fermement que le dernier mot en fait de progrès agricole n'est pas encore dit ; c'est pourquoi ilne manque aucune occasion de s’instruire ; il est membre d’un cercle agricole; cassiste aux assemblées où il est question prennent le dégoût de la maison paternelle parce que leur intel- ligence n'y est cultivée et que le temps est mal employé. C'est sartont par de bonnes lectures et des réflexions sensées, à Ja suite de ces lectures, que les jeunes gens seront attirés à la maison, et y prendront de bon- nes résolutions pour l'avenir. DES ACCILENTS CAUSES PAR LE FEU a 11 ne se passe pas de semaine sans que les journaux sigualent des accidents de cette nature ayant occasionné la mort. La plu- part du temps, ce sont des fem- mes et des enfants dont les vête- ments s'enflamment, parce que ces vêtements sont flottants et d’étoffes légères. En pareil cas. crier au secoure, se sauver dans les escaliers ou dans la rue, ou- vrir la fenêtre, sont autant de moyens d'activer l'incendie. Lorsqu'il y a un lit dans la chambre, il convient de se glis- ser entre les matelas ou de se blottir sous les cnuvertures aus- si hermétiquement que possi- \ble, pour étouffer la flamme. A défaut de lit on s'empare d'un linge quelconque, le plus grand possible, on s’en enveloppe et on s'étend par terra. On arrive par ce moyen à maitriser le feu rapidement «t on en est quitte presque toujours pour quelques légères brûlures. L'important, en pareil cas, c'est de ne pas perdre la tête et de prendre ra- pidement un parti. NETTOYAGE DES COUVER-: TURES. Mettez dans un baquet d’eau froide environ quatre cuillerées à bouche d’ammoniaque ou d'essence de térébenthime et laissez tremper dans cette eau, pendant un moment, la cou- verture ; frottez la ensuite, rin- cez et tordez immédiatement. L'opération doit être vite con- duite et le séchage rapide ; aus- si doit on choisir une beîle jour- née. Les jupons de flaneile peuvent se nettoyer de la même façon.— LePionnier. LA; VACHE EN FRANCE La production extraordinaire de l’industrie laitière eu France est bien propre à nous engager avec plus de détermination que jamais dans Ja poursuite de cette industrie. Le résultat sui- vant que nous extrayons du rapport de l’année dernière sur l'industrie iaitière dans la répu- blique française, qui a une é- tendue de 19.000 milles carrés de moins que la province d'On- tari seule, démontre clairement ce qui nous reste encore à faire au Canada pour profiter de tous les avantage que nous pouvons retirer de cette branche d'in- dustrie : “Le nord de la France, comme on le sait est le siège principal de l’industrie laitière ; c’est là que l’on trouve le plus grand nombre de vaches laitières. Les d'agriculture ; il a foi aux jour- naux et aux livres qui s’occu- pent du cultivateur. VEILLEES EN FAMILLE ET BON- NES LECTURES Chers lecteurs, quel bien ne ferait on pas, à soi, à sa famille, et aux voisins peut être, si l’on prenait la bonne habitude de passer en famille les longues soirées d'automne et d'hiver, s'entretenant de choses utiles à | la suite d'une lecture mise) sante, bien faite par l’un des membres de la famille, pendant que les autres écoutent, tout en | occupant leurs doigts et nu, mains à un travail facile. Le plus souvent, quel temps verdu et plus que perdu à cette sai- départements qui en possèdent le plus sont, par ordre d'imper- tance ; l’1lle et Vilaine, le Finis- tère, les Côtes du Nord, le Mor- bihan le Nord, ie Puy de Dôme, la Loire inférieure, la Seine 1n- férieure et la Manche. Dans ce nombre, il n’y a guère que le Puy de Dôme qui puisse être rangé parmi les départements du Midi. En calculant la densi- té de la population bovine, en proportion de la surface calti- vée, uous trouvons que le dé- partement du Finistère compte près de 26 têtes par 100 acres ; viennent ensuite le Morhihan, la Vendée, la Manche, la Ma- yerne, l’1lle et Vilaine, le Nord, etc. La prépondérance des dé- partements bretons dans cette statistique est à signaler ; mais son ! Jombien de jeunes gens! elle est elle est attribuée à la petite taille des animaux de la race bretonne ; on dit que l'on peut. nourrir dix vaches bre- tonnes eur un terrain qui nour rirait difficilement trois vaches normandes. posaient le troupeau français, d'après la Geruière enquête a- gricole décennale de 1892, pro- duisaient 1,694,294,333 gallons de lait ; et cette production a été depuis constamment en aug- mentant. Les principales ré- gions productrices de beurre sont, comme ou doit s'y attendre, la Bretagne et la Normandie, ainsi que J'extrême nord. Les départements qui, en 1892, en produisaient la plus lorte quantité sont : 1lle et Vi- laine, 161,063 quintaux ; Calva- dos, 138,275 quintrux ; Pas de Calais, 112,427 quintaux ; Man- che 108,218 quintaux. La production de fromage est comparativement plus considé- rable que celle du beurre ; mais l'exportation en Angleterre est restée stationnaire depuis au moius vingt ans. C'est toujours le Gruyère quitient la tête à l'exportation ; il est produit principalement dans les dépar- tements de Seine et Marne, Ju- ra et Haute savoie. La production laitière de Ja France, estimée on argent, à 14c le gallon, représente une valiur de $244,605,100. La valeur to- tale de la production du beurre, à 194c la livre, est de $59,014,- 300 et celle du fromage, de $25,- 649,210 soit à ane moyenne pour toutes les provinces, de 8c. par livre. Ces deux produits don- nent par conséquent $84,663,310 à l’agriculture française par an- née.” Qu'on y réfléchisse un mo ment, si la province d'Ontario avait un revenu annuel de 244.- 605,100 piastres pour son lait, et l’1le du Prince Edouard sa part proportionnelle, c-à-d, 2,500,000, quel changement à notre avan- tazge n’éprouverions-nous-pas ? Les chiffres que nous venons de citer doivent nous servir de leçen et aous encourager à aug- menter le nombre de vaches et procurer celles de meilleures races. ‘Last summer I was troubled with Sick Headache and Biliousness, and could not sleep at night. I tried several doctors but to no effect, and got com- pletely discouraged. At last 1 saw an advertisement telling about Burdock Blood Bitters. My hus- band induced me to try it, and to- day I am using the third bottle, and can truly say it has done + me a wonderful amount of good. I feel better than I have for years, and am con- fident I owe my restored health to B. B. B.” MRS. EDWARD BECK, Riverside, N.B. _B.B.B. is the best remedy for Biliousness, Constipation, Sick Headaches, Coated Tongue, Liver Complaint, Jaundice, Rurdock Do Scrofula, Blood Humors, and all Diseases of the BLO (@) Stomach, Liver, Kid- Fi neys and Bowels. RITTERS MORT TERRIBLE La malle de Sydney apporte à San Francisco les détaiis horribles de la mort du capi- taine Kohlson et des marins du brick allemand ‘Sea Ghost,” nassacrés dernièrement par les naturels de l'ile Buka. l’une des iles du groupe Solomon. Le ‘‘Sea Ghost” était parti en septembre dernier de Queens- land, en route pour Buka, d'ou il devait rapporter une cargai son de ‘“copra.” Dès l’arrivée du navire à Buka, cinq ou six piro- gues remplies de naturels, en tourèrent le navire, et finale- ment 1ls montèrent à bord où ils firent les plus grandes dé- menstrations d'amitié à l'équi- pags. Mais soudain, les naturels sortirent les armes cachées sous leurs vêtements et atta- Les 5,407,126 vaches qui com- IN ÔDEED IN STAYIN : QUALITES= MA .Q Ion] CONSTRUCTION | ME MIIIE | ZAE MAI SEMNG NACHME @. CEVELAND, OMIO. ER YORH= BOSTEN SAN FRANS: LONDON PARIS" ROBT. T. HOLMAN S Fall Goods Are arriving Daily :rom Kingdom, United States, Caata. VARIETY NEVER 50 LARGE, PRICES NEVER N6 LOW FARM PRODUCE BOUCHT FOR CASH. ROBT. HOLMAN Summerside, Sept. 15th. 1898 PE kE, 2 DESSIN SENTIERS Send for our new 1898 Catalogue Hi EE in colors, containing full P. 2 {1 : descriptions of all our Pianos end F2 ea £ Organs. Er Lu are tho = S only firm of actual manufacturers MON EY ie & À ui selling exclusively to the general a R É Voluef public cuees at Meter cost-the TT a ss rm where you get the Real Exact Vaiue for your money. ere are No TT AE poemes | Ï Denlers or Middiemen’s profits ndded. £F"SPECIAL OFFERS NO SH OR ON EASY PAYMEN suit your circumstances. 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Le capitaine Kohlson| man, Summerside, says: “Mc- OUr Stomach a été renversé et son corps cri-|Kinnon's Engish Ointment RL Distresses You blé de coups, jeté par dessus|cured me of a very bad case of bord, puis tous les hommes de BroncLitis + Asthma, after aftereating a hearty meal, and the l'équipage ont été massacres à only three applications On my result is a chronic case of Indiges- Le ! . \ à tion, Sour Stomach, Heartburn, l'exception de trois. Rendus à!|throat and chest. 1 am now ||! Dyspepsia, or a bilious attack. | terre, los naturels ont mangé|weil as ever, and pablish this RIPANS ABULE | les cadavres de leurs victimes, |testimonial for the benefit of T S - ivré oràce rs" ’? Promote Digestion, R | puis ils se sont enivrés, grâ othe re se Scomach, Liver. and Boweis, Puriy aux liqueurs trouvées à bord du D Conetipntiens SEf Positive Cure for ù + "D d ; CHaPs AND CHILBLAINS jousness, and gi other Diseases arising à : £ & disordere ndition of Sea Ghost.” Deux des prison Stomach. hey act rentiy et promus ed niers ont profité de cette ivresse | ee as | e «“ . . | D ea , | F4 » à T à r à pour s'enfuir, et après mille mi- but © PE ; cu ed y : € sères, ils ont été recueiilis par) APPiitarion oi Hagyard's Yel- the best remedy for Come with the cold weather 2e; family. ‘St, v by mat; CHEMICAL CO perfect digestion follows their Ce | - O: le steamer ‘“‘Meresby,” qui les a. low O:!, | +0 -rrvex Sr, NewYorr. | Ripans T'abules take the place of an Entire { | ramenés à Queensland lexternal and internal use made. | ÎL È Mrdicine Uvest, and à grise, 50 Cents a box. At | | La A Sluuld be kezt for use ip | | | | } . 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