ROLE ER O RE IPIMPARTIAL, JEUDI LE 4 JUILLET 1901 —— rie La meche D'or. (suite de la 1re page) Angélina haussa lee épanles : — Comme je vais bien me venger de ces petites gueuses ! s’écria-t elle. —Et de Serge aussi, je pen se 7 fit Brigard. Si vous aviez entendu l'accent passionné de ss voix, tandis qu'il parlait à Thérèse ! Angélina eut un long frisson, mais elle dit avec calme : —De Serge comme des au- tres ! de les suivre ; mais j'ai entendn Claude qui disait : ‘— A ce soir, Zéephirin !—Oui Monsieur !— Purte-nous un bon diner ......kt “attention à Brigard ! -ñoyez tranquille, Monsieur, +11 essaye -noore de me filer, je le ‘“wene- rai plus loin qu'il ue croit.” Oette fois, Angélina éclat: derire, frauchement, tandis qa: Brigard ajoutait : —J'ai laissé partir Z'phirin : puis l'ai profité d'une veltur de maraicher pour rentrer dans Paris. Kt me voici! Mainte- nant, ma b'Île amie, qu'ailons- nous faire ? Et,in ava'aut un cinquième KS LLC NH pe ; Le € AL 0, 4 LE » QT CHILDREN AND ADULTS AT TITE TIGNISH Jewelry S52ra. - —O0x0O C- ME. À. Pins, Handsome Lockets, Chains, Stick Pins, The never slip collar Button, Cuff Links, Fancy Clocks, Parlor Clocks, Dining Room Clocks, Bed Room Clocks, Kitchen Clocks. Diarrhæa, Dysentery, Cholera,| WW ATCHES. Cramps, Colic, Cholera Infantum, Cholera Morbus, Summer Com- plaint and all Fluxes of the { Brigard continua son récit : — Thérèse n’a pas voulu rester|langue. Augéiina rflechi en- plus longtemps ; elle allait re-|core, “aluulant toutes lee chan- verre de coguac, il fit claquer sa All the above at price—just right L. S. Perry. cab Sd ad oh. T EE Rene Æ été adlbeg 3m pros. pr Es ES ee RP dre PE PP SV pOR" ES trouver sa chère Julienne. “— Mais demain ?” a demande Serge. Thérèse a répondu : “— Peut-être vaudrait-il mieux que. demain, nous ne sortions pas? J'ai toujours peur d'une imprudenee! Si aous allions rencontrer quelque individu ?........Un mauvais hasard suflrait”...Serge a dit alors avec insistance : “J'ai absolument besoin de vair Ju- lienne demain ; j'ai des choses graves à Jui demander.—Si c'est ainsi, elle viendra, a ré. poudu Thérèse. —A quelle heu: re ?—Entre onze heures et mi- nuit. C’est le moment oùson père dort le mieux, et où il nous est plus facile de quitter la maison.—Où nous trouverons- nous ?--Jacquet nous conduira: nous irone à votre maisonunette. J'ai peur de ces rendez-vous en plein air.” Et après cela, made. moiselle Gaäraucier a regagné la villa du patron. Brigard s'arrêta en regardant triomphalement son amie. —Hein! ma chère, dit-il après un silence, trouvez vous que j'aie mal manœuvré pour une seule nuit ? Elle ne répondit pas d'abord : elle réfléehissait. Après quel- ques minutes, elle demanda : —Et cette maisonnette ? L'a- vez-vous découverte aussi ? —Facilement. - J'ai suivi Serge, Ulaude et Zéphirin quand ils soat partis. 1ls ont disparc dans une masure, à demi écrou- | lée au coin d’un champ. O'est à gauche, à un quart d'heure de marche de Ja villa de M. Feurmont, dans un endroit désert. — Et ils resteront là tout au- jourd’hui ? — Non, ma chère, L'andace de ces gaillards-là est insensée. Je ne me suis pas contenté de connaitre leur retraite ; j'ai voulu savoir ce qu'ils y faisai. ent. Je m'en suis dons appro- ché avee prudeuce, pensant bien que Zéphirin devait monter la garde. Je ne me trompais pas. Par une fenêtre, j'ai distingué, de temps en temps, une lueur fagitive, la lueur que donne une pipe au moment où onea tire une bouffée. Dono Zéphirin veillait, famant sa pipe. Quand le jour a eommencgé à blanchir l'horizon, la porte de la cabane s'est ouverte ; Zéphirin a exa- miné le ciel ; puis ila dit: “Beau temps pour se prome- ner, Messieurs ! ” Quelques mi- nutes après, Serge et (laude sont sortis, vêtus comme de pauvres diables de pêcheurs et portant un filet. Et voilà où leur ruse est merveilleuse et ces, préioyaut tout Ce qui pour ralt s Opposer au plan qui ger malt daus sa tête. Elle dit eu fin : —Ce que novs allons faire ? Cela me sembie fort simple : les dénoncer ! —Bridemment, dit Brigard ! D'abord, il est entendu que nous ne paraissonS Pas... Une simple lettre anonyme, n'est ce pas ? — Par qui la ferons:nous é6cri re, cette lettre anonyme ? — Par moi, tout simplement. —Voue ne craignez donc rien ? —Je saurai bien déguise: mon écriture. Allons, adieu, Brigard, voici l'heure de vous rendre à votre bureau! Moi, je passerai Ja matinée à prépa- rer notre iettre. Il eut un dernier soupçon : —Vous me là montrerez ? dit-il. Elle devina sa pensée et ré- pondit : —Je vous la donnerai ;*et vous ia jetterez vous-même à la poste. Venez vers deux heures. 1] s'enfuit, tout heureux, vo- yant l'avenir en roseet se di- sant : — J'étais fou de croire qu’elle aimait Serge ! Quand il revint, à deux heures, Angélina lui montra la lettre sui- vante, dans laquelle il n’y avait pas un mot, pas une lettre qui rappe- lassent son écriture habituelle. ‘Monsieur le chef de la sûreté. ‘Quoique cette lettre soit anonyme, je vous demande de vou- loir bien y ajouter la plus grande foi. Si je ne me nomme pas, c'est que je ne veux pas être livré à la rancune des deux misérables, que vous poursuivez avec tant d’achar- nement, et qui, s'ils vous échap- paient encore, se vengeraient sûre- ment de ma dénonciation. Ils’a- git de Claude Garancier et de Serge Morain, qui se cachent dans ua terrain vague d’Asnières. Cette nuit, vers onze heures, vous n'avez qu'à poster des hommes sur le SURE REMEDY. Mr. F. Churchill, Cornell, Ont., writes: ‘We have used Dr. Fowler’s Extract of Wild Straw- berry in the home and always find it a sure remedy for dysentery.” USED 9 YEARS. Mrs. Jones, Northwood, Ont., writes: ‘My baby, eight months old, was very bad with dysentery. We gave her Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry and it saved Bois Bowels. HAS BEEN IN USE FOR HALF A CENTURY. Harmless, Reliable, Effectual, and should be in every homo. family for the last nine years and would not be without it.” ACTION WONDERFUL. Mrs. W. Varner, New Germany, N.S., writes: ‘I have great con- fidence in Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry for various dis- eases in old and young. My little boy had a severe attack of summer complaint and I could get nothing to help him until I gave him Straw- berry. The action of this remedy was wonderful and soon had him her life. We have used it in our perfectly well.”’ noel Brigard se frotta les mains, dé- clara que la lettre était un chef d'œuvre, et l’emporta. Après son départ, Angélina de- meura, quelques minutes, pensive. Puis, se redressant, elle prononça, d’une voix farouche : —Maintenant, à nous deux, Brigard ! Ah! Tu veux perdre Serge ? Et bien moi, je le sauve- rai ! Elle appela sa bonne : —Va chercher M. Fourmont ! Qu'il vienne sans perdre une mi-| nute ! | Une demi-heure après, le notaire | | arrivait, aussi joyeux qu'inquiet, | se demandant sil'aventurière allait | le bien recevoir ou lui faire une, scène. Angélina le reçut grave-| ment, sans un sourire, mais aussi sans un mot de reproche. | Vous me pardonnerez de vous! avoir dérangé ? dit-elle. ; { —Vous savez que mon plus! graud bonheur est d’être auprès de vous, répondit-il en roulant ses gros yeux. Elle sourit alors dédaigneuse- ment : —Oui, fit-elle, je u’ignore pas que vous me prodiguez plus de pa- roles aiinables que je n’en voudrais: mais je commence à être blasée là- dessus....Je vous ai fait demander aujourd'hui parce que nous n’en sommes plus aux paroles inutiles, ni à toutes ces protestations. Cela ne mène à rien. Aujourd'hui, il faut des actes ! Ou bien, je vous chemin de halage de la Seine, der- rière la propriété de M. Fourmont. Deux femmes sortiront du paro, l’une d’elles sera Thérèse Garan- cier, l’autre mademoiselle Julienne Fourmont, qui trompe indignement son père. Ces deux jeunes filles se rendront à la maisonnette où <e cachent leurs amis. Vous n'aurez qu'à les suivre oru- demment, et vous les prendrez ‘ous les quatre d’un seul coup de fi- mE..;,” ‘Il faut avoir soin de ne pe. vous montrer, parce qu'au premier signal, les deux bandits s’échap- peraient. Par mesure de précau- | tion, vous ferez bien de mettre Ja |. main sur un nommé Zéphirin, qui | est domestique chez M. Fourmont | leurs précautions admirable- ment prises. Pour les gens du, pays, Serge et Claude sont évi-| demment des pêcheurs, qui par- tent 1e matin et ne rentrent que la nuit, après avoir vendu leur pêche. De cette façon, personne ne fait attention à eux, person- ne ne sougera à les dénoncer. jour se levait, il m'était saute, et qui passe toutes ses nuits avec! Serge et Claude. C’est évidem- | ment lui qui a aidé à l'évasion de Serge et de Thérèse. Défiez-vous | défencs ma porte et ne vous revois jamais... Vous m'entendez, jamais ! Il essaya de la calmer : Ma chère Angélina ... Non. non ! Plus un mot. Ecou- tez-moi ! J'ai été trop patiente. Et je m'en repensàlafin! Ilyal longtemps que j'aurais dû briser votre fille ! Nous n’en serions pas arrivés à cette impasse ! Car, maintenant, il faut choisir entre votre fille et moi... Si c’est elle que vous préférez, allez-vous-en ! Il Jui prit les mains et balbutia des mots incompréhensibles. Klle continuait avec la même colère : Elle m’a insultée ! Elle a osé ? ... Oh ! ce n’est pas la première fois que j’ai à me plaindre d'elle, et gravement ! Mais elle a dépassé toutes les limites . ... Tenez, ve- nez avec moi, et vous jugerez ! Lisez! Si vous étes disposé à supporter cela, libre à vous ! Moi, j'en ai assez ! Il dut lire la lettre plusieurs fois pour bien comprendre. Lisez ! cria-t-elle. (à continuer) No 55—LA PRÉSEANCE. La toux, le rhume, Ia coque- luche, la bronchite s’effacent de- vant le BAUME RHUMAL.. Hyndman & Co INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOWN. Re presenting in P E 1sland North British & Mercantile Fire 1ns Co. Union Fire Assurance Society. Phoenix Fire Assurance Co. The New Century Tea-Party Will take place, under the auspices of St. Paul's Church, on the TROTTING PARK, —ON— Tuesday, July Qth. "O1 S'HIDE, The management are determined to make this the best tea of the season, and the following are only a few of the attractions they have prepa ed for the pleasure and entertaimment of the thousands who are cordially in vi. ted to visit Summers'ide on the above date, and who will receive a hearty welcome : Numerous tea tables, bountifully laden with all the delicacies of the season, ineluding strawberries and cream in abundance : refreshment saloons, fully stocked with the faro- rite Summer beverages and the cl oi. cest fruits of the day ; cool and plea- sant dancing booths, with the best of dance music ; revolving swings and many other pastimes : foot races and other sports, for which prizes will be given : good music and innumerable other features that are sure to please all. Everything will be arranged in tirst-class style, and every possible opportunity afforded the people of enjoying themselves. This tea will be the event of the season, and no one should miss it. (C'ome one, come all, and enjoy a days genuine pleasure in the metropolis of the West, with its many attractions and cool sea Lbreezes. The railway arrangements for the above date are as follows : Sta. Tr. Dps. Fare Sta. Fr. Dps. Fare a. m. A. M. Standard Standard Tignish 5.00 .95 Bt Andrews 6.53 .85 DeBlois 5.14 85 Gecrgetown 5.45 1.15 St. Louis 5.21 85 Cardigan 6.02 .95 Alberton 5.41 85 Perth 6.14 .95 Elmsdale 5.53 85 St Teresa 6.26 .95 Bloomfield 6.21 75 Peakes 6.32 .95 O'Leary 6.44 75 Mt Stewart 7.00 85 Coleman 6.56 73 Tracadie 7.16 85 Portage 7.20 60 Bedford .24 &5 Conway 7.32 60 R'ty June 7.50 75 Ellerslie 7.49 45 Ch'town .30 75 Northam 8.06 45 N Wiltshire 8.19 60 Richmond 816 45 Hunter Riv 8.29 60 W'lington 8 33 35 Bradalbane 8.54 45 Miscouche 857 15 Emerald Ÿ 8.50 45 S’'side Arr 915 Kinkora 5.29 45 Souris 510 1.25 Albany 5.16 45 Bear Riv 537 1.15 Cape Tra 5.00 60 Selkirk 549 1.15 Freetown 9 3! St Peters’ 609 95 Ken'cton 9.23 25 Mcrell 631 95 N Annan 9.: 1 {ot 40 6.36 95 S'side 945. Passengers from stations east of Royalty Junction will return by rezu- lartrain from Charlottetown. July 7 7 Port Hill 7.56 45 Milton 8.02 75 n & of London. General Marine Insurance Co. Stendard Life Assurance Co. Cauada Accident, sickness and plate glass Assurance Co. insurance efleuted at low rates TIENISH DR Now that the holidays are upon us, it would not be amiss fer you to call at the Tigniësh Drug Store and inspect our fins tock of DRUGS AND CHEMICALS We are headquarters for good woods at Jow prices. Prescriptions carefally compounded, at all hours, day oe. aussi de Jacquet, qui est l'âme night. damnée de mademoiselle Fourmont. | Vous pourriez arrêter Zéphirin à | sa sortie de l'étude de M. Four- | “Un habitant d' Asnières." | & oTURE 10th., 1901. By order of Committee. June 26, "01-—-2i Instituteur demande On demande pour l'année prochaine, pour l’école graduée de St. Louis, dans la paroisse de Palmer Road, un insti- tuteur de première ou deuxième cla-se. S'adresser a, Pierre N. Poirier, Se- crètaire, Par ordre des Commissaire. St. Louis, 24 juin 1901, ETES VOUS SOURD ?? | Æuérisse You can always depen ! upon findiug a clerk in the store at mont, vers sept heures du soir. |aH hours of the night. Zéplurin les a accompagnés Quand à Jacquet, il ne quitte ja-| jusqu'au bord de l’eau. Le mais la villa d’Asnières. | CHARLES DALTOX ge _ ” SURDITE ou d'ORFILLE DURE se " 2 euant par notre nouvelle in ven- tion. Les Sourds-muets de naissance seuls sont in RS Les bourdonnements d'oreile cessent inmé- em v rivez votre cas. Examen et co seil US pouvez vous guérir chez vous un coût relativement bas. Le … ©5% Dr. Dalton’s Aura! Institute, CHICA RD LA ” AVIS M. Aubin E. Arsenault. avocat. era au magasin de MM. J.O. Arsemaiult et cie. Wellington, tons les samedis après midi, durant les mois d'été. Toutes personnes de cette partie du Pays ayant affaire a lui pourrons le | VOir—Mai 22 I9O0I tf. ; » sn gi À gen TT