ü EURE D PAT ARE vi BARON A EVANS antet ce marin * we Re orge eme EEE Pme mens nr eee see PR PE € tn RÉ ESP PET Ms mans mr nm cm . L'IMPARTIAL FonDE EN 1898 Le seul Journal français de l'Ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNRMENT : GE #8 1.00 SE 5. cs Les abounements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les incertions subséquentes. To:tes communications doi vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. qe L'IMPFARTIAI, Tianism 19 Dec 1901 NOEL Noël nous revient avec son cor- tège d’espérances souvent déçues et de joies ayant un dûr lendemain, mais en un jour où tous les cœurs ne songent qu'à sourireet à être heureux, point ne convient de faire entendre la note morose ; saluons avec joie ce nouveau Noël que Dieu nous accorde, cette fête que riches et pauvres célèbrent avec une par- faite unanimité de sentiments qui peuvent se résumer en cette phrase, ‘‘gloire au plus haut des cieux, paix sur la terre et bonnes inten- tions à l'égard de ses semblables.’ Au levant comme à l'Occident, au Nord comme au Midi, les chré- tiens de toutes les races, de toutes les nations, de toutes les dénomina- tions religieuses, jouissent au mi- lieu des leurs, de ces quelques ins- tants de bonheur, de douce intimité qui resserrent les liens de la fa- mille, en ce jour de Noël où s’ac- complit l'oeuvre de dévouement et de sacrifice du Christ. Le monde, si pervertisoit-il, a toujours admiré et honoré le sa- crifice spontané, le dévouement que n'a pas inspiré le calcul, et c'est précisément par cette abné- gation complète que le divin Maître s'est élevé au-dessus de l'humanité entière à laquelle elle inspire, un hommage aussi insconcient qu’é- clatant, pour la vertu de Celui qui voulut être le plus humble parmi les pauvres et les déshérités de la Terre. Sa doctrine est malheureusement | trop souvent oubliée ;-notre cœur, naturellement mauvais, nous en- traîne parfois dans le sentier du mal alors même que nous aspirons à faire le bien, et nous nous conso- lons par l’échec de nos semblables, mais aussi combien nous pas heureux, lorsque nous avons accompli une bonne action. Ce qui nous manque, c’est G’être auimés pat des sentiments mutuels de charité. Quand la charité unit les hommes, ne scInImnes- ils oublient leurs rancunes, leurs ressentiments. Eu célébrant la fête de la Noël, on reud donc hommage à la plus belle qualité de la nature humaine, le sacrifice désintéressé, la pra. tique du bieu pour le bien lui- même, et celle de la charité sans réclame, qni trouve sa récompense daus la satisfaction intime qu'elle donne. Pénétré de ces idées, chacun se sent le cœur attendri au retour de cette fête chrétienne, et s’il n’est pas heureux par le partage des biens de ce monde, il éprouve du moins la douce satisfaction de se * sentir meilleur, et de trouver dans la mutualité de ces bons senti- ments, cette égalité qu'il. trouvera un jour au champ du repos et de- vant Dieu. GREAT DIFFERENCE IN CORN CURES. Many are destructive to the flesh and dangerous to use, but fhe old re- liable Putnam'’s Corn Extraetor re-| moves Corns, Warts and Bunions, without pain in 24 hours. no failure, ‘‘Putnam'’s cures.” No pain, | 258 RUE ST-PAUL, MONTREAL. Que. (5) L'IMPARTIAL JEUDI LE 19 À Chacun Son Du Il y a une couple de semaines le Summerside ‘‘Farmer’’ disait que le ‘‘Journal’’ de Summerside s’at- tribuait l'honneur d’avoir déoou- vert la route d'hiver entre Sum- merside et le cap Tourmentin, tan- dis que, ajoutait le ‘‘Farmer'’, le ‘Daily Times’ de Charlottetown, de son oôté, prétendait que, après seulement un mois d'efforts de sa part, il avait réussi à faire tomber le gouvernement à genoux et avait contraint les autorités de mettre le Stanley sur la route. Puis, le Far- mer ajoutait : ‘‘Il n’y a qu'un très petit nombre de personnes qui connaissent ï'influence que peu- vent exercer certaines gens dans la partie du globe que nous habi- tons.”? On ne saurait dire au juste ce qui a porté le Farmer à faire une telle déclaration. Il est bien recou- nu que le ‘‘Journal’’ s’est toujours montré un des partisans les plus intéressés à la route Summerside- Tourmentin, quoique, pour être impartial, il est juste de dire qu'il n’a pas réussi aussi bien qu’il l’au- rait désiré, aussi longtemps qu'il a fait un plaidoyer individuel. Quant au ‘‘Daily Times, il est juste de dire qu’il ne s’est montré l'avocat ardent de la cause que lorsqu'il a compris que toutes les influences de la province penchaient de ce côté. Done, en de telles circons- tances, la rivalité de gloire, selon le Farmer, qui s'élève entre les deux confrères, n’a pas tout à fait sa raison d’être. Pourtant nous avons le Stanley sur la route entre Summerside et Île cap Tourmentin. Maintenant, qu’- est-ce quia le plus contribué à nous faire obtenir ce droit incon- testable ? C’est la voix du peuple. Il faut la voix du peuple dans des occasions aussi solennrelles. C’est ce quiest arrivé en appelant l’as- semblée à Tignish. Alors la popu- lation à l’ouest de Summerside, sans distinction de nuances poli- tiques, s’est levée comme un seul homme, et par des résolutions rédi- gées en termes énergiques mais respeçtueux, s’est adressée directe- ment au gouvernement. Les auto- rités ont compris que le peuple ressentait ce besoin et immédiate- ment nous avons obtenu ce que nous demandions. On peut donc tout naturellement conclure de là que les agitations passionnées qui ont eu lieu par Ja voix des correspondances ne sont pas les meilleurs moyens à prendre pour atteindre le but désiré dans les grandes choses. C’est l'union qui fait la force, Maintenant nous avons le Stan- ley sur la route ; nous devons" tous nous en féliciter. Lettre de Lawrence MASS M. le Rédacteur. Dans le mois de Sep- tembre dernier, un homme de Tig- nish, mais depuis quelques années habitant les Etats-Unis, est venu parmi nous, sollicitant des sous- criptions afin de faire un cadeau à la paroisse de Tignish d’une clo- chette de sanctuaire. Plusieurs d’entre nous, pensant toujours à uotre paroisse natale, ont contri- bué et donner de l’argent à cette fin au solliciteur., Les noms et les contributions devaient être publiés dans l’IMPARTIAL, mais jusqu’à | présent, nons un’avons rien vu. | Pourriez nous diref si la paroisse | de Tignish a reçu ce cadeau ? | 2IE | r ? à | Note de la Rédaction.—M. Cié- ment Richard a fait cadeau d’une | maguifique paire de chandeliers à la paroisse de Tignish, il y a quel- ques semaines passées. Quant au cadeau d’une clochette, jusqu'à | présent, rien. CATALOGUE | c RAT | S Sur demande nous enverrons À notre nouveau Catalogue de LIVRES POUR TOUS": Ouvrages popu- laires. Choix de 700 volumes pour tous les goûts. Prix 5c. à 81.25 le volume. Ecrivez : LIBRAIRIE BEAUCHEMIN Les Instituteurs A LA SALLE STE. MARIK T'el qu'annoncé, l'assemblée 1o- cale des instituteurs et institutrices des paroïsses de Tignish et Palmer Road avait lieu vendredi dernier, dans l'après midi, à !a salle Ste. , Marie. Il est agréable de constater que les contribuables semblent pren- dre plus d'intérêt à ces réunions que par le passé. Mälgré le mau- vais état des chemins, l'assemblée était bien représentée. à peu près tous les instituteurs, et inStitutrices s'étaient fait un devoir d'assister, ainsi qu’un bon nombre de person- nes des deux paroisses. L'assemblée était présidée par M. Zacharie Buote, et M. William Overbeck agissait commes secré- taire. M. Z. Buote lut un magni- fique papier ayant pour titre : ‘“L’'Fducation'’. La manière ha- bile dont M. Buote traita son sujet lui mérita les plus grandes félicita- tions de la part du Rev. Dr. Chias- son, du Rev. D. M. McDonald, et autres. M. Buote attira l'attention de son auditoire sur le fait que nous avons sur le programme d'école plusieurs sujets qui we sont d'au- cune ou de peu d'utilité dans les écoles de campagne, tandis que l’on néglige des sujets qui sont applicables aux besoins de tous les jours de la vie. Il démeontra d’une manière incontestable l'absurdité de charger l'intelligence des en- fants de matières telles quel l’al- gèbre, la gèometrie, le latin. Ces enfants, après avoir passé trois ou quatre ans sur les bancs de l'école, abandonnent l’école et ne s'occu- pent plus de ces sujets qui leur sont tout à fait inutiles dans les occupations de la vie. M. Buote fit voir qu'au lieu de ces sujets inutiles, il vaudrait mieux s'intéres- ser davantage à l'étude de l'agri- culture, l'histoire du pays et le dessin. Xl démontra clairement l'utilité pratique du dessin, même à la mère de famille dans la confec- tion des vêtements de sa famille. Somme toute, M. Buote, dans sa lecture, donna des renseigiments très utiles qu'on ne saurait trop observer. Les Revs. curés de Tignish et Pal:ner Road, adressèrent ensuite l'assemblée et appuyèrent forte- ment les idées émises par M. Buote. Le Dr. Doiron et M. G. Buote s’exprimèrent dans le même sens. Un vote de remerciement fut ensuite présentéà M. Buote, et adopté à l’unanilnité. M. P. LeClérc, principal de l'école grammaire de Tignish, pro- nonça ensuite uf discours qui fut très bien goûté. Il avait prix pour texte : La manière d’'ensei- guer les enfants dans les écoles primaires. ; De tout en tout, l’assemblée de vendredi a été une des réunions locales les plus intéressantes que nous ayons encore eues. Plusieurs demoiselles institu- trices promirent de préparer des papiers pour la prochaine assem- blée. L'Anticlerical ET LE CHAPELET C'était dans la diligence de MÂ- | con-Lyon, en, 1826. Un Monsieur à barbe fleurie, au ton goguenard, tombait sur les ‘Calotins’” ef chantait avec en- thousiasme les couplets du ‘‘Sa- cre’’, de Boranger. ‘Moi, disait-il à son entou- rage, je suis employé de l'Etat, mais indépendant, parbleu !. C'est mou droit.”’ Etil ujoutait, en désignant un prêtre assis dans le coin, et deux Messieurs graves, qui se faisaient vis-à-vis à l’autre bout : ‘‘Pouah lun ratichon et deux Jésuites en robe courte :—Gageons ‘'cent sous’”” que je les fais ‘‘débar- quer au preimier relai’’...Ils n’en pourront plus.” DEC, qe 1901 A MAMMOTH DISPLAY! First Store er Second store ie oc _ Third store AE Fourth store CHRISTMAS GOODS. ’Tis sometimes difficult to just know what to give as a present at this festive season. A visit to our Six Full Stores will enable you to see many things useful, durable, pleasing and cheap. Contains Clothing for Men, Boys and Children, and the nobbiest of Hats from New York and London.” 800 square feet of space devored entirely to Boots and Shoes. One of the nicest presents at littie cost in this department would be our new Slippers for Ladies, Gents and Children. In this department we have also Underclothing and Top Shirts for Winter. 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Les deux Messienrs| . . ue firent un signe de croix et se mi-! ! rent à prier. Explosion de rire ! | Sur l'ordre de i‘homine facétieux, | on applaudit même ironiquement | les deux ‘‘cafards, ‘‘ L'un des deux Messieurs, tirant | alors un chapelet de sa poche, in- terpella son vis-à-vis : ‘—Mon cher comte, c‘est l'heure de mon chapelet, Voulez-vous! m'accompagner ? sons-le ensemble. “— À nous trois, s‘il vous plait, , interjecta le prêtre de son coin, en! saluant avec un sourire.‘ On ne riait plus au milieu Là-dessus, il reprit de plus belle { était même gêné. avait fermé €n0ore quelques lazzis qui restaient ‘“L'Angelus’‘ du soir sonna aux | étrangères.’ . . ST « ‘*—Oertainement, vicomte, di-.1OMmait à son tour : {du Conseil, ministre des finances.”’ jantes. M. de Villè’e, faisant signe Lau geudarme de service d’appro-| : on | cher, lui tendit sa carte et désigna d' le loustic, qui ne souffait plus mot. ‘— Gendarme, voici un monsieur sans écho et n‘empêchaient nulle-|qui demande à changer de Compar- ment les trois chrétiens de' se ré-|timeni. parce qu’il y a deux per poudre à demi voix les ‘‘Ave‘: de |°09nen qui veulent déposer une la couronne virginale. plainte contre lui, s'il y reste.‘ Le chapelet fini, on arrivait au| Notre mangeur de prêtresne se premier 1elai. Le prêtre descendait | le fit pas dire deux fois et s‘élança là (à Trévaux). Il salua ces deux | hors de la voiture, M. de Villèle le inconnus en demandant : |rappela : ‘‘—Puis-je savoir vos noms,! —S‘il vous Messieurs, avant de vous gageure ?...V ter : ‘Parfaitement, monsieur l’ab- bé répartit le plus âgé ; voici ma carte : le vicomte Mathieu de Montmorency, ministre des affaires Seul, le boute-en-train lançait it > Monsicur... La quit- au ‘premier relai c'est vous.‘‘ L'homme à la barbe fleurie, de plus en plus penaud, s'‘exécnta at milieu des rires, et fila comme un trait. M. de Villèle remit la pièce de cinq francs au prêtre ep lri di- sant : ‘“— Pour les défunts de votre pa- Toutes les bouches restaient bé-! roisse, monsiear l'abbé. Notre a. | pelet ne nous rapporte pas autant. .‘ Et la diligence repartit, allégée un franc-maçon et d’un niais Le prêtre ouvrit de grands yeux, pendant que l’autre voyageur se ‘Le comte de Villèle, président + M “y À vd Show Cases of Choc olates, #) 8 À Si ee tu 5 val nt ne u 1ous devez ‘‘cent 43 sous * ; tous les voyageurs en sont { témoins... Nous ne débarquons pâs- ; AU Contraire, | ra TRE M 2: Veau 4