in 5 ; k :# î à 26 00e CPE E ARRRTTE PEMROME © ù "| #1 | . Ra PR AERUIS CRNE MUOEE “DIN LE MARTYRE D'UNE MERE TROIS1EME PARTIE \ (suite.) 1 1V LA BAMBOULA C’est moi le maître de l’ha- bitation, dit-on, — et on m'a en- levé ma fille. C'est bien cela,—fit hom- | me, avec une grimace satis- faite,—c'est bian cela. Je me doutais bien qne ce paquet là, c'était une femme........E#t si je vous dis où elle se trouve, que me donnerez-vous ?.......…. Parce que l’on dit c'est ça, a- vant, et après, on ne s’en sou- vient plus. —Tu auras ce que tu vou- dras;—répliqua vivement le comte. —Je veux deux milles francs d’abord, et ensuite je veux en- core autre chose, mais je vous le dirai tout à l'heure, quand j'aurai parlé. M. de Valverde étendit la main : —Je te jure sur mon hon- eur que tu auras tes deux mille francs en te présentant aux Pamplemousses. —Bien !--fit l’homme, —c'est entendu.........Alors, vous al- lez me suivre, et vous entrerez avant moi...…...Même, vous me défenderez contre l’autre, s’il iui prenait fantaisie de re- commencer le même coup... Oh ! ce n’est pas loin.....On a dû caser la dame à l'abri dans cette maison... Et de son bâton, il désignait l'enseigne de la Liberté, qui s’apercevait à une certaine dis- tance. Jupiter et M. de Valverde 2- vaient mis pied à terre, suivis d’'Henry et de Fairbank. Et précédés par l’homme qui m’'avangait qu'avec une précau- tion extrême, ils entraient tous à la taverne de la Liberté. Dame Carita était sur pied, aimable et souriante. Mais cette amabilité et ces sourires cessèrent lorsqu'elle aperçut Barnabé Heuser. Oe fut lui qui porta la pa- role. Il prit un revolver à la cein- ture de Philip Fairbank, et len- tement : : —Ecoute, Carita, si tu ne veux pas nous ouvrir les por- tes, si tu ne veux pas nous dire où est la demoiselle, je te jure sur l'honneur !.........que je te casse 1a tête comme à uns calebasse vide ! Tandis que si tu veux bien prendre parti pour le gentleman, dent on a enievé la fille.....Comme Je toucherai une bonne récompeu- se, je la partagerai avec toi. Le visage plissé de Carita prit une expression de contra- riété. —Mais, dit-elle, — chercher ! ..….. Vous pouvez chercher, rien ne vous en empêche. Je ne sais que vous à dit Bar Heuser, je n'ai pas entendu parler de jeu- ne fille... M. de Valverde voyait bien que l'argent devait être sonve- rain maitre en cette circons- tance. —J'ai promis deux mille francs à cette homme,—dit-il à Carita,—je double la somme gi mon enfant m'est à l'instant rendue. Carita eut cette fois un mou- vement de tête revélant son mécoutentement. Evidemment, elle avait toucha d’une premiè- re main comme recéleuse ; elle eût bien désiré, d’un autre cc- té, palper la forte prime offerte par M. de Valverde. Elle ou- vrit donc les portes pour témoi- gner tout au moins de sa bonne volonté. On eut beau fouiiler en compagnie de Spring les trois-salles de Ja Liberté, la les bâtiments adjacents, il fut impossible de trouver une trace quelconque de la présence de la pauvre Laura. La jeune fille avait disparu. y SAN-LORENZO Laissantle père désespéré, ainsi qu'Henry, fouilier inuti- lement la Liberté, et chercher tout au moins un indice, C’est aux pas de Mlle de Valverde que nous allons nous atttacher. Aux Pamplemousses, le long du jour, Laura était occupée à ne rien faire, ainsi que les jeu- nes filles créoles passent en gé- néral leur temps. C'était Zine elle-même qui était venue lui demander permission de Ja bamboula, et elle l'avait accor- dée aussitôt, ne refusant jamais rien à ses serviteurs. Appuyée sur le balustre, elle les regardait distraitement se livrer à leurs ébats, songeant au bonheur qu’elle allait éprou ver à revoir le cher M. Fair- bank qu'elle aimait de tout son cœur ; n’aimait-elle pas tout ce qui touchait à son bien-aimé! Cependant les moustiques de- venaient gênants. Elle voulut rentrer dans sa chambre pour prendre un voile et se protéger contre leur pi- qüre. Au moment où elle quit- ta le verandah, la fenêtre se referma brusquement, et elle se trouva ee présence de l'un des hommes auxquels, sur ses instances, son père avait accor- dé l'hospitalité. Elle n’eut pas le temps de crier, un voile é- pais s’abattait sur sa tête. tan- dis que les liens paralysaient tous ses mouvements. On l’empertait dans une course rapide, on lui faisait tra- verser la rivière, enfin on l’as- seyait sur une mule et les] hommes qui l’enlevaient sel mettaient en route en pressant | le train de la bête et en la sui- vant d’un pas accéléré. Toute cette scène s'était exécutée sans un mot, et pour dire, sans le moindre bruit. À maintes re- prises: le saisissement, la fra- yeur avaient failli avoir raison de la résistance nerveuse de Laura, plusieurs fois elle avait été sur le point de perdre con- naissance. Mais elle s'était é- nergiquement roidie, faisant appel à tout son courage. Sa pensée courait à son fiancé. 11 allait arriver, ainsi que son père, et tous deux se précipite- raient à sa poursuite. C'est alors, qu'insensible- ment, au prix de mille efforts avec une infatigable patience, elle parvient à dégager son bras et atteindre son mou-‘hoir de poche. Cela fait, elle poussa un cri, tout comme si réelle- ment elle se trouvait mal. Farjot fut lui-même dupe de cette ruse. —Double brute, dit-il à son ami Courtade, tu l’auras trop serrée, la voilà qui se pâme, la pauvre petite chatte. C’est que çe n’est pas nécessaire de lui faire tourner de l'œil. Valentin Courtade, avec un grognement avait desserré les foulards qui enveloppaient le visage de Laura. Elle avait la bouche libre. De ses petites dents, elle parvint alors à ceu- per un petit morceau de son mouchoir, et le laissa tomber sur la route. De la même facon elle en jeta plusieurs autres. | Personne, du reste, ne s'était aperçu de sa ruse, Isidore Far-| jot avait même répeté à diver-| ses reprises: Elle est sage | comme un image. C’est ainsi que l’on était ar-| rivé à la station d2 Bienvenue | et que l'on avait (lescendu Laura, la portant dans l’une des salies de la Liberté. Mais au moment où le co-| losse l’enlevait dun bât de la | mule pour la prendre dans ses ! bras, une | chambre de Carita, les caveaux, |son is | sitation. Un homme avait démandé : Bt oo fait lis. Laura fouillait dans ses sou- venirs, elle se demandait où elle avait entendu déjà ce tim- bre bref, net.....Elle ne pou- vait 8e le rappeler; elle le con- naissait cependant, elle en était certaine. Mais l’un des hommes vint précipitamment dire quelques mots à l'oreille LIMPARTIAL de celui qui attendait la petite | troupe. Alors ce furent des con-\ cillabules, on chuchotait, l’hom me dont elle avait reconnu Ja voix, sans pouvoir la préciser semblait . donner des ordres à veix basse. Enfin, une déter- mination fut prise. Le colosse 'enleva de nouveau Laura dans ses bras et la porta jusqu'à une autre mule que l’on tenait en maim devant la porte Laura, à la rapidité de son allure, re- connut bien vite que ce n'é- tait pas la même monture. Pourquoi ce départ précipité ? Evidemment on était à la pour- suite des ravisseurs. Laura re- commanda son âme à Dieu, lui demandant sa prompte déli verance, Puis elle s'évanouit. Elle ne s'était pas trompée Les ravisseurs venaient d'être pré- venus qu'on leur donnait la chasse. Courniol, qui accompagnait Prospero et les deux bandits, avait été laissé en arrière gar- de, pour reconnaître de l’autre» côté de la rivière, les disposi- tions qui seraient prises par M. Valverde et ses compagnons: Et il avait vu de loin les pré- paratifs du radeau, les chevaux que l'on amenait sur la berge 11 accourait aussitôt, ayant tou: au plus une heure d’avance sur les caveliers. À cette nouvelle, Prospero avait proféré les plus épouvan- tables hblasphémes. Au plus vite, il fallait déguerpir, se je- ter en plein territoire brésilien, au lisu de demeurer sur la frontière, au milieu d’un centre minier ou se trouvaient nombre de Français qui pourraient peut-être prêter main forte à un compatriote. En tout cas, on ne savait pas ce qui pouvait arriver. "En quelques secondes Prospero et le vicomte de Mo- rency se consultèrent. 11 fallait une autre mule. Un mineur réveillé en sursaut prêta la sienne pour un large prix. Et en route. Cette fois le vicomte et le professeur accompagnaient l'expédition. Le premier plan des ravis- seurs avait été d'emmener Laura chez un bandit qui vi- vait non loin des Pamplemou- ses, ensuite d'attirer le comte et Henry dans un piège et de les assassiner. La chaude pour- suite dont ils étaient l’objet ne leur permit pas de rédiser ee plan. La petite troupe était ar- rivèe à un endroit où le che. min faisait un coudé, sur la gauche les broussaille Jais- saient voir un mur en pisé, qui s’'étendait au loin, droit sans une courbe se perdant au mi- lieu des bois. On eût dit un parc immense. Un aboi prolongé qui se fit entendre dans le lointain fit tresaillir les cavaliers, ce cri leur spprenait qu'on était sur leur piste. Le métis s’approcha de Jules Drèan et à mots entre- coupés, il expliqua quelque chose au vicomte, sans doute c'était épouvantable car sa phy- sionomie exprimeit l'horreur et à diverses reprises il secona négativement Ja tête. —1l n’y a qne ce moyen-là, cependant insista Prospero, e! c'est au plus vite que nous de- vons nous décider. — Faites comme veus l’en-| tendrez, finit par répondre le | vicomte, après une dernière h£- | ? Nous allons savoir tont à | l'heure quel épouvantable pro-| iet avait germé dans l'esprit | Voix avait frappé inferual du métis. (à continuer) BH VER ES | pour les ECOLES FRANCAISES. Frimaire-Français et Anglais Premier Livre--Français et Anglais A vendre en gros et en détail —PAR GEO. CARTER & Cix. 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Dans ce cas, l’abon- né est teeu de donner en ou- tre le prix de l'abonnement, quil ait retiré ou non le jour- nal du burean de poste. 30 Teut abonné peut être poursuivi pour abennement daus le district ou le journal lest publié lors même qu'il de- meurerait à des centaines de lieues de cet endroit. 4e Les tribuuaux ont déci- dé que le fait de refuser de retirer un journai du bur au de poste, ou de changer de résidence ct de laisser accu- muler les numéros à l'an- cienne adresse, constitue une présomption et une preuve prima facie d’intention de fraude. ———— Your Face at highest market price, and cold, we will be buving DUCKS, TUÜURKEYS and CHICKENS. n Headquarters. 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