à 4 Ë Ë f L'IMPARTIAL ÆFONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. a HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : 0100 lécssces 60 rat doubs D Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1re insertion, 2 cents la ligne les intertions subséquentes. Toites communications doi- vent âtre adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I P.E es L'IMPARTIAIT, Tianism, Avrili8g 1901 Notre Voie Ferree ET SON HORAIRE. Le public n’a certes aucune rai- son d'admirer le peu de considéra- tion qu’il reçoit de la part de ceux qui sont à la tête du fonctionne- ment de notre voie ferrée. Il y a un horaire public dans presque tous les journaux de la province, parmi lesquels on en compte quelques uns qui donnent ces informations uni- quement en vue de satisfaire leurs lecteurs et d’autres simplement pour remplir les conditions d’un contrat qui leur rapportera de gros bénéfices. Pourquoi les autorités permettent-elles la publication de ces soi-disant guides pour les vVo- yageurs, lorsque tout le monde sait, surtout ceux qui voyagent par notre chemin de fer, que cet ho- raire n’est qu’un leurre propre à tromper le public? Le surinten- tendant et ceux dont il dépend, méprisent-ils le public à tel point qu'ils considèrent les délais consi- 7 7 —-dérables auxquels les voyageurs sont soumis, en attendant pendant des heures l’arrivée du train en gare, comine une bagatelle dont on ne doive pas tenir compie? Pour- quoi avertir le public qu’on doit se trouver à une certaine heure à telle station, si l’on veut avoir l'inap- préciable privilège de pouvoir se faire transporter d’un endroit à un autre par notre chemin de fer, lors- que l’eæpérience est là pour dé- montrer que presque jamais le train n’est fidèle à son heure? On com- prend qu’il peut arriver quelqne- fois qu'un train soit détenu par une cause ou une autre : mais lors- qu’on constate que o'est un fait qui se répète tous les jours, alors on a droit de se plaindre et de protester, et c’est ce que nous faisons. S'il est impossible de se conformer à l'horaire, qu’on change ce dernier et qu’on cesse de soumettre ceux qui se servent du chemin de fer aux inconvénients et aux ennuis d'être forcés d'attendre pendant de longues heures dans les endroits qu'on appelle stations ; mais qui sont plutôt des rendez-vous de ga- mins. Il y a assez longtemps que le public souffre et patiente. Une réforme est absolument nécessaire. Æ À Assurément il va y avoir quel- qu’amélioration sous ce rapport aussi bien que sous celui de nous donner deux trains quotidiens. LPIMPARTIAL, JELDI LE 18 AVRIL 1901 que si nous avions eu deux trains, par jour, tout l'hiver, la ligne se- rait toujours restée libre, et nous n’aurions pas été dix jours sans a- voir de chars, ni fret, ni malles. Une autre injustice qu'on nous fai essuyer, c’est de ne pas nous ac- corder l’express, à l'ouest de Sum- lieu de nous l'envoyer aussitôt que le Northumberland eommence sa route, à l'ouverture de la naviga- tion. Nous ‘demandons qu'on tienne compte de l'ouest sous ce rapport aussi. Que les autorités nous donnent Ia même justice qu'elles accordent aux autres parties de la province. Nous n'en demandons pas plus, mais, autant. a Depuis que nous avons écrit ce qui précède, il nous fait plaisir de constater que le Bureau de com- merce, (Board of Trade) de. Sum- merside agite la question de nous obtenir un double train quotidien et de nous donner l’express à l’ou- verture de la navigation. MM. R. T- Holman, W. A. Brennan, J. A. Brace, Neil McQnarrie et John A. Sharp ont été nommés comme co- mité pour soumettre nos griefs à la considération du surintendant Sharp. Avec des tels hommes a la tête de ce mouvement, nous espé- rons que M. Sharpe se rendra à l’é- vidence et nous accordera ce qui nous est légitimement dû. Legislature Provinciale. mm Léhon B. Rogers, vient de sou- mettre à la chambre un Bill ayant rapport à l’agriculture, dent les principaux traits sont les suivants: Il y aura dans toute la province 39 organisations; trois chacune dans douze districts électoraux, deux dans un et une dans un autre. Chaque société aura droit à un subsi de annuel de $50 du gouver- nement, pourvu qu'elle cotise une su: ription annuelle de $4o et qu’- elle ne compte pas moins de 50 membres. Les dépenses annuelles pour ces organisations s’élèveront à $2,000. Le Bill pourvoit aussi à la nomi- nation d'un professeur d’agricul- ture dout les devoirs seront : 1 —D'enseigner l'agriculture au collège P. de Galles pendant l'hiver. 2—De diriger les fermes modèles (stock farms). 3—De faire des conférences dans les diverses parties de la province où sont, ou seront organisés des cercles agricoles. 4—D'agir comme secrétaire du département d'agriculture. Le gouvernement vient de sou- mettre à la législature les comptes publics de la province pour l'année 1900. Dépenses Recettes $355,994.23 282,056.07 $73,938.16 Ajoutez à cette somme le mon- tant de $22,000 pour vente de ‘‘Dé- bentures’’ et on arrive à un déficit de $73,938,16. “Dual Laugnage” Nous prenons cette occasion de remercier bien cordialement notre estimable confrère l’Examiner pour ses bienveillantes dispositions en- vers nous, telles qu'exprimées dans son dernier numéro. Nous sommes heureux de constater que l’Exami- ner sait apprécier si hautement les beautés de la langue française et la nécessité qui existe pour tous, C'est un fait incontestable qu'à! l’ouest de Summerside nous n’'ob- | tenons pas du chemin de fer la part | de justice qui nous appartient. | Tout le monde sait que cela est dû | à ce que nous n'avons pas deux} trains quotidiens comme les ont les | autres parties de la province. | Pourtant, nous payons notre quote- part pour le maintien de notre voie! ferrée ; notre trafic est égal sinon sup ‘gr à « — ivoe ? d'aucune autre |: à présent, de comprendre et de pratiquer cette langue. Nous aimons la franchise. Peut- être que le mot ‘‘nuisible’”” dont nous avons fait usage est un peu fort pour représenter ‘‘annoyance’; mais notre confrère admettra qu’il ne dérange en rien le sens de sa phrase anglaise. Merci, confrère, pour vos bonnes paroles. SNS Rue Li nn. ñ C er é rà gicr acceptable Idens. “SRE State if patentes. : # | CREED merside avant le mois de juin, au L SX à AN RQ me DO LOG Les personnes qui nous doivent sont 7 pries de faire attention a cet avis. ” Tous montants dus a G. & F.J. Buote 7 jusqu’au 14 janvier, 1901 seront mis dans les mains de notre avocat, M. Aubin E. Arsenault, s’ils ne sont pas payes avant S le ler mai. + 3 Cet avis se rapporte a tous, sans dis-2 Ÿ tinction de personnes. Ainsi evitez les % depenses inutiles en envoyant votre argent DIRECT a LL F. J. BUOTE, ignish, |. P. E., + Correspondance Sr AS Notre confrère /e Journal de Sum- merside, aeu une attaque de nerfs, Messieurs de L'IMPARTIAL, la semaine dernière, à propos du Sous ce pli veuillez trouver maître de poste de Tignish, qui lui|un dollar—mon abonnement pour a fait dire des choses qn’on peut, | l’année courante. J'aime toujours sans exagération, ranger dans la|L'ImparTIALet suis toujours im- catégorie des plus plates platitudes, | patient de le lire. L'ayant mis à l'ordre parce qu’il| Je remarque souvent des corres- nous attribuait des paroles que nous! pendances dans lesquelles l’étude n'avions jamais proférées, voilà | du français est fortement recom- qu'il entreprend de s’arracher du mandée. Rien demieux. Etudions bourbier où il s'est empêtré en notre belle langue. Plus nous nous lançant untas de niaiseries | nous perfectionnerons, plus nous sans rimes nisens. À quoi bon |nous comprendrons les uns les vous fâcher rouge comme un coq? |autres ; plus nous deviendrons A quoi vous serviront ces épanche- | patriotiques. ments d’'invectives ? Ne savez- | Vivant au milieu d’une popula- vous pas que ceux qui sont fami-!tion mixte, comme de raison, nous liers avec les faits et qui ont un|devons avoir tous les égards con- grain de bon sens ne croient pas ua | venables envers les autres pationa- mot de ce que vous dites, la-des- Jités ; mais cela ne doit pas nous sus? Nous n’avons jamais dit que empêcher de regarder chez nous vous ne pouviez pas lire le français |d'abord. Nous avons maintenant aisément (readily). ‘‘Polly’” ré-|nos avocats, nos médecins, nos pète aisément (readily) des mots ; marchards. nos hommes de métier, mais iuterpréter fidèlement ce Let s:ns porter ombrage à qui que ce qu'on lit, oh, ça, c’est une toute | soit, nous ne devrions pas les autre affaire. Encore, quand vous | ignorer pour satisfaire les étrangers, dites que ‘‘Protest’”” n’écrit pas|Nous supporter les uns les autres, bien l'anglais, permettez-nous de nous entr'aider, c’est là le point vous dire que tous ceux qui con- qui tient le plus fortement à nous naissent ee beau langage admettent élever dans l'estime des autres na- que la grammaire de ‘‘Protest’’ est | tionalités. beaucoup supérieure à la vôtre, si|semble. on doit en juger par les phrases ba- Donc travaillons er- | Vous souhaïtant un succès sans roques innombrables qu’on lit dans | mélange dass la carrière noble et vos colonnes, de semaine en Sse- | patriotique que vous poursuivez, maine. | veuillez, Messieurs, me croire votre Quant à venir nous dicter ce que ami sincère et dévoué nous devons reproduire des dis- UN ABONNE. cours de M. Hackett, vous faites preuve d'une vanité sans égale, | Unis, à la ‘Croix’! Quand M. Hackett, en chambre, |iet ces détails : prononcera des discours qui seront} M. William Ryan a fait son ab- dans l'intérêt du public, en général, juration publique dans l’église ca- nous serons toujours prêt, comme |tholique de Birmingham. Les cé- déjà, à les livrer à la publicité. rémonies ont eu. lieu à l'église Nous n‘avons pas de querelle à|Saint-Paul, en présence du R. M. Kennedy, prêtre. ‘M. Ryan est, croitson, un des très rares francs-maçons du 33e degré qui aient renoncé à la secte satanique pour rentrer au giron de la sainte Eglise.” donne à ce su- démêler avec notre estimable con- frère, non plus. Tout ce que nous lui demandons, c'est qu'il ne 1ous acouse pas de fautes dont nous ne sommes pas coupable. CONVERSION ——— jO THE PUBIAC D'UN FRANC-MACON DU 33€ DEGRE —X— M. William Ryan, de Bi-ming- ham, Alabama, Etats-Unis, vient, Às 1 have had several years d’être reçu au sein de l’Eglise ca- | praciicai experience in Boston tholique. Il était depuis plusieurs | in # années membre éminent de la Franc-Maçonnerie, et, depuis 1890, membre du Conseil suprême des anciens, 33e et dernier degré de la secte. Une correspondance adressée par M. iecuré de Lafargeville. Etats Watch Making and Repairing And as 1 have decided to open a watchmaking, re- - TE p'iring and jewelr sh i 7 y op QUERN HO Fl EL here, 1 therefore soiicite the pa- .tronage of the public. FORMERLY PERRY HOTEL | Queen treet, Head of Queens Whurf | This new aud commodious | Your clock may be out of or- hotel is now open for business | der ; Thorughly fitted up witu all! Your watch may not keep the modern improvements, this, . strié: hotel offers io the publie accom-|® pb modation, which cannot be cex-| You may have some pieces ot œited im any other on the 13-,JewWelry which have been bro- land. Good tables, large airy | ken : bedrooms, bath rooms, sample! Fetch them to me 1 will gua- rooms. Terms moderate., Free! Ê coach to all trains and steamers. 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