We” ” a - + ER un « 0 D gr mm + "À IL’IMPARTIAI,, JEUDI LE 4 JUILILET 1901 _ PREM1ERE COMMUNION Dans la vieille chapulle où le temps a terni les ors éclatants, et pâli les tons vifs des tableaux, il se prépare une grande fête. D'inrombrables lumières bril- lent sur l'autel, cemme des myriades d'étoiles, qui seraient descendues du ciel bleu, pour faire escorte au Roi des rois. Les fleurs embaument le sanc- tuaire et se mêlent à l’encens daus nn même hommage. On entend dans le lointain un chœur de jeunes filles, on croi- rait que v’est un chœur d’'anges répétant ces vieux cantiques. Et ces ehants celestes viennent éveiller les émotions les plus suaves, avec le souvenir de eet Age heureux où nous ignorions la vie et le mal. À travers la grille, on voit dans les stalles sombres, les re- ligieuses immobiles dans l’atti- tude de Ja prière. Les ornements antiques, dons prinoiers de personnages illus- tres, qui s’harmonisent si bion avec cette chapelle monastique, ont tous été sortis de leurs en- veloppes et le soleil met sur leurs dessins brunis de iauves reflets. Voyez s'avancer les petites communiantes; depuis long- temps elles appellent os jour qui laissera rayonner sur leur vie un éclat doux et pur. Elles sont là, recueillies sous leur me “ adressant à ce Jéus doat on lJèur a dévoilé les ten- dresses, une prière que seuls les cœurs jeunes et purs peuvent formuler. Peut-être viendront elles plus tard lui offrir de nou- veau ce cœur donné aujourd: hui généreusement, mais pour la plupart c'est l‘épreuve qui les ramènera, et rares seront cel- les qui laisseront la tendre Vio- time de l'Hostie régner sans partage sur toute leur vie. Les mamans et les grandes sœurs revivent elles aussi, eette heure magnifique, eù dans la petite église parée de la même manière, elles venaient recevoir ie Dieu d'amour. Les larmes eoulent abondantes, larmes de joie, de reconnaissance. larmes de regrets de ne pas être ce que uos dix ans rêvaient: des saintes des martyres ! Larmes de con- tentement de se sentir des chré- tiennes dignee de ce nom. La cérémonie se continue, les voix, là-bas, tout an fond, chan tent l'amour divin, les reli- gieuses prosternées prient pour leurs filles: les petites qu'elles ont préparées à cet acte solennel les grandes qui luttent loin d’el- les. Le prêtre a fait descendre Jésus sur l'autel et les robes blanches se dirigent vers la sainte table. On les reconnait à peine, ces petites vierges qui viennent de se frapper la poitrine et de s’a- vouer pécheresses, ellesont tou tes les yeux baissés, les mains jointes, elles vont s'agenouiller l'une près de l'autre et le mtrâcle de la Cène se répète. Le prêtre ieur distribue ce pain mystérieux qui gardera leur âme pour la vie éternelle et elles retournent comme aceablées de ce bonheur si grand. Le frôle- meut de leurs voiles rappelle les bruits d'ailes des anges du beau eiel bleu. C'est fini... Comme Pierre sur le Thabor, vous voudriez rester sur cette sainte montagne. Des- cendez, pauvres enfants de la- terre; ne vous désolez pas si cet- te heure bénie entre toutes est brève, elle sera votre consolation pendant tout le cours de votre destinée qui deviendra peut-être triste, isolée. Quand vous ver- rez tout se dérob3r autour de, vous et que les plus sèrs appuis vous manqueront, évoquez le soavenir de votre première com- munion. Celui qui vous a donné dans un jour l'intuition du vrai bonheur, vous garde une éternelle récompense. Que cette pensée vous soit à jamais douce dans le pèlerinage que vous commeucez. GENEVRA. , L'ORTHOGRAPHE ET LA PRONONCIATION DE LA LANGUE FRANCAISE | À propos ds discassions que | soulève de d«tous côtés le pro! jet fantaisiste d'une réforme de l'orthographe nons croyons in tére sant de citer quelques unes | d'embarras aux étrangers dései langue française. Nous portions les portions. Les poules du couvent couvent Mes fils ont cassé mes fils. Il est de l'Est. Je vis ces vis. Cet homme est fier, pent-on s’y fier. Nous éditions des belles édi- tions. Nous relations ces relations in téressantes Nous acceptions ces diverses acceptions de mots. Nous inspections les inspec- tions elles mêmes. Nous exceptions ces excep- tions. Je suis content qu'ils centent cette histoire. 1ls convient qu'ils convient leurs amis. 1ls ont un caractère violent; ils violent leur promesse. 1ls expédient leurs lettres, c'est un bon expédient. Nos intentions sont que nous intentions ve procès. 1ls négiigent leurs devoirs, je suis moins négligent. Nous objections beaucoup de choses contre ces objections. Jls résident à Paris chez le ré- sident d'une cour étrangère. Les poissons aflaent à unaf fluent, etc. Au premier abord, il semble qu'on doive donner raison aux modernes réformes de l'ortho graphe, mais un examen plus différences de proviennent de causes que l'on s'explique lorsqu'on a étudié et que l’on connait à fond notre belle langue. Nouvelles MARCHANDISES DU PRINTEMPS. RARES Done J'ai reçu la plus grande partie de mon nouveau STOCK da printamps. J'ai un assortiment qui ré- jouira tous les cœurs. J'ai choisi des marchandises, tant au prix qu'à la qualité qui méritent d'être vues pour être des bizarreries qui eauscent ne appréciées. Collets, Indiennes Fla- nellettes, Etoffes a Robes, etc. etc. J‘importe mes marchandises | quoi j'importe les meilleures et les vends au plus pas prix. Pour argent comptant je ga-| rantis que je puis vendre mes. marchandises à meilleur mar- ché que n'importe qui. | | Beau Stock d’Epice- ries aussi. | J, F.Chaisson Tignish. 1er msi 1901: MEL ST ee A 2 RDA 7 Car 4 APE 7 — #“ SA Et METTU +: t louiz ! nistcirs k , “ - 2 à las . SO VS 1OHTC! 4 :| LE à l'E. sh À ST de 1 à een _ | Lite ll SEA Ut ite : 1145685: 4 ( i 8',, Moutréa!:—#Nous nous servons fréquement ce Paix-Kizzer Perry DaAvis pour dou- leurs dans l'estomac, fhumatisme, raideur, engelures, eramzus, et tous les maux dont sort atieinits les gens qui occupent 1 ne posi- tion comme la nôtre. Je n'hésite pas à dire que le Paix-Kruer estle meilleur remède que l’on puisse avoir dan: le tels Cas.” Il peut être pris comme: remède interne et externe. Bouteilles de deux grandeurs 25e. et 50c. _ | MisuY DaVis', Du Capt. F. ji. ye, voste de poiice No. 5, > » E ASSEMBLÉE DÉS FERMIERS A TIGNISH Lundi le 15 juillet, à 7 heures du soir, il y aura une assemblée, à | la salle Ste. Marie, Tignish, pour compléter l'organisatioh de la so- ciété des fermiers formée par l’hon. ministre de l'Agriculture. Tous les cultivateurs des Lots 1 et 2 sont spécialement priés d’y as- sister. reux de se familiariser avec la | Il y va de l'intérêt de tous de se trendre à la salle Ste. Marie, le soir du 7. A. HAY WOOD, Président, J. J. Morrisey, Secrétaire. Tignish, 22 Juin 1901. Obtenez le véritable Ken | DRICK. TO THE FEOPLE OF —- West Prince I am better prepared than ever to supply the demand in FRUIT of all kinds whieh ar- rives fresh weekly. All kinds of Temperate Drinks ON ICE. A good supply ot PIG-NIC goods, such as Raspberries, Strawberries, Lemen and Pine Apple Gordials (for drinks,) in canned meats; P1GS’ FEET, LUNCH TONGUE, DEVILED HAM. A large assortment of Confection- ery, always fresh. Gigare whelessle and Retail. I also keep a good assortment of spectacles and eye glasses Eyes tested free. Watch & Jewelry promptly attended to W.J. Crockett, repairing Waltham Watches, unexcelled for time keeping. Wedding pdother RINGS, fine varieties styles and stones. Kpectacles, and Eye glasses with lenses fit- ted to each eye separately by means of testing and with re- gard to style and comfort in wearing. Silver fpoons, Forks and an extensive stock of fancy and Table ware, suitable for presents. E. W. TAYLOR. who keeps the Alberton Fruit and . Confectionery Store. æ” Cameron Block, Ch Town, April 4th., 1901. SOMETHING OF INTEREST TO BUYERS We have just finishec stock-taking and find that we have too many goods in several lines Notwithstanding this fact we are receiving more goods every week direct from mills, which we ordered last fall. Cur bright and well hghted stores enable customers to that notice no “old timers’ are offered for sale even at 50 percent below cost. . When aocidentally we get goods faded we jast give them away 50 that our always up-to-date stock will not be impaired. What we propose to do for the next 30 days is to give mare value for a dollar thar ever was given in Sumuwerside befcre, for cash or the product of the farm. HAT AND CAP DEPA In this department ean be seen a big table oontaining 400 Felt Hats, men and boys, black, brown and Grey, ail sizes, at 25c to 80, regu- lar price 50c to 1.50 CLOTHING DEPARTMENT One big table full of men’s suits, 1-3 off regular price. À line of Waistcsats, 50 ot them, 100, worth $2. Boot and Shoe Department 300 pairs Ladies’, Grents’, Boys, Girls’ and Infants, 1-3 to 1-2 off. All kinds ef REQUISITES for LOB- : STER FACTORIES. Two approfondi de la question Pet— Barbed Wire, Nails, Cordages. Three mettra de reconnaître que ces | cars Flour, Cornmeal and Rolled Grains. prononciation (ne car Redpath Granulated Sugar. RTMENT DRY GOODS DEPARMENT 50c will bay 10 yards New Canadian Print nice pattern ; 590 will bay 10 yards New Canadian Gingham, nice pattern; 60e will buy 10 yards Flannelette, Plain, Striped and Che:k, extra width. partment still à yards Black Our Black Goods De- takes the lead ; prices from 20 10 $1.50 ; the latest novelties ; $125 will buy Cashmere, 42 in. wide, worth $1.79, $1.25 will buy 5 yards Fancy Figured Cashmèëre, 42 in. wide, worth 1.75 The Carpet Department new designs. is replenished with 100 rools, all grades Also the newest in Curtains, Curtain Musiin 8,000 rolls new ROOM PAPER and Borders. cars each One doll One dollar will now buy 20Olbs Redpath’s Granulated Sugar. ar Will now buy 241bs Redpath'’s Refined Sugar. £& Ladies visiting our Dry Goods Department will notice the room newly fi:ted up at sout end specially for Ladies’ made up garments, a magnificent stock of which is just opened. (Gent Novelties in Shirts, Ties aud Collars. Sumtmerside, March 28th 1901 R. T. HOLMAN. &% ABRAMS+VILLAGE+STORE 45% During the wiater months L'offer my geods at the lowest possible price. Constantly on hand a complete stock of Dry Goods Groceries, Boots and Shoes, Hardware, Tinware, Crockeryware, etc. pour les vendre. ©'est pour- |ell selling at low prices to make room for spring importations. ? am in a position to compete with any firm on the 1sland as my goods are marked at lo figure and my expenses are emall. All kinds of Farm Produce taken in exchange for goods. Come to the Abraams’ Village store and be convinced of the good goods at low prices. SYLV. E GALANT Ms