æ Eu Mes LA D FR LE LP a me a PER. LME de Ms À te US UNE HAINE a # (suite de la 1ère Page) longtemps avant l'arrivée du succest@ur improvisé qu'on lui avait donsé, Andoche Morisset était sur le bac. À part une certaine fatigue sur les traits, personne n'eût pu se douter que la mort était ve. aue, la vieille, frapper à sa perte. Jean Malisorne, comme tous les cultivateurs, comme tous les mariuiers, comme tous les pê- cheurs, se levait avant le jour et venait, aussitôt levé, visiter sor la rivière les engins de pé ehe qu'il avait tendus la veille. Eprouvait-il queique remerds de l'a-andon dans iequel ii avait laissé son malheureux complice ? Non ! mais son re- Œard se porta iuvelontairement vers le bao. Qu'est-ce que je vois là ?se demanda til. Et il regarda une seconde fois. C'est bien Morisset ! s'écria-t. 1l ; décidément Prosper est un idiot, on cette résurrection cache quelque mystère, 1ls’approche doucement dn bao. Eh bien, Andoche, va mienx ? Ori, mousienr Malicorne. Voilà mne belle cure ! ça fera honneur à ton médecin Morisset était simple, mais il s'agissait de sa vie, cela le ren dit rusé. Quel médeein ? Celui qui t'a tiré de ce mau- vais pas. C'ést M. Prosper. Bah | Qu'est ve qu'ilt'a donc fait prendre ? R'en, moncienr Malicorne. Tu te moques de inoi, je crois ? Pardon, monsieur Maiicorne. l't'a guéri comme ça, rien qu'en te regardant ? Faat bien croire ! Tu n'as vu personne autre ? Personne..….ah ! si...Marceline: Ta promise ? Oui. Ouais ! pensa Malicorne, ceci n'est pas clair ! Cependant, il est trop bête pour mentir. A. près ça, vrai ou non, c’est bon à exploiter, et je m'en servirai. Pais il dit tout haut: Repose toi aujourd'hui, mou garçon, je me passerai de toi. Merci, monsieur Malicorne. L'usurier revint à terre et fit sa promenade dans le rillage. Deux heures plus tard, tous les habitants savaient qu’An. roche Morisset, dont on avait annoncé la mort, était vivant, et qu il devait ce résultat inatten- du aux soins de Prosper Mali- éorne. Beaucoup deuntèrent : mais comme le docteur Hervey garda le silence et que Morisset me démentit poiut |a version ac. eréditée par Jean Malicorne, on finit par y croire, et prosper re gat avec une mod-stie merveil- leuece les compliments de ses amis. Nous n'affirmerions pas que lui-même ne fût pas ferme ment convainon, les jours sui vasts, que Morisset Ini devait ja vie. Toutefois, il eut l'extrême délicatesse de ne point deman- der d'honoraires an passeur. Le lendemain, à l'heure où Jacques Hervey, qui avait diné chez M. Laroche, quittait le port Michaud, deux ombres noires, sortant de derrière les piles de dit-il, ça bois, lui apparurent subite- ment. C'était Andoche Morisset et Marce.ive. La jeune paysanne se jeta anx genoux du médecin et embrassa le pan de sa redingote. —AÀh, monsieur ! s'écria Mo: risset, je suis obligé de me ea- cher pour vous remercier. —Taisez-vous, malheureux ! la nuit a parfois des yerx et des oreilles. Sauvez vous, vous ne | me devez rien. L'IMPARTIAL, JEUDI LE © NOVEMBRE, DE VILLAGE, Etilse déroba aux remerci- ments de Morisset et de Marce- line. Ce jouis à, le gas fauèbre, qui ne s'était point arrêté pen- dant la durée de l'épidémie, ap- portant ainsi à ehaque heure la nouvelle d'un nouvean tré- pas, et semant l'effroi dans tous les cœurs, cessa de se faire en- tendre. | Ce jour !à aussi, il y eut un grand remue-ménsge dans la la maison de Jean Malicorne ; on fit un nettoyage général ; des rideaux apparurent à l’une des fenêtres, puis, par dessus les rideaux blancs, de grants rié@iux en camaien. C'était un luxe inusité et qui combla d'étonneraent tous les habitants de Château-Bernard. La femme de service, aide que prenait madame Malicorne lors- qu'elle était eccablée de tra. vaux, fat prévenue par celle ci qu'elle l'occuperait tous les jours, et qu'elle eût à congédier, au moins pendant un éertain temps, les pratiques qui l'en- ployaient. À l'heure du diner, un grand conseil s'était tenu entre Julienne, Jean Malicorne et leur fils, mais rien ne trans- pira au dehors de concilia- bule ; toutefois, on remarqua dans l'après-midi que jamais Prosper n'avait été plus €l6- gamment vêtu, ni mieux rasé : il portait des bottes neuves qui reluisaient comme un miroir ; son Chapeau était flambant uenf et sa chemise de fine toile. Enfin, à quatre heures, Jean :Malicorne, habillé Jui même comme mn père noble de cemé. ce | die bourgeoise, ouvrit la grande porte @e sa maison, fit sortir de la conr uns voitnre attelée, dont la eapote était baigsée — ce qui contrastait singulière. nent avec la chaleur étouffante de l’aimosphère— monta dans la voiture et prit la route d’Au- xerre. Tout cela dénotait des événe- ments prochains et très impor- tants dans famille Mali- corne. Qu'est-ce que ça peut bien être? demanda l'aubergiste Gerdrenneau à son ami Flageo- let. Dame ! je ne sais pas ; mais si tu vouiais payer une bouteille, peut être bien que je pourrais te le dire demain matin, ou même ce 80:r. Comment ferais-tn ? Ca, e‘est mon affaire ! Voyons, payes-tu une bouteilie ? Oai, dit Gendronneanu. Eh bien, ce soir, avant onz: heures, tu sauras quelque chose. Uu pen avant dix heures, A- thanase Picou, dit Flageolet, qui avait passé une bonne par. tie de la soirée dans les champs bordant la route d'Anxerre, ap- parut sur le port, et, se glissant dans l'ombre comme un malfau teur, il grimpa sur Îles inclinées des constructions la toitures si- tuées à gauche de la maison Malicor:e, gagna une Jncarne l'esclada et se trouva dans une espèce de grenier, au dessus des écuries qui servaient aux rela- peurs et qui dominait la cour de Malicorne. Le mur de sépara tion n'avait ancune fenêtre sur la cour, mais il était lézardé en plusieurs endroits. Flageolet n'eut auoune peine à faire sortir de son alvéolede terregiaise des séchée une grosse pierre, ce qui lui permit de voir tont ce qui se passait, non-seulement dans la cour de Malicorne. mais eacore au rez de chaussée de la maison, dont les fenêtres etaient dégar- nies de rideaux. À peine était il installé à son observatoire qu'il emtendit le bruit d'une voiture ; la grande | porte s'ouvrit à deux battants et se referma aussitôt. La cour était éelairée par la lanterne de ‘a voiture et uue lumière que Prosper Malicorne ‘enait à la main. Une jolie tête blonde, tonte in 06 NT frisée, aux ièvres soriantes, au | regard curieux, se montra sous la capote du cabriolet. Donne la main à Adrienne, dit la voix de Jean Malicorne. Mais tandis que l'officier pla çait «a lumière sur le rebord d'une fenêtres, la jenne fil'e a- rança le pied sur le marchepied de Ia voiture et sauta sur e sol, très jeyemse de cette pe- tite malice. Elle fut suivie de Jean Mali- corne. Aide-moi à descendre malle, dit celui ci à son fils. 1ls tournèrent la voiture, dé. taehèrent une de +es hautes malies dont les femmes se servent en voyage, et, la pre nant chaonn d’un côté, l’entrè- ront dans la maison. Julienne Malicerne et la jeune fille qui portait le nom d'Adrienne les y avaient précé- la dés. La femme de servioe détela ‘le cheval et le condaisit à l’écu- | rie. La cour redevint obscure. | Bigre! murmura Flagsolet, voilà ux beau brin de fille. Où diable le père de Malicorne a:t- lil démiché oe bal oisean ? I] reprit le chemin qu'il avait déjà parcouru, et se trouva sur le port. Faut-il parler ? faut-il se taire ? se demanda Kjlageolet. Bah ! on le sanras tonjours, et dès demain certainement ; une fille no se cache pas comme une pièce de cent sous. Allons chez Gendronneau : il payera bien une seconde benteille pour sa- voir quelque chose. Probablement Gendronnean en paya plusieurs, ear Flageolet no sortit qu'après minnit de chez l'aubergiste, et dans un état qui dénotait ébriéts fortement caractérisée. Les deux amis avaient fêté les vignes du Srignenr. une X1 Un secret d: plusieurs per- sonnes n'est plus un secret. Tous les habitants du village [surent, le Jondsrmain matin, que Jean était revenu d'Auxerre en compagnie d'ane charmante j:nne fille nomme Adrienne qu'il logeait chez I]mni La présence de cette étran- gère dans la maison de Mali corne expliquait, sans les jueti fier, le luxe d'une servante, que se donnaient ponr la première fois tpoux les beanx rideaux en camaiïeu qu’ on apercevait à une des fenê du étage, et lei remue ménage qui s'était vu, la Comment Malivorne CE Malicorne, tres premier veiile, chez l’asurier. l'avarice serdide de jéalicorne et de sa femme avait pu, tout à conp, se transformer à ce point que la prodigulité semblait régmer maintenant dans cette maison ? L'étonnement fout bien autre- ment grand, lorsqu'on apprit, par la fsmme de service, que les repas ne se prenaient plus dars| la cuisine, mais dans wne salle basse qui servait de parloir et de cabinet à Jean Malicorne. C'était une vrais révolutioà ! | elle On se demanda qui était cette Adrieume, à Ja considération de laquelle s'opéraient de sembla- bles miracles. À coup sûr, ce ne pouvait être une parente de M1: licorne ; il n'eût point fait de pareils frais pour On interrogea la femme d: ser- vios sur l'attitude de Julienne de Jean et de Prosper vis à vis de la nouvelle venue. la recevoir. ‘has been used for several M. Malicorne, rénondit-elie, l'appelle. ‘“‘Adrienne”, mais le plus souvent : ‘‘Mademoiselle’” | quant à M. Prosper, il l'appelle: “Mademoiselle” ; et tous les trois sont pleins d'égards, de |prévenances et de petits soins | pour cette beile fille : ils la ani jotens comme une princesse. | On remarqua de plus, que Prosper avait redonbié d: luxe, | ee cf que ses sorti:s étaient beau- | | ETES PO SET . rene PEREN ve va 1899. Mme. Marie St. Laurent PENDANT SEPT ANS SOUS LES SOINS DE QUATRE MIÉDECINS-MAIS SAUVÉE DE LA MORT PAR LES PILULES ROUGES DU DR. CODERRE. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont la supreme espérance de toutes les femmes malades et l’amie des jeunes filles.— Elles conviennent a tous les ages et a toutes les bourses. Dans tout le monde, et dans toute l'histoire du monde, aucun médecin etaucun remède n'ont pu guérir et sauver la vie à un si grand nombre de femmes que les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Elles sont pour les femmes seulement et elles agis- sent directement sur les organes spé- cialement féminins des femmes, qui, quand elles sont en santé les rendent si attrayantes, mais quand elles sont malades, font qu’elles sont un obj:t de pitié. Ne voulez-vous pas encore être bien comme quand vous étiez ptites filles ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre vous rendront ainsi. Telle est l'opinion de Madame St. Laurent, qui est une dame intelligente et tout à fait digne de foi. Voici ce qu’elle dit : ‘“ La misère ct le travail ‘ ont été la cause que j'ai contracté ‘une grave maladie qu m'a fait “souffrir pendant sept ans. Le “beau malme rendait martyre, Je souffrais de maux “ de ‘tête, douleurs dans l’estomac, le “d'appéiit. J'étais si faible que j'avais de la misère ‘à marcher seul:, j'avais l'air d'une morte tant j'étais ‘pâle ; quatre médecins me soignèren!, mais sans suc- ‘cès, j'étais tout à fait découragée charitables qui connaissaient les Pilules Rouges du Dr, ‘ Coderre me conseillèrent d'en prendre. * remède, car je ne me sens plus du beau mal, je fais mon ‘‘ouvrige comme si je n'avais jamais été malade et je 6e “ je dois la vie azx Mme. Marie St. Laurent, Lac Edou Que pouvons-nous ajouter de plus après un témoignage aussi éloguent ? que Îles N'est-il pas clair, aux femmes ne peut résister contre lei usage ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre donnent toujours en même temps que li guérison, l’énergie et le courage pour entreprendre les luttes et les dans la vie. suis bien, forte ct alerte comme à l’âge de 1s ans. Je “suis heureuse de vous envoyer mon témoignage, car Pilules Rouges du Dr. Coderre.” Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent ? N'esti1l pas assez prouvé qu'aucune maladie particulière Elles sont toutes puissantes pour guérir le beau mal, la leucorrheé, les irrégularités, la constipa- tion, les maux de tête, d'estomac, de reins, côtés, dou- MADAME MARIE ST. LAURENT, dos, les côtés, pas eux. » quand des amies Béni soit ce ard, Co. Portneuf. | Dr. Coderre, n'est-il pas évident tracas inévitables retard. leurs dans le bas-ventre, les étourdis- sements, nervosités, les maladies particulières au changement d'âge, bouillonnement du sang, froideur des pieds et des mains, elles sont d'un grand secours, prises avant et après la naissance d'un enfant ; les méres devraient toujours en donner à leurs jeunes filles, elles les rendront régulières et aideront à leur forma- tion. Souffrez-vous depuis longtemps ? Alors il est bien douteux qu’une ou deux boîtes de Pilules Rouges du Dr. Coderre puissent vous guérir. Soycz censciencieuses et prenez-en assez pour leur donner une chance d'agir sur votre maladie, en même temps écrivez à nos médecins spé- cialistcs. Vous pouvez les consulter pour rien. Ecrivez-leur une des- cription bien complète de votre ma- ladie. Vous n'avez rien à craindre, ne leur cachez rien, car toutes lettres adressées au “ Departement Medical, Boite 2306, Montreal.” sont ouvertes, répondues ct tenues confidentielles par Si des dames le préfèrent, ells peuvent consulter personnellement et gratuitement nos médecins spécia- ‘ listes en se présentant à notre dispensaire pour les fem- mes, au No. 274 Rue St. Denis, tous les jours (excepté le Dimanche), de 101 heures a.m.à $ p.m. bliez pas, consultations gratuites. 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N'ou- imitation toutes les pilules Si vous ne pouvez vous ous les envoyons au conp plus rares. 1l ne faisait que de courtes apparitions, le matin, chez Gendronneau. | Ses amis conçurent ia pensée | de l'interroger à propos de la. jeune étrangère ; mais, au Ppre-| maier mot qu'on lui dit à ce su-| jet, il prit un journal et na ré-| STOVES AND FURNITURE ; PS EE ON LC + —, = Re Nr sé — + 1f you require a pisce of Furniture from a Cradle to a Par- pondit pas. Comme on redoatait | lor Suit or any kind of a Store from a Farmar's Boilkr to 8 sa brutalité, nul re fut assez hardi pour revenir à la charge. | La ouriosité était dons vive- ment excitée parmiles habitants du village. 11 fallait à tout prix pénétrer chez Malicorne pour s'assurer que la renommée n'avait point été mentense sur la beanté ex- ceptionnelle de mademoiselle Adrienne. {à continuer] À Reward of sincere thanks will be paid to a!} parties who will promhtly s£tlie their medicine Bill at the Tignish Drug Store. CHAS DALTON. Sept 21st— dins a A Ar #8 F2 FL T t = A: * Fi 5 De Le, : À lim lu 77 ES a 14 À K BR HE SA MEATEC CURE is com"osed of Barks, Berries, Herbs ani Leaves. 1t is made from a receipt that b years and we have yetto hear of a case 0! Rheumatism, sciatiea or any kindred treubles that it has not relieved. For sale by all druggists or we will send it post paid. Price 50cts. a package or 3 for $1.25. Prepared only by + À GOURLIE PRINCE CouNTY DRUG STORE SUMMERS!DE P.E.1. Kitchen Range it will pay you to insnect our stock. We want to buy large dried Codfish. Brace McKay & Co. S'Side, Sept. 141h 1899. bickey & Nicholson TOBACCO MANUFACTURERS Black Twist, Bright Twist (Smoking]. Flat Chewing Tobacco “Hie Hic” Orders Solicited and Satisfaction Charlottetown Oct. 14ih 1897 Guaranteed . Not necessary to pay high prices for Job printing when you can get wood work done at this office for less. Any- thing very fine that we can't do we tell yon where you can gctthe best Bargain.— LIMPARTIAL OFFICE. 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