CRE NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 21 MARS 1911 y 18 ANNÉE Grandes et Petites Maladies Le peuple, qui aime à simplifier les choses et qui s'inquiète peu des termes savants créés par la méde- cine, a trouvé, pour sa part, une appellation très concise pour les affections graves qui immobilisent le patient pendant plusieurs mois. Il appelle cela une ‘ grande maladie” et Ça faire allusion au temps où il souffrait, il ne se donne pas la peine de rechercher le nom scientifique du mal par lequel il ‘* quand j'ai eu ma suffit. Quand le malade veut est passé, il dit simplement: grande maladie”. Et dans son monde sait ce dont il veut parler. La peur des grandes maladies est salutaire; mais nous voudrions faire com- prendre aux personnes qui nous lisent combien il serait bon de se con- vaincre du danger des petites maladies, des ma- laises dont on ne s’occu- pe pas assez, qu'on négli- ge et qui finissent par vous emporter. La filuxion de poitrine foudroyante tue moins de monde que les rhumes que l’on croit bénins. Il y a moins de femmes qui meurent d’une jambe cassée qu’il n’en meurt de petites hémorragies répétées. Et la raison en est bien simple. Quand une femme se voit atteinte d’une gran- de maladie, elle se soigne, elle consulte et prend les médicaments nécessaires. (C’est ainsi qu'elle peut se guérir et se remettre à la santé. Mais si elle a contracté un rhume, une hémorra- gie, si elle souffre du beau mal, ou de l’anémrie, elle ne fait rien, laisse le mal s'empirer jisqu'au mo- ment où il rie peut plus être contrôlé. Et pourquoi cela? prenons pas. Est-il admissible qu'elle ne fasse rien; n’est-ce pas vraiment mal agir de sa part, envers ses enfants, envers elle-même de ne pas profiter des moyens de se guérir qui sont à sa disposition ? Si elle habite dans Montréal, ou à côté, ou à la portée de la ville, il lui est facile les Médecins Spécialistes de la que Franco-Américaine. dre. Si elie habite à une certaine distance de Montréal, elle n’a qu’à écrire, donner les détails de son mal demander des conseils Voilà ce que nous ne com- Cela ne lui coûte pas un sou et immédiatement elle sait de quel mal elle souf- fre, ce qu'il lui faut faire et ce qu'il lui faut pren- Cela lui coûtera juste je prix d’un timbre-poste et aussitôt elle recevra une consultation ia renseignant pleinement sur son état. n'ait à gagner à excellence: les tonifient, entourage tout le Mme Ovila Arcand, Sept Iles, Que. seulement leurs conseils et de venir consulter Compagnie Chimi- Montréal. C'est aux femmes parce qu'ils détiennent pour elles je remèce par constatai que ma santé s’améliorait. je me fais un plaisir de publier que je dois ma guéri. son aux bons effets des Pilules Reuce Est-elle psrdonnabie réellement si elle ne fait rien, si lle reste en proie à l’anémie, à la chlorose, aux petites maladies qui font les grandes douleurs? Nous sommes certains qu'il m'est personne qui écrire à la Compagnie Chimiqui Franco-Américaine et à consulter ses Spécialistes. Leur expérience est si gér.érale qu'ils peuvent tou- jours donner un bon conseil. Surtout qu'ils s'adresse: 1 Pilules Rouges qui soutiennent, reconstituent l'organisme férainin. Les Pilules Rouges qui ont ure action si puis Sante sur le sang et su les nerfs, guérissent l’a némie, la chlorose, la fa: blesse, les maux d’esti mac, la migraine, le beat mal, et les douleurs ce l’âge critique. Voilà les petites mala dies qu'il faut cou.bai tre, voilà celles qu'il fai: guérir. Pour cela il n'est rie: de mieux que les Pilule Rouges. En voici une “Quelques beuresar:i la naisserce d’un de m enfants, je fus prise C° malaise étrerge qui 1 tarca mes relevaiiles € même m'empêcha de x rétablir parfaitemer Pencant ceux ans je fu bien faible et encui beaucoup de Couleur: J'avais essayé ce me fai: preuve soigner par une deme qui se prétendait savante © qui disait son traitement infaillible, mais j'en eus c: chagrin, car mon état empira. en dernier lieu aux Médecins de la Compagnie Chi mique Franco-Américaine, je leur écrivis, leur exço: sai ce que je ressentais et bientôt après, en suivar. Enfin, je m'adresse en prenant les Fiuics Rouges, ; Aujourd’hui s.)? Mme OVILA ARCAND, Sept Iles, Co. Saguenay, Québec. CONSULTATIONS GRATUITES par les Méde- cins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, tous les jours, excepté le cimar che, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, au No. 274 rre Aussi consultations par lettre pour les femmes qui ne peuvent venir voir nos médecins. Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes. par la malle, au Canada et au Etats-Unis, sur ré- | ception du prix, soc une boite, $2.50 six boites. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE 274, St-Denis, Nous les envoyons aussi, rue Saint-Denis, Montréal. Le SIROP des ENFANTS du Dr CODERRE guerit la colique, la diarrhee, les derangements d'estomac chez les bebes et leur donne un sommeil paisibie. LE PARLER FRANCAN. (Du Pionnier de Nominigue) En ce pays, deux choses concen- la | d’hui enraciné au Canada. trent habituellement l’attention : politique et les sports. On ne voit soeurs du rameau français aujour- Nous applaudissons de tout coeur à cette guère la masse se passionner pour | résolution. autre chose, L’élite seule porte in- térêt aux choses de l’art, et l'élite c’est le petit nombre. Toutefois, pendant que nos joyeux députés encor e plus attentif aux exploits de courses que soucieux de se rensei- gner sur la partie du tarif. Taft- Fielding se nourrissent d âpres é- motions, quelques savants modestes, ais de la langue de nos pères, pa- triotes sincères, se 1éunissaient à Québec pour promouvoir tout bou- nement, sans réclame tapageuse, sans être payés pour leur travail ni même rétribués pour leur temps et leurs voyages, le bon parler français: au Canada. On ya présenté des travaux ; on y a fait des conféren- ces ; on y a émis des voeux et for- me de projets, tout cela pour le maintien du doux parler de nos aï- eux, et pour la propagation de l'i- dée française bien comprise, l’idée noble et généreuse, l’idée française créatrice d'oeuvres de civilisation et inspiratrice des plus beaux dé- vouemer ts. Cette année, une idée nouvelle est venue se grefier aux nombreux moyens préconisés pour le soutien des intérêts nationaux celle de resserrer davantageles élé- m-nts de langue française du C:na da en conviant les Acadiens au con- grès de l’an prochain. Ainsi, la grande famille acadienne çue les persécutions et depuis les circons- tances les plus malen-contreuses ont tenue à distance de nous, sera co- pieusement représentée à ce con- De la rencontre de ces deux grands courants devra naître une forcé considérable, bien plus capa- ble encore que ne l’on été jusque ici ces ’groupements séparés, d’op- poser la résistance à l’envahisse- ment étranger, dans tous les do- maines. Quel triomphe ce sera, le jour où tous ces membres issus d'une même race, dans tous les coins du Dominion, seront nourris des mêmes aspirations, tressaille- ront aux mêmes buts, et feront re- vivre au Canadaïles traditions de la vieille France ! Eu attendant que la Société du Parler Français au Canada, ait “en- régistré dansses anales déjà glori- uses ce triomphe plus mémorable encore, laissons connaître au public canadien l’excellent et touchant té- moignage que lui déceruait l’Aca- démie-Française, ce dont la félici- tait M. Jean Richepin, dans les termes gracieux que voici: ‘‘J’ai parlé tout à l'heure du Canada, et jai passé très vite, parce que je ne voudrais pas manger le peu de temps qui sera si délicieusement :|fêté et pleuré par les poètes que vous entendrez ; néanmoins, je ne puis m'empêcher de donver un pe- tit souvenir à part à ce Canada, qui, est le conservatoire, le musée de notre vieille langue française du XVIIe siècle. C’est là une fleur particulière que inous pouvions croire morte et ne se rencontrant plus que dans les herbiers ; or, elle conservé là-bas tout son parfum, grès où se cimenteront les liens qui|a fleur sortie du terroir même de la France, l’un de nos villages fran-| çais. Et c’est en effet un village!|# rançais, puisque c’est un viilage, du Canada. ‘*‘L'académie Française, trouve, vous le voyez, plus souvent qu’on nese l’imagi- ve, là où elle doit être, a qu'on s'occüpe là-bas de garder cette vieil- essayant d’y pénétrer. Ils ont bien raison ; cette vieille langue, qui est en même temps une langue vivan- te (ce qui est rare) doit être con- servé.””? Empressons-nous d'ajouter que l'Académie Française n’a pas été seule à reconnaître le mérite d’une œuvre aussi utile et aussi patrioti- que. Le gouvernement provincial a accordé une demande de subsides afin de mettre nos dévoués compatriotes en au montant de $5,000,00, état de donner plus d’ampleur à leur œuvre. Vu toutefois, l'impor- tance de celle-ci nous avons lieu de croire que ce geste n’est qu'un commencetment. Fumez et Chiquez le Tabac En Torquettes Mavuufacturé par la Rock City Tobacco Co. doivent unir si intimement —per|et quand on lit certains poèmes ca fas et nefas—ces deux branches |nadizus, il semble qu'on respire une QUÉBEC _ AE EMI Elle était vraiment belle l’Imtua- culée, vêtu de sa robe blanche, plus blanche que la neige des mou- tagnes, quand le soleil venait la <a resser des ses rayons, ornée d’un long voile d'égale bianchenr qui laissait à peine apercevoir les che veux, couvrait les épaules et des- cendait en arrière jusqu’au bord de la robe. Elle était vraiment belle la céles- ‘te dame, au front brillant de séré nité, au visage plein de grâce et de jeunesse, avec son rosaire aux grains immaculés et à la chaîne d’or, sus- pendu au bras droit, et deux roses éclatantes sur ses pieds nus que voilaient presque entièrement les plis gracieux de sa robe. Elle était vraiment belle, et ce- pendant elle ne portait ni bague, ni bracelet, ni collier, aucun de ces hochets de tout temps si chers à la vanité humaine. Sa seule parure était son chapelet. Sa beauté était une beauté absolument virginale, angélique, divine, une beauté ve nant de Dieu et portant à Dieu. Elle était vraiment belle, car ia voyante rentrait en extase, dès que l’Apparition se moutrait à ses re- gards. Le monde matériel n’exis- tait plus pour elle. ‘‘Son âme ra- vie était plongée dans la contem plation, Des sourires ineffables illuminaient son visage, des cou- rants de joie céleste faisaient tres: saillir tout son être.’ (J. B. Estra- de). Elle devenait alors tellemént étrangère au monde visible que la flamme du cierge pouvait passer entre ses doigts sans lui causer la moindre imp:ession. Elle était vraiment belle, belle comme on n’a jamais vu de beauté, disait Bernadette ; belle comme on l’est, je pense, dans le Ciel, disait elle encore. Quand on cherchait sur la terre äes points de comparai- son, qu’on lui citait des dames re- marquables pour la distinction et la noblesse des traits, elle répon- dait presque avec l'accent de Ja pitié : ‘‘Elles n’y peuvent rien’”’, tant la distance lui paraissait con- sidérable. Un jour, interrogée par une de ses compagnes sur la beauté de l’Apparition, elle ne sut d’abord — SE BELLE! répondre que par une sorte d’exta- | se ; puis pressée de parler, elle finit par dire : ‘‘Pour s’en faire une i- dée, il faudrait aller au Ciel”? Un artiste avait été choisi pour faire la statue de Notre Damwe de Lourdes. Il interroge minutieuse- ment Bernadette et lui fait repro- duire cette pôse, ce ces gestes de la Sainte Vierge qui! ont ravi tant d âmes et fait couler tant de iarmes. A l'issue de l’en- tretien, il ne peut s'empêcher de s'écrier : Bernadette sont d'un idéal si pur et si élevé qu’ils suffisent pour dé- inonter qu’elle a vu la beauté du Ciel.’ Il commence son travai! présente à Bernadette : ‘Ce n'est pas cela, dit elle, la robe montait davantage et les cheveux étaient à peine visibles.”" _ L'artiste s’en va} pénétré de la grandeur de sa mission ; il choisit un bloc du plus beau marbre de Carrare, et, avec sa ‘piété et son talent, essaye de réaliser l'idéal qui’i a rapporté de Lourdes. Quand la statue est finie, elle est présentée à Bernadette ; ‘‘Ah !u'est beau, s'écrie la Voyante, mais ce n'est pas Elle ! La différence est comme de la terre au Ciel!” Elle avait faison, mais l'artiste était vaincu d'avance, puisqu'il lui fallait re- produire par des moyens emprnuté une beauté au dessus de la nature. L'image de Marie . Immaculée resta gravée dans l'âme de Berna- dette jusqu’à son dernier soupir. Quelques jours avant sa mort, une petite fille de 6 à 7 ans avait été introduite à l’infirmerie, Soeur Marie-Bernard sourit à l'enfant, la caresse, et celle-ci enchantée : —Ma Soeur, dit-elle, vous avez vu la Sainte Vierne ? —Oui, répond tout bas la malade. et le mouvement, “Les détails donnés par, BRIDGE SALES DIVISION NO. 4, PRINCE CO, The undersigned will sell by Public Auction ou FRIDAY, the 1oth of March, at 2 o’clock, p. m. repairs to Key’s Bridge, Lot 11. On Saturday, at 11 o’clock, a. m., repairs to Beaton’s Bridge, Lot 10. THoMAs BULGER, Road Inspector, - TENDERS MCCANNELL & CRANBERRY FERRIES, QUEEN"S CO. AND POPLAR POINT FERRY, KINGS COUNTY a —— Department of Public Works. Charlottetown, P. KE. I., March 6th., 2911. Sealed Tenders will be received at this Department untill noon on Monday, March 271h, 1911, from any persons or persous willing to contract for carrying passengers» baggage, vehicles, horses, cattle, sheep, caives, swine, grain, flour, meal, and vegetables over and a- cross the above ferries for the term of three years from the 1st day of April next, in terms of the Act 3, William 4, Cap. 8. Tenders must éxpress the rates of ferriage on the above severaliy, baggage, flour ani mealat per hundred and grain and vegetables at per bushel. The names of two responsible persons wiliing to become bound for the faithful performance of the ser - vice must accompany each tendar. The Department does not bind itself to accept the lowest or any tender. L. B. McMiLLIAN. Sec'y Public Works. TENDERS WHARVES AND BRIDGES encore l'enfant. —Si belle, répond vivement Ber- vadette, que, quand on l’a vue: une fois, il tarde de mourir pour la revoir encore.’’ N'est-elle pas le chef-d'oenvre de la création ? Dom. J.B. Vuillemin. FE Aux renouvellement 16869 BÉ6S6S5EEE de saison Elle était bien belle ? demande : So a S G il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inanimé. Le Vindes Carmes est un tonique reconstituant qui a fait ses preuves. Ilest prescrit aux beaucoup rendu cette année un hommage particu- lier à une société canadienne qui le langue française des anglicismes } LABOR KING GS És) SSac personnes cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET CERTAIN. À. Toussaint & Cie, Depositaire Generaux DS IGS SEeGSOss faibles, aux convales- Quebec, P. Q. | enverront vn drhartiilon F4 FAIRBARK Cou “aNY, Mo Nouvelle Orléaus, Si-L puis, Si A FARRENE 1 118 HE a à :LLEUR &i votre énicier na vend pas la mon DUST, envoyez son nom € SUu a à THE N. K. FAIRBANK COMIAXY 6 N VW: : POUDRE A LAVER Tr 22 tettois toute ares mmame de S an ss 5 SE RE 8x Gent ion bn ton CES PR RE 7 C9558 BAR SU: Eh ED RS re à jar ons : la vôtre r il3 vous à a rehie cu + A6 ji:VrS , 1 É” die tv Ont, (nieare, 4 : 1n ‘raucClsCO, Ja Department of Public Works Charlottetown, P. E. I. March 6th. 1911. Ë Sealed Tenuers will be received tat this Department until roon on Tuesday, March 28th, :911, from any person or persons willing to lease any or all of the public wharves and bridges, the property of the Provincial Government from the 1st of April 1911,to the 31st of March, 1912. Full particulars of conditions and rates, also forms of tenders may be (5 | procured at this office and will be {| forwarded to any address. | The Department does not bind |itself to accept the highest or any tender. L. B. MCMILLaAN, Sec’y Public Works. {a Fine 2 Waltham in various sizes and prices. Every one guaranteed to give satisfaction or money refunded. 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Arsenault, avo- cat, Summerside, désire annoncer chagne semaine durant la session de TARN ERAEERE DR a chambre législative, qu’il sera à son bureau le lundi de. _ IMPORTERS AND DEALERS DRY GO00$S HARDWARE BOOTS & SHOE" FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have jut opened'a full and camplete stock ot NEW GUUDS We are prepared to supply the wants of the tariner fish esman and mecha: nic We invite in tendine purchasers to give us a call and they will find we can meet aii competiters, and save them the trouble and expen- | se of going to Summerside Or Charlottetown. OVER 65 YEARS" EXPERIENCE ‘ Anyone sending a sketch and quickly ascertain ad opinion invention b Fonder Prune tions mes sent free. ste diète dé qe ah 1 Maun y 4 M nr a | ad de À pe ad dc. Eh ds big + Hs