Se an DRE 6 pu stisouse où ne Les Hommes Bons Sous différents titres et sous diverses signatures, vous pu- bliez dans votre journal de forts johs articles sur la femme, qui me paraissent d'une vérité 1n- contestable. Comme pendant à ces articles pourquoi n’écrirais-je pas quelque chose sur les hom- mes, moi ?… En effet, si les fem- mes bonnes sont des trésors inestimab.es l'homme bon doit être un diamant sans prix, jo- yaux d'autant plus précieux que, si j'en crois certaines in- discrétione, il se fait de plus en plus rare... Même on dit tout has que l’homme bon, c'est le merle blauc de l'espérance. Si J'étais une femme bonne je n’entreprendrais pas ce travail ; mais comme je ne suis qu’une bonne femme, je crois que je puis me permettre cette petite excursion sur les terrains pri- vés de ces messieurs. Si la bon- té est adorable chez la femme, elle revêt chez l'homme un ca: ractère de hante dignité, l’hom- me bon, dans le sens du mot est incapable d’un acte bas ou vil. Notez que je ne parle pas ici de cette bonté qui n’est 8e plus souvent que de la bêtise on de l'hypocrisie, ces gens à souple échine qui vous montrent un visage riant et qui sont toujours de votre avis, nesont pas des hommes bons, au contraire, ce sont les plas redoatables. L’hom- me bon n’est pas égoiste : avant de se lier avec quelqu'’an, il ne considère pas s’il y trouvera des avantages, mais il s’abandonne aux inspirations de son coeur. L'homme bon n’est pas ivro- gne, vous ne le verrez pas de- vant le comptoir du marchand de vin dépenser en quelques heures la vie de sa femme et de ses enfants. L'homme bon n'est pas bourru ni grognon, et sil a des réprimandes à faire, ce ne sera pas pour des bagatel- les, ni avec des cris et des Ssa- cres, mais pour des choses sé- tieuses, et avec le calme et Ja raison qui conviennent à un chrétien. L'homme bon ne voit pas dans la femme qu'il épouse une esclave soumise ; mais une créa- ture libre jouissant des mêmes privilèges que les seins. L'homme bon ne laissera pas sa femme et ses enfantss’enuyer à la maison pour aller passer des veiliées et les nuits presque entières aux hôtels ou aux clubs, gasoiler l'argent qu'il doit à sa famille, à boire et aux jeux ; mais s’il ne peut pas tou- jours leur tenir compagnie, du moins il essaiera de leur procu- rer quelqu”s distractions. Vous ne verrez pas l’homme bon ‘“‘flirter” autour des jeunes filles, il se rappellera qne ce sont des fleurs délicates que le moindre souffle peut ternir ; un regard indiscret, une douce parole peuvent devenir pour ces jeunes cœurs, une source de larmes et de désillusions. L'homme bon déteste les commérages, les on dit et les cancans ; n'étant pas hypocrite, il croit difficilement au mal qu'il ue voit pas, laissant le béné- fice de la crédulité aux vieilles harpies qui, les yeux au ciel et la bouche en cœur, trouvent le moyen d'émettre entre deux chapelets autant de supposi- tions absurdes quelles viennent de réciter “d'Ave Maria.” L'homme bon tiendra compte à sa femme des eflorts qu’elle fait pour que l’ordre règne dans son menage ; il prendra sa part de ses petites misères, lui mon- trant Beaucoup de gaieté. La vie à deux peut être uu para dis, povr cela il faut le vouloir. La femme a beau être bonne, si elle est toujours rudoyée, elle perdra peu à peu ses sentiments délicats elle deviendra mé- Chante et alors adieu le bon- L’IMPARTIAI, JEUDI LE 3 NOVEMBRE, 1898. | = heur Soyez bons, et les femmes se- ront charmantes et vos enfants seront bons, puis la paix règne ra dans vos demeures. Que le soir vous trouve près de la ta- ble de famille et vos fils sui- vrout votre exemple.—Le Picn- inier ANNE-MARIE. RHEUMATIC SUFFERERS “1 have tried Milburn’s Rheu- matic Pills and find they do all that is claimed for them. 1 can- not say too much in their favor.” A. Swift, 199 Simcoe Street, To- ronto, Ont. VOTRE JOURNAL LOCAL REVUE INTERESSANTE D'UN EDITEURSUR CE SUJET Le journal vous a rendn milie services et est encorè prêt à en fair autant. 1] a annoncé votre naissance. Il raconte les principaux évè- nements de votre enfanss, de votre jeunesse—lorsque vovs a- vez eu la rougeole ; les fièvres scarlatines ; lorsque vous êtes tom bé à l’eau et àa- vez failli vous noyer ; lorsque vous êtes tombé d’un cerisier où vous aviez ?rim- pé pour prendre des fruits sans permiseion. Il raconte le premier prix que vous avez remporté dans vos classes. 1] raconte vos progrès au au collège ; vos premières entreprises dans le commerce. 1l vous souhaite toujours du succès dans toutes vos entre- prises. 1] annonce votre mariage et raconte en termes élogieux | rotre voyage de noce. Quand vous êtes malade le journal donue de vos nouvelles de jour en jour et tient au cou- rant de votre situation les pa- rents et amis qui sont absents. Si vous perdez une vache, un cheval, ou quelque autre, chose que ce soit, il en donne avis. Si quelque voleur vous dérobe quelque chose, le journal an- nonce le fait. 11 raconte au public bien des choses que vous aimeriez à faire connaitre, mais que votre mo- {Tiguish, consisting of one large voit pas toujours les choses du! même œil que vous, ne vous en tâchez pas. Bien souvent il est le meilleur juge. En un mot, n'oubliez pas l’E- diteur de votre journal local. Laxa-Liver litls cure onsti- pation and Biiiousn:ss. 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Envoyez-lui de temps à autre un melon d’eau ou une couple de pintes de pêches. luvitez-ie à vos pique-nique afin de lui donner occasion de faire un bon repas. Si vous avez quelque ouvrage d'impression a faire exécuter, n'allez pas l'envoyer à 50 milles —patronez votre journal locel. Envoyez lui des nouvelles de temps en temps. S1 l'Editeur ne quack nostrum”, bnt a genuine PE NOTICE *OLi0- We hereby notify all our cus- tomers that unless they pay us, at least one half of their indebt- edness, we will disconti- nue giving credit. We intend to sell for ready pay, at prices so low that people wiil be asto- uished. After the 1et January we will sell at only a small margin over cost, in order to obtain ready pay for our goods. We will be benefited by it and the buying #Lils. EENDSsS OF PRODUCE TAK- EN AT GOOD PRICES Bernard Bros. Tignish Oct. 27th 1898—8 ins. Frank W: Dimock, traveller for G. E. Tuckett & Sons, Ha- milton, Ont, says: “When in Summerside some time ago l was induced to try a box of McKinnon’s English Ointment to cure Inflamed Eyelids. Both my brother and myself, being troubled with weak and sore eyelids, tried a few applications as experiment. We were both surprised that it was not ‘“a remedy for the complaint for which we used it. 1 can. now cheerfully recommend this Ointment and, further, ask that it be tried by all doubters as it is indeed a boon. This is an un- solicited testimonial and 1 am only too pleased to thank Mr. McKinnon for persuading me to to try his Ointment.” AUX INSTITUTEURS 11 y aura une assemblée des instituteurs et 1nstitutrices des paroisses de Tignish et Palmer Road, à la saile St. Joseph, Pal. mer Road, samedi, le 5 novem- bre, à une heure après-midi. Toutes les personnes intéressées sont pries d'y assister. Ph:i. F. Buote Président &is:ans Tabules: gentle cathartic. 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