— mm, names L’'I ' _—— MPARTIAL JEUDI LE 3 AVRIL, 1902 L'Exemple mn L'exemple, c’est l'acte de Ja vo- lonté et l'exécation des seati- ments da cœur ; s’est le guide 4u1 nous conduit dans les sen- tiers de la verta, ou dans le chemin de la perdition : c'est l'accomplissement des faits dé- montrés par la paroie et l'instru: mênt secondaire qui occasionne le mouvement et l'action. La Parole impressionne l'esprit où elle prend germe; l'exemple est le complément qui produit l'effet. F | Dans nn champ aride et des seché, l'engrais propice en est le Puissant auxiliaire ;: il en est ainsi de l'esprit qui se traus- forme et s'ennoblit selon les ea lataires exemples qu'il reçoit. 11 résulte donc de là que le devoir indispensable de ceux qui nous prêchent la.modération, la per- sévérance, l'humilité, l'union, la paix, la concorde, le patrio- tisme, soit toujours marçué an coinide la sincérité ; et qn'ils nous prouvent par leur exemple plutôt que par ieur paroles les principes qu'ils veulent impri- mer dans notre esprit. Feuilletez l'histoire du monde, et vous verrez que ses pages sont remplies des beaux temples que nous ont montrés ceux qui aujoard' hui sommeil- lent tranquillement dans Ja tombe. Oui, dans l'histoire bril- lent comme ces globes lumi neux qui décorent le firmament des exemples de patriotisme, de loyauté, de courage, de foi, de religion et de persévérance qui nous instraisent à être nous- mêmes des citoyens braves et pa- triotiques. Prenons les actes les plus noirs, les plus iniques, les plus cruels qui aient jamais été enregistrés dans les annales du raonde ; ceux des persécuteurs des chrétiens qui vivaient dans les premiers siècles de l'Eglise ; noas y lisons que des milliers de fidèles étaient égorgés, 6- ventrés et crucifiés, paroe qu'ils refusaient de se faire apostats. Ah ! voilà des exemples admi- rables et salutaires que nous montrent plus clairement que ne peut le faire la parole que nous devons aimer davantage notre sainte religion. Viennent ensuite les exemples de nos grands et illustres capitaines français sur les champs de ba. taille, pour nous inspirer de ces sentiments de loyauté pour notre pays nata!, de courage et de persévérance dans les tra- vaux qui nous obsèdent sans cesse. Les efforts que font les Bœærs, peuple brave et courageux, qui combattent si vaillamment pour conserver leur liberté et leur iadépendance ne nous mon- trent-ils pas encore l'exemple dans toute sa grandeur ? Citons encore l'exemple que présen tent les Indiens, ce pauvre pen- ple des bois, qui n'hésitaient pas d'offrir leurs semblables en sacrifiee, eroyant par là obtenir le pardon de jeurs péchés, ou le suecèe dans la chasse, et le dévouement des victimes elles- mêmes marchant bravemeut à la mort pour le bien de leur tri bu. Ah! combien de pages »our gait on remplir de tels exemples que les siècles nous out trans- mis. Qu'il sufise d'en men- jionner unautre quiest pour nous le plas beau, le plus frap- pant, le plus patriotique de tous ceux que uous avons nn. naqu'ici— celui que nous on nee pos ancêtres de 1755 et 1758. Nous les royons, ces aieux. préférer les puaitions les plus ennuyeuses, les plus cruel- les—l'exil—plutit que de mé- $- priser les leçons salntaires qu'ils % G ues D étant le pme: de la vieille France, en Pr d'allégeance au roi d'Angleterre. C'est là l'exemple de loyanté qui nous apparait dans tonte sa grandeur. Ne le laissons pas dégénérer en nous ; nnurrissons le par ia pensée, par uos paroles et 708 actes ; suivons le dans tons ses détails, an que nous Puissions mountr-r à la jeunesse d'aujourd hui qui sera la main dirigeante de demain les doux souvenirs qui embrasent notre cœur pour la mère-patrie, et surtout de leur prouver l':moar que nozs-‘avons pour notre belle langue française, Parlons cette langue devant uos enfants ; ne négligeonus rien pour leur en faire com prendre les beautés et la sabiimité, et nons leur aurons certainement donné l'exemple le plus beanet le plus saln- taire. : Maintenant considérons le revers de la médaille. Qu'est-ce qui a souilié la terre, par sa présence ? Qu'est ce qui a fait disparaitre toutes les bonnes leçous que nous ont dounées les philosophes ? Le signe prédominant quia pro- duit taut de massacres, de scan dales et d'injnstices, c’est 1'ex- emple du mal, l'exemple qui ous mène à Ja perdition. A quoi bon, par exemple, pour une personne, queiqu'éminente qu’- elle soit, d'exercer tous £es pou voirs oratoires, de faire gronder sa voix com me le tonnerr: con- tre les vices, slelle ne met pas elle même en pratique, par l'exemple, ce qu'elie nous prê- che ? La parole, quelque forte qu'elle soit, me l’est pas encore autant que l'exemple. Celui qui prêche contre lin- tempérance—le pire de tons les vices—qui montre Îles suites fà- ch:uses qui en résultent —'a pauvreté, la misère, la mort même,—et qui, après toutes ses admonitions, s’achemine vers le cabarêt, démontre jasqu'à l’évi- dence que ses paroles chaleun- reuses, pleines de sentiments pour le bien êire de l'hamanité, u'‘étaient pas marquées au coin de la sincérité, qu’eltes ne ve naient pas du cœur. Le père qui, préchant à ses evfants Ja paix et la concorde ; i'horreur que l'on doit avoir pour l'alcool, va, lui aussi, après le déruier mot, se quereller, porter la dés- union et la discorde partout où il se présente ; il blasphême, il se laisse aller à une coière qui le maitrise et de là va vider la evupe ; celui-là, foule aux pteds par son mauvais exemple les principes quil voulait ensei gper. La mère de famille qui, préchant à ses filles l'économie dans l»: ménage, la nécessité du travail, l'impertance d’une bonne conduite, la prudence de se vêtir selon ses moyens, se fait en même temos nn plaisir d’a- gir d'une mauière incompatible à ce qu’elle enseigne ; quai gas- pilles les écus de son mari sur des parures couteuses ; qui pPa- tronne les bals, les théâtres, fait plus de tort à ses enfants par son mauvais exemple que tout le bien qu'ont pu produire tontes ses paroles. Le général, sur ie champ de bataille, en aperçevant l’enne- mi, fait ane h-rangue impres- siocnaute à ses soldats ; ‘‘Sol- dats, jetez vos regards vers l'oc- cident, et qu'apercevez vous ? L'ennemi a traversé nos fronti ères ; il s’est dérigé vers notre ville, avec l'espoir de le dé: truire. Mais consolez vous : son nombre est faible, tandis que le notre est fort. La famine visite déjà ses rangs redoutables, tan- dis que nous avons en abon- dance. Préparez vous à com- battre en courageux soldats, à mourir en braves, que votre dévise soit la victoire ou la mort. Souvenez-vous que Vos ancêtres, ont combattu sur ®| même champ ; qu'ils ont versé leur sang pour crtts même cause. Montrez anjourd hai, qne vous êtes dign's d'enx Vous ser-z peusés par les rich:sses de son amplement rsvoim butin Je ie fis dun: a vous, braves et Hda es sri- vitenrs ” Quand Le sen da tawboar et je bruit d’s ar- poudre d'escampette, ialssant derr ère lui ses soldats, qui sont prêts à combattre jusqu'a În mort, ponr la Voi!à l'exemple d'un qui ue patrie. iAvh>:, joyauté, le patriotisme, dont nous devous toujours faire pren ve dans une juste cause. N'l avait prononué les paro'es, qu: La Roch-jiqueiein au paysans du Dccage sonlevés contre la tyrannie ravolation- naire : moi, Sije recule 1u:z moi : #1 prononç: MSi javance sul:ez je meurs vengez moi,” ia Con fia.ce de ces soldats, commandant. daus ds paroles de leur aurait été inebrenlabie. Jls au- ra‘ent combattus avce pins de sang froid, en voyant le ch-[> la tête. Ne nous l'outil de tont enteud et l'œil contemple, mais suivons seulement les exempies les plus nobles ct les plus avan tageux, afin que 1o0s descen- dants soisnt convaincus que nous n'agissons pas contiaire. laissons pas être ce que l'or-lile ment à C: que nous voulions eu: seigner, mais q'is nos paroles sont sincères ; qu’elles viennent du cœar, et que c’est notre désir qu'elles prennent de fortes ra l'esprit de n03 en fants afin d’un faire d+ bonx, braves, houorabies et honnêtes citoyens. Ciues dans AMICUS No 3—UNE SURPRISE On est agréab'ement étonné ple dose de BAUME RHUMAL sur ja gorge émbalrirsée. x ISTRONG AND VIGOROUS. Every Organ of the Body Toned up and invigorated by CTN-Ue Mr.F. W. Meyers, King St. E., Berlin, Ont., says: ‘I suffered for five years with palpitation, shortness of breath, sleeplessness and pein in the heart, but one box of Milburn’s Heart and Nerve Pills completely removed all these dis- tressing symptoms. 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