ra FH HE Fi 14 4 CE pe Dé ns aran us 4 ik Ë ë € $ + rnnpneee mr nee oem L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ir ton nie CO Ce Les abounements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH, I P.E. L'IMPARTIAIT, TicnisH, 19 NOVEMBRE 1896 Les dernières nouvelles an- noncent que la question des écoles du Manitoba son enfin réglées. Les termes sont les mêmes que ceux offerts par M. Greenway. “L'Examiner” parlant des lettres de 1enseignements de M. Stewart sur la situation ac- tuelle de la province—lettres, disons en passant—qui ne sont pas du tout selon les gouts du Patriot et des autres journaux de même couleur poiïitique, dit très à propos qu'il ne s’agit pas de voir ce qu'ont fait MM Sullivan et Davies pendant qu'ils étaient a la tête des af faires administratives de Ja province, mais de considérer les actes de déception dont à fait usage l'administration pro- viuciale actuelle et d'aviser aux moyens à prendre pour sauver Ja province de la ruine. A cette fin le confrère suggère qu'il y ait une convention d'ici à une couple de mois; qu’un pro- gramme y soit déterminé et qu'au y choisisse pour candi- dats aux prochaines elections des hommes sur lesque:s on pourra compter pour agir con- formément au désir du peu- SR: Espérons que l'appel de l’Ex- aminer fera écho et que l’élec- torat ne restera pas sourd à ses propres intérêts Quoiqu'il y aura encore quelques temps d'ici aux prochaines élections il y va de l'intérêt de tous ceux qui sont les amis de l’économie de ne pas attendre à la onzième heure avant de se mettre à l'œuvre. Donc, ayons nne con- vention et mettons-nous dès à présent en éiat de pouvoir ter- rasser avec succès, lorsque l'oc- casion se présentera, le régime extravagant qui nous écrase. UN MOT D'AVERTISSE- MENT. ds De tous côtés on entend le refrain que les temps sont diffi- porte. À ce sujet nous deman- dous respectueusemeat à nos rennais L Nous avons déja à eniégis- trer ce malheur dans le village de Cascumpeec, jadis florissant sous Ja main des Acadiens, mais aujourd’hui entièrement entre les mains des Anglais. Nous pourrions citer d’autres exemples dans d'autres grandes paroisses françaises, où nos Aca- diens, après avoir défriché les terres, se voient obligés d'’a- bandonner les fruits de leurs RCE RER TEE mencer une seconde vie de mi- sèreet de piivations sur de nouvelles terres, ou de s’expa- trier et passer le reste de leurs jours comme esclaves dans les usines des Etats-Unis. Quelle est la cause de tout cela? La cause est due en grande partie Les Acadiens, à quelque excep | tion près, ne sont pas aussi ver- sés dans la vie commerciale que le sont leurs voisins d’au- tres nationalité. Nous pourrions dire plus. Nos Acadiens ne sont pas assez méfian‘s d’eux- mêmes ; ils se laissent trop sou- vent entrainer dans les dettes sans se rendre un compte ex- acte de lasituation oùiis se trouvent, et ne se réveiilent de leur engourdissement que pour se voir jeter sur le pavé. Assurément, plus nobles. Nous doués d'autant que les autres nationalités; nous sommes aussi braves que requises pour nous {aire mar- cher de front avec nes voisins. Mais, nous le répétons, ce qui uous fait défaut, c'est l'impré- voyance, nomie. 1} noûs incombe donc de faire halte dans cette course imprudente et de prendre de fermes résolutions pour l'a- venir. Dans le monde commercial celui qui comprend ses affaires compte de ses transactions quo- tidiennes et ï'un de ses princi- paux soins est de tenir les dé- penses dans les bornes du re- venu. C’est là le succès. I] doit en être ainsi de celui qui dé- pend du produit de la terre vour se maintenir. Done, pu- voir toujours se rendre compte de l’état où l'on se tronve ; ne jamais se laisser aller aux dettes daus l'achat d'articles superflus, voilà le point essen- tiel que nous ne devons jamais perdre de vue. Un autre point que nous de- vons aussi considérer sériense- ment est l'habitude qu'ont un grand nombre d’entre nous d'entreprendre de vivre à la pêche et à la terre simultané- ment. L'expérience de tous les ans démontre que ce sont ceux qui saveuturent dans cette double besogne qui sout les plus souffrants. La pêche est aïe branche d'industrie d'une grande valeur, ceux qui sen occupent uniquement et quien comprennent toutes les comratriotes de nous permettre p‘ripéties. Règle générale, il d'entrer dans leur confiance n’y a que ceux qui compren intime afin de chercher ensem-/nent parfaitement ce ble au moins quelques unes/qui des Causes qui ont contribué à métier réussissent, tandis que ceux qui entreprennent de vi- produire ce triste état de chose. |vre à la pêche et à la terre en Tout Acadien qui veut se! même temps, | n’alteignent ni donner la peine de jeter un !l'uu ni l'autre butet finissent coup d'œil sur les régistres du | par se trouver acculer au pied pays sera convainu que lese | de la muraille au point de se “ . | . ® à . hypothèques, les jugements, | voir couverts de’ dettes, obli- etc, quise trouvent attachés gés de ceder leurs terr:s et je- * | * + aux noms d'un grand nombre tés sur le pavé. . de nos gens coutribuent pour } la plus forte partie au malaise Conomie ; dont on se plain, et quoiqu'il soit pénible de l'admettre, 1e ait n’en est pas noins indéni- | able et que si cet état facheux encore. Sommes-nous inquiets coptinue, nous aurons malheu- Le travail de la terre et l’6- voila notre salut; voilà la règle qae nous devons suivre si novs voulons conser- ver les bieus qui nous restent dans nos vicissitudes ? Suivons reusement à constater, dans un | |les traces que nous ont mon- avenir peu éloigné le dépeu-| |trées nos pères. Ayons recours plement coraplet de nos grands | à ceux qu: ont véritabiement centres fiancais. ‘à cœur le bien-être de la popu- SE les aspirations de notre pecupie doivent être sommes d'intelligence les Anglais qui nous entourent; | nous avons tous les qualités c'est le manque d’éco-| ne manque jamais de se rendre mails ele ne! ciles et que la misère est à laldoit être que pour capricieux. Inutile de dire L'IMPARTIAL lation acadienne, Nous avons) maintenant au milieu de nous nes prêtres acadiens—les Revds. Pères Boudrault, Chais-; son, Grallant et Arsenault, qui s'intéressent à nons d'une ma- nière toute spéciale. Ces prêé- tres nous sont donnés pour nous guider par leurs sages conseils, non seulement dans les affaires spirituelles, mais aüssi dans la voie que nous devons suivre labeurs à des étrangers et com! dans nos aflaires temporel!es. javaient déjà vu s'écoaler leur ‘Avec quels sentiments de! crainte et d’anxiété ne voient- ils pas tant de nos gens perdre leurs biens et s’enfoncer dans les sentiers de la misère ? Com- bien de fois ne nous ont-ils pas mis sur nos gardes contre ce spéttacle navrant? Tâchons à l'imprévoyance de nos gens. pen d'ouvrir les yeux à l’é- | vidence : d'écouter leurs sages conselis lorsque nous nous troa vous envahis par les diffi- En outre, ne serait-il pas bien d’avoir des organisations parmi nous afin de soulager, autant que possible, ceux qui voient leurs terres leur échap- per des maias, en leur indi- quant les moyens les plus avan tageux possibles «le faire des emprunts pour conserver leurs terres, si la nécessité les y ob- ige ? Le besoin se fait vivement sentir d’avoir des conventions parmi nous, mais il n'ya pas de convention qui éxige plus uotre attention immédiate que celle, qui aurait pour motif de porter remède au triste état de chose que nous citons plus haut, qui menace notre exis- tence même. Bannissons la po- litique qui occupe l'attention d'un trop grande nombre. Met- tons fins aux divisions qui pourraient exister et travaillons d’un comm .n accord à la con- servation de nos foyers, sinon nous aurons la mortification avant plusieurs décades de voir nos beaux et magnifiques temples vides et une autre dé- portation plus cruelle que celle de 1755. Mais cette fois les Acadiens eux-mêmes seraient leurs propres bourreaux. ——s LE VILLAGE DE ST JO- SEPH EN LIESSE À l'Eglise de St. Simon et ei St. Jude, Tignish, le onze Novembre, M. Benoit Pitre du village de St Joseph, condui- sait à l'autel Mile Josephine Chaisson, fiille de M. Mitchel Chaisson. La bénédiction nup- tiale fut donnée par le curé de la paroisse. Le garçon d'hon- neur était M. Jérome Pitre irère du marié et la mariée a- rait pour fille d'honneur sa cousine, Mile Marie Julitte (raudet de Léoville. Après Ja cérémonie les nouveaux époux escvortés par une nombreuse suite se sont rendus à Ja de- meure de la nouvelle épou:e où ies attendait une foule de parents et d'amis qui les ont reçus au milieu des souhaits ies plus sincères pour leur pros:,érité et leur bonheur. Plusieurs des amis intimes de la mariée lui ont présenté de fort jolis cadeaux comme gages d'estime et d'affection. Mon- sieur l’abhé Chaisson, oncle de la mariée, avait cru devoir re- hansser par sa présence l'éclat de cette fête. 11 présidait au banquet ayant à ses cotés les nouveaux mariés. La table é- tait chargée des mets les plus suculents el des plus variés, capabies de satisfaire les goûts les plus difficiles et les plus que les convives montrèrent d'une lappréc'aient ja bonnes dames du village de | Qz -: . 1 . ; Baist EL St. Joseph. Ajoutez à cela les |#°? TE AR Ps manière évidente cuisine des sons mélodieux du violin, mis combien ïiis!.. laient agréablement l'oreille de tous ceux qui étaient pré- sents, et alors vous compren- drez que cet ensemble était bien de nature à égayer la compagnie et à rajeunir même les plus anciens. On va jusqu'à dire que plusieurs des aînés, :Charmés par l’archet magique des deux messieurs Joseph Buote et Joseph J. Chaisson ;. oubliant pour le momeut qu'ils dixième et même leur douz- ième lustre, ne purent s'em-. pêcher de se présenter devant la jeunesse qui semblait s'être arrogée le monopol: d: la danse et montrer à leurs cadois com ment on savait dans le bon vieux temps répond aux sons entrainants du violon. La joie la plus vive et la plus franche gaieté animaient tous les visages. Ceux qui avaient / déjà va cinquante printemps faisaient déridé leurs fronts et se faisaient jeunes comme ceux qui n'avaient pas encore salué Jeur vingtième anniver- saire, E1 ur mot tous pre- naicnt à l'allégresse générale qui était le cachet particulier d> cette réunion. Après avoir passé quelqnes heures d’amu- sement et de joie chacun se re- tira en réitérant ses bons sou- haïts anx néuveaux époux. L'IMPARTIAL est hureux de s'unir à ce concert de félicita- tous à l’acr::se de M. Benoit Pitre et de son aiinable compa- gue et leur souhaite longue vie, sucuès et bonheur. 1LS VEULENT LES CONVERTIR CANADIENS em —— Une assemblée des femme: faisant partie d’une société évangélistique s’est réunie à Boston l'autre jour et il a été souscrit de l'argent dans le but d'envoyer des mission- naires parmi les Canadiens afin de convertir ces ‘malheureux’ au protestantisme et de les ar- racher “à la - tyrannie de Rome.” Au couts de la réunion une dame Fellow a dit que depuis quelques années que leurs mis- sionnaires parcourent le Cana- da ils ont déjà réussi à con vertir à leurs do:trines plus de 48,009 Canadiens. Voi:à des chiflies qui nons paraissent grandement exagé- rés,et nous ne voulons pas croire que tant de nos gens aient abandonné ja vraie foi, la foi de leurs pères Si seulement c'était le cas pour la moitié de ce nombre, ce serait encore af- freusemeut pour l'avenir CHEAPEST AND BEST CHAIRS Make— — X mie WRITE For CurTs AND PRICES. 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