. u . Là rx Ar MR D'un ur LE k. NOUET L Es y Le Es A2 ÈS RES: 7 ” + D > ni ww Moïcler V7 UC LS ZA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. mt ES F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. I, NO. 8. —_ 0000000XXX0000000 PREMIERE PARTIE [suite.] —Je n'ai jamais oalomnié et ne calomnierai jamais ma cousi- ne. J'ai toujours déploré qu’el- le ait quitté notre maison ; mais elle en avait le droit, puisqu'elle était majeure ! Le magistrat, un peu intrigvé, demanda encore : —Pourriez vous nous expli- quer pour quel motif votre cou- sine a quitté votre maison ? Serge répondit gravement : —Ma cousine, ayant perdu som père et sa mère, avait mon père pour tuteur. A sa majori- té, elle a demandé ses comptes de tntelle ; mon père lui a ren- du sa petite fortune, doublée par les économies qu'il avait faites pour elle. Et ma cousine nous a quittés, J'ai toujours ignoré le motif de son départ Et je ne l'ai jamais revue. —Elle n'est jamais revenue ioi ? —Non. Jamais! Le notaire reprit ; — Elle vit très simplement, très retirée, presque seule. J'ai l'honneur de la connaître, parce qu'elle m'a confié la direction de sa petite fortune. —On devrait la prévenir im médiatement de la mort de son oncle, dit le magistrat... de ses deux oncles... —Je la préviendrai moi-même ce soir, répliqua le notaire, quand elle revien dra d’Asnières, où elle a eu la bonté d’accom- pagner ma fille...Oui, nous de- vons nous installer, le mois pro- chain, dans notre villa d’Asniè- res ; et ma fille avait quelques ordres à donver à notre jardi- nier...Je suis veuf, hélas! Et mademoiselle Verdier est la per sonne à laquelle je sonfie made- moiseile Fourmont avec |3 plus d'assurance... —Mais enfin, s'éceia le chef de læ sûreté, à qui tous ces ‘lé- tails semblaient inutiles, quels sont les termes du testament ? —Nous y voici! dit le notai- re aveo un grand geste.— Paul Morain, ayant appris qu'il avait uu neveu et une nièce, et s'étant renseigné sur leur situation, au- nonça à mon confrère Loubens qu'ilrentrerait bientôt en Fran- ce, et qu'il verrait alors les di- vers membres de sa famille. Malheareusement, il y a un mois, il a été victime d’un acci- deut de voiture ; et il est mort en deux jours. Toutefois, il a pu faire sou testament, en me chargeant de l'exécuter ; et, voici quelles sont ses principales dispositions : — 11 fait deux parts de sa fortune, l'une de quinz2 cent mille francs, qu'il iaisse à son neveu Serge Morain, l’autre de cinq cent mille francs, desti- née à mademoiselle Angélina Verdier ; mais il Jaisse...ou du moius il laissait usufruit absolu de sa fortune à son frère, Louis Morain. —Et mademoiselle Verdier ignore encore les termes de o la main, il déclara d'une voix. testament ? — Naturellement ! Je vous avoue même que c'est un peu pour cela que je n’ai pas été fa. ché de l'éloigner aujourd'hui de Paris. Je m'attendais presque à recevoir, dès ce soir, la visite de M. Morain...J’avais en tête tout un petit plan, bien en con- formité d'idée aveo le testateur. Le testateur n'ignorait point qu'une seission s'était produite dans sa famille ; et, par une dis- position spéciale, il exigeait que son frère seul connût son testa- ment tout d'abord ; il exigeait aussi que la nouvelle fat annon- cée à mademoiselle Angélina par son oncle, 1 commandant Morain. Etil avait certaine- ment préparé tout cela dans une pensée d'apaisement. Je l'avais oompris, et cela me convenait aussi. J'aime et j'estime beau- coup mademoiselle Verdier ; et je soufirais de la voir brouillée avec sa famille. (Ceia peut nui- re..au moment d'un mariage ! Enfin, j'espérais que, lorsque ie commandant apprendrait Ja inonvelle de cet héritage. —on a beau perdre un membre de sa famille, on est toujours content d'hériter—J'espérais que son caractère s’amollirait, qu'il par donnerait à sa nièce d’avoir quitté sa maison Je l'aurais retenu, ce soir, chez moi, jus- qu'au moment où ma fille serait revenue avec mademoiselle Ver- dier...Et je les aurais réconci- liés. Le chef de la sûreté réfléchit quelques minutes ; puis il dit: — Serge Morain, vous avez entendu la disposition de M. Fourmont ; elle est accablante pour vous. Votre meilleur ami, ie frère de la jeune fille que vous aimez, est olerc chez le notaire qui reçoit ce testament... testament que vous prétendez toujours n’avoir pas connu au- jourd'hui ? — Puisque vons retusez de me croire, Monsieur, ai-je besoin d'affirmer que je viens d'en ap. prendre les termes à Finstant ? —Claude Garaneier a disparu toute la journée ; mais nous saurons bien retrouver ses tra. ces, eomme nous allons retrou- ver celles de sa sœur. ‘Vous a- t-il vu aujourd'hui, ou at:il simplement chargé sa sœur de vous parler ?...0O'est ce que nous établirons facilement.—Ce qui est bien évident, c'est que vous avez appris, aujourd hai, que la mort seule de votre père vous permettrait d'épouser la femme que vons aimez, et que cette mort vous rendrait le mai tre d'une énorme fortune...Tout | parle contre vous! Tous les lindices concourent à preuver | votre culpabilité. Enfin, vous \avez eté pris en flagrant délit, le conteau à la main.….Devant ; | : ices présomptions, je suis forcé | | de vous maintenir en êtat d'ar | restation, Vous ailez nous sui- | vre ! | Serge regarda le chef de la sûreté bien en face : et, étendant | forte : sir J. H. Myriek & Co /)7. Murphy —Je jure que je n'ai pas dit ce soir uno parole qui ne fut vraie ! Jejure que je suis inno- aent ! Le chef de la sûreté sourit dédaigneusement, en disant : — Voilà un serment que j'ai entendu bien des fois dans ma vie ! Serge rentra dans la salle à manger, et alla s'agenouliier devant le cadavre de son père.: 11 le contempla quelques ins- tants : puis, se penchant, il le baisa ou front et dit sourde- ment : — Mon père bienaimé, j'es- père que je pourrai bientôt me laver de oette abominable acou-. sation ; et alors, quel que soit la misérable qui t’a frappé, je te vengerai ! 11 l'embrassa une dernière fois et se releva : —Maintenant, je suis prêt à vous suivre, Messieurs ! Le commissaire de police pla- ça deux agents à la porte de l'appartement, pour empêcher que personne n'y éntrât jusqu’au lendemain ; et il ordonna à Ju- lie de ne pas bouger de sa oham- bre. La pauvre fille remonta chez elle en pleurant, maudis- sant la sotte inspiration qu’elle avait eue d'accuser son jeune maître sans savoir ce qu’elle di- sait. Serge avait voulu faire preuve d'énergie ; mai-, en quittant cet appartement, où ii avait été si heureux avec son père, il fai- blit ; il sentit ses jambes se dé- rober sous lui, et deux agents duren; le soatenir pour descen- dre. Le notaire avait évité de re- garder dans la salle à manger pour ne passe donner une nou- velle émotion. Quand le chef de la sûreté arriva au rez de chaussée :il trouva un agent qui venait lui aunoncer de quelle façon on a- vait accompli sa mission : - Nous sommes allés au nu- méro 8 de la rue des Dames. C'est une grande maison avea deux cours. Madame Garancier habite un petit logement qui donne sur une de ces deux cours. —Et sa fille ? — La demoiselle est rentrée en courant, à la nuit. — À quelle heure ? — Le concierge n'a pas pu nos le dire exactement ; ma's ça doit être à peu près l’heure où le coup a été cominis. — Et depuis ?.… — Elle n'est pas redescendue. Le concierge nous a montré les fenêtres du logement ; on dis- {ingue, de la cour, les siihouet- tes de deux femmes. — Bien Retournez là-bas Et dites à votre chef de m'attendre On avait fait monter Serge en voiture ; et, de tons côtés, des cris d’indiguation éclataient | dans la foule, contre ce “parri- 6.de” ! Lui, accablé, n’enten- idait rien. 1l avait fermé Îles | yeux et, comme dans un hor | rible rêve, il croyait voir, au- | près du visage pâle et sévère de .soa père, la douce et gracieuse s Agare de Thérèse Garancier. | (suite à la 8me page) Importers aad lealers in DRY GOODS JARDWARE BOOTS & SHOEBS FINE GROCERIES And ES: ing Fupplies AT TIGNISH and A LBE Z TON ds 5. à + tme D bd A S.: “e O1OJOQ ‘MOU 913998 PUB I[UO 07 OOGI 4J0j SOUI[BOP 13399 JOÂ JOU 9AEU OUM SIOW0ISN9 AO JO osou3 Jsonboz o M CU fe Âsnq xouyjouv | | UOSv9S Aou} P TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 21 MARS 1901. - LA MECHE D'OR - { | PHYS8ICIAN AND | \ 8 ANNEE. mmfhatits SURGEON First Prize Graduate New York Uriversity FIGNISH, ..... .. P.E.L. Carte Professionnelle Arsenault & MekKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S'Side, H. R. Mackenzie, Ch'Town. a ARGENT À PRETER À. À. McLean, Q. C. 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