F ï | ë pi | | | : MS Monts te LIIMPARTAL 18068 UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE, ZÉON X/71 FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DÉ CHAQUE SÉMAJINE ABONNEMENT Un an...0...-0.:0°2.°$1.00 Six MOIS... ee 50 Les abonnements sont payable | d'avance, Pour cesser de recevoir le jour- nal, i1 faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle, Aïressez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPA RYIAL Tignish, Ile du Prince Edouad re L'IMPARTIAL Tignish, Jeudi 13 septembre, 1906. Sage a Trois Poils Dans le dernier Agriculturist, les officiers de la convention des insti- tuteurs acadiens sttrapent une gifle de la part d’un ‘‘Acadien (???) qui démontre que nos amis (?) sont as- sez villains pour s’abriter sous la peau de l'agneau peur mieux nous causer des misères. Et de fait, nous avons beaucoup trop de ces sages à treis poils, qui prétendent défen- dre les droits des Acadiens, à coups de chapeau ; qui voudraient com- battre les abus et l'isjustice à coups d'enceusoir quand c’est le fouet qui est devenu nécessaire. Et ces gens-là se disent amis !!! Mais les ‘‘mouches du coche’ sont de tous les temps et de teutes les luttes et nous aurions tort de nous arrèter eutre mesure aux bourdonnements de celles de notre temps. Costinuez vo: remarques dif- famatoires dans le journal protes- tant de Summerside, sous le nom de plume d’Acacien, vous serez pas moins un sot et un écervelé. ne ee nee Petite Chronique Les grands journaux nous appor- tent la nouvelle de l'effet produit en France et dans le monde entier par lalettie de notre Saint Père le Pape aux évêques français, sur la question de la séparation de l'E- glise et de l’état. Dans ce remanquable document, nous notous la même douceur, la même fermeté, cufin, le même es- prit qui a toujours caracterisé les encycliques des papes depuis St. Pierre jusqu'à Pie X. C'est le même cris de protestation contre l'ambition et l'impiété des empé- reurs Romains ; contre les empiète- meuts sacrilèges des potentâts du moyen âge ; coutre les vices, l'or- gueil et l'infidèlité des rois des em- péreurs et des présidents des temps modernes—-‘Von possumus : nous serions indignes de la haute charge qui nous a été confiée ; mous se- rions des traites et des apostâts ex- vers Dieu et son Eglise, si nous al- honus nous soumettre aux condi- tions viles, hont: uses et humiliantes que vous nous proposez— Nous ne pouvons acquieser à un étÂt de choses semblables. Nous protes- tons de toutes nos forces : avec nos prédecesseurs, avec les apôtres, les imartyres, les teurs de l’église : nous resterons fi- dèles à Dieu ’et son Eglise. À leur exemple nous aimons mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, et nous souirons et uous mourrerons; mais jamais nous permettrons aux gouvernements civils d'enchainer ignominieuseruent l'Eglise de Jé- sus-Christ.’” Voilà le langage des Papes :— et Pie X dans son encyclique ne fait que marcher sur les traces de ses nos illustres prédécesseurs. * k'% convett:ou La acadienne de New-Bedford 4 été nn succès écla- -onfesseurs et doc-{se passe autour de lui, — — : : tant. Quelle foule, quelle enthou- siasme. quelle entrain ! Bravo ! les frères de la Nouvelie-Eng'eterre. Nous sommes fiers de vous. Il se- rait trop long de raconter en détails tous les événements de ces grands jours, mais citons quelques traits qui semblent attirer davantage notre attention. Voici les bell-s paroles proreu- cées par Mgr. Richard à l'adresse des mères acadienmes.. ‘‘ce sont elles qui ont conservé nos traditions nationales. J'oserais dire même qu’eiles ont plus fait en ce sens que sants.., tracé. ou un tel. Il aura fait la grimace | vu son propre ; ortrait. )__ Nous sommes ainsi faits. Nous voyons la qaille dans l'œil des autres, mais nous : e voyons pas la nos collèges eux-mêmes. Com- ils conservé leur langue, si elles n'avaient pas été là? Si nous a- vons une patrie et uu drapeau, c'est aux mères acadienmses que nous le devons.’ Continuant son sujet Mgr. Richard dit : ‘‘ Nous 2- vons encore une autre mère à res- pecter — c'est l'Acadie....., Res- pect et amour à l’Acadie ! et sur- tout n'oubliez jamais les martyrs de 1755. Soyez fiers de votre ori- gine et n'oubliez pas que nos au- cêtres venus de France furent choi- sis parmi les meilleures familles de la mère patrie......Nous avons su conserver notre foi et notre langue à travers tous les malheurs, n’est-ce pas là une noble conduite, et pou- vez-vous rougir de votre passé ? Aimez donc l’Acadie, c'est ume mère qui a beauceup souffert et plus on a vu sa mère souffrir, plus on doit l'aimer. Soyez-lui devoué !”? Compatriotes acadiens, ne sentez- vous pas les pulsations de vos coeurs s’accélerer à la lecture de ces parc'es si vibrantes de patriotisme ? Yatil un sen] acadien dont la fi:r- té mationale ne serait regeuncrée, transformée, pour ainsi dire, en centacte de ce graud patriote, en présence de ce saint prêtre de Jé- ment en effet les Acadiens auraient-} Nous sommes comme ses besaciers poutre dans 1.otre propre oeil. dort parle La Fentaine : mos pro- pres défauts sont derrière nous et ceux de notre nrochain toujours sous nos yeux...‘Lynx envers n0S pareils et taupes envers uous- | mêmes ! ”’ Iln’y en a pas un we lisent : pas | | prétentieux. seui par.ni ceux qui tous sont humbles à l'excès ; lui adresser le moimdre éloge. plaindre, car ils endurent un con-| tinuel supplice, un véritable martyre. Seulemeut leur martyre n'est pas de ceux qui font des saints, car l'orgueil seul les sou- tient ei les inspire. Iis sont, selon l'expression d'un prédicateur célè- bre, les martyrs du diable. J'ai cité tont-à-l’heure le nom de La Fontaine. Le bowhomme, com- me on l'’appelait, nous montre u“ prétentieux dans sa fable du gland et de la citrouille. C’est ie manant qui prétend réformer l'oeuvre du Créateur, c'est Garo qui veut en remontrer à son curé. Dites-moi, ami lecteur, connuais- sus-Christ qu'est Monseigneur Ri-: chard ? Et que dire du sermon— confé- rence du Curé Belliveau de Grande- Digne ? Quelle diction, quel char- me, quelle éioquence entrainante— Pour en citer que quel ques passages les plus saillants.... ‘‘l'Acadien ne saurait être rien qui vaille s’il ne teste Acadien. Qu'on lui enlève son nom, son indeniité, il cessera de se nourrir du seuvenir de ses ancê- tres, il oubliera leurs malheurs et les sacrifices qu'ils ont faits pour la conservation de leur foi, et en œu- bliant cela, il perdra peu à peu sa fierté nmationale, abandonneri sa langue, prendra les habitudes de l'anglais qu’il a coudoyé tous les jours de sa vie, et finira par laisser affaiblir sa foi, s’il ne la perd toute entière. Au contraire, qu’on lui laisse sa fierté natiomale qu'on lui parie, dans des jours comme celui- ci, de sa noble origine, des vertus |de ses pères de la beauté de la lan- gue française, des grandeurs de sa foi catholique ; il se nourrira de ces pensées, s’efforcera de se rendre digne de ses ancêtres, et; avec ileur rxemple sous les yeux, il restera catholique et français, eu restant a- cadien.”’ Acadiens, méditons ces paroles autorisées : faisons un sincère exa- men de conscience, et prenons la re- solution de suivre. à la lettre, ces sages conssils.— ‘‘Dieu et Patrie’’; ‘Ave Maria’’ :— que ce ‘soient Jà nos cris de ralliement, et nous ne pouvons nous écarter du droit che- min—au revoir —à bientôt—. SYLVAIN. en mrmserese Les Pretentieux Quand un homme veut bien se donner la peine de regarder ce qui de voir ‘couler le moude,'’ comme dit Pierre l’ Erwite de la ‘‘Croix,’’ de Paris, il finit par acquérir un peu d'expérience. Et il conmait bien des choses qu’ignorent les indiffér- ents ou les observateurs superficiels. Depuis plus d'un demi-siècle je regarde ‘’couler le monde.” Je re- garde sans haine comme £saus en- gouement, et, si je ne suis pas de- venu savant, je suis devenu au moins assez raisonnable pour juger les hommes et les choses de man- ière à ne pécher mi contre la justice hi contre la charité chrétienne. Dans ma dernière causerie, j'ai sez-vous des types de cette trempe ? Oui, n'est-ce pas ? Jeur nom est sur vos lèvres, mais vous gardez le (silence par pure charité. Ceux qui, avec des revenus plus que modestes, veulent briller dans le monde, porter de beaux vête- ments, avoir des salons richement meublés, appartiennent à une autre catégorie de prétentieux. Eux aussi figurent sur la liste du Malin, s'imposent des privations cachées mais souvent très-pénibles, vivent daus la gêne, endureut patiem- ment la misère dorée, trerablent devant leur créanciers et sont mal- heureux comime la pierre, alors qu'avec un peu de de modestie et de bon sens ils pouraient couler une existence paisible et exempte de soucis. Voici un type qui a profité tout juste assez des leçons de son pro- fesseur ou de sa maîtresse d'école pour savoir lire à peu près les ar- ticles d’un journal. Il achète cha- que samaine, pour un sou d’opin- ions politiques. Grâce à des lec- tures mal digérées, il se crée un idéal qni est à ses yeux le seul rai- sonnable. Eu un rien de temps il juge un homme politique, forme un min:'stère, crée un gouverne- ment. Si on me l'écoute pas, il déclare la partrie perdue, L’'am- bition lui Ôte le peu d'esprit qu'il a ; il radote et déraisone : et, seul de son avis, il passe son temps à critiquer les institutions de son pays et à jeter de la bou à tout ce qui est bou et respectable. Ily a des prétentieux de dix- huit à vingt ams qui parlent de tout avec nu aplomb imperturbable. Vieillards précoces, voûté, iis sont tout courbés, com- me s’ils pliaient sous le poids d'une grande responsabilité, Sans eux tout marcherait de travers. Leur nou:riture intellectuelle se com- pose de iout ce que la littérature coutemporaiie produit de plus DES ils ont le dos! parlé des bavards et des médi-|que ridicules. eu lisant cela, car la TOÉRARCE | mEMeS, ils tendent le jarret et se est parfaite, une vraie photographie. | | donnent Cela lui appren:ira à médire de son | rants prochain !’’ Mais personne n'y aa | toute leur science et toute leur pré- ““Le mombre des fous est im Eh bien ! je suis persradé que | mense,”" dit le livre de la Sagesse. plusieurs personnes ont reconnu ou | Et parmi tous les fous qui peuplent ! Lieu qui cru reconnaître le portrait que j'ai la machine ronde les plus malades ‘C'est, cnt-elle dit, un tel | sont les prétentieux. Ils s’en font accroire à eux des airs de conqué- et de triomphateurs , mais. D tendue grandeur ressemblent à ces bulles de savon qui éclateut sous le souffle d'un petit eufant. Seigneur, pardonnez leur, ils ne savent ce qu'ils font ! JEAN DES ERABLES. me ae dre ne L'esprit de parti, défaut, paialyse Savez-vous ce ui fait chez nous, et ce qui Aujourd'hui je veux parler des |tous les bons mouvements qui nous viennent au cerveau queque-fois ? L'esprit de parti. Si les gens voulaient <e mettre un ne manquerait de reugir comme | dans la tête qu'ea affaires muni- une petite fille si l'on s'avisait de | cipales il ne devrait jamais y avoir de politique, qu’une question d’in- Mais il yen a ailleurs, des pré-| térêt local et d'amélioration pour tentieux ; il y en a même beaucoup. | |notre paroisse ou notre village de- Et ces pauvres gens sont bien à | vrait rencountrer les sympathies et le soutien de tous, quelle que soit l’allegéance politique de son pro- moteur. nous aurions la ‘moitié du chemin de fait, Nous n’en dirous pas plus long, aujourd'hui. Qu'on médite bien cette vérité là. L'Eglise, le Pape, les per- SeCutÈUrS Pie X a donné les instructions pratiques promises, relativement à la loi de séparation des Eglise et de l'Etat votée par les Chambres fran- çaises. Nous n’en avons encore que des analyses incomplètes lancées à tra- vers le monde par les agences télé- graphiques. Mais une chose est maiatenant certaine : le pape déclare que les catholiques ne peuvent se former en associations cultuelles telles que constituées par la fameuse loi. Et les journaux sectaires et ra- dicaux répondant que la persécution va continuer, plus tracassière et outrageante. Tant pis, hélas ! Mais à persécuter l'Eglise ca- thoiïique, on ne réussira pas à l’a- néantir. Klle a des promesses de vie contre lesquelles rien ne peut pré- valoir. Nous nous rappelons à ce pro- pes une scène qui s'est passée sur sur le rocher de Saint-Hélène et que nous allons reproduire. Dans son exil, le conquérant déchu, Napoléon 1er, se rappelait souvent ce château de Fontaine bieau eù il s’était montré si dur et si arrogent envers le Souverain- Pontife. Un jour, après avoir longtemps | promeué, triste et peusif, ses re- gards sur l'immensité des eaux) dont les flots venaient mourir à <es pieds, l’empereur dit au comte Joseph de Rhétal, l’un de ses com- pagnons de captivité : —Joseph, n’étais-tu pas à Fon- taiuebleau quand Pie VII me pré- dit ma destinée ? —Qui, Sire, j'y étais. —Às-tu encore le souvenir de cette entrevue ? —Oui, Sire. les paroles du pape ? — Parfaitement, Sire disait : ‘‘Le Dieu d'autrefois vit encore ; ce Jizu a toujours brisé les persécutenrs de l'Eglise” : et| il ajouta... codes Joseph?insist a | délétère. Si, par respect humain, | ils vont encore à l'église, ils s’y! comportent en incrédules. à leur coeur et à leur esprit, les ser- |! bailler ou les impatientent. ils voudraient, coinme gations produisent peu d'effet. se croieht térribles et ils ne sont Les | cérémonies du cuite ne disent rien! |d’oporimer l'E mons les plus éloquents les font | Ils | mon cher ami, Robespierre et compagnie, me.tre |son Vicaire. sur les autels l’infâme ‘‘déesse Raïi- |s'écria av Napolion, lorsqu'il s'aperçut que! | le comte s'arrêtait, indécis. — Il ajouta que ce Dieu briserait ! | Votre Majesté si elle continuait | glise. —C'est bien cela ! En vérité, le Dieu d’autre- connaissent Imnieux que tout cela et | fois exist: euccre pour écraser les autrefois | |oppresseurs de cel‘1i qui est ici-bas | Ah !que ne puis-je) ec tristesse le inmonarque | sou.’’ Heureusement, leurs diva- | déchu, que ne puis-je crier à tous! “nage Ê Hs | ceux qui ont réçu quelque puissance | Bureau sur la terre : ‘Respectez le repré- | | | — Ainsi, tu te rappelles encore. : le St Père | Herb Rival Tablet ‘sentant de Jésus Christ ! N'atta- quez pas le pape, sinon vous serez anéantis par la main vengeresse du protège la Chaire de ts Saint-Pierre. 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