. pe RAR RES Le ÿrere et la soeur (suite de la.rer page pour um faux point d'houmseur, je puis devenir hemicide..Oh ! oui ma soeur vaut mieux que moi !..” | Le lendemain le docteur trouva | Georges daus l’état le plus satisfai- sant, et put lui premettre une promte guérison. “Yeus avez donc bien repesé, monsieur le comte ? dit le docteur d’un air satisfait, en tâtaut le peuls de son malade. —QOui decteur, parfaitement ; j'ai été mieux soigné ici que chez moi, eù j'aurais vu dix laquais ceu- rir et faire du tapase, sous le pré- texte de montrer du zêle, en me laissant manquer de tout.”” Mais om enteudit des chevaux lancés au galop . c'était lz comtes- se Anne. Sa voiture s'arrêta à la porte de la maison d'asile, et au même instant les enfants chantè- rent une camtate. Le docteur était descendu pour recevoir la comtesse Anm=, et le bon curé l’atiendait aussi. ‘‘Me voici, docteur, dit-elle avec gaieté ; mais, avaut de voussuivre, permettez-mei d'aller à ma ferme; peur y déjeuner. Ma tasse de lait doit mm’attendre.”? Anne appelait sa ferme uue pe- tite cabane qu’elle avait fait élever sur le terrain où la pauvresse cher- chait des clous le jour où elle y vint : c'était depuis lors l'habitation d'une jolie chèvre blanche. Elle prit sen lait et revint. “Ah! docteur, je suis pressé. dit-elle ; j'ai laissé ma tante seule et fort affligée du départ précipité de ce fou de Ceorges, qui devait passer huit jeurs avec nous, et qui, tout à coup, s’est décidé à nous laisser là ; aussi ne puis je demeur- er longtemps ici ; mais j'avais pro- mis de venir visiter ma maison d'asile, et je n'ai pas voulu mau- quer à ma promesse : ces bonnes gens tenaient à me voir, et moi à savoir s'ils sont heureux... Avez-vous beaucoup de malades, docteur ? —Un seul, répondit-il. —Et vous, M. le curé, avez- veus des malbesureux ? Pas uu, dit le bon curé, de- puis que la maison est ouverte.” La comtesse Anne allait monter au premier, wais le docteur la re- tint. ‘‘Mademoiselle, dit-il, j'ai eu l'honneur de vous dire que j'avais um malade, et peut-être sa vue vous ferait-elle ume impression trop grande ; permettez que je vous pris de ne pas monter... —Comment cela ? Serait-ce une maladie grave ? —Oh ! sou —Une blessure ? —QOui. —Dangereuse ? —Oh ! non. —Affreuse à voir peut-être ? — Point du tout. —C'est un ouvrier qui se sera blessé en travaillant saus doute ? —Nos ; ce m'est pas un ouvrier, dit le docteur en souriant. —Un de nos fermiers peut-être ? — Pas davantage. —Un de nos gens a'ors ? —Non, mademoiselle. —Mais, docteur, qui ce peut-il être denc ? vous m’inquiétez ! —Ne soyez pas en peime ; ce ma- lade ira bien dans peu, et, dès qu'- il sera à peu près guéri, je vous demanderai de venir le voir : car, pour le guérir tout à fait, il aura besoin de vous... —Et vous ne veulez pas me dire son nom, ni même ce qu'il est ?... — Je vous demande de ne pas m'interroger, et surtout de ne pas vous tourmenter ; carfce malade aura tous mes soins, Il est par- faitement ici. La trauquillité dont | il jouit pourra lui être salutaire ; | complète, j'21 besois que vous ue le) voyiez pas aujourd'hui. Le calme| parfait, l'exemple du bien que vous |, marquise, voici uu jeune homme faites dans cette maison, feront sur| son Âme une vive impressien, qui rafraîchira seu sang et calmera son | esprit... ( —0O mon Dieu, dit la jeume per | sonne, euriez-vous affaire à un fou, | docteur ?... | —Pas tout à fait, répondit le ‘rendre service à votre malade, mou | docteur ; je ne me permettrais pas d'accepter chez veus un aliémé, mais... —Mais je ne veux pas en savoir plus que vous ne voulez m'en dire axjon-d'hni, #docteur ; vous avez. ici tous les droits, et je ne verrai | votre malade que lorsque vous me le permett:ez. —Lorsque je vous en prierai,’”’ dit le decteur. La jenue comtesse remonta en calèche, et partit aux cris de : Vive la comtesse Amne ! vive noire bienia trice !... Ces cris, pro- férés par tous les habitants de la maison d'asile, arrivèrent jusqu'au lit de Georges, et retentirent daus. son coeur. Ces cris, d'allégresse qui vemai- ent d'accueillir sa soeur éveillèrent en lui des sentiments nouveaux, des pensées d'avenir qui lui firent juger son passé, apprécier sa cou- duite, et comparer son existence toujours agité à la vie calme et deuce d: la comtesse. Le docteur vint prendre congé | du comte. et, lorsqu'il toucha sa | main, il la trouva iemant un meu- choir humecté de larmes. De reiour au château, la comtes- se À ue raconta à sa tante sa visite à la ma:sou d'asiie et lui dit qu'on y suignait à ce moment un malade mystérieux. Pendant huit jours elles ne s'entretinreut que de cet é- A ce moment on aunouÇa le doc- teur. ‘A ! dit mademoiselle de La- tour, nous causions de votre mala- de, mon cher docteur, et je suis ra- vie de vous voir. (Comment va-t- il ? qui est-il ? comment se nomtme- t-il? Madame la marquise veut qu'il soit du peuple ; moi, qu'il soit du moule ; qui a raison de nous deux ? —Toutes deux, mesdames. ik L’'IMPARTIATL 1906 DE SRE ARR PARENT mega meme me an Présents Gratuits de Savons de Toilette Employez le SUNLIGHT SAVON et obtenez LES PRIMES Les Coupons représentent de l'argent parce qu’ils peuvent Savons de Toilette pour lesquels il vous faut payer de l'argent chaque semaine. Ceux qui emploient les Savons Sunlight et Cheerful peuvent Toilette poug rien. Lisez la circulaire dans chaque paquet, ou demandez notre liste de Primes. Un don 2 peu de valeur s’il consiste de quelque chose dont vous n’avez nul besoin. En échange pour les Coupons Sunlight, vous pouvez obtenir avez besoin et dont vous vous servez chaque jour. Conservez les coupons Sunlight Lever Brothers Limited, Toronto, Cansde être échangées pour des obtenir leurs Savons de quelque chose dont vous 160F GOING TO PAINTI! 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Fin. | SUFFERING WOMEN who find life a burden, can have health and strength restored by the use of Milburn's — Ah ! fit la marquise. —Eh bien, docteur, quel que soit le nem de votre malade, dit la com- tesse, je vous assure que nous lui portous intérêt. | C'est justemert cet intérêt que je viens réclamer, madame, dit le doc- teur, et même quelque chose de plus de la part Ce mcdame la mar-| quise. . -—Ah ! dit la marquise, avec uu| air satisfait, je serai charmée de| ! cher docteur. Voyons, que puis je faire pour votre protégé ? —-Le recevoir dans votre châ- teau, madale la marquise, —Teut ce qu’il y a de plus com- me il faut, madame, dit le docteur. | — Vous voyez, ma tante, un grand seigneur !... j'en avais le pressentimeut, dit mademoiselle de Lateur. —Et de plus, très coupabie, dit le docteur. —Qu'a-t-il fait? dit la quise..…. —I1 s’est battu eu duel... —Oh !... Et pourquoi ce duel ? — Hélas ! pour un coup de dés !. | — Eh bieu ! mon cher docteur, votre jeune gentilhomme est fou, voilà tout. —C'est ce qu’'it dit aujourd’hui, madame la marquise. (Car il est! bien changé depuis le jeur où il a reçu la balle de son acversaire si près du coeur, qu'il eût sufñ d’un rien peur qu'il em mourût. Mais le ciel l’a sauvé, et le ciel l’a con- | duit daus la maison d'asile où ila vu l’exemple d’une jeune personne qui fait son bonheur de la bienfai- sance. Il a vu les bénédictions, l’accueillie à son passage : et, pémé- | tré lui-même d’admiration pour | elle, il s'est promis de l’imiter et de reuoncer anx plaisirs mondaims qui l'avaient égaré jusqu’à ce jour. C'est pour achever sa coaversion qu'il vous demande de lui permet- tre de s'établir chez vous, pour ne |retouruer à Paris qu'avec vous ; et |nêwe, à Paris, de n'avoir d'autre war- Ê x sr Isociété que la vôt:e et d'autres ma obtenir une riso® | _1.:.: Ne: DE. OURS BAETISO® | plaisirs que ceux que vous goûte- rez ensemble. — Ah çà ! mon cher docteur, dit qui se rend familier bien vite avec la marquise de Malval et la cem- tesse de Latour !”’ Le marquise s'était levée pour se promener uu instant et réfléchir a- vant de donner sa réponse, selon son ha'itude, Pendant cet ims- r de ë Pour le Rhumatisme, la Tendance à la Goutte, les Glandes 4 DR PES M Ve: Enflees, les Eruptions de la Peau, }'Eczema, ct TOUTES LES MALADIES DU SANG ET DE LA PEAU LE MEILLEUR REMEDE EST LA SALSEPAREILLE DE BRISTOL Elle nettoie le système, purifie le sang et donne de la vigueur et de la force au corps ë ê INSISTEZ POUR AVOIR LA SALSEPAREILLE DE BRISTOL REFUSEZ TOUS LES SUBSTITUTS Heart and Nerve Piiis. The present generation of women and girls have more than their share of misery. 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Seuls Propri THE WINGATE CHEMICAL Co. Limited, Montréal, Canada Et qu'il se corrigera, dit la com: frère. STANTON'S PAIN RELIEF, Remède de famille pour usage interne et rame 2 venir ce jeume fou. vrons dans notre château... avec teudresse. tonnée, Georges, qui s'est battu... pour uu coup de dés !... morale. Oui, estimé d’elle autaut que je l’ad- mire.'’ l/expressien de Georges était douce et geble, en prouonçant ces mots. La marquise 1egardait son neveu avec orgueil. Anne com- templait son frère avec attendrisse- men(: ‘Eh bien, ma tante, ‘dit la com- Bébé et Maman trouvent tous deux que te las D AS OU apr u savon OWN SOAP. La gen nn donne ant, le docteur dit tout bas à la —Il est sauvé et il est là, dit ie moiselle de. Laiour à la rarguise qui venait de se rasseoir, ce pauvre — Vous m'’assu'ez que c'est un geutilhoæmme ? dit la marquise au tesse, en souriant et en faisant | 19 r ir ‘er de à signe au docteur de faire entrer sou | niet st Li —Allons, dit la marquise, faites Nous le rece- —Le voici à vos pieds, ma tante, dit Georges, en baisant la main de la marquise et en regardant sa soeur —Georges ! dit la marquise é- —Oh ! ma tante, dit le jeune comie, je bénis ma blessure, car c'est à elle que je doisima guérison l:s vertus de ma soeur ont passé dans mon âme, et je veux être digue va jour d'êire tnose who wish to be smarily gowned, and wany other features of interest to women. Hon. Jus- tice David J. Brewer contributes “« 2 , À ù F Ce jeune homme, c'est nr article on ‘‘ Woman in the Pro- | fessious’” in which he comments on + |the sigrificance of the fact that the staius of women has changed in the iast half centurv. Miss W,nslow's club stery, ‘‘The President of Quex,’’ drawiag near its end, dee- peus in interest, and the author supplements the ivstallment with a chapter on ‘‘Culb Womeu and the Child Labor Question.”’ In ‘ Fa- mous American Songs,” Gustav Kobbé gives the story of the oris:n of the popular air, ‘‘Beu Bol. ,'’ and in au juteresting bhisto ical sketch of Annapolis, Hester D. Richardson vividly piciu ‘es ‘he ro- a held to ‘he spot ue the body of Johu Paul Jones is to rest. Florence Rocl:weli writes her experiences in plaviog Shaksperian rôles and speeks of the need of a naïional theatre. A- very Aboît and Juliette B. G. Towue coutribute short scories for older folks, and Alice Brown a fai- ry tale for the little enes. There are oîuer features to delight young fois, including a chapter in tue serial, ‘‘Sunlight and Shadow'' aud p: <t-‘imes by Lina Beard. 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